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Justice économique : l’intelligence artificielle, un levier pour les PME, mais pas sans garanties

01. Oktober 2026 um 14:48

Accès des PME aux services juridiques et administratifs : l’IA pourrait le faciliter; mais son déploiement exige des garanties indispensables. C’est ce qu’indiquent les participants à un forum, ce 1er octobre.  

L’intégration de l’intelligence artificielle pourrait constituer un levier de justice économique, en ouvrant plus largement aux entreprises, et tout particulièrement aux PME, les services juridiques et administratifs. Tel est le constat qui ressort du forum « L’IA au service de la justice économique », se déroulant ce jeudi, à Tunis. Son déploiement ne peut toutefois s’envisager sans les garanties indispensables à un usage responsable de ces technologies.

L’événement a été organisé conjointement par l’Institut de La Haye pour l’Innovation du Droit (HiiL) et le Registre National des Entreprises (RNE). Représentants des secteurs public et privé, experts en intelligence artificielle et en transformation numérique, ainsi que représentants de startups y ont pris part.

Les débats : services aux entreprises et protection des données

Les discussions ont porté essentiellement sur le rôle de la technologie dans l’amélioration des services destinés aux entreprises. La simplification des procédures d’enregistrement et d’accompagnement a été abordée. Tout comme l’examen de l’exploitation des données et de l’IA pour accélérer les traitements et rehausser la qualité des prestations.

Les échanges ont été également vifs sur la protection des données personnelles, la cybersécurité, la transparence, l’éthique et la préservation du rôle central de la décision humaine.

Une stratégie nationale axée sur l’éthique et la souveraineté

À l’ouverture du forum, Slim Ben Jrad, directeur général de la gouvernance et anticorruption à la Présidence du gouvernement, a souligné l’importance croissante du numérique et de l’intelligence artificielle dans la transformation des structures administratives et la stimulation de la justice économique.

« La transition technologique, bien qu’essentielle pour l’avenir de l’économie, doit s’accompagner d’une stratégie nationale inclusive axée sur l’éthique et la souveraineté », estime le responsable.

Les risques potentiels liés à ces innovations, tels que les biais algorithmiques et les menaces pour la vie privée, exigent par ailleurs, précise Slim Ben Jrad, une régulation et des cadres de gouvernance adaptés. Sa conclusion : « L’intelligence artificielle demeure un outil d’assistance au service de l’humain et ne saurait en aucun cas remplacer la responsabilité décisionnelle. »

Le barreau appelle à anticiper la transition

Pour le bâtonnier de l’Ordre national des avocats, Boubaker Bethabet, l’intelligence artificielle, bientôt désignée comme l’intelligence supérieure, s’impose comme une réalité incontournable et omniprésente. Face à cette transition, le secteur de la justice et la profession d’avocat doivent impérativement se préparer afin de préserver leurs valeurs fondamentales.

Le bâtonnier a mis également l’accent sur la nécessité de financements publics adéquats et de réflexions profondes pour orienter ces transformations. Son intervention s’est achevée par un plaidoyer en faveur d’une vulgarisation des technologies; et ce, afin de garantir des prises de décision éclairées à tous les niveaux de l’État.

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Du Made in Morocco au Made for Germany : l’ambition du textile marocain

30. September 2026 um 16:20

Le Programme suisse de promotion des importations (SIPPO) prépare, pour l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH), une étude consacrée au marché allemand. Elle doit notamment identifier les acheteurs, distributeurs, marques et donneurs d’ordre susceptibles d’offrir de nouveaux débouchés aux entreprises marocaines.

Une nouvelle étude doit permettre à l’industrie marocaine du textile et de l’habillement de mieux cibler le marché allemand. Le Programme suisse de promotion des importations prépare, pour le compte de l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement, une mission consacrée à l’identification de nouvelles opportunités commerciales en Allemagne.

Annoncée le 11 septembre, cette mission s’étalera sur 45 jours et devra être menée d’ici la fin de l’année 2026. L’objectif affiché est de fournir à l’AMITH une connaissance actualisée du marché allemand et de ses principaux acteurs. L’étude couvrira notamment les acheteurs, les marques, les distributeurs et les donneurs d’ordre présents en Allemagne. Elle examinera leurs attentes concernant les produits, les volumes, les exigences de qualité et les critères de durabilité. Le dispositif sera complété par un répertoire des interlocuteurs recensés ainsi que par un calendrier des principaux salons et rendez-vous professionnels du secteur.

Cette démarche s’inscrit dans une série de contacts déjà engagés entre les acteurs marocains et leurs homologues allemands. En juin 2025, l’AMITH avait rencontré le groupe Hugo Boss à Metzingen. Un mois plus tard, l’association avait organisé à Düsseldorf une mission de rencontres commerciales avec plusieurs donneurs d’ordre de l’industrie textile allemande. En octobre 2025, une délégation du Dialogue Textil-Bekleidung (DTB), réseau allemand du textile-habillement, s’était également rendue au Maroc avec l’appui du SIPPO. Les données de Trade Map illustrent l’importance du marché allemand. En 2025, l’Union européenne a importé environ 245 milliards $ de vêtements et de produits textiles. Sur ce total, l’Allemagne représentait 53 milliards $, soit environ 22 % des importations européennes. Elle devançait la France, à 32 milliards $, l’Espagne, à 26 milliards $, et l’Italie, à 23 milliards $. Après avoir atteint 53 milliards $ en 2022, les achats allemands étaient descendus à 46 milliards $ en 2023 et en 2024. Ils sont ensuite remontés à 53 milliards $ en 2025.

Retour sur les chiffres

Dans le même temps, les importations allemandes de produits textiles et d’habillement en provenance du Maroc ont progressé. Elles sont passées de 583 millions $ en 2022 à 764 millions $ en 2025. À l’échelle de l’Union européenne, les exportations marocaines ont représenté environ 2,2 % des importations de produits textiles et d’habillement en 2025, pour une valeur de 5,3 milliards $ sur un marché de 245 milliards $.

L’Allemagne s’approvisionne également auprès de plusieurs grands fournisseurs asiatiques et régionaux. En 2025, la Chine y a exporté environ 13 milliards $ de produits textiles et d’habillement, contre 9,1 milliards $ pour le Bangladesh. La Turquie a enregistré 4,8 milliards $, suivie du Vietnam avec 2,8 milliards $, du Pakistan avec 2,5 milliards $, de l’Inde avec 2,4 milliards $ et du Cambodge avec 2,1 milliards $.

Au Maroc, la filière textile-cuir occupe par ailleurs une place importante dans l’industrie. Elle constitue le deuxième pourvoyeur d’emplois industriels après l’industrie automobile et le troisième contributeur aux exportations industrielles, derrière les industries automobile et chimique.

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