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Un « medicane » pourrait se former près de la Libye : Quel effet sur la Tunisie ?

15. September 2026 um 15:36

Un système dépressionnaire actuellement surveillé en Méditerranée pourrait acquérir, dans les prochains jours, certaines caractéristiques subtropicales et évoluer vers un phénomène de type « medicane », un cyclone méditerranéen présentant des caractéristiques proches de celles d’un cyclone tropical.

Selon les informations rapportées par The Weather Network, le système devrait se développer au nord-est de Tripoli, en Libye, entre mardi et jeudi. Le média estime actuellement entre 30 et 40 % les chances de voir le système évoluer vers un phénomène de type tropical, tout en soulignant que la confiance demeure faible à modérée concernant sa trajectoire et son intensification.

La Tunisie se trouve-t-elle sur la trajectoire ?

Même si The Weather Network ne présente pas, à ce stade, la Tunisie comme une zone directement menacée par ce système, sa proximité géographique avec la Libye justifie une surveillance de son évolution. Une éventuelle intensification du système et une modification de sa trajectoire pourraient avoir des conséquences météorologiques sur certaines zones du bassin méditerranéen central, notamment sous la forme de fortes pluies, de vents soutenus ou d’une mer agitée.

L’Institut national de la météorologie tunisien surveille de son côté les évolutions dépressionnaires en Méditerranée et à proximité des côtes libyennes. Dans ses données météorologiques, l’INM a notamment signalé récemment une dépression sur les côtes libyennes ayant généré des vents forts dans le golfe de Gabès.

Il convient toutefois de ne pas présenter, à ce stade, ce phénomène comme un « ouragan » susceptible de frapper la Tunisie. Le scénario d’un medicane reste hypothétique et sa trajectoire peut encore évoluer sensiblement au cours des prochaines sorties des modèles météorologiques.

Des phénomènes relativement rares en Méditerranée

Les medicanes sont des phénomènes relativement rares en Méditerranée. Lorsqu’ils se développent, ils peuvent néanmoins provoquer de fortes précipitations, des vents violents, une importante agitation maritime et, dans certains cas, des inondations. L’Agence spatiale européenne souligne notamment leur capacité à générer des vents destructeurs, des pluies intenses et des submersions marines.

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La situation devrait donc être suivie dans les prochaines 24 à 48 heures, notamment à mesure que les modèles météorologiques préciseront la trajectoire et l’intensité du système. Pour la Tunisie, l’enjeu à ce stade est principalement celui d’une éventuelle évolution de la trajectoire et des précipitations associées, plutôt que celui d’un impact direct déjà établi.

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Tunisie : La justice se penche sur l’affaire des emplois fictifs à Tunisair

15. September 2026 um 14:50

La chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis examinera, lors de son audience prévue le 21 septembre, l’affaire dite des « emplois fictifs » au sein de la compagnie nationale Tunisair. Le dossier concerne plusieurs anciens responsables de la compagnie, dont certains anciens directeurs généraux, un ancien directeur central ainsi que d’autres anciens responsables.

L’affaire porte sur des soupçons d’irrégularités, de corruption financière et d’atteinte aux deniers publics au sein de Tunisair. Les investigations ont notamment porté sur des opérations de recrutement d’agents administratifs effectuées directement au sein de la compagnie, dans des conditions qui auraient privilégié la faveur et le clientélisme, sans que les personnes concernées remplissent les conditions légales requises pour leur recrutement.

Des recrutements contestés au cœur de l’affaire

Selon les éléments du dossier et les résultats des investigations, ces recrutements auraient ainsi été dépourvus de fondement légal et qualifiés de « fictifs ». Les recherches ont également porté sur les responsabilités de plusieurs anciens dirigeants et responsables dans la réalisation ou la validation de ces opérations.

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Les faits examinés par la justice sont notamment liés aux dispositions des articles 82 et 96 du Code pénal, relatives à l’exploitation par un fonctionnaire, assimilé, directeur, membre ou employé d’un établissement public à caractère industriel et commercial ou d’une société dans laquelle l’État détient directement ou indirectement une participation, afin d’obtenir un avantage indu pour lui-même ou pour autrui, ou de porter préjudice à l’administration en violation des règles applicables.

Des soupçons d’atteinte aux deniers publics

L’audience du 21 septembre devrait permettre à la juridiction d’examiner les différents éléments du dossier et les responsabilités éventuelles des personnes concernées par les poursuites.

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Rentrée 2026-2027 : Enseignants, classes surchargées et nouveaux établissements, les annonces du ministre

15. September 2026 um 13:44

Le ministre de l’Éducation, Noureddine Ennouri, a affirmé mardi 15 septembre 2026 que le problème du manque de personnel enseignant avait été dépassé, à l’occasion de l’ouverture de l’année scolaire 2026-2027 dans deux établissements de la délégation de Bou Arada, au gouvernorat de Siliana.

Lors d’une visite à l’école préparatoire de Bou Arada et à l’école primaire du quartier Hached, le ministre a indiqué que les besoins en encadrement pédagogique avaient été couverts notamment à travers les concours externes et le recrutement de diplômés en sciences de l’éducation.

Noureddine Ennouri a également assuré qu’aucun déficit n’était actuellement enregistré au niveau des délégations régionales de l’éducation, tout en soulignant que le ministère restait prêt à intervenir pour combler d’éventuels postes vacants qui pourraient apparaître au cours de l’année scolaire.

Des classes pouvant compter jusqu’à 36 élèves

Le ministre a toutefois relevé que la moyenne nationale de la densité des classes ne reflétait pas nécessairement la situation réelle sur le terrain. Le nombre d’élèves varie en effet sensiblement d’un établissement à l’autre, avec des classes comptant entre 19 et 36 élèves.

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Face à cette disparité, le ministère mise notamment sur la création de nouveaux établissements scolaires afin de réduire la pression sur les structures existantes et de lutter contre la surcharge des classes.

De nouveaux établissements en cours de réalisation

Noureddine Ennouri a par ailleurs indiqué que plusieurs nouveaux établissements scolaires étaient actuellement en cours de réalisation. Il a appelé à redoubler d’efforts, aussi bien au niveau central que régional, afin de respecter les délais prévus pour leur achèvement.

Selon le ministre, ces nouvelles infrastructures doivent contribuer au renouvellement du paysage éducatif et à l’amélioration des conditions d’accueil des élèves.

L’ouverture de l’année scolaire 2026-2027 intervient ainsi dans un contexte où le ministère entend agir simultanément sur les ressources humaines et les infrastructures, avec pour objectif de réduire les déséquilibres entre établissements et de limiter progressivement la surcharge des classes.

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Nouvelle panne à la station de dessalement de Zarat : Des coupures d’eau persistent

15. September 2026 um 13:35

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a annoncé que les perturbations et interruptions dans l’approvisionnement en eau potable se poursuivront ce mardi 15 septembre 2026 dans plusieurs zones relevant des gouvernorats de Médenine, Tataouine et Gabès.

Ces perturbations sont liées à une deuxième panne survenue au niveau d’une conduite relevant de la station de dessalement d’eau de mer de Zarzis-Zarât. Les équipes techniques poursuivent les interventions nécessaires afin de réparer l’installation et rétablir progressivement la distribution.

Les zones concernées

À Gabès, les perturbations concerneront notamment les zones situées en altitude ainsi que celles se trouvant en bout de réseau dans les différentes localités de la délégation de Mareth.

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Dans le gouvernorat de Médenine, les interruptions toucheront les délégations de Médenine Nord et Médenine Sud, Zarzis, Ben Guerdane et Sidi Makhlouf. Dans le gouvernorat de Tataouine, elles concerneront Tataouine Nord, Tataouine Sud et Ghomrassen.

Reprise à partir de minuit

La Sonede précise que la reprise de l’approvisionnement est prévue progressivement à partir de minuit dans la nuit du mardi au mercredi 16 septembre, après l’achèvement des travaux de réparation. Le retour à un approvisionnement normal dépendra toutefois de la remise en service complète de l’installation et du rétablissement progressif de la pression dans le réseau.

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Djerba : Accélération du financement pour l’extension de la station de dessalement

14. September 2026 um 19:52

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêchea annoncé l’approbation de l’accélération de la mobilisation des financements nécessaires à l’extension de la station de dessalement de l’eau de mer à Djerba.

Le projet prévoit de porter la capacité de production de la station de 50.000 à 75.000 mètres cubes d’eau dessalée par jour, grâce à l’installation d’une troisième ligne de production d’une capacité supplémentaire de 25.000 mètres cubes par jour.

Près de 200 millions de dinars pour la station et le réseau

Le projet comprend également le renforcement du réseau de transport et de distribution de l’eau dessalée vers les différents pôles de consommation de l’île. Près de 60 kilomètres de conduites doivent ainsi être acquises et installées, parallèlement au remplacement de canalisations devenues vétustes.

La réalisation de l’ensemble du projet représente un investissement estimé à environ 200 millions de dinars. Quelque 95 millions de dinars sont destinés à l’extension de la station de dessalement, tandis que 105 millions de dinars doivent être consacrés au renforcement et à la modernisation du réseau de distribution.

La question a été soulevée par le député Ghassan Yamoun, qui a rappelé que Djerba fait face depuis plusieurs années à une pression croissante sur ses ressources en eau. Les perturbations de l’approvisionnement en eau potable sont particulièrement importantes durant les périodes de forte consommation estivale, avec des répercussions sur la vie quotidienne des habitants ainsi que sur les activités économiques et touristiques.

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Un projet nécessaire

Selon les études réalisées par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux, l’extension de la station par une troisième ligne constitue une nécessité afin de répondre à l’évolution de la demande. Le projet est, selon le député, prêt sur les plans technique et des études, mais son lancement reste conditionné à la mobilisation des financements.

Parmi les partenaires financiers envisagés figurent la banque allemande de développement KfW et la Banque mondiale. Les négociations avec les bailleurs de fonds n’auraient toutefois pas encore permis de débloquer les financements nécessaires, retardant ainsi le démarrage effectif du projet.

L’accélération annoncée par le ministère intervient ainsi dans un contexte où la sécurisation de l’approvisionnement en eau de Djerba constitue un enjeu majeur, notamment face à l’augmentation de la demande durant la saison touristique et à la pression croissante exercée sur les ressources hydriques.

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Municipalité de Tunis : Les demandes de permis de bâtir passent au numérique

14. September 2026 um 19:13

La Municipalité de Tunis annonce le lancement de la plateforme numérique « Taamir » pour le dépôt et le suivi des dossiers de permis de bâtir. Cette nouvelle procédure s’inscrit dans le cadre de la digitalisation des services municipaux et de la modernisation des démarches administratives liées à l’urbanisme.

Dans un communiqué publié lundi 14 septembre 2026, la Municipalité de Tunis a invité les citoyens, architectes, bureaux d’études et différents intervenants dans le secteur de la construction et de l’urbanisme à utiliser la plateforme « Taamir » pour déposer leurs dossiers et suivre les différentes étapes de leur traitement

Une transition progressive vers le numérique

Les demandeurs sont appelés à renseigner les informations requises et à joindre les documents et pièces techniques dans les formats prévus par la plateforme. Ils doivent également s’assurer de la conformité des dossiers aux réglementations urbanistiques et techniques en vigueur.

La Municipalité précise toutefois que l’utilisation de la plateforme « Taamir » n’entraîne, à ce stade, ni suppression ni modification du parcours administratif actuellement en vigueur. Le dépôt et l’acceptation des dossiers de permis de bâtir continuent donc à être effectués conformément aux procédures administratives appliquées actuellement.

Quid des dossiers déposés ?

Les dossiers déposés avant la mise en œuvre de cette plateforme continueront, pour leur part, à être étudiés et traités normalement.

La Municipalité de Tunis indique que les usagers peuvent consulter la plateforme « Taamir » pour obtenir davantage d’informations sur les modalités d’inscription, le dépôt des dossiers et leur suivi.

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Tunisie : Une étude alerte sur l’impact du stress professionnel chez les femmes du secteur privé

14. September 2026 um 18:34

Une étude scientifique consacrée au stress professionnel chez les femmes travaillant dans le secteur privé en Tunisie met en évidence des effets importants sur leur qualité de vie, particulièrement sur le plan de la santé psychologique. Les résultats plaident pour un renforcement des dispositifs de soutien et de prévention du stress au sein des entreprises.

Réalisée entre mai 2018 et décembre 2019, cette étude analytique a porté sur 1 042 femmes travaillant dans des entreprises affiliées au groupement de médecine du travail du gouvernorat de Sousse. L’âge moyen des participantes était de 33,3 ans.

Les chercheurs ont notamment relevé un niveau élevé d’épuisement professionnel chez 14,4 % des femmes interrogées. Par ailleurs, 11,3 % des participantes présentaient un épuisement professionnel associé à un sentiment d’isolement social.

La santé psychologique particulièrement affectée

L’étude montre également une dégradation importante des indicateurs liés à la qualité de vie. Le score moyen de santé physique perçue s’est établi à 38,83 points, contre 43,19 points pour la santé psychologique.

Ces deux indicateurs se situent en dessous de la fourchette considérée comme normale, comprise entre 50 et 70 points, tandis que le niveau idéal correspond à un score de 100 points.

La santé psychologique apparaît comme le volet le plus affecté. Selon les résultats de l’étude, 86,8 % des femmes participantes présentaient une dégradation de leur qualité de vie psychologique.

Lire aussi : Tunisie : Les femmes passent jusqu’à 12 heures par jour dans le travail de soin non rémunéré

Les auteurs soulignent ainsi que le stress professionnel constitue un facteur susceptible d’affecter significativement la qualité de vie des femmes travaillant dans le secteur privé en Tunisie. Ses conséquences peuvent toucher à la fois la santé psychologique et physique, mais également l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Pour des mécanismes de soutien psychologique

L’étude recommande, en conséquence, la mise en place de mécanismes de soutien psychologique et social ainsi que de dispositifs de gestion du stress professionnel au sein des entreprises. Elle préconise également une amélioration des conditions de travail afin de renforcer le bien-être des salariées et de limiter les conséquences négatives liées aux contraintes professionnelles.

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UGTT : Un bureau régional suspend complétement son activité sur fond de tensions

14. September 2026 um 17:58

Le bureau exécutif de l’Union régionale du travail de Médenine a décidé, dimanche 13 septembre 2026, de suspendre totalement et jusqu’à nouvel ordre son activité syndicale dans la région. Une décision présentée comme une première dans l’histoire de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui intervient sur fond de tensions croissantes entre plusieurs structures régionales et la direction centrale de la centrale syndicale.

Dans une correspondance adressée lundi 14 septembre au secrétaire général de l’UGTT, le bureau exécutif régional explique sa décision par son refus du report des congrès syndicaux à 2027, décidé au niveau central. Il dénonce également l’échec de la direction nationale à organiser le congrès de l’Union régionale du travail de Médenine, alors que celui-ci n’a pas pu se tenir à plusieurs reprises.

Le congrès régional de Médenine avait notamment été reporté le 10 mai dernier. Une nouvelle tentative d’organisation avait ensuite échoué le 26 juillet, dans un contexte de contestation par des syndicalistes du processus d’organisation du congrès.

Médenine, mais aussi Kasserine et Gafsa

La décision de Médenine intervient alors que d’autres conflits mettent également à l’épreuve le fonctionnement interne de l’UGTT. À Kasserine, le responsable chargé de la gestion de l’Union régionale a récemment présenté sa démission, dans un contexte de désaccord sur le calendrier du congrès régional. Des syndicalistes de la région réclament eux aussi la tenue du congrès avant la fin de 2026 et refusent son report à 2027.

À Gafsa, le contentieux porte désormais sur le terrain judiciaire. Une procédure en référé conteste les résultats du congrès de l’Union régionale du travail, avec une audience dont le verdict est attendu le 24 septembre. Les requérants demandent notamment l’annulation des résultats et la mise en place d’une commission de gestion.

Ces conflits interviennent quelques mois seulement après le congrès extraordinaire de l’UGTT organisé à Monastir en mars 2026. Ce congrès avait déjà été présenté comme un rendez-vous destiné à sortir la centrale d’une crise interne profonde, marquée par des divisions au sein de sa direction et des contestations autour de sa gouvernance.

La question de l’organisation des congrès régionaux apparaît ainsi comme l’un des principaux foyers de tension actuels. Le report à 2027 est contesté par plusieurs structures qui estiment que leurs mandats et leur fonctionnement démocratique ne peuvent rester dans l’attente.

Une centrale sous pression sur plusieurs fronts

La crise organisationnelle intervient également dans un contexte de forte confrontation sociale. Lors de sa réunion des 9 et 10 septembre, l’instance administrative nationale de l’UGTT a réaffirmé son attachement au principe d’une grève générale et chargé le bureau exécutif national de préparer un plan d’action progressif devant conduire à sa mise en œuvre. La date de la grève n’a toutefois pas encore été fixée.

La direction syndicale, désormais conduite par le secrétaire général Salah Eddine Selmi, affirme vouloir renforcer la mobilisation et coordonner ses actions avec plusieurs organisations de la société civile. L’UGTT dénonce notamment la dégradation du pouvoir d’achat, les difficultés des services publics et les problèmes persistants dans les secteurs de la santé, de l’éducation et du transport.

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Mais parallèlement à cette confrontation avec le pouvoir, la centrale doit gérer des tensions internes qui concernent directement ses structures régionales. La multiplication des contestations autour des congrès, les désaccords sur les modalités de gestion de certaines unions régionales et les recours judiciaires donnent désormais à la crise une dimension institutionnelle.

La suspension totale de l’activité syndicale décidée à Médenine constitue ainsi un nouveau signal de l’ampleur du malaise. Elle pose surtout la question de la capacité de la direction nationale à maintenir la cohésion entre la centrale et ses structures régionales alors que plusieurs d’entre elles réclament la tenue rapide de leurs congrès.

À court terme, le calendrier des congrès régionaux et la capacité de la direction de l’UGTT à trouver un compromis avec les structures contestataires pourraient devenir déterminants pour préserver l’unité de la centrale, alors même que celle-ci prépare une mobilisation nationale et entend peser davantage sur les choix économiques et sociaux du pays.

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