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Fraude au baccalauréat : Les neuf élèves détenus à Siliana remis en liberté

08. Juni 2026 um 16:11

La chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Siliana a ordonné la remise en liberté des neuf lycéens placés en détention dans une affaire de fraude au baccalauréat. Cette décision intervient après plusieurs jours de polémique autour de leur incarcération, sans pour autant mettre un terme aux poursuites judiciaires engagées.

Une affaire liée à l’utilisation d’oreillettes

La chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Siliana a accepté, lundi, les demandes de remise en liberté présentées en faveur des neuf élèves impliqués dans une affaire de fraude aux examens du baccalauréat.

Cette décision intervient quelques jours après leur placement en détention provisoire, une mesure qui avait suscité de vives réactions et alimenté le débat sur le traitement judiciaire des affaires de triche scolaire.

Les neuf candidats, âgés entre 18 et 19 ans, avaient été interpellés, vendredi 5 juin, dans un centre d’examen relevant de la délégation de Bouarada après avoir été surpris en possession d’oreillettes destinées à recevoir des réponses durant une épreuve du baccalauréat.

A la suite de leur arrestation, le ministère public près le Tribunal de première instance de Siliana avait ordonné leur placement en détention provisoire sur la base des dispositions pénales réprimant la fraude aux examens nationaux.

Une décision qui relance le débat

L’incarcération des lycéens avait rapidement provoqué une controverse dans l’opinion publique. Si la lutte contre la fraude aux examens fait largement consensus, plusieurs voix dont celle de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, ont exprimé leur rejet des peines de prison visant des élèves soupçonnés de triche aux examens.

Des observateurs ont notamment rappelé que la réglementation scolaire prévoit déjà des sanctions disciplinaires particulièrement lourdes, telles que l’annulation des épreuves, l’invalidation du diplôme ou encore l’interdiction de repasser l’examen pendant plusieurs sessions.

Pour les critiques de cette mesure, l’emprisonnement provisoire marque une rupture en soumettant des faits commis dans un contexte scolaire à un traitement relevant du droit pénal commun.

La procédure judiciaire se poursuit

La remise en liberté des neuf élèves ne signifie pas l’abandon des poursuites engagées contre eux. L’affaire demeure entre les mains de la justice, qui poursuivra l’examen du dossier conformément aux procédures en vigueur.

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Mourad Zeghidi en grève de la faim : Plusieurs organisations expriment leurs préoccupations

08. Juni 2026 um 15:21

Plusieurs organisations tunisiennes de défense des droits et des libertés ont exprimé leur préoccupation face à la grève de la faim entamée par le journaliste Mourad Zeghidi pour protester contre son maintien en détention. Tout en saluant sa démarche, elles l’appellent à suspendre son mouvement en raison des risques qu’il fait peser sur sa santé.

Appel à l’arrêt du mouvement de protestation

Dans un communiqué commun publié le 6 juin, plusieurs organisations de la société civile ont affiché leur solidarité avec Mourad Zeghidi, actuellement en grève de la faim.

Les signataires estiment que le journaliste mène cette action de protestation afin de contester son maintien en détention et les procédures judiciaires engagées contre lui. Ils soulignent cependant leur inquiétude grandissante quant aux conséquences physiques et psychologiques que pourrait entraîner la poursuite de ce mouvement.

Tout en saluant la détermination de Mourad Zeghidi, les organisations de défense des droits humains l’exhortent à mettre fin à sa grève de la faim afin de préserver son intégrité physique.

Selon elles, cette suspension permettrait également de poursuivre dans de meilleures conditions les démarches judiciaires engagées pour sa défense ainsi que les actions de plaidoyer menées par les organisations concernées.

Les autorités appelées à garantir son suivi médical

Dans leur déclaration, les signataires rappellent que les autorités ont la responsabilité de garantir la sécurité du journaliste et de veiller au respect de ses droits fondamentaux.

Ils demandent notamment qu’un suivi médical régulier lui soit assuré et que tous les soins nécessaires lui soient prodigués afin de préserver son droit à la santé, à la vie et à la dignité.

Les organisations réitèrent par ailleurs leur demande de libération immédiate de Mourad Zeghidi, ainsi que de Borhen Bsaies, Zied El Heni et de l’ensemble des personnes poursuivies dans le cadre du décret-loi 54.

Le communiqué a été signé par plusieurs organisations de la société civile, dont la Ligue tunisienne des droits de l’homme, le Syndicat national des journalistes tunisiens, le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux et l’Association tunisienne des femmes démocrates, aux côtés d’autres associations engagées dans la défense des droits humains et des libertés publiques.

Les journalistes Mourad Zeghidi et Borhan Bsaies avaient été condamnés, en janvier dernier à une peine de trois ans et six mois de prison ferme chacun, dans une affaire liée au blanchiment d’argent et à des infractions fiscales.

Arrêtés le 11 mai 2024, ils avaient également écopé de six mois de prison ferme lors de deux procès distincts, portant leur peine cumulée à un an de détention dans deux affaires liées à certaines de leurs prises de position médiatiques et publications sur les réseaux sociaux.

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Moyen-Orient : L’escalade se poursuit entre l’Iran et l’entité sioniste

08. Juni 2026 um 14:29

Après une nouvelle série d’attaques réciproques entre l’Iran et l’entité sioniste, Téhéran a annoncé une « cessation » de ses frappes, tout en la conditionnant explicitement à l’arrêt des opérations militaires israéliennes dans le sud du Liban, selon des déclarations relayées par les autorités iraniennes et plusieurs médias internationaux.

Cette annonce intervient dans un contexte de forte instabilité régionale, marqué par des échanges de tirs et des frappes transfrontalières ayant impliqué à la fois l’Iran, Israël et des zones sensibles du Liban.

Une désescalade conditionnelle annoncée par Téhéran

Selon les informations disponibles, l’Iran affirme mettre fin à sa dernière série d’attaques contre Israël, tout en prévenant qu’une reprise des frappes reste possible si l’armée israélienne poursuit ses opérations au Liban sud.

Téhéran lie donc directement cette « cessation » à une condition politique et militaire claire : l’arrêt des attaques israéliennes dans le sud du Liban, où les tensions restent vives entre Israël et les groupes armés pro-iraniens.

Un contexte de tensions persistantes au Liban sud

Le sud du Liban reste l’un des principaux foyers de confrontation indirecte entre Israël et l’Iran, via ses alliés dans la région. Ces derniers mois, les échanges de frappes ont régulièrement touché cette zone, malgré des tentatives de désescalade et des appels internationaux à la retenue.

Les autorités iraniennes estiment que les opérations israéliennes dans cette région constituent un facteur majeur d’escalade, justifiant leur position conditionnelle.

Une situation militaire encore volatile

Malgré cette annonce, la situation demeure extrêmement fragile. Les échanges récents ont montré la rapidité avec laquelle les tensions peuvent repartir, avec des frappes successives et des ripostes directes ou indirectes entre les différents acteurs du conflit.

Aucune confirmation indépendante ne permet, à ce stade, de parler d’un cessez-le-feu durable, les deux parties maintenant des positions conditionnées à des évolutions sur le terrain.

Cette annonce de Téhéran s’inscrit dans une logique de pression diplomatique et militaire, où chaque camp conditionne ses actions à celles de l’autre, rendant toute stabilisation immédiate difficile.

La communauté internationale appelle régulièrement à éviter une extension du conflit, alors que le front libanais reste particulièrement sensible et susceptible d’embraser davantage la région.

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Le coût du gaspillage alimentaire en Tunisie atteint 570 MD

08. Juni 2026 um 14:17

Face à l’ampleur du gaspillage alimentaire, estimé à 570 millions de dinars par an, les autorités tunisiennes accélèrent l’élaboration d’une stratégie nationale destinée à réduire les pertes tout au long de la chaîne alimentaire. Deux ateliers de travail sont prévus en juin afin de définir les axes d’intervention et les mécanismes de mise en œuvre de ce plan.

Un défi économique, social et environnemental

Le gaspillage alimentaire continue de peser lourdement sur l’économie tunisienne. Selon les données de l’Institut national de la consommation (INC), la valeur des aliments perdus ou jetés chaque année est estimée à 570 millions de dinars, soit près de 5% des dépenses mensuelles des ménages.

Dans ce contexte, l’INC organisera les 10 et 17 juin deux ateliers de travail consacrés à l’élaboration de la future stratégie nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. Ces rencontres interviennent après un premier atelier tenu le 3 juin, dédié à l’analyse de la situation et à l’identification des priorités stratégiques.

Pour le directeur général de l’INC, Mohamed Chokri Rejeb, le gaspillage alimentaire représente aujourd’hui « un véritable fléau » aux répercussions multiples.

Des quantités importantes de denrées encore consommables sont perdues ou jetées à différentes étapes de la chaîne alimentaire, depuis la production agricole jusqu’à la consommation des ménages. Ce phénomène engendre non seulement des pertes financières considérables, mais accentue également la pression sur les ressources naturelles du pays.

L’INC souligne notamment que la production d’aliments qui ne parviennent jamais aux consommateurs mobilise inutilement des terres agricoles, des ressources hydriques et de l’énergie, tout en générant des émissions évitables de gaz à effet de serre.

Une stratégie nationale en cours de finalisation

Lancée en février 2025 sous l’égide du ministère du Commerce et du Développement des exportations, en partenariat avec l’INC et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la stratégie nationale vise à mobiliser l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire.

Les prochains ateliers devront permettre de définir les piliers fondamentaux de cette stratégie, les mécanismes opérationnels de sa mise en œuvre ainsi que les outils de suivi et d’évaluation.

Le but affiché est de renforcer la sensibilisation des consommateurs, d’adapter le cadre réglementaire et de promouvoir des comportements de consommation plus durables afin de limiter les pertes alimentaires et leurs conséquences économiques, sociales et environnementales.

Le pain, le produit le plus gaspillé

Les statistiques de l’INC mettent en évidence l’ampleur du phénomène au sein des foyers tunisiens. Selon les données présentées par Darine Doggui, un ménage tunisien moyen gaspille chaque année environ 42 kilogrammes de pain.

Ce gaspillage représente à lui seul près de 100 millions de dinars par an, soit environ 300.000 dinars perdus quotidiennement. Les ménages jettent également en moyenne 6,5% des légumes achetés, 10% des céréales et pâtes ainsi que 16% du pain acquis.

Les chiffres montrent également une aggravation du gaspillage durant le mois de Ramadan. Les plats cuisinés arrivent en tête des aliments jetés avec un taux de 66,6%, suivis du pain (46%), des fruits (30%) et des sucreries (20%).

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Bac et fraude aux examens : La LTDH s’oppose à l’emprisonnement des élèves impliqués

08. Juni 2026 um 11:57

La Ligue tunisienne des droits de l’homme a exprimé son rejet des peines de prison visant des élèves soupçonnés de triche aux examens. Tout en condamnant fermement la fraude scolaire, l’organisation plaide pour des réponses éducatives et disciplinaires, estimant que l’incarcération risque de compromettre l’avenir des jeunes concernés sans résoudre durablement le problème.

La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) a appelé, lundi, à privilégier une approche éducative dans le traitement des affaires de fraude aux examens, tout en rejetant le recours à des peines privatives de liberté à l’encontre des élèves impliqués.

Une condamnation de la fraude

Dans un communiqué, l’organisation a indiqué suivre avec attention les procédures engagées dans le cadre de la lutte contre la triche ainsi que les décisions d’arrestation et de placement en détention visant plusieurs candidats.

La LTDH a réaffirmé que la triche constitue un comportement « totalement rejeté », dans la mesure où elle porte atteinte au principe d’égalité des chances et à la crédibilité du système éducatif.

Toutefois, l’organisation estime que la lutte contre ce phénomène ne doit pas se traduire par l’incarcération d’élèves, une mesure qu’elle juge disproportionnée et susceptible d’entraîner des conséquences durables sur leur parcours scolaire et leur insertion sociale.

Selon la Ligue, les sanctions doivent rester conformes au principe de proportionnalité et respecter les droits des enfants et des jeunes.

Privilégier les réponses pédagogiques

L’organisation défend une approche fondée sur des mesures éducatives, pédagogiques et disciplinaires plutôt que sur la répression pénale.

Elle considère que les peines de prison ne constituent pas un moyen efficace pour enrayer la fraude aux examens et met en garde contre leurs effets psychologiques et sociaux, notamment dans un contexte marqué par les difficultés du système carcéral.

Pour la LTDH, la prévention et l’accompagnement demeurent plus aptes à corriger les comportements fautifs et à préserver les perspectives d’avenir des élèves concernés.

S’attaquer aux causes du phénomène

Au-delà du traitement des cas individuels, la Ligue souligne la nécessité d’examiner les facteurs qui favorisent la triche dans le milieu scolaire.

Elle cite notamment les pressions sociales et économiques, certaines insuffisances pédagogiques ainsi que l’importance accordée aux examens dans l’orientation et la réussite des élèves.

L’organisation appelle ainsi à renforcer les actions de sensibilisation à l’intégrité académique et à engager un débat national sur la réforme du système éducatif et des mécanismes d’évaluation, afin de prévenir plus efficacement la fraude tout en garantissant le respect des droits des élèves.

Lourdes sanctions contre la fraude

Avant le démarrage des épreuves du baccalauréat, le ministère de l’Éducation avait renouvelé sa mise en garde contre toute tentative de fraude dans les centres d’examen, évoquant des sanctions pouvant aller jusqu’à cinq ans d’interdiction de repasser l’examen et des poursuites judiciaires dans certains cas.

Le département de l’Éducation précise en effet que certaines infractions peuvent donner lieu à des poursuites judiciaires, notamment lorsqu’il s’agit de fraude organisée ou de candidats inscrits à titre individuel.

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Une méduse inhabituelle repérée au large des côtes tunisiennes

08. Juni 2026 um 10:07

L’association tunisienne de sciences participatives « Tounsi » a annoncé l’observation de la méduse boussole (Chrysaora hysoscella) sur les côtes tunisiennes. Rarement signalée dans les eaux du pays, cette espèce méditerranéenne ne constitue pas un phénomène exceptionnel, mais sa présence suscite l’intérêt des chercheurs qui y voient une occasion de mieux suivre l’évolution de la biodiversité marine.

Une espèce facilement reconnaissable

La méduse boussole doit son nom aux motifs brunâtres en forme de rayons qui ornent son ombrelle et rappellent les points cardinaux d’une boussole. Elle se distingue également par ses longs tentacules urticants utilisés pour capturer ses proies, composées principalement de zooplancton, de larves et de petits poissons.

Son diamètre varie généralement entre 10 et 30 centimètres, mais certains spécimens peuvent exceptionnellement atteindre jusqu’à 60 centimètres. Sa coloration oscille entre le jaune pâle et le brun, avec des marques rayonnantes particulièrement visibles.

Une présence inhabituelle mais naturelle

Selon l’association, l’apparition de cette méduse sur les côtes tunisiennes reste un phénomène naturel. Les variations des courants marins, des températures de l’eau et des conditions climatiques peuvent favoriser le déplacement de certaines espèces vers de nouvelles zones ou accroître leur visibilité près du littoral.

La méduse boussole est largement répandue dans plusieurs régions méditerranéennes et atlantiques, notamment sur les côtes espagnoles, françaises, italiennes et grecques, ainsi que dans certaines zones de l’Atlantique Nord-Est.

Une piqûre douloureuse mais peu dangereuse

Si ses tentacules sont urticants, la méduse boussole est considérée comme moins dangereuse que la méduse violette (Pelagia noctiluca), espèce fréquemment observée sur les plages tunisiennes. Son contact peut toutefois provoquer des brûlures, des rougeurs, des douleurs localisées ou de légers gonflements, dont l’intensité varie selon la sensibilité des personnes touchées.

Les spécialistes recommandent, en cas de piqûre, de rincer la zone avec de l’eau de mer plutôt qu’avec de l’eau douce et de retirer avec précaution les éventuels fragments de tentacules restés sur la peau.

L’association « Tounsi » invite les citoyens qui aperçoivent cette espèce à la photographier et à noter le lieu, la date ainsi qu’une estimation de sa taille. Ces informations peuvent contribuer au travail des chercheurs chargés du suivi de la biodiversité marine et de la surveillance de l’apparition d’espèces rares ou nouvelles dans les eaux tunisiennes.

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