Tourisme social en Tunisie: une bonne idée, une mauvaise méthode
Cette position a été exprimée jeudi 2 avril 2026 devant la commission parlementaire du Tourisme, lors d’une audition commune de la Fédération tunisienne des hôtels et de la Fédération tunisienne des restaurants touristiques.
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Un sujet a particulièrement retenu l’attention lors des deux sessions: la proposition de loi visant à créer un système national de tourisme social. Le principe — permettre à des catégories sociales modestes d’accéder aux hébergements touristiques— n’est pas contesté en soi. C’est la méthode qui pose problème.
Le texte envisage d’obliger les établissements privés à réserver environ un tiers de leur capacité à ces publics. Pour les deux fédérations, cette disposition va trop loin. Elle heurte la liberté contractuelle, la liberté d’investissement, et les règles élémentaires de la concurrence. Elle risque surtout de faire fuir des investisseurs déjà échaudés par un environnement des affaires compliqué.
La proposition alternative des professionnels est simple : rendre ce dispositif volontaire, et le rendre attractif grâce à de vraies incitations fiscales. En parallèle, ils suggèrent de mobiliser les hôtels fermés pour développer l’offre d’hébergement interne, et d’investir dans l’aménagement de plages et d’espaces publics accessibles à toutes les familles.
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