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Le dollar revient au-dessus de 3 dinars, après plus d’un an sous ce seuil

07. Oktober 2026 um 09:14

Le dollar américain a repassé la barre des 3 dinars tunisiens le 6 octobre 2026, sur le marché interbancaire. Un niveau que le marché n’avait plus atteint depuis le 16 mai 2025, selon les données de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Le mouvement s’inscrit dans une remontée progressive du billet vert face au dinar. Au 2 octobre, le dollar était encore coté à 2,9967 dinars. Fin septembre, il s’établissait à 2,9775 dinars, contre 2,9194 dinars un mois auparavant. La progression s’est donc accélérée au fil des dernières semaines. À fin juillet, le dollar valait environ 2,9375 dinars et le dinar avait déjà perdu 1,3 % face au dollar depuis le début de l’année, selon les données de la BCT. À fin juin, le recul atteignait 2 % par rapport à fin 2025. La BCT publie quotidiennement les données relatives aux taux de change sur son portail de données économiques et financières.

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Où vivre à l’étranger en 2026 ? Le classement qui intéresse les Tunisiens

03. Oktober 2026 um 11:45

S’installer dans un nouveau pays ne se résume pas à regarder le coût d’un loyer ou le niveau des salaires. Pour un entrepreneur, un cadre ou un professionnel mobile, la question va plus loin. Peut-on y développer une activité? Trouver un logement sans y laisser une bonne partie de ses revenus? S’y installer sans trop de paperasse? Et, au passage, y vivre dans de bonnes conditions?

C’est sur cette équation que s’est penché Rumavi dans son Global Relocation Index 2026. L’indice passe au crible 192 pays à partir de 24 critères répartis entre finances et fiscalité, qualité de vie et santé, sécurité et stabilité, ainsi qu’installation et opportunités. La Tunisie arrive au 124e rang, avec un score de 58,6 sur 100. Mais le pays arrive 10e en Afrique. Un classement qui prend une autre dimension lorsqu’on regarde ce qui se cache derrière cette moyenne.

Rang en Afrique Pays Rang mondial Score
1 🇲🇺 Maurice 38e 67,1
2 🇧🇼 Botswana 71e 63,3
3 🇨🇻 Cap-Vert 95e 61,3
4 🇳🇦 Namibie 96e 61,0
5 🇲🇦 Maroc 106e 60,1
6 🇷🇼 Rwanda 108e 60,0
7 🇰🇪 Kenya 115e 59,5
8 🇿🇦 Afrique du Sud 119e 59,1
9 🇬🇭 Ghana 122e 58,7
10 🇹🇳 Tunisie 124e 58,6

Premier constat, le coût de la vie joue clairement en faveur de la Tunisie. Le pays décroche 94,2 points sur cet indicateur. L’accessibilité du logement suit quasiment au même niveau, avec 94 points. Autrement dit, sur ces deux aspects, la Tunisie conserve une carte à jouer pour les personnes qui cherchent à limiter leurs dépenses d’installation et de vie quotidienne. Le tableau est moins favorable dès que l’on passe du portefeuille à l’activité économique. Les opportunités d’affaires obtiennent seulement 31 points et l’écosystème des startups 31,6. L’infrastructure numérique est, elle, créditée de 42 points, tandis que la devise et le système bancaire atteignent 38 points. Pour un entrepreneur, c’est là que le classement devient intéressant. Un pays peut être abordable au quotidien sans offrir le même niveau de facilité lorsqu’il s’agit de lancer ou de développer une activité. Dans le cas tunisien, l’écart entre ces deux dimensions ressort assez nettement des données de Rumavi.

Sur l’ensemble du pilier “finances et fiscalité”, la Tunisie obtient toutefois 64,9 points. La qualité de vie et la santé atteignent 60,2 points, contre 57,5 pour la sécurité et la stabilité. Le score tombe à 48,8 pour l’installation et les opportunités. Le profil recherché change aussi la donne. Dans le classement général, la Tunisie est 124e. Elle remonte au 102e rang lorsqu’il s’agit des retraités et se situe au 120e rang pour les familles. Pour les nomades numériques, elle occupe la 124e place. En revanche, le pays descend au 126e rang dans le classement destiné aux entrepreneurs. Du côté des démarches, Rumavi attribue 68 points à la facilité d’obtention d’un visa. La résidence permanente obtient 52 points, tout comme l’éducation et la scolarité. La langue et l’accès à l’anglais sont notés 55 points. La qualité de vie raconte, elle aussi, une histoire en demi-teinte. L’accès aux soins obtient 66 points et le confort climatique 69. Mais la qualité de l’air ne dépasse pas 31 points et les espaces verts 42. L’infrastructure numérique reste également à 42 points. Même logique pour la sécurité. La sécurité dans les rues obtient 55 points, l’État de droit 49 et la stabilité politique 50. Le risque de conflit est évalué à 64 points. Les droits de propriété pour les non-citoyens ressortent en revanche à 80 points.

Sur le plan africain, Maurice est bien l’exception africaine dans le top 50, avec une 38e place. C’est d’ailleurs le premier pays d’Afrique subsaharienne dans le classement. Dans le voisinage nord-africain, le Maroc fait mieux avec une 106e place mondiale et un score de 60,1. La Tunisie arrive ensuite avec 58,6 points. L’Égypte se classe 128e avec 58,2 et l’Algérie 132e avec 55,9.

À l’autre bout du classement, l’Estonie prend la première place mondiale avec 72,8 points. Singapour suit de près avec 72,6, devant la Malaisie à 72. Le Portugal et Taïwan complètent les cinq premières positions, avec respectivement 71,6 et 71,4 points.

Le classement général ne raconte toutefois pas toute l’histoire. Rumavi décline son index selon plusieurs profils, notamment les retraités, les familles, les nomades numériques et les entrepreneurs. Selon le projet de vie ou l’activité envisagée, les mêmes pays peuvent donc présenter des profils très différents.

Voici le top 10

 

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Tunisie: 335,49 millions d’euros de la BID pour le réseau autoroutier. Voici les deux régions cibles

03. Oktober 2026 um 09:10

La Banque islamique de développement (BID) vient d’approuver un financement de 335,49 millions d’euros en faveur de la Tunisie, destiné à soutenir le projet d’extension du réseau autoroutier vers les régions du Kef et de Jendouba. L’approbation a été donnée par le Conseil des Directeurs exécutifs de la Banque lors de sa 368e réunion, tenue à Djeddah, en Arabie Saoudite.

Selon la BID, ce projet doit contribuer à renforcer l’accessibilité et la connectivité de ces deux régions, avec un impact attendu sur leur intégration économique et leur développement régional. Il doit également faciliter la mobilité, améliorer la sécurité routière et renforcer la qualité des infrastructures de transport.

Au-delà de l’amélioration des liaisons routières, le projet vise ainsi à mieux connecter le Kef et Jendouba aux autres territoires et pôles économiques du pays. La BID considère cette infrastructure comme un levier pour renforcer la cohésion sociale et accompagner le développement des régions concernées.

Le financement accordé à la Tunisie s’inscrit dans une enveloppe globale de 938 millions de dollars approuvée par la BID au profit de six pays membres. Outre la Tunisie, cette enveloppe concerne l’Ouzbékistan, le Nigeria, le Pakistan, le Kirghizistan et la Syrie, avec des projets couvrant notamment l’énergie, l’agriculture, la santé, les transports, l’eau et l’assainissement.

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Dette: un mois d’octobre sans complications

01. Oktober 2026 um 08:30

Le mois d’octobre sera spécial pour les finances publiques, non pas en raison de pressions particulières, mais plutôt par le lancement des débats sur le projet de loi de finances 2027.

Les chiffres montrent qu’il s’annonce plutôt calme. Sur le front de la dette locale, le rendez-vous le plus important concerne la ligne de BTA 6,3% octobre 2026, d’un montant de 817,500 MTND, programmée pour le 14 octobre. La question est désormais de savoir s’il y aura un refinancement via une adjudication d’un montant équivalent ou un échange contre des BTA de maturités plus longues.

Le calendrier comporte également deux lignes de BTCT: BTCT 52 semaines du 13/10/2026 pour 156,200 MTND et BTCT 26 semaines du 23/10/2026 pour 50 MTND. Aucune échéance de remboursement n’est en revanche prévue pour les tranches d’emprunts nationaux.

Concernant la dette externe, il y aurait une tranche de 26 MUSD au titre du Mécanisme élargi de crédit contracté auprès du FMI. La loi de finances 2026 a précisé que le montant total à rembourser sur l’année s’élève à 234 MUSD, répartis sur 9 tranches mensuelles, sans toutefois détailler les mois concernés.

Globalement, octobre 2026 ne constitue pas une source de pression pour le Trésor. Il en va de même pour les mois suivants, la page du service de la dette pour 2026 étant quasiment tournée. La fin de l’année semble plutôt consacrée à la préparation de 2027, qui s’annonce bien meilleure que les exercices précédents. Nous allons en effet retrouver des niveaux de service de la dette comparables à ceux de 2023, et ce, après trois années historiquement difficiles.

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Les prix du blé, une autre source de tension budgétaire

29. September 2026 um 08:29

Les perturbations des approvisionnements et la hausse des coûts de l’énergie sont de sérieux problèmes qui risquent d’affecter nos denrées alimentaires, notamment le blé. Non seulement les estimations concernant la production mondiale de blé ont chuté de 4,3% par rapport à l’année dernière, mais l’intensification du conflit entre la Russie et l’Ukraine pèse sur la capacité des exportateurs à accéder aux marchés. La mer Noire est stratégique, le tiers des exportations mondiales de céréales transitant par elle.

Sur les marchés, les contrats à terme sur le blé ont poursuivi leur tendance haussière observée depuis quelques mois. Outre les difficultés d’acheminement du blé ukrainien, il y a du retard de la production de blé en Australie et aux États-Unis.

Et il n’y a pas que cela. Les tensions se sont aggravées avec les soucis sécuritaires en mer Rouge et dans le détroit d’Ormuz, faisant grimper les coûts du transport, de l’énergie et des engrais. Ces événements allongent considérablement les trajets d’acheminement des céréales, alourdissant les coûts opérationnels. Pour les producteurs, les prix de l’urée et de l’ammoniac ont flambé.

Tous ces facteurs indiquent que la hausse des prix alimentaires se manifestera plus nettement au cours des prochains mois. Pour la Tunisie, la facture des importations serait encore plus lourde si ce scénario se confirmait. Le budget de l’État est en train d’absorber les hausses des matières premières importées, mais jusqu’à quand? Cet argent est prélevé sur d’autres dépenses et réduit, pratiquement, toute manœuvre ou réduction de pression fiscale pour l’année prochaine. Il ne faut pas trop attendre de la loi de finances 2027 car le déficit budgétaire se finance par la dette qui, pour être remboursée, a besoin de recettes fiscales.

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La Tunisie a besoin de transformer l’épargne accumulée en valeur

28. September 2026 um 08:13

La nette progression de l’épargne sur les huit premiers mois de 2026 est remarquable. Les dépôts bancaires ont évolué de 1 512 à 38 884 MDT. Idem pour l’épargne postale (+579 MDT à 12 454 MDT) et les dépôts à terme et autres produits financiers (+663 MDT à 19 957 MDT).

Cette abondance relative de liquidités constitue un socle fondamental et rassurant. Disposer de plus de 71 MdsTND cumulés dans ces différentes rubriques d’épargne représente un réservoir de capitaux potentiels prêts à financer la relance, l’innovation et le développement des entreprises.

Cependant, la simple existence de cette épargne ne garantit pas son efficacité économique. Elle doit impérativement être canalisée de manière rigoureuse vers des investissements productifs. Le risque réside dans la stérilisation de ces liquidités et leur orientation exclusive vers des placements sans risque, comme les bons du Trésor.

Pour transformer ce potentiel financier en levier de croissance, les mécanismes d’intermédiation bancaire et financière doivent être optimisés. Il est indispensable de rediriger ces flux vers des projets structurants à fort impact, tels que la transition énergétique, les technologies de l’information, l’industrie manufacturière à haute valeur ajoutée et le soutien aux PME. Tout cela a besoin d’un renforcement du cadre réglementaire actuel, dans le sens d’un coup de pouce au climat des affaires. Cela permettra de canaliser cette épargne vers l’économie réelle et l’investissement de long terme.

Transformer ces liquidités dormantes en un véritable moteur de développement durable est un passage nécessaire si nous voulons changer de cap rapidement. Autrement, cette épargne va encore s’accumuler, au service de la rente.

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Tunisie : ANAVA et InnovaTech pour décentraliser le financement des startups et PME innovantes

23. September 2026 um 17:03

Après une première tournée en 2025 dans quatre villes ; Bizerte, Kairouan, Sfax et Gabès, le projet « Startups et PME Innovantes » enchaîne avec quatre nouvelles étapes prévues d’ici fin octobre. Porté par la Banque mondiale et piloté par la Caisse des Dépôts et Consignations en partenariat avec Smart Capital, le programme cherche à combler le déficit de financement dont souffrent les jeunes entreprises innovantes en dehors des grands centres, en irriguant progressivement l’ensemble du territoire.

Le Roadshow 2026 démarre au Kef le 28 septembre, avant de passer par Monastir le 6 octobre, puis Gafsa et Zarzis respectivement les 22 et 23 octobre. Par rapport à la première édition, l’accent est mis cette fois sur les particularités économiques de chaque bassin régional plutôt que sur une présentation uniforme des dispositifs.

Des outils de financement mis en avant sur le terrain

À chaque étape, les organisateurs détailleront deux leviers : d’un côté, ANAVA, un fonds qui s’adresse à plusieurs Child Funds pour muscler le capital-investissement dans les startups ; de l’autre, InnovaTech, orienté vers les PME innovantes. Au-delà de la présentation technique, l’initiative cherche à créer des contacts directs entre porteurs de projets, investisseurs, banques régionales, SICAR, universités, technopoles et organisations professionnelles locales.

Ce format itinérant répond à une réelle problématique : la majorité des mécanismes de financement de l’innovation restent concentrés sur le Grand Tunis et les grands pôles économiques, alors que les régions ciblées disposent de compétences universitaires et de filières économiques spécifiques encore sous-exploitées.

Pour les investisseurs en capital-risque et les SICAR régionales, ce type de rendez-vous constitue un canal d’identification de deal-flow en dehors des circuits habituels et un test de la capacité de dispositifs comme ANAVA ou InnovaTech à irriguer réellement l’investissement hors des zones côtières.

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Banque mondiale: la croissance moyenne de la Tunisie en 2027-2028 serait de 2,1%

23. September 2026 um 15:34

Dans une note sur la Tunisie, intitulé “Le défi de l’eau en Tunisie: de la pénurie à la résilience”, la Banque mondiale a donné ses prévisions pour la croissance de l’économie sur la période 2026-2028.

Pour 2026, la croissance devrait être de l’ordre de 2,3 %, portée par une reprise de l’agriculture et des industries mécaniques et électriques. Initialement attendue à 2,5 %, le conflit au Moyen Orient a pesé sur les perspectives de cette année. Les espoirs provenaient de la production agricole, en particulier l’huile d’olive et les céréales, de l’activité manufacturière accrue, notamment mécanique et électrique. Néanmoins, l’incertitude mondiale risque de freiner la demande extérieure, en particulier en provenance de l’UE, principal marché d’exportation de la Tunisie.

À moyen terme (2027-2028), la croissance économique devrait ralentir pour atteindre une moyenne de 2,1 %. Les principales inquiétudes demeurent la persistance d’un environnement de financement tendu et des obstacles à l’entrée sur le marché. À court terme, la hausse de l’incertitude commerciale, le financement extérieur restreint et l’augmentation continue de la dépendance énergétique pourraient poser des défis à la croissance et à la stabilité macroéconomique. Les perspectives à moyen terme pourraient s’améliorer sensiblement si la Tunisie entreprenait des réformes visant à renforcer les finances publiques, à moderniser les entreprises publiques et à promouvoir une plus grande concurrence.

Le déficit des comptes courants devrait s’établir à 4,1 % du PIB en 2026, à cause d’un déficit commercial plus large, partiellement compensé par la croissance modérée des recettes touristiques. À moyen terme, le déficit devrait légèrement diminuer pour s’établir à 3,1 % du PIB d’ici 2028.

Les investissements directs étrangers devant rester stables et les entrées de portefeuille minimes, les pressions sur le financement extérieur devraient rester élevées. Compte tenu des options de financement extérieur limitées, les autorités pourraient recourir à des emprunts en devises auprès de la Banque centrale.

Des pressions sur les dépenses devraient affecter les finances publiques en 2026. Le déficit budgétaire devrait atteindre 6,0 % du PIB en 2026, contre 5,3 % en 2025, les subventions énergétiques devant augmenter en raison du conflit au Moyen-Orient. À moyen terme, le déficit serait de 4,7 % du PIB d’ici 2028, sous l’effet des efforts visant à contenir la masse salariale et de la baisse des subventions.

La dette publique devrait diminuer légèrement pour atteindre 81,9 % du PIB en 2028, contre 84,2 % pour cette année. En termes nominaux, les besoins bruts de financement devraient atteindre 27,3 milliards de dinars en 2026 et 26,2 milliards en 2027, en raison de la hausse du remboursement de la dette. Le financement du déficit restera difficile, compte tenu de la stratégie visant à limiter l’endettement extérieur. L’accentuation du recours au financement intérieur comporte des risques importants, notamment l’éviction potentielle du crédit au secteur privé, des pressions inflationnistes et des vulnérabilités dans le système bancaire, même si les risques extérieurs sont réduits.

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Inclusion financière dans le Sud tunisien : le Sahara bancaire

23. September 2026 um 10:04

Le réseau bancaire tunisien ne couvre qu’une infime fraction du territoire dans le Sud du pays où moins d’une femme sur cinq dispose d’un compte formel. C’est ce que révèle une étude sur l’inclusion financière des femmes et des jeunes, publiée le 22 septembre. Portée par le PNUD, cette étude a mobilisé l’Observatoire de l’Inclusion Financière et le ministère de l’Économie et de la Planification.

Au total, sept gouvernorats sont concernés : Kairouan, Gabès, Médenine, Tataouine, Gafsa, Tozeur et Kébili. Les chercheurs y ont croisé une multitude de données à l’instar de la présence des institutions financières, des coûts d’accès, du niveau de littératie financière et surtout du degré de confiance des habitants envers ces institutions. D’après les résultats de cette étude, le poids de l’informel dans ces territoires ne s’explique pas uniquement par l’absence d’infrastructures : il renvoie à des habitudes ancrées et à certains modèles économiques que les politiques publiques peinent encore à intégrer dans leurs modèles.

Vers un plan d’action ciblé

Les conclusions de cette étude doivent nourrir le programme national d’éducation financière 2023-2027, avec des pistes concrètes sur les produits à concevoir et les campagnes de sensibilisation à déployer auprès des femmes et des jeunes de ces régions.

Ce diagnostic dessine un espace à occuper pour la microfinance et les solutions de paiement digital : là où la défiance envers les circuits bancaires classiques reste forte, ce sont les modèles fondés sur la proximité ; agents locaux, produits simplifiés, relais communautaires qui ont le plus de chances de convertir l’informel en usage formel, plutôt qu’une simple extension du maillage bancaire traditionnel.

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Afreximbank-ATDC: 500 millions de dollars pour muscler les corridors commerciaux en Afrique

22. September 2026 um 15:14

Afreximbank (Banque africaine d’import-export) et l’Africa Trading and Distribution Company (ATDC) ont annoncé la mise en place d’un mécanisme de financement commercial d’un montant global de 500 millions de dollars. L’enveloppe doit dynamiser les flux commerciaux, la logistique et la distribution de marchandises entre marchés africains et internationaux.

Concrètement, ce financement donnera à l’ATDC les moyens de développer ses activités de négoce et de distribution sur le continent: acquisition et centralisation de marchandises produites sur le continent, prise en charge du transport, du stockage et de la logistique, structuration de corridors commerciaux et de réseaux d’approvisionnement.

L’ATDC, lancée en Égypte avant de s’étendre au Nigeria, au Malawi et au Zimbabwe, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), avec pour ambition de renforcer les chaînes de valeur locales.

Un partenariat qui s’étoffe avec la Tunisie

L’opération intervient alors qu’Afreximbank consolide ses liens avec la Tunisie, après le prêt de 500 millions de dollars accordé à l’État tunisien en juin dernier pour l’importation de produits stratégiques, énergie et alimentation en tête. Un projet de centre commercial africain en Tunisie avait par ailleurs été examiné à la même période avec une délégation de la banque.

Pour les opérateurs tunisiens tournés vers l’Afrique, ce type de facilité élargit l’accès au financement du commerce et facilite l’intégration dans des corridors logistiques continentaux. Elle constitue aussi un signal: Afreximbank multiplie ses engagements en Afrique du Nord, une dynamique dont les PME exportatrices et les acteurs de la distribution tunisiens peuvent chercher à tirer parti.

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