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16% des Koweïtiens déchus de leur nationalité !

08. Juni 2026 um 08:30

Depuis mai 2024, le Koweït mène une campagne de déchéance de la nationalité qui concerne principalement des femmes mariées à des Koweïtiens et plus généralement des personnes naturalisées de longue date. La tendance n’a fait que s’accélérer depuis le début de la guerre d’Iran et un climat de suspicion s’abat actuellement sur tous les pays du Golfe à tel point que les observateurs craignent pour la cohésion sociale de ces pays. Seul le Sultanat d’Oman semble tirer son épingle du jeu. (Photo : Des responsables koweïtiens inspectent les dégâts à l’intérieur d’un terminal de l’aéroport international de Koweït, à la suite d’une attaque de drones et de missiles, à Koweït City, le 3 juin 2026, attribuée aux groupes chiites irakiens).

Imed Bahri

Selon The Economist, les Koweïtiens redoutent désormais le jeudi, jour où l’émir Mechaal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah publie la liste des citoyens déchus de leur nationalité.

Selon les organisations de défense des droits humains, près de 70 000 personnes, ainsi que leurs familles –soit environ 16% de la population koweïtienne– se sont vus retirer leur citoyenneté depuis mai 2024.

La perte de leur citoyenneté les prive d’accès à des emplois dans la fonction publique, aux soins de santé gratuits, au droit de posséder un logement et au droit de gérer une entreprise. Les Koweïtiens témoignent que l’oppression est devenue si intense que certains se sont même suicidés.

Le magazine britannique souligne que le Koweït n’est pas un cas isolé. Les États du Golfe sont confrontés à une situation stratégique précaire : l’Iran et ses milices en Irak leur lancent des missiles, le contrôle du détroit d’Ormuz par Téhéran entrave les exportations de pétrole et de gaz, tandis que la protection américaine semble de moins en moins fiable. Le modèle du Golfe lui-même paraît également menacé par la guerre.

Au prétexte de la guerre, certains pays ont imposé des mesures d’urgence s’apparentant à la loi martiale. Des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur nationalité ou ont été expulsées. Plus de 1 000 personnes ont été arrêtées dont des expatriés aux Émirats arabes unis accusés d’avoir filmé des attaques de missiles.

Cheikh Meshaal parle d’«assainissement national»

En avril, le Koweït a durci ses critères d’obtention de la nationalité. Cheikh Meshaal a qualifié cette mesure d’«assainissement national».

The Economist rapporte que les États du Golfe ont traité leurs populations chiites comme une cinquième colonne. Les Émirats, qui accueillent des centaines de milliers d’Iraniens, ont fermé leurs hôpitaux, leurs écoles et leurs clubs aux résidents iraniens qui ont également été interdits de retour.

«Nous avons un besoin urgent de main-d’œuvre, compte tenu de l’exode des étrangers pendant la guerre», déclare un membre de la famille princière koweïtienne.  Un responsable de la sécurité, mécontent, déclare plus crûment : «C’est comme si un cancer s’était propagé au Koweït, nous sommes tous suspects»

Avant même la guerre, cheikh Meshaal avait déjà abandonné le statut de démocratie exceptionnelle du Koweït parmi les États autoritaires du Golfe. En mai 2024, le Parlement élu, dont l’existence remonte à 1938, a été suspendu. Depuis, le gouvernement gouverne par décrets. De plus, son emprise s’est considérablement renforcée depuis le début du conflit. Les émissions de débat télévisé ont été interdites et les diwaniyas, les forums de discussion traditionnels du Koweït, ont été fermées. Les restrictions imposées aux médias s’étendent même aux groupes WhatsApp de trois personnes ou plus. Les élections municipales ont été annulées. «Nous sommes devenus une dictature», déplore un universitaire.

Pays riches, peu peuplés avec un faible taux de natalité

    Le magazine britannique rapporte que certains analystes de la sécurité du Golfe craignent que cette purge ne déstabilise les petits États de la région. Il s’agit de pays riches, peu peuplés et affichant un faible taux de natalité, dominés par leurs voisins plus puissants : l’Iran, l’Irak et l’Arabie saoudite. Parmi les personnes déchues de leur nationalité figurent des femmes étrangères mariées à des Koweïtiens, des dirigeants de compagnies pétrolières, des banquiers et l’ambassadeur du Koweït au Royaume-Uni.

    Les critères de révocation de la citoyenneté, en constante évolution, suscitent de vives inquiétudes. «Pourquoi devrais-je sacrifier ma vie pour un pays qui ne fait que m’aliéner ?», s’est interrogé un militant de la société civile apatride. Un général à la retraite, qui avait mobilisé les Koweïtiens contre l’invasion irakienne de 1991, a acquiescé : «Je ne suis pas sûr que tout le monde se battrait pour le pays aujourd’hui».

    Les chiites sommés de prouver leur loyauté

    The Economist rapporte que les pressions exercées depuis longtemps sur les chiites et les résidents iraniens ont ravivé des tensions sectaires qui s’étaient apaisées. Les Émirats arabes unis ont fermé des mosquées chiites et arrêté des dizaines de chiites, dont au moins deux responsables, accusés d’appartenir à un groupe terroriste chiite.

    Nombreux sont les chiites qui tentent de prouver leur loyauté en remplaçant leurs profils sur les réseaux sociaux par des photos de leurs dirigeants et en abandonnant les imposantes bagues en argent qui symbolisent leur allégeance. Mais en vain. Un officier koweïtien de haut rang affirme que des centaines de chiites ont été rétrogradés au sein des services de sécurité.

    À ces pressions exercées par les dirigeants contre les chiites dans leur propre pays s’ajoute l’attrait croissant d’un Iran de plus en plus affirmé. La communauté chiite de Bahreïn a organisé des cérémonies de deuil en hommage à l’ayatollah Ali Khamenei, ancien guide suprême iranien. Les musulmans chiites traditionnels, partisans de la séparation de la religion et de la politique, déplorent l’influence prépondérante des militants pro-iraniens.

    Oman demeure une exception parmi les États du Golfe, cherchant à coopérer avec l’Iran et à renforcer ses relations avec ce pays. Il aspire également à se joindre à l’Iran pour imposer des droits de douane aux navires transitant par le détroit d’Ormuz. Oman est le seul État du Golfe à proposer des vols quotidiens vers l’Iran.

    L’ère de Dubaï est révolue au profit de celle de Mascate

    Son ministre des Affaires étrangères Badr al-Boussaïdi a été également le seul parmi ses collègues du Golfe à signer le registre de condoléances ouvert par l’ambassade d’Iran après le décès de Khamenei. Oman espère tirer profit de sa position, étant l’un des deux seuls États du Golfe à ne pas dépendre entièrement du détroit et remplacer les Émirats arabes unis comme principale porte d’entrée commerciale de la région. L’afflux d’expatriés, notamment iraniens, renforce son attrait. Bien que son système politique demeure autoritaire, contrairement à d’autres régimes, il évite les politiques identitaires.

    La bourse omanaise a surperformé le marché régional l’an dernier. Un négociant iranien en café, qui a récemment transféré son siège régional à Mascate, la capitale, a déclaré : «L’ère de Dubaï est révolue. Désormais, c’est Oman qui est leader».

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    Face aux tensions, Tunis s’aligne complétement avec le Golfe

    18. März 2026 um 08:41

    Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a reçu mardi 17 mars 2026, au siège du ministère, les ambassadeurs des pays membres du Conseil de coopération du Golfe accrédités en Tunisie.

    Cette rencontre, qui a réuni les représentants de l’Arabie saoudite, du Koweït, du Qatar, de Bahreïn, du Oman et des Émirats arabes unis, a permis de réaffirmer les liens d’amitié, de coopération et de partenariat entre la Tunisie et les États du Golfe.

    Développements récents dans la région

    Selon un communiqué du ministère, les discussions ont également porté sur les développements récents dans la région du Golfe et au Moyen-Orient, dans un contexte marqué par des tensions croissantes et des risques pesant sur la sécurité et la stabilité, tant au niveau régional qu’international.

    Lire aussi : Doha : L’ambassade de Tunisie suspend temporairement ses services consulaires

    À cette occasion, le chef de la diplomatie tunisienne a réitéré l’attachement de la Tunisie aux principes du droit international, rejetant fermement toute forme d’agression visant des États frères ou portant atteinte à leur intégrité territoriale. Il a également exprimé la solidarité totale de la Tunisie avec ces pays, tout en saluant leur engagement en faveur de la protection de la communauté tunisienne résidant sur leurs territoires.

    Reconnaissance pour les positions de la Tunisie

    De leur côté, les ambassadeurs des pays du Golfe ont exprimé leur reconnaissance pour les positions de la Tunisie, tout en soulignant leur volonté de poursuivre la concertation et la coordination afin de faire face aux menaces pesant sur la sécurité et la stabilité de la région.

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    Tunisiens dans le Golfe : Le ministère des Affaires étrangères diffuse les contacts consulaires

    04. März 2026 um 08:23

    Le Ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens de l’étranger a appelé les membres de la communauté tunisienne établis dans les pays du Golfe et du Moyen-Orient à redoubler de vigilance et à respecter scrupuleusement les consignes émises par les autorités locales de leurs pays de résidence.

    Dans un communiqué publié mardi soir, le département a invité les Tunisiens concernés à prendre contact, en cas de besoin, avec les différentes missions diplomatiques et consulaires via courriel ou WhatsApp. Voici la liste actualisée des coordonnées mises à leur disposition :

    Les numéros de contact des missions diplomatiques et consulaires dans les pays du Golfe et du Moyen-Orient

    Arabie saoudite

    Ambassade de Tunisie à Riyad : 

    • +966 53 325 3078 ; 
    • +966 11 488 7900 ; 
    • courriel : at.riyadh@diplomatie.gov.tn

    Consulat général de Tunisie à Djeddah : 

    • +966 56 505 7206 ;  
    • +966 57 346 4016 ; 
    • courriel : cgt.jeddah@diplomatie.gov.tn

    Émirats arabes unis

    Ambassade de Tunisie à Abou Dhabi :

    • +971 55 646 880 ;
    • +971 55 182 5836; 
    • +971 55 185 1264

    Al Aïn et Al Dhafra : 

    • +971 1558161225 ; 
    • +971 1555291650
    • courriel : EmbassyTunisian@gmail.com

    Consulat général de Tunisie à Dubaï :

    • Numéro WhatsApp : 0097142617070 
    • courriel : Tunisiaconsulate@gmail.com

    Qatar

    Ambassade de Tunisie à Doha : Numéros de téléphone fixe (Jours ouvrables) :

    • +9744162225 ; 
    • +97444512630 
    • WhatsApp : +97433200525 
    • Courriel : at.doha@diplomatie.gov.tn

    Jordanie

    Ambassade de Tunisie à Amman : +962797391012 (WhatsApp)

    • Courriel : at.amman@diplomatie.gov.tn

    Bahreïn

    Ambassade de Tunisie à Manama

    • (WhatsApp) : +97317715702
    • Numéro de l’ambassade : 0097317715702
    • Numéro d’urgence : 0097335558130
    • Courriel : at.manama@diplomatie.gov.tn

    Sultanat d’Oman

    Ambassade de Tunisie à Mascate : 

    • Numéro WhatsApp : 0096893802700
    • Courriel : Embassy.tunisia.mct@gmail.com

    Iran

    Ambassade de Tunisie à Téhéran : 

    • Téléphone fixe : 00982188078244 // 00982188078243
    • WhatsApp : 00989121308832 // 00989925784249
    • Courriel : at.teheran@diplomatie.gov.tn

    Liban

    Ambassade de Tunisie à Beyrouth

    • Téléphone fixe : +9615457431 // +9615457430
    • WhatsApp : +96181369290
    • Courriel : ambassadetunisieliban@gmail.com

    Syrie

    Ambassade de Tunisie à Damas

    • +963116132701
    • Courriel : at.damas@diplomatie.gov.tn

    Irak

    Ambassade de Tunisie à Bagdad

    • +964 773 040 2939
    • Courriel : At.baghdad@diplomatie.gov.tn

    Koweït

    Ambassade de Tunisie au Koweït

    • Téléphone fixe : +965 22527608 // +965 22527401 // +965 22526261 // +965 22542144
    • Numéro WhatsApp : 0096569334210
    • Courriel : at.koweit@diplomatie.gov.tn

    Le ministère rappelle que ces coordonnées sont mises à disposition pour toute situation nécessitant assistance, orientation ou information consulaire.

    Lire aussi :

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    Le Golfe en flammes : L’Iran intensifie ses frappes contre le Qatar et Dubaï

    01. März 2026 um 09:18

    La situation dans le Golfe persique est restée extrêmement tendue dimanche 1ᵉʳ mars 2026, avec de nouvelles explosions entendues à Dubaï, Doha et Manama, résultant d’une seconde journée d’attaques attribuées à l’Iran en riposte aux frappes américano-israéliennes contre des positions iraniennes dans les jours précédents.

    Selon des journalistes d’AFP, des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs villes du Golfe, notamment à Dubaï aux Émirats arabes unis et à Doha au Qatar, où de colonnes de fumée ont été observées à l’horizon. Ces explosions interviennent après une première vague de missiles et de drones iraniens qui ont frappé samedi des infrastructures civiles et militaires dans plusieurs États du Golfe, y compris à Abu Dhabi.

    Les attaques ont touché des points stratégiques

    Dans les Émirats arabes unis, les attaques ont touché des points stratégiques comme l’aéroport international de Dubaï et des zones résidentielles proches de Palm Jumeirah, provoquant des blessures et des perturbations importantes du trafic aérien et terrestre.

    Au Qatar, les autorités ont déclaré que la plupart des missiles iraniens visant le pays avaient été interceptés, mais certains fragments ont causé des dégâts matériels et des blessés à Doha, y compris autour de la base aérienne d’Al-Udeid, qui accueille des forces américaines et alliées.

    Lire aussi : Ali Khamenei est mort : L’Iran confirme, le Moyen-Orient s’inquiète

    Dans la capitale bahreïnie de Manama, de nouvelles explosions ont également été entendues dimanche matin après les attaques de la veille, alimentant les craintes d’un élargissement du conflit à l’ensemble de la région du Golfe.

    Par contraste, le Sultanat d’Oman n’a pas été directement visé par ces attaques, et Muscat semble pour l’heure épargné par les frappes, bien que l’augmentation générale de la tension pèse sur l’ensemble des États riverains du Golfe.

    Série de frappes menées par les États-Unis et Israël

    La riposte iranienne fait suite à une série de frappes menées par les États-Unis et Israël contre des installations en Iran, un cycle de violence qui a culminé ces derniers jours et mis en lumière les risques d’une escalade régionale majeure.

    Face à ces événements, plusieurs pays du Golfe ont fermé ou restreint leur espace aérien par précaution, affectant les vols commerciaux de Qatar Airways, Emirates et d’autres compagnies régionales, tandis que les autorités appellent à la vigilance sans céder à la panique.

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