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SPDIT-SICAF, le placement qui ne déçoit jamais

01. September 2026 um 09:41

Encore des résultats exceptionnels pour la SPDIT-SICAF, la filiale gestionnaire d’actifs du groupe SFBT. Ses états financiers pour la première moitié de 2026 confirment une machine à bénéfices bien huilée. Le résultat net ressort en progression de 17,6% en glissement annuel, à 29,182 MDT.

Les produits d’exploitation ont totalisé 32,126 MDT, portés par un flux colossal de dividendes issus des participations non cotées (18,741 MDT), provenant en grande partie des filiales du groupe. À cela s’ajoutent 2,383 MTND de dividendes des placements cotés et des plus-values de cessions qui ont bondi à 5,421 MDT, grâce à une stratégie active sur des valeurs comme Attijari Bank, Sotetel, Monoprix, CIL et Attijari Leasing, profitant d’un marché en pleine euphorie.

Côté placements monétaires, les revenus ont reculé légèrement à 2,546 MDT (contre 2,865 MDT un an plus tôt). Les reprises sur provisions antérieures étaient de 2,919 MDT. Les six premiers mois ont été marqués par l’absence de provisions pour dépréciation de titres. Le résultat d’exploitation est de 31,112 MDT.

Le gestionnaire de portefeuilles dispose d’un gisement de plus-values latentes de 52,771 MDT alors que le coût d’acquisition de ces actions est de 9,936 MDT seulement. Un tel écart ne doit rien au hasard, mais à une sélection rationnelle des titres et à une philosophie d’investissement de long terme.

Une fois encore, la SPDIT-SICAF assoit son statut d’ovni financier sur la place. Sans conteste, ce titre s’impose comme l’un des piliers de la performance boursière, et sa rareté en fait un placement de premier ordre.

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Le gaz, un autre casse-tête

01. September 2026 um 09:20

L’Europe peine à remplir ses stocks de gaz naturel avant l’hiver. Ce qui accroît le risque qu’une concurrence avec l’Asie pour les approvisionnements fasse passer les prix au-dessus à leurs niveaux records d’il y a quatre ans. 

 

Les stocks de gaz de l’Union européenne (UE) s’élèvent à environ 63 %, selon les données de Gas Infrastructure Europe. Il s’agit de l’un des niveaux les plus bas jamais enregistrés pour cette période de l’année, 18 % en dessous de la moyenne quinquennale. Les contrats à terme européens de référence TTF néerlandais ont atteint un pic cette semaine, à plus de 70 euros par mégawattheure, leur plus haut niveau depuis début fin 2022.

 

Marché européen fragile 

Goldman Sachs est claire : si les exportations de GNL du Moyen-Orient ne se normalisent que progressivement d’ici 2027, les prix à terme du gaz naturel devraient dépasser les 100 euros par mégawattheure pour freiner suffisamment la demande asiatique et permettre à l’Europe de gérer ses niveaux de stockage tout au long de l’hiver.

Ce qui inquiète, c’est que les stocks de gaz sont historiquement bas. Les perturbations du transport maritime par le détroit d’Ormuz ont fortement réduit les exportations de GNL des principaux producteurs du Golfe, comme le Qatar, pendant la saison de reconstitution des stocks de gaz de l’Europe.

L’été caniculaire qu’a connu le Vieux continent a par ailleurs stimulé la demande de climatisation et d’autres appareils énergivores, alors que la demande de gaz, largement utilisé pour le chauffage et la cuisson en Europe, diminue naturellement. Le gaz représente environ un sixième de la production d’électricité de l’UE.

Les conditions météorologiques ont également réduit l’offre des sources d’énergie alternatives. La chaleur a entraîné une baisse de la production nucléaire, les centrales étant contraintes de fermer ou de réduire leur production dans toute la région. Tandis que la production éolienne a été faible durant l’été.

L’Europe est donc en voie d’aborder l’hiver avec un stock tampon insuffisant pour faire face au froid de la fin de l’hiver. Toutefois, il est possible que le renforcement du phénomène météorologique El Niño crée un début d’hiver doux dans le nord-est de l’Asie, ce qui réduirait la demande.

 

Espoirs d’une réouverture d’Ormuz 

Une variable cruciale est de savoir si des volumes significatifs de GNL en provenance du Moyen-Orient reviendront avant l’hiver. Une reprise significative des exportations signifierait que, bien que l’Europe soit toujours susceptible de débuter l’hiver avec des stocks inconfortables, elle pourrait préserver une plus grande partie de ses stocks pour les pics de froid de janvier et février. Mais rien n’est certain compte tenu de la géopolitique volatile entourant cette voie de navigation vitale.

Si les flux de GNL du Moyen-Orient ne retrouvent pas des niveaux élevés avant l’hiver, le Vieux continent serait confronté à des prix du gaz très élevés, à des factures plus lourdes pour les consommateurs et, dans le pire des cas, à des limitations de la consommation industrielle de gaz.

La concurrence avec l’Asie pour les cargaisons de GNL restera également intense, car la croissance de l’offre mondiale est limitée au cours des prochains mois. Les nouveaux projets au Qatar ne devraient pas atteindre leur pleine capacité avant la seconde moitié de 2027.

 

Impact direct sur la Tunisie 

Pour la Tunisie, ce sujet est une priorité absolue. Notre électricité est produite essentiellement à partir de gaz naturel importé. À ces niveaux annoncés de prix, la facture énergétique subirait un choc. Une hausse durable des cours se traduirait mécaniquement par une aggravation du défit budgétaire. Le gouvernement semble avoir fait un choix stratégique implicite, celui de ne pas répercuter la hausse des prix sur les consommateurs. Cette décision, compréhensible à court terme, signifie que l’État supportera seul le déficit budgétaire.

Toutefois, il n’y a pas de risque de dérapage pour les finances publiques vu que les grands équilibres seront maintenus. Évidemment, cela sera au détriment de la croissance et de l’investissement. Dans un pays où les besoins en développement sont immenses et où les appels d’offres pour les projets structurants (transport, eau, digitalisation, énergies renouvelables) se multiplient, ce rétrécissement de l’espace budgétaire est un frein à l’objectif de relance.

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L’ATL aux premières loges

01. September 2026 um 09:09

L’Arab Tunisian Lease – ATL – a publié ses états financiers intermédiaires, confirmant une trajectoire de croissance soutenue, conjuguée à une gestion prudente de ses risques. La compagnie a enregistré une hausse de son encours financier brut à 706,553 MDT. Le portefeuille sectoriel demeure bien diversifié. Les commerces et services représentent la plus large part avec 337,123 MDT, soit 47,7%, suivis de l’hôtellerie et du tourisme (139,950 MDT, soit 19,8%), de l’industrie (93,99 MDT, soit 13,3%) et de l’agriculture (82,583 MDT, soit 11,7%). Par type de biens, le matériel roulant demeure le vecteur prépondérant de l’encours (598,029 MDT), loin devant le matériel spécifique (67,511 MDT) et les équipements professionnels (26,878 MDT).

Les produits bruts de leasing se hissent à 52,368 MDT fin juin 2026, contre 48,489 MDT une année auparavant. Les charges financières nettes sont demeurées contenues à 21,583 MDT (+4,7% en glissement annuel), bénéficiant d’un coût moyen semestriel des ressources ramené à 4,50% (contre 4,83% au premier semestre 2025). En conséquence, le produit net de leasing s’est établi à 33,812 MDT, en progression annuelle de 10,4%. Avec une hausse maîtrisée des charges d’exploitation (+5,3%, à 8,906 MDT), le résultat brut d’exploitation avant provisions a progressé de 12,4%, à 24,905 MDT.

La masse globale des créances classées (classes B2, B3 et B4) a totalisé 53,639 MDT. Le ratio des actifs non performants s’est établi à 6,72% au 30 juin 2026, contre 6,99% à fin 2025 et 7,93% au 30 juin 2025 (soit un recul appréciable de 121 points de base). Le taux de couverture des actifs non performants par les provisions et agios réservés s’est renforcé pour atteindre 89,32% (contre 85,06% un an auparavant). Les dotations nettes aux provisions et coût du risque clientèle ont reculé de 24,2% pour s’établir à 2,027 MDT, contre 2,676 MDT au premier semestre 2025. Le résultat net semestriel a réalisé un bond de 20,4%, s’établissant à 13,555 MDT. Le bénéfice net par action (BPA) semestriel est passé de 0,346 à 0,417 TND.

Par ailleurs, l’ATL poursuit l’intégration des standards ESG. Elle a mis en œuvre un Système de gestion environnementale et sociale (SGES) catégorisant les risques environnementaux et sociaux dès la phase d’octroi. Elle a scellé un partenariat technique avec Expertise France et Smart Consult pour l’intégration du risque climatique dans le processus d’évaluation des risques de crédit et la mise en place des premières bases méthodologiques pour l’élaboration d’un bilan carbone.

Le titre ATL reste sur une performance exceptionnelle depuis le début de l’année. Ces résultats expliquent les raisons d’une telle confiance dans la compagnie.

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Rachat de Deoleo par Dcoop: naissance imminente d’un géant espagnol de l’huile d’olive

19. August 2026 um 13:25

Les actions du groupe espagnol Deoleo, propriétaire de marques grand public renommées telles que Bertolli et Carbonell, ont bondi de plus de 20% ce matin sur fond d’intensification de la bataille pour le rachat du premier embouteilleur et distributeur d’huile d’olive au monde.

Ce mouvement boursier intervient alors que, selon plusieurs informations, le groupe coopératif agroalimentaire espagnol Dcoop aurait proposé 470 millions d’euros pour acquérir Deoleo, prenant ainsi la tête d’une course multinationale au rachat qui implique des entreprises italiennes, françaises et australiennes. Selon le journal espagnol El Economista, Dcoop devance les sociétés italiennes Coricelli, Bonifiche Ferraresi et Newlat Food, l’entreprise française Lesieur (groupe Avril) et l’australien Cobram Estate Olive. La vente n’est pas encore finalisée, mais elle serait dans sa phase finale, avec une conclusion initialement attendue en septembre.

Si elle aboutit, cette opération renforcerait le leadership de l’Espagne dans un secteur stratégique en créant un nouveau géant de l’huile d’olive, regroupant un large portefeuille de marques. Cela crée un acteur intégré verticalement, contrôlant la production, le conditionnement et les canaux de distribution internationaux.

Cela ajouterait une nouvelle couche de pression sur le vrac tunisien. La Tunisie exporte encore l’écrasante majorité de son huile d’olive en vrac vers l’Espagne et l’Italie. Face à un méga-acheteur ibérique qui contrôle ses propres approvisionnements, les exportateurs tunisiens risquent d’avoir un pouvoir de négociation réduit. Un géant ibérique surpuissant consolidera ses parts dans la grande distribution européenne, américaine et asiatique, rendant la pénétration des marques tunisiennes plus difficile. Une opération à ne pas sous-estimer.

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Industrie : entre embellie agroalimentaire et essoufflement de l’amont productif

19. August 2026 um 12:20

Au terme du premier semestre de l’année 2026, l’appareil productif tunisien affiche une évolution positive avec une progression de l’Indice de la Production Industrielle (IPI) de 2,9 % en glissement annuel. Cette orientation favorable se confirme également sur le deuxième trimestre, qui enregistre une hausse de 1,5 % par rapport à la même période de 2025.

L’examen de la trajectoire mensuelle met en évidence un profil cyclique classique, caractérisé par un point bas au mois de mars suivi d’une nette accélération au cours du deuxième trimestre pour atteindre un indice de 96,7 en juin.

Toutefois, ce tableau d’ensemble masque de fortes disparités sectorielles et révèle une croissance tirée par un nombre restreint de moteurs conjoncturels plutôt que par une dynamique manufacturière homogène. La performance globale du semestre repose principalement sur la vigueur de trois branches d’activité. En premier lieu, les industries agroalimentaires signent une hausse remarquable de 9,3 % sur les six premiers mois (+2,6 % au deuxième trimestre), portée en grande partie par l’envolée de la branche des huiles et corps gras (+44 % sur le semestre).

Parallèlement, le secteur du raffinage de pétrole enregistre un bond exceptionnel de 123,4 % en glissement semestriel, consécutif à la reprise normale des activités après les arrêts techniques majeurs subis au cours de l’année précédente. Enfin, les industries mécaniques et électriques (IME) confirment leur statut de pilier industriel avec une croissance robuste de 4,0 % sur le semestre et 3,8 % au deuxième trimestre, soutenue par le dynamisme de la fabrication de matériel électrique (9,5 %) et des équipements de communication (9,6 %).

À l’opposé de cette embellie, plusieurs secteurs stratégiques traversent une phase de contraction marquée qui pèse sur l’équilibre productif national. Les industries chimiques accusent un recul significatif de -9,2 % sur le semestre (-6,4 % au second trimestre), directement imputable à l’effondrement de la production des produits chimiques de base (-29,6 %). Cette contre-performance s’articule avec les difficultés persistantes du secteur minier, dont l’activité fléchit de -3,5 % sur le semestre et plonge de -9,9 % au deuxième trimestre, affectée par la baisse d’extraction des minéraux destinés aux engrais.

Dans le même temps, le secteur textile, habillement et cuir demeure sous pression avec un repli de -3,4 % sur le semestre, tandis que les matériaux de construction et céramiques cèdent -4,1 %, traduisant l’atonie persistante de la demande dans le secteur du bâtiment.

L’analyse de ces chiffres met en exergue des enseignements fondamentaux sur la structure de l’économie industrielle tunisienne. Les filières manufacturières intégrées à l’export ou valorisant les campagnes agricoles maintiennent un niveau d’activité soutenu, tandis que l’amont minier, énergétique et chimique continue de faire face à des contraintes structurelles d’exploitation et d’approvisionnement.

La part déterminante jouée par l’effet de base du raffinage et la saisonnalité oléicole indique que la croissance sous-jacente reste modérée. Dès lors, la consolidation de cette reprise nécessitera impérativement la levée des goulots d’étranglement logistiques dans le bassin minier et la relance des investissements industriels afin d’élargir les bases de la valeur ajoutée locale.

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Emploi: une précarité féminine alarmante

17. August 2026 um 11:50

Alors que les statistiques globales de l’emploi pour le deuxième trimestre 2026 laissent entrevoir une apparente stabilité, voire une légère baisse du chômage national de 10 points de base à 14,9%, une lecture désagrégée par sexe révèle une réalité bien plus sombre. La situation des femmes sur le marché de l’emploi tunisien continue de se détériorer à un rythme préoccupant.

Le contraste entre les deux genres est particulièrement marquant au cours du dernier trimestre. Le taux de chômage a reculé de 0,5% pour les hommes (11,8%), alors qu’il progresse de 0,9% côté femmes pour grimper à 21,6%.

Le taux de chômage féminin est désormais près de deux fois supérieur à celui des hommes. Les femmes subissent de plein fouet les aléas du marché de l’emploi, représentant une part disproportionnée des personnes en quête d’activité.

Au-delà du seul chômage, l’intégration économique globale des femmes montre des signes de repli sévère. Le taux d’activité des femmes est tombé à 27,1% au T2 2026 (contre 28,9% au T1 2026), tandis que celui des hommes culmine à 63,3%. Moins d’une femme sur trois en âge de travailler participe à la vie active.

Le nombre de femmes actives a chuté de 1 379 000 à 1 302 800, soit une perte de plus de 76 000 femmes sorties de la population active en l’espace d’un seul trimestre. Le nombre de femmes occupant un emploi est passé de 1 094 000 à 1 022 100.

L’indicateur le plus critique concerne sans doute les diplômées de l’enseignement supérieur. Si les femmes constituent la majorité des diplômés universitaires du pays, le marché du travail sanctionne lourdement leur profil. Le taux de chômage des diplômés du supérieur atteint 26,6% au niveau national (en hausse par rapport aux 24,2% du trimestre précédent). Chez les femmes diplômées, ce taux est de 35,6% (contre 32,0% au T1 2026). En comparaison, le chômage des hommes diplômés reste stable à 14,2%. Plus d’une femme diplômée sur trois est aujourd’hui au chômage, affichant un taux de chômage supérieur de 21,4 points à celui de leurs homologues masculins de même niveau d’instruction.

Les chiffres démontrent que les améliorations conjoncturelles du marché de l’emploi profitent quasi exclusivement à la population masculine. Il faut de nouvelles politiques publiques axées sur la levée des freins à l’embauche des femmes, l’adéquation formation-emploi dans les filières tertiaires, et la valorisation des compétences féminines dans les secteurs à forte valeur ajoutée.

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Siphat: dynamique commerciale mais défi persistant de l’endettement

17. August 2026 um 09:07

La Société des industries pharmaceutiques de Tunisie (Siphat) a publié ses indicateurs d’activité pour le deuxième trimestre et le premier semestre 2026.

Le chiffre d’affaires officinal semestriel est passé de 0,563 MDT fin juin 2025 à 1,825 MDT une année plus tard, porté principalement par les formes sèches (1,363 MDT).

Avec 2,676 MDT au premier semestre 2026 contre 2,812 MDT durant la même période 2025, l’activité hospitalière reste le principal contributeur aux revenus. Le ralentissement a concerné les formes sèches (1,419 MDT).

Les exportations se sont élevées à 0,151 MDT. La Siphat a précisé que ces médicaments exportés correspondent à des lots produits en 2025 et enlevés au 2e trimestre 2026 en raison de contraintes logistiques liées au client étranger.

Malgré la reprise opérationnelle, la structure financière de la Siphat demeure sous tension. L’endettement total atteint 164,218 MDT au 30 juin 2026, affichant une augmentation de 22% en rythme annuel. L’essentiel de de cette dette est dû à l’État et aux entreprises publiques (à hauteur de 82%). Face à cette situation, la direction est en train d’élaborer un projet de restructuration globale. Ce plan stratégique a pour vocation d’assainir le passif financier, de rétablir la compétitivité de l’entreprise et de garantir sa pérennité à long terme. Pour rappel, au cours du mois de mai, la société a annoncé la remise en service de sa ligne de production de flacons de solutions liquides, et ce, après plusieurs années d’interruption.

Le redressement du laboratoire est crucial pour l’industrie pharmaceutique nationale et, surtout, pour l’approvisionnement des établissements hospitaliers.

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SFBT: solidité des chiffres au-delà de la conjoncture

17. August 2026 um 08:42

La Société de fabrication des boissons de Tunisie (SFBT) a dévoilé ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026.

Les revenus semestriels ont atteint 379,281 MDT, en hausse de 6% en glissement annuel. Cette évolution est portée par les ventes de produits fabriqués (bières et boissons gazeuses principalement), qui s’élèvent à 346,833 MDT. Les ventes de marchandises revendues en l’état se sont établies à 25,168 MDT.

Les approvisionnements consommés ont totalisé 183,430 MDT. Les charges de sous-traitance ont été optimisées à 26,914 MDT (contre 64,557 MDT un an plus tôt) à la suite de l’évolution du modèle économique de mise en boîtes avec la filiale SEABG.

Grâce à la maîtrise des coûts d’exploitation, qui n’ont augmenté que de 2,3%, à 286,927 MDT, le résultat d’exploitation a gagné 19,5%, à 96,055 MDT.

Par ailleurs, et fidèle à sa vocation de holding agroalimentaire, la SFBT a comptabilisé 106,532 MDT de produits de placement, dont 103,20 MDT de dividendes directs encaissés auprès de ses filiales et participations stratégiques. Cela a permis d’afficher un résultat net de 185,067 MDT fin juin 2026, contre 169,637 MDT à la même date en 2025.

À noter que la société a reçu deux taxations d’office (vérification approfondie 2019 pour 36,026 MDT et vérification 2017 pour 9,335 MDT) qui font l’objet d’expertises judiciaires avec des audiences fixées en octobre 2026, la société ayant souscrit à des échéanciers de paiement du principal pour bénéficier de l’amnistie sur les pénalités. Une vérification approfondie (2021-2024) est actuellement en cours.

La SFBT s’est pourvue en appel contre la décision de première instance du Conseil de la concurrence, datant du mois de mai 2024, lui infligeant une amende de 12,995 MDT (19,985 MDT pour le groupe).

Avec la douane, un accord de conciliation a été conclu pour régler la pénalité sur rapatriement des recettes d’exportation (relatives aux exercices 2000-2024) de 11,517 MDT avec paiements échelonnés réguliers.

Ces éléments ne remettent aucunement en question la qualité des chiffres publiés par la société, qui confirme, encore une fois, sa capacité à améliorer sa profitabilité, quelle que soit la conjoncture économique.

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Le cercle vicieux du déficit énergétique est à briser

14. August 2026 um 08:23

Le déficit énergétique en Tunisie a atteint un niveau critique et son coût exorbitant hypothèque effectivement les finances du pays. La facture des sept premiers mois de 2026 montre un trou de 7 946 MDT, soit environ 4,3x le déficit de juillet 2016. Ce seul poste représente 53% du déficit commercial total du pays. Derrière, il y le coût des subventions énergétiques qui devrait être à des sommets.

Cette énorme facture énergétique, couplée à la dégradation des services de base, crée un cercle vicieux. L’État, contraint de financer les subventions énergétiques pour ne pas aggraver le problème de l’inflation, manque de moyens pour investir dans des secteurs clés comme l’éducation, la santé ou les infrastructures. Ses ressources propres ne suffisent pas pour couvrir les besoins grandissants sur ces services.

Il faut impérativement accélérer la transition énergétique. À moyen terme, le gouvernement a fixé l’objectif de 35% d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici à 2030, et 80% d’ici à 2050. S’il faut accorder de nouveaux avantages financiers et fiscaux aux investisseurs privés, il est temps de le faire, car le statu quo coûte encore plus cher. Les changements climatiques s’intensifient chaque année et la consommation de l’électricité va encore grimper. Même si les prix de l’énergie baissent, il y aura un effet volume capable d’absorber tout gain possible.

La question des subventions, délicate sur tous les fronts, est centrale. D’un côté, elles protègent les plus vulnérables; de l’autre, leur poids est devenu insoutenable. Une réduction brutale risquerait de provoquer une flambée des prix. Le gouvernement est en permanence à la recherche d’un équilibre entre soutien social et rigueur budgétaire. Peut-être qu’il est temps de réviser le système, même partiellement, et d’orienter l’argent épargné vers les secteurs qui touchent aussi les citoyens, essentiellement la santé. Nos ressources sont limitées et sans des arbitrages courageux, aucun service public ne pourra s’améliorer rapidement.

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