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Bourse de Tunis: le Tunindex enregistre une envolée de 6,3 %

26. Juni 2026 um 18:04

Le marché des actions tunisien poursuit son ascension, inscrivant une envolée remarquable de 6,3 % à 19807,27 points,  selon l’analyse de l’intermédiaire en bourse « Tunisie Valeurs ». Ainsi, depuis le début de l’année, le marché cumule une embellie de 47,3 %. Malgré l’absence de transactions de blocs, la semaine écoulée, du 22 au 26 juin 2026, a été marquée par une accélération notable du rythme des échanges. Une enveloppe de 89,4 MDT a été transigée sur le marché, soit une moyenne quotidienne de près de 18 MDT.

Analyse des valeurs

Le titre STAR s’est offert la meilleure performance de la semaine. L’action du leader du secteur des assurances en Tunisie a enregistré une hausse soutenue de 35,9 % à 88,400 D. La valeur a brassé un volume global de 609 mille dinars sur la semaine.

SOTETEL a été la valeur vedette de la semaine. L’action du spécialiste des réseaux de télécommunications a enregistré une ascension de 26,2 % à 22,670 D. Sur la semaine passée, la valeur a animé le marché avec des échanges relativement fournis de 4,8 MDT.

Le titre ASSURANCES MAGHREBIA s’est placé en lanterne rouge du TUNINDEX. L’action de la compagnie d’assurance multi branche a accusé une correction de -11 % à 73,400 D. La valeur a été transigée à hauteur de 25 mille dinars seulement sur la semaine.

Le titre MAGASIN GENERAL a figuré parmi les moins bonnes performances de la semaine. L’action du spécialiste de la grande distribution a essuyé une régression de 5,4 % à 13,370 D, et ce, dans un maigre flux hebdomadaire de 27 mille dinars.

ICF a été la valeur la plus convoitée par les investisseurs sur la semaine. L’action du producteur de fluorure d’aluminium s’est bonifiée de 10,6 % à 151,000 D. La valeur a alimenté le marché avec des capitaux bien garnis de 6,4 MDT.

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Prélèvements bancaires abusifs : Le député Zayane saisit la BCT pour faire sauter le système des ‘dates de valeur’

26. Juni 2026 um 16:34

Le député Marwen Zayane ouvre le dossier des déductions bancaires cachées et adresse une question écrite au Gouverneur de la Banque centrale pour l’annulation du système de la « date de valeur ».

Dans une démarche de contrôle visant à lutter contre les prélèvements bancaires injustifiés et à protéger le pouvoir d’achat du citoyen tunisien, le membre du Conseil national des régions et des districts représentant le gouvernorat de Ben Arous, le député Marwen Zayane, a adressé une question écrite officielle au gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), appelant à une révision radicale et à l’annulation effective du système de la « date de valeur » appliqué dans le système bancaire.

Le député considère que ce système, historiquement mis en place pour couvrir le décalage temporel des opérations de compensation manuelle entre les banques au sein de la Chambre de compensation de la BCT, s’est transformé aujourd’hui en un outil inéquitable générant des charges financières fictives. Ces charges se présentent sous forme de pénalités et d’intérêts débiteurs (agios) qui pèsent sur les titulaires de comptes bancaires, tels que les fonctionnaires, les ouvriers, les retraités, les petites entreprises, ainsi que toute personne possédant un compte de dépôt à vue en dinars, qu’il s’agisse de particuliers, de professionnels ou d’entreprises.

 

Ce système, historiquement mis en place pour couvrir le décalage temporel des opérations de compensation manuelle entre les banques au sein de la Chambre de compensation de la BCT, s’est transformé aujourd’hui en un outil inéquitable générant des charges financières fictives.

 

La note explicative jointe à la question écrite précise qu’il existe une contradiction trompeuse pour le consommateur entre la « date de l’opération » (le jour où l’application bancaire affiche la disponibilité des fonds sur le solde) et la « date de valeur » (la date financière effective retenue par la banque pour initier le calcul des intérêts). Cet écart fait tomber des milliers de Tunisiens dans le piège du « découvert involontaire ». En effet, lors du retrait du salaire dès son versement sur le compte, les banques calculent la date de valeur un jour avant l’opération de retrait et un jour après l’opération de dépôt, « sans compter les samedis et dimanches », ce qui expose le citoyen à des prélèvements abusifs tous les trois mois. Il les découvre sur son relevé de compte et s’interroge sur leur origine, alors que son solde comptable était et demeure positif.

 

Il existe une contradiction trompeuse pour le consommateur entre la « date de l’opération » (le jour où l’application bancaire affiche la disponibilité des fonds sur le solde) et la « date de valeur » (la date financière effective retenue par la banque pour initier le calcul des intérêts).

 

Le député souligne qu’à l’ère de la transformation numérique et de l’orientation de l’État vers les transactions dématérialisées (decashing), il n’est plus techniquement acceptable de prétexter les délais de la compensation électronique, qui reposent sur d’anciennes circulaires datant de 1991, désormais dépassées par la technologie bancaire moderne.

Le député Marwen Zayane appelle la Banque centrale de Tunisie à clarifier son plan pour la généralisation du système des « virements instantanés » et à émettre des circulaires interdisant aux banques d’appliquer des intérêts sur les écarts de date de valeur (agios des dates de valeur) résultant exclusivement de décalages temporels techniques. Il affirme que l’instauration d’une relation de confiance entre le citoyen et les institutions financières exige une rupture totale avec les frais cachés qui épuisent silencieusement l’argent des Tunisiens.

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Atelier Meuble Intérieurs résiste : moins de chiffre d’affaires, mais un carnet de commandes jamais atteint

26. Juni 2026 um 11:07

Un recul de 6,82 % du chiffre d’affaires, et pourtant un dividende distribué et un carnet de commandes à son plus haut historique : c’est le paradoxe qu’Atelier du Meuble Intérieurs a soumis à ses actionnaires le 25 juin 2026.

L’AGO réunie à Tunis a entériné des comptes en demi-teinte. Le chiffre d’affaires consolidé tombe à 27,33 millions de dinars contre 29,22 millions en 2024. Le résultat net suit : 2,56 millions de dinars, contre 2,67 millions l’année précédente. Le Conseil d’Administration a néanmoins arrêté un dividende brut de 0,315 dinar par action.

Ce qui change la lecture, c’est le carnet. Au 31 décembre 2025, la société affiche 7,5 millions de dinars de commandes non encore exécutées — un record. Sur l’année, le volume total de commandes reçues a atteint 27,3 millions de dinars, pour un chiffre d’affaires de l’activité propre de 25,6 millions. L’écart entre les deux chiffres dit l’essentiel : la demande tire, la production suit avec décalage.

Ben Slimane voit 2026 en positif

« Notre société aborde l’exercice 2026 avec confiance et ambition, tant sur le marché local qu’à l’international », a déclaré Aziz Ben Slimane, Directeur de la société, balayant d’un mot le recul enregistré. Il mise sur les grands comptes, les institutions et les entreprises en phase d’aménagement pour alimenter la croissance locale. Tandis que la conquête de nouveaux marchés export figure parmi les priorités affichées pour l’année en cours. La société a également mentionné la poursuite de ses engagements en matière d’éducation, de santé et de culture.

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Fethi Zouhaier Nouri : La Tunisie est entrée dans une phase de désendettement extérieur

26. Juni 2026 um 09:29

À l’occasion de la 22ᵉ édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, a affirmé que la Tunisie est entrée depuis 2023 dans une phase de désendettement extérieur net.  Tout en mettant en avant l’amélioration de plusieurs indicateurs macroéconomiques et en appelant à renforcer l’investissement productif pour consolider cette dynamique.

Selon le gouverneur, malgré les chocs successifs liés à la révolution de 2011, à la pandémie de Covid-19, aux tensions géopolitiques, à la flambée des prix de l’énergie et au resserrement des conditions financières internationales, la Tunisie a honoré l’ensemble de ses engagements financiers extérieurs.

Il a rappelé qu’en 2023, plusieurs analystes internationaux estimaient qu’un défaut de paiement du pays était hautement probable. Ce scénario ne s’est toutefois pas concrétisé, la Tunisie ayant respecté toutes ses échéances financières, préservant ainsi sa crédibilité auprès des marchés et de ses partenaires internationaux.

Cette évolution s’est traduite, selon lui, par une nette amélioration de la perception du risque souverain. Les rendements des obligations tunisiennes sont passés de plus de 30 % en 2023 à près de 7 % au cours des cinq premiers mois de 2026. Tandis que la notation souveraine du pays s’est améliorée.

Le gouverneur a également mis en avant la réduction de la dette extérieure à long terme, qui est passée de 82 milliards de dinars en 2022 à 68 milliards en 2025, soit une baisse d’environ 18 %. Il a indiqué que cette évolution marque l’entrée de la Tunisie dans une phase de désendettement extérieur net depuis 2023.

Parmi les autres indicateurs présentés, les réserves en devises atteignent désormais près de 25,5 milliards de dinars. La croissance économique s’est élevée à 2,6 % au premier trimestre 2026, contre 1,6 % à la même période de l’année précédente.

Le déficit courant a été ramené à 1,6 % du PIB en 2024 puis à 2,3 % en 2025. Tandis que l’inflation, qui dépassait 10 % en 2023, est revenue autour de 5,5 %.

Pour Fethi Zouhaier Nouri, ces résultats renforcent l’attractivité de la Tunisie auprès des investisseurs, qui privilégient la stabilité macroéconomique, la prévisibilité et la solidité des institutions.

Le gouverneur a toutefois estimé que cette amélioration doit désormais être consolidée par une accélération des réformes économiques et une croissance davantage portée par l’investissement productif, l’innovation et les gains de productivité. Il a souligné que la compétitivité dépend notamment d’une administration plus performante, d’infrastructures de qualité, d’un meilleur accès à l’énergie et d’un climat de confiance entre les différents acteurs économiques.

Il a rappelé que le secteur bancaire demeure le principal financeur de l’économie tunisienne. L’encours des crédits a atteint 118 milliards de dinars en 2024. Tandis que les dépôts bancaires ont progressé de plus de 10 %, traduisant, selon lui, la confiance des épargnants dans les institutions financières.

Le ratio de couverture de liquidité des banques s’élève actuellement à 138 %, un niveau supérieur aux exigences réglementaires. Le gouverneur a estimé que cette capacité financière doit être davantage mobilisée au service de l’investissement privé.

À cet effet, la Banque centrale entend poursuivre la modernisation des pratiques de gestion des risques bancaires, encourager la diversification des sources de financement — à travers notamment le marché financier, le leasing, le capital-investissement et les instruments hybrides — et améliorer l’allocation des ressources vers les secteurs productifs.

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