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Minerais essentiels : la ruée mondiale qui redessine le commerce

13. Juni 2026 um 12:05

Selon un rapport de la CNUCED qui vient d’être publié, la transition énergétique provoque un bouleversement sans précédent du commerce mondial des minerais stratégiques. Lithium, cobalt, nickel, cuivre, terres rares : ces matières premières, indispensables aux technologies propres, voient leur demande exploser.

D’ici 2040, les besoins en lithium devraient bondir de 353 %, ceux en graphite de 131 %. Les batteries, véhicules électriques, centres de données et semi-conducteurs sont les principaux moteurs de cette fièvre minière, souligne la CNUCED dans son rapport.

Mais l’offre, elle, reste très concentrée. Quelques pays contrôlent l’essentiel des ressources. En 2025, la RDC produisait 74 % du cobalt mondial, l’Indonésie 67 % du nickel, et la Chine 69 % des terres rares. Surtout, Pékin domine le raffinage (l’étape la plus rentable) pour le lithium, le cobalt et les terres rares. L’Indonésie, elle, raffine 43 % du nickel planétaire, rappelle l’organisme onusien.

Face à cette dépendance, les États durcissent leur politique commerciale. Depuis 2020, près d’une centaine de nouvelles mesures à l’exportation ont été adoptées : licences, taxes, voire interdictions. Objectif : sécuriser l’approvisionnement national et capter davantage de valeur ajoutée. La RDC, la Chine et l’Indonésie sont les plus actives.

Parallèlement, les partenariats internationaux se multiplient. Sur 73 accords analysés par la CNUCED, 58 ont été signés depuis 2022. Ils couvrent exploration, extraction, raffinage et recyclage. Mais les pays en développement restent souvent cantonnés aux activités amont, sans bénéficier des technologies ou du transfert de compétences.

Le message de l’institution onusienne est clair : sans coopération internationale renforcée, le commerce des minerais essentiels risque soit d’enfermer les pays producteurs dans un simple rôle extractif, soit de fragmenter les marchés en blocs rivaux.

Pour réussir la double transition – bas carbone et numérique – il faudra à la fois diversifier les sources, mieux recycler, et associer équitablement les pays en développement à la création de valeur. La politique commerciale a un rôle décisif à jouer. Mais elle ne pourra agir seule.

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Afrique : Wamkele Mene invite les entreprises tunisiennes à saisir l’opportunité Zlecaf

13. Juni 2026 um 10:34

La visite officielle de Wamkele Mene à Tunis, les 11 et 12 juin 2026, intervient à un moment important pour la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). D’ailleurs, la Tunisie figurant aujourd’hui parmi les pays les plus avancés dans le processus d’intégration commerciale africaine, le secrétaire général du secrétariat de la Zlecaf n’a pas manqué de souligner que l’enjeu n’est plus institutionnel mais économique: transformer les acquis réglementaires en échanges commerciaux effectifs. 

Au cours de ses rencontres avec les autorités tunisiennes, les représentants du secteur privé et la communauté diplomatique africaine, Wamkele Mene a rappelé que la réussite de la Zlecaf dépend désormais de l’implication des entreprises. « Les gouvernements créent le cadre, mais ce sont les opérateurs économiques qui donnent vie à l’accord », a-t-il souligné.

 

Le secteur privé au cœur de la mise en œuvre 

Lors d’une table ronde organisée avec les chefs d’entreprise tunisiens, le responsable de la Zlecaf a insisté sur le fait que le secteur privé constitue le principal moteur du marché unique continental. Pour lui, ce dernier ne peut produire des résultats concrets qu’à travers l’investissement, la production, les partenariats et les échanges développés par les entreprises africaines. 

Cette approche traduit une évolution de la logique d’intégration économique sur le continent. Alors que les précédentes initiatives reposaient essentiellement sur des engagements intergouvernementaux, la Zlecaf place désormais les entreprises au centre du dispositif. L’objectif est de permettre aux opérateurs économiques d’accéder à de nouveaux marchés, de développer des chaînes de valeur régionales et d’accroître la part du commerce intra-africain. 

Pour accompagner cette dynamique, plusieurs instruments ont été mis en place. En effet, le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) vise à faciliter les transactions transfrontalières en monnaies africaines et à réduire les coûts liés aux paiements internationaux. Le Fonds d’ajustement de la Zlecaf doit, quant à lui, soutenir les projets et les investissements liés à l’intégration continentale. La plateforme Biashara Afrika a également été développée pour renforcer le dialogue entre le secteur privé et les institutions africaines. 

Parmi les freins structurels à l’intensification des échanges intra-africains (environ 230 milliards de dollars), la question de la mobilité transfrontalière demeure centrale. Dans plusieurs pays du continent, les procédures de visa restent contraignantes et ralentissent les déplacements des opérateurs économiques. Cette situation pèse directement sur la fluidité des échanges commerciaux et limite la fréquence des contacts entre les acteurs du marché africain. 

Pour les responsables de la Zlecaf, ce sujet doit être traité de manière coordonnée au niveau de l’Union africaine afin de faciliter la circulation des personnes et de soutenir l’intégration économique. L’enjeu est aussi concret: créer les conditions d’un volume de trafic suffisant, aussi bien pour les passagers que pour le fret, afin de renforcer la viabilité des liaisons aériennes et logistiques entre les différentes régions du continent.

 

La Tunisie en avance 

La Tunisie dispose d’atouts importants pour tirer parti de cette nouvelle configuration commerciale. Le pays a ratifié l’accord (Zlecaf) dès 2020, domestiqué ses listes tarifaires et mis en place un comité national de suivi chargé d’accompagner la mise en œuvre de la Zlecaf. 

Plus de 300 certificats d’origine ont déjà été délivrés à des entreprises tunisiennes, permettant à leurs produits de bénéficier des préférences tarifaires prévues par l’accord. La participation tunisienne à l’Initiative du commerce guidé témoigne également de la volonté des autorités d’expérimenter les mécanismes du marché unique à travers des opérations commerciales réelles. 

Pour autant, le principal défi reste celui de la diversification des débouchés. Les exportations tunisiennes demeurent largement concentrées sur l’Union européenne, notamment dans les industries manufacturières. Le secteur des composants automobiles, qui emploie près de 120 000 personnes et génère plusieurs milliards d’euros d’exportations, illustre cette dépendance. 

Dans ce contexte, le marché africain représente une opportunité de croissance supplémentaire. Selon les estimations du Centre de promotion des exportations (Cepex), le potentiel d’exportation tunisien encore inexploité vers l’Afrique dépasse 1,2 milliard de dollars.

 

Pour l’intégration économique 

Au-delà des avancées institutionnelles, le message porté par Wamkele Mene est celui d’un changement d’échelle. Pour le secrétaire général, la phase des négociations est désormais achevée. L’enjeu consiste à faire émerger davantage d’entreprises exportatrices capables d’utiliser les instruments mis à leur disposition et de s’insérer dans les chaînes de valeur africaines.

 

Lire aussi : ZLECAf: quand la Tunisie devient le catalyseur d’une ambition continentale

 

La visite a également permis de jeter les bases d’une nouvelle phase de coopération entre la Tunisie et le Secrétariat de la Zlecaf. Les deux parties ont convenu d’engager un travail conjoint autour de plusieurs priorités destinées à accélérer l’intégration économique du pays au marché continental. Cette démarche devrait notamment porter sur la facilitation des échanges, le renforcement des infrastructures logistiques, le développement des corridors commerciaux ainsi que sur une mobilisation accrue du secteur privé. 

Ce dialogue devrait d’ailleurs se poursuivre dans les prochains mois. Wamkele Mene est attendu les 25 et 26 juin à Gammarth à l’occasion du Tunisia Investment Forum (TIF 2026), organisé par la FIPA sous l’égide du ministère de l’Économie et de la Planification. Le secrétaire général de la Zlecaf devrait également prendre part, en décembre prochain, au Tunisia Africa Business Forum, confirmant ainsi la volonté des différentes parties de maintenir la dynamique engagée autour de l’intégration économique africaine et du positionnement de la Tunisie sur les marchés du continent. 

À l’horizon 2050, l’Afrique pourrait figurer parmi les principales puissances économiques mondiales. Pour la Tunisie, l’enjeu est de convertir son avance réglementaire en avantage concurrentiel et de renforcer sa présence sur un marché continental appelé à jouer un rôle croissant dans la croissance mondiale.

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Délice Holding valide un dividende de 0,550 dinar par action

13. Juni 2026 um 10:30

L’assemblée générale ordinaire de Délice Holding, réunie le 11 juin 2026, a validé le versement d’un dividende de 0,550 dinar tunisien par action au titre de l’exercice 2025.

Cette opération représente une enveloppe globale d’environ 60,4 millions de dinars tunisiens à distribuer aux actionnaires de la société. Le détachement de ce dividende interviendra le 13 juillet 2026, tandis que la mise en paiement effective est programmée pour le 15 juillet 2026.

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