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Tunisie | Feuille de route de l’Ordre des ingénieurs pour la sécurité énergétique

28. September 2026 um 13:04

Pour renforcer la sécurité énergétique en Tunisie et mettre fin aux problèmes survenus durant l’été 2026, avec les coupures intempestives d’électricité, l’Ordre des ingénieurs tunisiens a élaboré une «feuille de route énergétique», a indiqué le doyen des ingénieurs, Mohsen Gharsi, dans une publication sur le réseaux sociaux.  

Dans ladite feuille de route, l’Ordre des ingénieurs ne s’est pas limité à un simple diagnostic de la situation ou à des considérations générales sur le secteur, mais a mobilisé des compétences en ingénierie et des expertises pointues pour présenter des propositions pratiques dans le domaine de l’énergie.

La problématique ne réside pas uniquement à augmenter la capacité électrique installée, mais dans la capacité réelle du système à répondre à la demande lors des pics de consommation, notamment en période de fortes chaleurs, a souligné Gharsi, en rappelant la nécessité d’une approche intégrée, englobant l’approvisionnement en gaz, la production électrique, la maintenance des réseaux, le développement des énergies renouvelables, le stockage de l’électricité, ainsi que la maîtrise de la demande, le financement des nouveaux projets et la gouvernance du système.

La feuille de route propose plusieurs pistes opérationnelles, telles que le rétablissement de la capacité disponible grâce à des opérations de maintenance, la sécurisation de l’approvisionnement lors des pics de demande, le développement de l’autoproduction d’électricité à partir de l’énergie solaire, la protection des infrastructures critiques ainsi que le développement des systèmes de stockage.

Le doyen des ingénieurs a également insisté sur la nécessité d’entamer dès maintenant les préparatifs pour l’été 2027, compte tenu du temps limité dont on dispose pour prendre des décisions et mener à bien les opérations de maintenance, la mobilisation des investissements et la mise en route des solutions envisagées. Il faut absolument éviter que ne se reproduisent, l’été prochain, les difficultés rencontrées par le pays durant l’été 2026, a-t-il insisté

M. Gharsi a précisé que l’Ordre des ingénieurs ne cherche pas à se substituer à l’État, au gouvernement ou à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), mais qu’il met son expertise et ses compétences en ingénierie à la disposition de l’État afin de l’aider à relever les défis auxquels est confronté le secteur de l’énergie.

L’objectif maintenant est de passer de la phase d’étude et de recherche des solutions à celle de la mise en œuvre des propositions et de la concrétisation des décisions, programmes et projets.

Par ailleurs, M. Gharsi a salué les efforts des ingénieurs et experts ayant contribué à l’élaboration de cette feuille de route, affirmant que le rôle de l’ingénieur ne se limite pas au diagnostic des problèmes, mais englobe également la proposition de solutions et la participation à leur mise en œuvre.

Il a conclu en affirmant la disposition de l’Ordre des ingénieurs à poursuivre le débat sur la feuille de route, à en enrichir les propositions et à contribuer à leur mise en œuvre, considérant que la sécurité énergétique ne relève plus de la seule dimension technique, mais qu’elle est également liée à la souveraineté économique, à la stabilité sociale et aux droits des générations futures.

I. B.

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Après l’alerte de l’été 2026, les ingénieurs tunisiens préparent 2027

28. September 2026 um 10:42

Face aux difficultés rencontrées par la Tunisie durant l’été 2026, l’Ordre des ingénieurs tunisiens a élaboré une « feuille de route énergétique pour la Tunisie », destinée à contribuer au renforcement de la sécurité énergétique du pays et à éviter la répétition des mêmes difficultés au cours de l’été prochain.

Le bâtonnier des ingénieurs tunisiens, Mohsen Gharsi indique que cette initiative part d’un constat : les événements de l’été 2026 doivent être considérés comme un véritable signal d’alerte appelant à agir dès maintenant.

Dans une publication sur la page Facebook de l’Ordre, il explique que l’organisation a choisi de ne pas se limiter au diagnostic de la situation ou à la formulation de constats. Elle a ainsi mobilisé des compétences d’ingénieurs et d’experts afin d’élaborer des propositions concrètes pour répondre aux défis du secteur énergétique.

Au-delà de la capacité électrique installée

Pour Mohsen Gharsi, le problème ne réside pas uniquement dans le niveau de la capacité électrique installée. Il concerne surtout la capacité réellement disponible pour répondre à la demande lors des pics de consommation, notamment pendant les périodes de fortes chaleurs.

La réponse doit donc, estime-t-il, reposer sur une approche globale intégrant plusieurs composantes : la production d’électricité, l’approvisionnement en gaz, la maintenance, les réseaux, les énergies renouvelables, le stockage, le financement, la gouvernance ainsi que la maîtrise de la demande.

La feuille de route élaborée par l’Ordre des ingénieurs propose ainsi plusieurs pistes d’action. Parmi elles figurent la récupération des capacités disponibles grâce aux opérations de maintenance, la sécurisation des besoins pendant les périodes de pointe et l’accélération de la production d’électricité destinée à l’autoconsommation à partir de l’énergie solaire.

L’Ordre préconise également de renforcer la maîtrise de la demande, de protéger les infrastructures critiques, de développer les réseaux électriques et de mettre en place des solutions de stockage.

Préparer l’été 2027 dès maintenant

L’un des principaux messages portés par cette feuille de route est la nécessité d’anticiper. La préparation de l’été 2027 doit, selon le responsable, commencer dès à présent, compte tenu du temps limité disponible pour prendre les décisions, réaliser les opérations de maintenance et engager les investissements nécessaires.

L’objectif est ainsi d’éviter que la Tunisie ne soit confrontée, durant l’été prochain, aux mêmes difficultés que celles enregistrées en 2026.

L’Ordre des ingénieurs tunisiens précise toutefois qu’il n’entend pas se substituer à l’État, au gouvernement ou à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Il entend plutôt mettre son expertise et ses compétences techniques à la disposition des pouvoirs publics afin de contribuer à la résolution des défis auxquels fait face le secteur énergétique.

Passer des études à l’exécution

Au-delà du diagnostic, la feuille de route vise surtout à favoriser le passage des études à l’exécution. Les propositions formulées doivent, précise encore Mohsen Gharsi, se traduire par des décisions, des programmes et des projets concrets, assortis d’un suivi de leur mise en œuvre.

« L’importance de cette feuille de route réside dans sa traduction en mesures concrètes sur le terrain », souligne-t-il en substance.

Le responsable a également salué la contribution des ingénieures, ingénieurs et experts ayant participé à l’élaboration du document. Il estime que le rôle de l’ingénieur ne se limite pas à identifier les problèmes, mais consiste également à proposer des solutions et à contribuer à leur mise en œuvre.

L’Ordre se dit enfin disposé à poursuivre les discussions autour de cette feuille de route, à approfondir ses propositions et à participer au suivi et à l’exécution des mesures retenues.

Pour Mohsen Gharsi, la sécurité énergétique ne constitue plus une question strictement technique. Elle touche également à la souveraineté économique, à la stabilité sociale et aux intérêts des générations futures.

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