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Les transferts des Tunisiens à l’étranger frôlent les 3 milliards de dinars à fin avril

08. Mai 2026 um 19:33

Les revenus du travail des Tunisiens ont poursuivi leur progression au cours des premiers mois de 2026. Selon les derniers indicateurs monétaires et financiers publiés vendredi par Banque centrale de Tunisie, les transferts cumulés ont atteint 2,9 milliards de dinars à fin avril, enregistrant une hausse de 5,2% par rapport à la même période de 2025. Les recettes touristiques et les réserves en devises affichent également une évolution positive, dans un contexte marqué par une baisse du refinancement bancaire.

Les données de la Banque centrale de Tunisie montrent que les recettes touristiques ont atteint 2 milliards de dinars durant les quatre premiers mois de l’année, contre 1,9 milliard de dinars un an auparavant, soit une progression de 4%.

Réserves en devises en hausse

Cette dynamique a contribué à l’amélioration des avoirs nets en devises, qui ont progressé de 10% sur un an. Au 7 mai 2026, les réserves dépassaient 25,1 milliards de dinars, correspondant à 103 jours d’importation, contre 22,8 milliards de dinars et 99 jours d’importation à la même période de 2025.

Dans le même temps, les services cumulés de la dette extérieure se sont établis à 2,5 milliards de dinars durant les quatre premiers mois de l’année.

Les billets et monnaies en circulation ont, eux aussi, poursuivi leur augmentation. Leur volume a dépassé 28,1 milliards de dinars au 7 mai 2026, en hausse de 18,8% sur un an.

Recul du refinancement bancaire

Les transactions interbancaires affichent également une nette progression. Leur montant global est passé de 3,1 milliards de dinars au 7 mai 2025 à près de 4 milliards de dinars actuellement, soit une hausse de 28%.

À l’inverse, le volume global du refinancement a enregistré une baisse sensible. Début mai 2026, il s’établissait à 11,2 milliards de dinars, contre 13,7 milliards de dinars une année auparavant, soit un recul de 18%.

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TUNPAY : Moez Hadidane donne plus de détails

07. Mai 2026 um 18:59

La Banque centrale de Tunisie (BCT) franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de numérisation des paiements. Dans une note adressée aux banques, à l’Office national de la poste et aux établissements de paiement, l’institution a annoncé le lancement du label national unifié « TUNPAY », destiné à renforcer l’usage du paiement mobile à travers le pays.

Cette nouvelle identité visuelle, développée en coordination avecMonétique Tunisie vise à rendre les services de paiement électronique plus facilement identifiables par les citoyens et les commerçants. L’objectif affiché est double : instaurer davantage de confiance autour des paiements numériques et accélérer leur adoption à grande échelle.

Développer le paiement mobile en Tunisie

Le service s’inscrit dans la continuité des efforts engagés depuis plusieurs années pour développer le paiement mobile en Tunisie. Déjà accessible via plusieurs banques et établissements financiers, ce système permet d’effectuer des transferts d’argent, de payer des factures ou encore de régler des achats directement depuis un smartphone, sans avoir recours à l’argent liquide.

Avec TUNPAY, la BCT cherche désormais à unifier cet écosystème sous une même bannière afin de simplifier l’expérience utilisateur et de rendre les points d’acceptation plus visibles dans les commerces et les services du quotidien.

Intervenant sur les ondes D’Express FM, l’analyste financier Moez Hadidane a expliqué que cette initiative répond principalement à une volonté de promouvoir les portefeuilles électroniques et de réduire progressivement la circulation du cash dans l’économie tunisienne.

Lire aussi : Paiement mobile : La BCT lance le label “TUNPAY” pour unifier l’écosystème

Selon lui, le système offre également des avantages pratiques aux commerçants. Ces derniers peuvent intégrer le paiement électronique de manière relativement simple grâce à un QR Code fourni par un établissement de paiement et lié à leur téléphone mobile. Le client peut ensuite effectuer son règlement directement via son smartphone, sans installation d’équipements coûteux ou complexes.

Favoriser l’inclusion financière

Au-delà de l’aspect technologique, les autorités espèrent surtout favoriser l’inclusion financière, notamment pour les personnes peu bancarisées, tout en modernisant les habitudes de paiement dans un contexte où les transactions en espèces restent largement dominantes en Tunisie.

Dans son communiqué, la BCT estime que la généralisation du label TUNPAY constitue un levier essentiel pour structurer davantage le paiement mobile et soutenir le développement des services financiers numériques à l’échelle nationale.

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La BCT presse les banques de mieux financer les PME et l’économie réelle

06. Mai 2026 um 20:06

La Banque centrale de Tunisie veut pousser les banques à s’impliquer davantage dans le financement de l’économie réelle, rapporte l’agence TAP. Son gouverneur, Fethi Zouhair Nouri, a annoncé, mercredi, la création d’un groupe de travail chargé de proposer, dans un délai d’un mois, une feuille de route opérationnelle.

Placée sous l’égide du Conseil bancaire et financier, cette structure devra définir des engagements concrets du secteur bancaire pour renforcer le financement de l’économie, soutenir les petites et moyennes entreprises et accompagner l’investissement productif.

Des engagements attendus des banques

L’annonce a été faite lors d’une réunion avec les premiers responsables des banques, consacrée au rôle du secteur bancaire dans le financement de l’économie nationale.

Fethi Zouhair Nouri a rappelé que les banques doivent continuer à préserver leur solidité financière, mais aussi contribuer davantage au financement des entreprises, des PME et des secteurs capables de créer de l’emploi.

Il a appelé le secteur bancaire à un repositionnement stratégique, dans un contexte encore marqué par l’incertitude.

« Le secteur bancaire tunisien doit passer de la prudence à l’engagement, et de la résilience à la croissance », a-t-il déclaré.

Transformer l’épargne en investissement

Le gouverneur de la BCT a également insisté sur la nécessité de renforcer la confiance entre les banques, les citoyens et les entreprises, à travers une meilleure qualité de service, plus de transparence tarifaire, des procédures simplifiées et un accompagnement plus efficace des clients.

Selon lui, le principal défi consiste désormais à transformer l’épargne en investissement productif au service de la croissance.

La Banque centrale a réaffirmé sa disposition à accompagner cette dynamique, notamment à travers le développement des paiements numériques, l’innovation financière et une meilleure transmission des conditions monétaires vers l’économie réelle.

Elle assurera, en coordination avec les banques, le suivi des principaux projets évoqués lors de cette réunion.

Lire aussi:

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Paiement mobile : La BCT lance le label “TUNPAY” pour unifier l’écosystème

06. Mai 2026 um 11:40

La Banque Centrale de Tunisie a annoncé l’instauration d’un label national unique baptisé « TUNPAY », en coordination avec la Société Monétique Tunisie. Cette initiative vise à structurer et renforcer l’écosystème du paiement mobile en Tunisie, en misant sur une identité visuelle commune et une meilleure lisibilité pour les usagers.

Selon une note adressée aux banques, à La Poste Tunisienne et aux établissements de paiement, le label « TUNPAY » a vocation à devenir un repère national. Il permettra aux utilisateurs d’identifier facilement les points d’acceptation du paiement mobile, qu’il s’agisse de commerçants, d’agences ou d’agents.

Accélérer l’adoption du paiement digital

Les émetteurs de portefeuilles mobiles — banques, Poste et établissements spécialisés — sont appelés à adopter « TUNPAY » comme identité visuelle nationale. Il devra être intégré à l’ensemble de leurs supports digitaux ainsi qu’aux points d’acceptation sur le terrain. A travers cette démarche, l’institut d’émission ambitionne de stimuler l’usage du paiement mobile à grande échelle.

A ce titre, le paysage des paiements en Tunisie a connu un basculement majeur en 2025. Selon les données de la Banque centrale de Tunisie, l’usage du téléphone mobile pour régler des transactions a bondi. Les paiements via téléphone mobile ont progressé de 81% en nombre d’opérations sur l’ensemble de l’année 2025, atteignant 8,4 millions de transactions pour une valeur globale de 1769 millions de dinars.

Cependant, contrairement aux pays où les paiements sans contact dominent, le paiement mobile en Tunisie repose toujours sur un système plus rudimentaire, basé sur des transactions validées par codes de confirmation SMS via Tunisie Monétique.

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La BCT lance une version actualisée du billet de 5 dinars

11. April 2026 um 08:41

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé, vendredi 10 avril 2026, la mise en circulation immédiate d’un nouveau billet de cinq dinars (type 2022). Cette nouvelle émission ne bouleverse pas l’apparence générale de la coupure : elle conserve les mêmes motifs, les mêmes caractéristiques techniques et les mêmes éléments de sécurité que le billet déjà en usage. Les changements portent essentiellement sur la date d’émission et les signatures officielles.

Une actualisation discrète du billet

Selon la note adressée aux banques et à l’Office national des postes, la première modification concerne la date d’émission, désormais fixée au 25-07-2025, en remplacement du 20-03-2022, avec une impression en caractères plus visibles.

Le second changement touche aux signatures figurant sur le billet, qui deviennent celles du gouverneur de la BCT, Fethi Zouhaier Nouri, et du vice-gouverneur, Mourad Abdessalem.

Aucun retrait des anciens billets

La BCT insiste sur un point essentiel : les anciens billets de cinq dinars restent parfaitement valables.

Le nouveau billet circulera concurremment avec les autres billets de même dénomination et de même type déjà en circulation, tout en conservant son cours légal et son pouvoir libératoire. Aucun retrait immédiat des anciennes coupures n’est donc prévu.

Une opération classique de gestion fiduciaire

Cette émission s’inscrit dans les opérations régulières de la Banque centrale visant à renouveler les stocks fiduciaires et maintenir la qualité de la monnaie en circulation, sans modification des systèmes anti-contrefaçon.

En clair, pour le grand public, rien ne change dans l’usage quotidien du billet, si ce n’est une date plus récente et de nouvelles signatures officielles.

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Tunisie : Vers une refonte législative majeure du rôle de la BCT ?

09. April 2026 um 10:19

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a tenu, mercredi, une séance consacrée à l’examen d’une version amendée de deux propositions de loi visant à modifier la loi de 2016 encadrant le statut de la Banque centrale de Tunisie. Cette audition a permis aux initiateurs du texte de détailler une réforme présentée comme une réponse à un contexte économique particulièrement contraint.

Les auteurs de la proposition ont dressé un diagnostic marqué par l’aggravation des déséquilibres macroéconomiques. Ils évoquent notamment la hausse des besoins de financement, l’augmentation du coût de l’endettement extérieur et la persistance du déficit de la balance des paiements. À cela s’ajoute, selon eux, une marge de manœuvre réduite des politiques économiques classiques.

Un manque de coordination entre politique monétaire et politique économique

Ils estiment par ailleurs que l’application de la loi actuelle a révélé plusieurs limites, dont un manque de coordination entre politique monétaire et politique économique globale, ainsi qu’une difficulté à mobiliser des ressources internes à des conditions soutenables.

Le projet de réforme propose ainsi de redéfinir le rôle de la Banque centrale en élargissant ses missions. Outre la stabilité des prix, l’institution serait appelée à soutenir la politique économique de l’État, notamment en matière de croissance et d’emploi, tout en veillant à la stabilité du système financier et du taux de change.

Parmi les mesures phares figure le renforcement de la coordination entre politique monétaire et politique budgétaire afin de réduire le coût de financement du budget et contenir l’endettement. Le texte prévoit également le développement des instruments d’intervention de la Banque centrale, notamment via l’utilisation des titres publics pour refinancer les banques.

Acquérir une partie de la dette publique

Une disposition particulièrement sensible concerne la possibilité pour la Banque centrale d’acquérir une partie de la dette publique. L’objectif affiché est de faire baisser les taux d’intérêt, actuellement situés entre 9 % et 10 %, à des niveaux proches de 1 %, afin d’alléger la charge sur les finances publiques.

Le projet inclut aussi un renforcement du rôle de supervision macroprudentielle de la Banque centrale, avec un meilleur accès aux données nécessaires à la stabilité financière, tout en respectant la législation sur la protection des données. Il propose également de mieux encadrer juridiquement les modalités de financement du Trésor, à travers des seuils stricts et des limites temporelles.

Lire aussi : Tunisie : La BCT réduit son taux directeur à 7%

Sur le plan institutionnel, les initiateurs du texte suggèrent un encadrement plus rigoureux du recours à l’endettement extérieur, avec un rôle accru du Parlement et une clarification des responsabilités. Ils proposent aussi de revoir les conditions de nomination et de révocation du gouverneur afin de renforcer la gouvernance.

Des mesures exceptionnelles sont également envisagées, notamment la régularisation de certaines obligations d’État utilisées comme garanties, la création d’une ligne de financement d’urgence pour les entreprises travaillant avec l’État, ainsi que le soutien au financement de la recherche scientifique.

Les besoins de financement pour 2026

Les données avancées lors des débats illustrent l’ampleur des défis : les besoins de financement pour 2026 sont estimés à 27 milliards de dinars, tandis que le service de la dette a fortement augmenté depuis 2011 pour dépasser 23 milliards de dinars aujourd’hui. Le taux d’endettement avoisine, quant à lui, les 80 % du PIB.

Les promoteurs de la réforme ont également défendu les résultats des mécanismes de financement direct adoptés récemment, affirmant qu’ils ont contribué à la stabilisation du dinar et à la baisse de l’inflation, tout en reconnaissant leur caractère temporaire.

Face à ces propositions, plusieurs députés ont exprimé des réserves. Certains ont souligné que la crise actuelle dépasse les seules questions de financement et renvoie à des faiblesses structurelles du modèle économique. D’autres ont mis en garde contre un risque de dérive inflationniste si la Banque centrale venait à financer indirectement le déficit budgétaire.

Préserver l’indépendance de la BCT

La question de l’indépendance de la Banque centrale a également été au cœur des préoccupations. Plusieurs intervenants ont insisté sur la nécessité préserver ce principe, considéré comme essentiel pour maintenir la crédibilité de la politique monétaire.

Lire aussi : L’inflation repart légèrement à la hausse en Tunisie

Les échanges ont aussi porté sur les risques liés à une augmentation de la masse monétaire, à la pression sur les réserves en devises et à la concurrence entre l’État et le secteur privé pour l’accès au financement.

En réponse, les initiateurs ont assuré que leur démarche vise avant tout à améliorer la coordination des politiques économiques, sans remettre en cause l’indépendance de la Banque centrale. Ils ont insisté sur le fait que les mesures proposées reposent principalement sur une meilleure gestion de la dette plutôt que sur une création monétaire excessive.

Au terme de la séance, la Commission a qualifié ce projet de réforme de moment clé pour repenser le cadre monétaire et financier du pays. Elle a décidé de solliciter l’avis de la Banque centrale de Tunisie, ainsi que celui du Conseil de la concurrence, via le ministère du Commerce, afin d’évaluer la cohérence et les impacts du dispositif proposé.

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Importations non prioritaires : La CONECT redoute un choc sur les PME, l’emploi et la santé

01. April 2026 um 14:36

La nouvelle circulaire de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur le financement des importations de produits dits « non prioritaires » suscite une vive inquiétude dans le monde des affaires. La Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) a mis en garde mercredi contre des conséquences potentiellement lourdes pour les PME, les chaînes d’approvisionnement et même la santé publique, appelant à un dialogue urgent avec les autorités.

Autofinancement à 100% : les PME en première ligne

Au cœur de la controverse, la circulaire n°2026-04 publiée le 26 mars impose aux importateurs de mobiliser 100% de la valeur de leurs achats sur fonds propres, sans possibilité de concours bancaire. La CONECT estime que cette exigence risque d’exclure de facto les petites et moyennes entreprises, qui représentent plus de 97% du tissu économique tunisien, contrairement aux grands groupes mieux armés financièrement.

Selon l’organisation patronale, cette contrainte pourrait accélérer la concentration du marché entre quelques acteurs dominants, au détriment d’une concurrence saine et de l’égalité des chances entre entreprises.

Santé publique et industrie : des effets collatéraux redoutés

La CONECT s’inquiète également de la présence, sur la liste des produits concernés, de certains articles à usage dermatologique et paramédical, parfois indispensables à des patients fragiles, y compris atteints de cancer. Leur raréfaction ou leur renchérissement pourrait, selon elle, créer un risque sanitaire direct pour les populations vulnérables.

Autre alerte : plusieurs intrants industriels, comme les emballages, abrasifs, matériaux de construction ou tensioactifs utilisés dans l’hygiène, figurent aussi parmi les produits visés. Pour la CONECT, la fragilisation des petits importateurs-distributeurs pourrait désorganiser tout un maillon logistique et pénaliser la production nationale ainsi que les exportations.

Emploi, contrebande et bureaucratie : le triple risque

L’organisation patronale avertit qu’un ralentissement de l’activité dans le commerce, la logistique et les services se traduirait mécaniquement par des suppressions d’emplois, touchant en priorité les jeunes et les travailleurs précaires.

Elle redoute aussi que la raréfaction de l’offre légale alimente les circuits parallèles et la contrebande, avec à la clé des pertes de recettes fiscales et douanières. À cela s’ajoute le risque d’un goulot d’étranglement administratif, en raison de la vérification stricte des codes douaniers et de l’exigence de fiches techniques ministérielles pour certaines dérogations.

Tout en reconnaissant la nécessité de préserver les réserves en devises, la CONECT plaide pour une approche plus graduelle et incitative, articulée autour du soutien aux exportations, de la production locale et d’une meilleure cohérence avec la future réforme du Code des changes.

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La BCT temporise et maintient son taux directeur à 7% malgré un regain des tensions inflationnistes

31. März 2026 um 08:59

Face à une inflation repartie légèrement à la hausse en février et à des risques externes liés à la flambée des prix de l’énergie, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a choisi de laisser son taux directeur inchangé à 7%, tout en réaffirmant sa vigilance.

La BCT a opté pour le statu quo monétaire. Réuni lundi, le Conseil d’administration de l’institution a décidé de maintenir son taux directeur à 7%, privilégiant une posture de prudence alors que le processus de désinflation marque un léger essoufflement.

Dans son communiqué, la BCT insiste sur sa disponibilité à mobiliser ses instruments si les tensions sur les prix venaient à s’accentuer, avec pour objectif de préserver la trajectoire baissière de l’inflation.

Inflation : un coup d’arrêt au reflux des prix

Après plusieurs mois de ralentissement, la désinflation a observé une pause en février 2026. Le taux d’inflation est remonté à 5%, contre 4,8 % en janvier, sous l’effet d’une nouvelle poussée des produits alimentaires frais. Ceux-ci ont progressé à un rythme annuel de 11,4%, contre 10,3% un mois plus tôt, confirmant la persistance de fortes tensions sur les prix agricoles.

En parallèle, les produits à prix administrés sont restés globalement stables, avec une inflation limitée à 0,8%, portée par le maintien du gel sur plusieurs produits stratégiques. L’inflation sous-jacente, indicateur particulièrement surveillé par la Banque centrale, a quant à elle légèrement reculé à 4,8%, contre 4,9% précédemment, signe d’une modération partielle hors éléments volatils.

Les équilibres extérieurs offrent un répit

Sur le front extérieur, les indicateurs continuent d’envoyer des signaux plus rassurants. Le déficit courant s’est nettement contracté pour revenir à 309 millions de dinars, soit 0,2% du PIB, contre 1,388 milliard de dinars un an plus tôt.

Cette amélioration s’explique notamment par la réduction du déficit commercial, allégé de 733 millions de dinars sur un an, pour s’établir autour de 2,8 milliards de dinars à fin février. La bonne tenue des recettes touristiques ainsi que la progression soutenue des transferts des Tunisiens à l’étranger ont également contribué à renforcer les comptes extérieurs.

Même tendance du côté des réserves en devises, qui se sont consolidées à 25,1 milliards de dinars, représentant 106 jours d’importation, contre 23 milliards et 101 jours un an auparavant.

Le Moyen-Orient et l’énergie, nouveaux foyers d’inquiétude

Si la situation intérieure semble relativement maîtrisée, la BCT pointe une montée des risques importés. La guerre au Moyen-Orient, accompagnée d’une flambée des prix de l’énergie et des engrais, ravive les pressions inflationnistes à l’échelle mondiale.

Les cours des matières premières et des principaux produits de base ont fortement rebondi en mars après plusieurs mois d’accalmie. Pour l’institution monétaire, la persistance de cette crise énergétique pourrait rapidement se diffuser aux coûts de production puis aux prix à la consommation.

La Banque centrale estime ainsi que la durée et l’intensité des tensions géopolitiques régionales seront déterminantes pour la trajectoire future de l’inflation en Tunisie, mais aussi pour les prochains arbitrages de politique monétaire.

En maintenant son taux à 7%, la BCT envoie donc un double message : ne pas freiner la stabilisation économique en cours, tout en gardant la main prête à agir si le choc externe se propage davantage aux prix domestiques.

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Tunisie : Le TMM glisse à 6,99 % en février, la détente se confirme

28. Februar 2026 um 09:20

Le taux moyen du marché monétaire (TMM) poursuit son repli et s’établit à 6,99 % en février 2026, contre 7,08 % en janvier. Les données publiées par la Banque Centrale de Tunisie (BCT) confirment ainsi la poursuite de la détente amorcée depuis plusieurs mois. Ce mouvement s’inscrit dans un contexte de stabilisation monétaire et de maîtrise progressive des tensions inflationnistes.

Une décrue graduelle depuis le pic de 2023

Le TMM avait culminé à 8,05% en mars 2023, point haut d’un cycle de resserrement monétaire. Il est ensuite redescendu à 8% entre mai et septembre 2023, avant de s’établir à 7,99% au quatrième trimestre de la même année.

Durant l’année 2024, le taux a évolué dans une fourchette relativement stable, oscillant entre 7,96% et 7,99%. La tendance baissière s’est ensuite réaffirmée au début de 2025 : 7,5% entre avril et août, puis 7,49% de septembre à décembre.

La barre des 7% est désormais franchie, marquant un nouveau palier dans l’assouplissement progressif des conditions monétaires.

Un taux directeur maintenu inchangé

Lors de sa réunion du 11 février 2026, le Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie a décidé de maintenir le taux directeur à 7,00%.

L’institution a réaffirmé sa priorité : consolider le processus de désinflation afin de ramener l’inflation vers sa moyenne de long terme.

La baisse continue du TMM reflète ainsi l’orientation prudente de la politique monétaire, combinant stabilité du taux directeur et ajustement graduel des conditions de liquidité sur le marché interbancaire.

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Le TMM stable à 6,99%, en mai 2026 (BCT)

Le Taux moyen mensuel du marché monétaire (TMM) s’est maintenu à 6,99 % en mai 2026, pour le quatrième mois consécutif, selon les données statistiques publiées samedi par la Banque centrale de Tunisie.

En glissement annuel, ce taux a poursuivi sa tendance baissière observée au cours des dernières années. Il est passé de 8 % à fin mai 2023 à 7,97 % en mai 2024, puis à 7,5 % à fin mai 2025, avant de s’établir à 6,99 % actuellement, soit son niveau le plus bas depuis juin 2022.

L’évolution du TMM demeure étroitement liée à celle du taux directeur de la BCT, maintenu inchangé à 7 % depuis plusieurs mois.

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Geänderter 10-Dinar-Schein (Typ 2020) ab 17. Oktober 2025 in Umlauf

17. Oktober 2025 um 13:53

Die tunesische Zentralbank bringt ab Freitag, dem 17. Oktober 2025, eine geänderte 10-Dinar-Banknote (Typ 2020) in Umlauf, die gesetzliches Zahlungsmittel ist und die gleichen Motive, Mehr

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Neue Webseite des Münzmuseums der Zentralbank lädt zum Besuch ein

17. Mai 2025 um 14:33

Anlässlich des Internationalen Museumstags, der am 18. Mai 2025 begangen wird, und im Rahmen des Abschlusses des Monats des Kulturerbes, der vom 18. April bis Mehr

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Zentralbank Tunesien: Bargeldumlauf steigt um 7,8 Prozent

10. Februar 2025 um 16:14

Der Banknoten- und Münzumlauf setzte seinen seit mehreren Jahren beobachteten Aufwärtstrend fort und verzeichnete am 7. Februar 2025 einen Wert von fast 23 Milliarden Dinar, Mehr

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Jahr 2024-1445: Neue 2 Dinar, 100 Millimes und 50 Millimes Münzen

08. Juli 2024 um 15:05

Die tunesische Zentralbank (BCT) hat angekündigt, dass ab Dienstag, den 9. Juli 2024 drei neue Münzen zu „zwei Dinar“, „hundert Millimes“ und „fünfzig Millimes“ in Mehr

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Zentralbank Tunesien: Bargeldumlauf steigt um 10,7 Prozent

04. Juli 2024 um 15:35

Der Banknoten- und Münzumlauf setzte seinen seit mehreren Jahren beobachteten Aufwärtstrend fort und verzeichnete einen jährlichen Anstieg um 10,7 Prozent auf 20.842 Mio. Dinar im Mehr

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BCT überarbeitet die Bedingungen für Finanzprodukte und Bankdienstleistungen

29. Januar 2024 um 18:05

Die tunesische Zentralbank (BCT) hat am Montag, den 29. Januar 2024 zwei Rundschreiben zu den Bedingungen für die Vermarktung und Preisgestaltung der Finanzprodukte und Bankdienstleistungen Mehr

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