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Ibrahim Debache alerte : “Le marché parallèle menace l’équilibre du secteur automobile”

21. Februar 2026 um 05:50

Le marché automobile tunisien a enregistré en 2025 une progression officielle de 12 %, totalisant 63 902 immatriculations contre 57 137 en 2024. Mais derrière cette reprise apparente, la structure du marché évolue dans un sens préoccupant : le segment parallèle représente désormais plus de 30 % des ventes totales, selon Ibrahim Debache, président de la Chambre nationale des constructeurs et des concessionnaires automobiles et président du conseil d’administration d’Ennakl Automobiles, dans une interview* exclusive accordée à L’Economiste maghrebin.

En voici une synthèse.

 

Au global, les ventes sont passées de 79 000 à 93 000 véhicules entre 2024 et 2025. Cette hausse de 14 000 unités provient principalement des importations hors circuit officiel. Le marché parallèle a ainsi progressé de 31 % sur un an, passant de 22 000 à plus de 29 000 véhicules. La dynamique s’est poursuivie en janvier 2026, avec une augmentation supplémentaire de 25 % sur un mois.

La croissance du marché officiel repose en grande partie sur la demande soutenue en voitures populaires, certains concessionnaires ayant bénéficié de stocks reportés de 2024. Toutefois, pour les opérateurs structurés, la montée en puissance du circuit informel modifie profondément l’équilibre du secteur, alerte le président de la Chambre nationale des constructeurs et des concessionnaires automobiles..

Au-delà des volumes, les enjeux sont multiples. Les véhicules importés en dehors des réseaux agréés ne sont pas soumis aux mêmes procédures d’homologation et de contrôle que ceux introduits par les concessionnaires officiels, explique M. Debache. Ils peuvent ne pas être adaptés aux spécificités locales – conditions climatiques, qualité du carburant, infrastructures routières -, ce qui soulève des questions de sécurité et de conformité.

 

Au-delà des volumes, les enjeux sont multiples. Les véhicules importés en dehors des réseaux agréés ne sont pas soumis aux mêmes procédures d’homologation et de contrôle que ceux introduits par les concessionnaires officiels.

 

Enjeux environnementaux et de sécurité routière

Le risque économique concerne également les consommateurs, exposés à d’éventuels vices cachés, notamment la manipulation du kilométrage. Par ailleurs, la majorité des véhicules issus du marché parallèle ont plus de quatre ans, accentuant la vétusté d’un parc national dont plus de 50 % dépasse déjà 15 ans. Cette configuration pèse sur les enjeux environnementaux et de sécurité routière, insiste le président de la Chambre.

Sur le plan macroéconomique, les concessionnaires rappellent leur contribution fiscale et sociale. Le secteur officiel regroupe plus de 45 concessionnaires représentant plus de 60 marques. Ces opérateurs investissent dans les infrastructures, développent des réseaux régionaux et supportent une pression fiscale élevée, avec un impôt sur les sociétés supérieur à 43 %, en plus des droits et taxes à l’importation. Selon Ibrahim Debache, l’expansion du marché parallèle représente un manque à gagner significatif pour les finances publiques.

Les professionnels ont ainsi sollicité une concertation accrue avec le ministère du Commerce sur les règles encadrant les importations. Des mesures correctives sont attendues dans les prochaines semaines afin de rééquilibrer le marché et de soutenir le circuit structuré.

 

Les professionnels ont ainsi sollicité une concertation accrue avec le ministère du Commerce sur les règles encadrant les importations. Des mesures correctives sont attendues dans les prochaines semaines afin de rééquilibrer le marché et de soutenir le circuit structuré.

 

Un paradoxe…

En parallèle, la transition énergétique peine à décoller malgré un cadre incitatif renforcé. Depuis 2026, les véhicules hybrides rechargeables bénéficient des mêmes avantages fiscaux que les modèles 100 % électriques, avec exonération des droits et taxes et TVA réduite à 7 %. Pourtant, en 2025, seules 539 voitures électriques et 1 822 hybrides ont été immatriculées, ces dernières en recul par rapport à 2024.

Le principal frein demeure l’insuffisance des infrastructures de recharge. Un cahier des charges encadrant le déploiement des bornes et la facturation de l’électricité au kilowattheure est toujours en attente d’adoption. Cette situation crée, selon les professionnels, une incohérence entre l’ambition affichée en faveur de la mobilité propre et la dynamique actuelle des importations de véhicules d’occasion.

Quid d’Ennakl Automobiles ?

Pour Ennakl Automobiles, qui revendique plus de 12 % de parts de marché dans les véhicules particuliers et une progression dans les utilitaires, l’enjeu pour 2026 sera double : consolider sa position commerciale avec de nouveaux lancements, tout en poursuivant sa stratégie ESG et RSE. Dans un marché en recomposition, la compétitivité des acteurs structurés dépendra autant du cadre réglementaire que de leur capacité d’adaptation, selon Ibrahim Debache.

 

Pour Ennakl Automobiles, qui revendique plus de 12 % de parts de marché dans les véhicules particuliers et une progression dans les utilitaires, l’enjeu pour 2026 sera double : consolider sa position commerciale avec de nouveaux lancements, tout en poursuivant sa stratégie ESG et RSE.

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L’intégralité de cette interview est à retrouver dans le numéro 939 de l’Economiste Maghrébin du 25 février 2026.

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De nouvelles taxes pour les véhicules algériens entrant en Tunisie

A compter du 4 janvier 2026, tous les véhicules entrant en Tunisie par voie terrestre vont voir les taxes en vigueur doubler.

C’est l’une des conséquences de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi de finances 2026 en Algérie : les véhicules franchissant les frontières vers le territoire tunisien sont désormais soumis à un doublement de la taxe dite TCC (Taxe sur la consommation de carburant).

Tout véhicule, algérien ou même tunisien, à usage de tourisme, qu’il s’agisse de voiture particulière, taxi, bus ou autre sera désormais soumis à une nouvelle tarification pour entrer en Tunisie.

Le nouveau barème en vigueur est le suivant pour les voitures:

-1.000 DZD (22,500 DT environ) pour la première sortie du territoire

-5.000 DZD (112,500 DT environ) par rotation pour la deuxième sortie

-10.000 DZD (225,000 DT environ) pour la troisième

-25.000 DZD (560,000 DT environ) à partir de la quatrième sortie

Les bus sont également concernés avec un tarification selon leur tonnage:

-5.000 DZD (112,500 DT environ) par rotation pour les moins de 10 tonnes.

-12.000 DZD (272,500 DT environ) par rotation pour les plus de 10 tonnes.

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Importation de voitures d’occasion : Une nouvelle proposition refait surface au Parlement

20. November 2025 um 10:28

Le débat sur l’importation de voitures d’occasion par les particuliers revient à l’Assemblée des représentants du peuple. Le député Yasser Gourari, président de la Commission de législation générale, a confirmé que cette mesure a été réintroduite dans le projet de loi de finances 2026, relançant un dossier qui avait suscité une forte attente populaire et un précédent rejet en 2024.

Une mesure réactivée dans le cadre du budget 2026

Intervenant sur les ondes de Mosaique fm, Yasser Gourari a expliqué que la proposition avait initialement été formulée lors de la préparation du budget 2025, mais qu’elle avait été écartée lors des arbitrages finaux, provoquant la colère d’une partie des citoyens.

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Le député estime qu’un nombre important de familles tunisiennes espèrent une ouverture du marché pour accéder à des véhicules plus abordables, à un moment où les prix des voitures neuves atteignent des niveaux historiquement élevés.

Avantages fiscaux, quotas et encadrement strict

Gourari a pointé du doigt un déséquilibre entre les avantages accordés aux concessionnaires automobiles – plus d’un milliard de dinars par an en facilités fiscales, selon lui – et la marge réduite envisagée pour les particuliers, qui ne bénéficieraient que d’une réduction fiscale de 10% pour importer une voiture d’occasion.

Il répond également aux critiques prévenant d’un risque de pression sur les réserves en devises. Le mécanisme proposé prévoit un quota maximal de 10% du total des véhicules importés chaque année, afin de maîtriser l’impact sur la balance des paiements ; des voitures d’occasion répondant à des critères techniques précis ; un dispositif entièrement placé sous la supervision du ministère du Commerce.

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Le député précise aussi que les véhicules importés ne pourront être revendus qu’après cinq ans, une disposition destinée à éviter toute forme de commerce parallèle ou spéculation à court terme.

Un levier pour moderniser un parc automobile vieillissant

Pour Yasser Gourari, cette mesure doit être perçue avant tout comme une réponse à l’état du parc automobile national, qui vieillit rapidement et ne se renouvelle plus au rythme attendu.

L’importation encadrée de véhicules d’occasion permettrait, selon lui, de faciliter l’accès à des voitures plus récentes ; de réduire progressivement les véhicules les plus vétustes ; d’améliorer la sécurité routière ; d’alléger la pression financière sur les ménages.

Il considère que l’ouverture partielle du marché, sous conditions strictes, constitue un compromis entre les impératifs économiques du pays et la demande sociale.

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