Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 17. März 2026Haupt-Feeds

Tunisie et la facture de la hausse des prix du pétrole

17. März 2026 um 11:11

Les conséquences désastreuses de l’escalade des tensions au Moyen-Orient, suite au déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, constitue une menace supplémentaire pour l’économie tunisienne en crise depuis 2011 en raison des effets conjugués des pressions internes et externes.

Avec un baril de pétrole brut dépassant les 100 dollars américains ($), le gouvernement est confronté à un nouveau défi : la loi de finances 2026, dont le financement reste en partie incertain, prévoyait un prix moyen du baril de pétrole de seulement 63,3 $. La hausse prévisible ne manquera d’aggraver les difficultés financières du pays qui a du mal à sortir sur les marchés internationaux en raison d’une note souveraine à risque : en février 2026, Fitch Ratings l’avait confirmé à « B- ».  

On sait que chaque dollar de hausse dans le cours du pétrole, qui risque de flamber davantage, coût 140 millions de dinars par an au Trésor public pour maintenir les subventions publiques de produits de première nécessité, ce qui ferait peser un risque de flambée de l’inflation et de gel des investissements.

Dans sa lettre d’information hebdomadaire ‘‘EcoWeek’’ (n° 11-26 du 15 mars 2026), l’économiste Hachemi Alaya écrit : «Il est encore prématuré d’aborder la question des conséquences sur l’économie tunisienne de la guerre contre l’Iran. Mais la vraie ‘‘conséquence’’ qu’il faut redouter c’est qu’elle serve d’alibi pour masquer le cancer qui la ronge de l’intérieur ou pis, de lui imputer l’aggravation de ses maux.»

Tout en soulignant l’aggravation des déséquilibres structurels de l’économie nationale, l’érosion périlleuse de sa compétitivité extérieure, le transfert massif des ressources vers le secteur public et la poursuite de la dégradation de la liberté économique dans sa triple dimension économique, politique et justice, entre autres signaux négatifs risquant d’enfoncer durablement la Tunisie dans la catégorie des pays stagnants, Alaya estime que le vrai risque, c’est de voir le gouvernement se défausser sur la guerre pour justifier ses manquements et retarder encore les réformes structurelles exigées par la situation globale du pays.

Car, au-delà des conséquences économiques de cette guerre qui dépendront fortement de sa durée, de son ampleur et de son issue, «le vrai risque pour l’économie tunisienne c’est d’occulter le cancer qui la ronge de l’intérieur ou pis, d’imputer l’aggravation des déséquilibres et des maux qui la marquent aux conséquences de la guerre», écrit-il.

Cette tentation est de nature, ajoute-t-il, «à embourber encore plus le pays dans l’immobilisme en matière de réformes et la prodigalité à crédit de ses finances publiques.» Ce qui serait «plus dommageable qu’une flambée éphémère du pétrole ou les perturbations dans les approvisionnements en produits céréaliers dont dépend fortement la Tunisie.»

L. B.

L’article Tunisie et la facture de la hausse des prix du pétrole est apparu en premier sur Kapitalis.

Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Guerre au Moyen-Orient : le prix du pétrole explose 

09. März 2026 um 10:37

Le marché pétrolier mondial s’enfonce dans une période de forte instabilité, plusieurs pays du Golfe ayant réduit leur production. Tandis que la guerre en Iran maintient le détroit d’Ormuz pratiquement fermé au trafic commercial.

Les Émirats arabes unis et le Koweït ont déjà commencé à diminuer leur production et leurs activités de raffinage en raison de la baisse des approvisionnements. Une tendance également observée en Irak. D’autres États de la région pourraient suivre, car de nombreux pétroliers évitent désormais le détroit d’Ormuz. Ce qui réduit le nombre de navires disponibles pour charger le brut. Une fois ces navires remplis, les capacités de stockage terrestres pourraient rapidement atteindre leurs limites.

Le conflit ne montre aucun signe d’apaisement. Le détroit d’Ormuz — par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial — reste largement inaccessible au commerce maritime. Une partie de la production régionale peut toutefois contourner cette voie stratégique, l’Arabie saoudite redirigeant déjà une quantité importante de brut vers la mer Rouge pour l’exportation.

De son côté, l’Iran affirme qu’il ne cédera pas aux frappes américaines et israéliennes lancées le 28 février…

Face à ces tensions, les analystes estiment que les prix du pétrole dépassent déjà le seuil psychologique des 100 dollars le baril. La semaine dernière, le Brent avait bondi de près de 30 %.

D’autres références régionales ont déjà dépassé cette barre. Le contrat à terme sur le brut Murban d’Abou Dhabi a clôturé dimanche à 103 dollars le baril; tandis que celui d’Oman a atteint 107 dollars. À Shanghai, le contrat à terme sur le pétrole brut chinois a terminé à 109 dollars.

Pour les spécialistes du marché, chaque jour de perturbation accentue les tensions. « Dans un tel contexte, il n’existe pratiquement pas de plafond à court terme pour les prix », estime Stefano Grasso, gestionnaire de portefeuille du fonds singapourien 8VantEdge.

Afin de contenir la flambée des prix, Washington a également autorisé l’Inde à accéder à du pétrole russe stocké dans des installations flottantes.

L’Asie, très dépendante des importations de brut du Moyen-Orient, ressent déjà fortement les effets de la crise. Au Japon, où plus de 90 % du pétrole provient de cette région, les raffineurs demandent l’accès aux réserves nationales. La Chine a, pour sa part, réduit ses exportations de carburants afin de stabiliser les prix intérieurs. Alors que la Corée du Sud envisage de réintroduire un plafonnement des prix du pétrole pour la première fois depuis trois décennies.

En Europe, les répercussions se font également sentir. Le prix du kérosène dans le nord-ouest du continent a atteint un niveau record de 1 528 dollars la tonne, soit plus de 190 dollars le baril.

Selon les analystes de la banque ING Groep, le scénario central prévoit désormais un mois de perturbations : deux semaines d’arrêt quasi total des flux suivies de deux semaines de reprise partielle à environ 50 % de la capacité.

Dans le scénario le plus pessimiste, un arrêt complet des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié pendant trois mois pourrait provoquer une flambée historique des prix au cours du deuxième trimestre.

L’article Guerre au Moyen-Orient : le prix du pétrole explose  est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le prix du baril à 115$ : pic choc depuis 2022

09. März 2026 um 10:23

Le prix du baril de pétrole a franchi la barre des 115 dollars pour la première fois depuis 2022, atteignant même près de 120 dollars. Cette flambée s’explique par la guerre au Moyen-Orient et un conflit jugé durable, qui pèsent lourdement sur l’offre mondiale.

Les médias occidentaux affirment que le président américain, Donald Trump, de son côté, anticipe une baisse des tarifs une fois la menace iranienne neutralisée; malgré le dépassement allègre des 100 dollars actuels.

CCependant, cette hausse marque un pic significatif, ravivant les tensions géopolitiques et économiques mondiales, avec des répercussions potentielles sur l’inflation et les marchés énergétiques en Tunisie et en Afrique du Nord.

L’article Le prix du baril à 115$ : pic choc depuis 2022 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌
❌