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Atuge 2026 | La culture dans l’assiette

08. Februar 2026 um 08:31

Pour sortir la Tunisie de sa torpeur, la solution ne serait pas de passer directement par la politique ou le militaire ou la voie religieuse. L’intervention serait davantage à encourager dans le domaine culturel, éducatif, économique puis financier. Face à l’obscurantisme et à l’inopérance des partis politiques, des actions dans ces domaines parviendront-elles à créer une Tunisie des Lumières ?

Jean-Guillaume Lozato

Un cadre solennel mais une ambiance décontractée pour un après-midi studieux. C’est dans son enclave parisienne que l’Association des Tunisiens des grandes écoles a organisé sa journée spéciale «Open’Atuge 2026». C’est par un bien sinistre après-midi, que l’Atuge a rendu une éclaircie dans l’espace intellectuel et associatif parisien. Paris connue pour être «la ville lumière» doit, c’est le cas de le dire, une fière chandelle à une association qui relève le niveau général d’un paysage événementiel francilien gangréné par l’opportunisme intellectuel et les procédés abjects des influenceurs/ceuses.

Dans ce havre de paix assimilable à une principauté tunisienne qu’est l’édifice de la Cité Universitaire Internationale de Paris, l’événement a suivi une tournure plus pédagogique que véritablement promotionnelle. Ce traitement informatif des actions menées et à venir s’est opéré en parfait accord avec l’esprit qui imprègne les membres. C’est-à-dire la mise en avant de l’importance du bagage culturel et éducatif acquis lors du parcours d’études de chaque individu. C’est-à-dire un enracinement profond dans le substrat du pays d’origine. C’est-à-dire une constante recherche de l’excellence et du renforcement des contacts en vue d’une mutualisation.

L’avantage d’un triple regard

Tout ceci au cours d’une présentation à la fois cérémoniale et conviviale. Une tonalité rendue possible par la présidente de l’association, Ines Trojette, dont la prestance remarquée par l’assemblée présentait parfois quelques similarités avec le jeu de l’actrice Monica Bellucci. Grâce aussi à l’aide précieuse de ses deux plus proches collaborateurs, qui assurent la vice-présidence : Basma Farhoud, à l’indispensable polyvalence et à la bonne humeur si communicative, et Houcem Ben Jemaa si à l’aise dans son rôle d’attaché culturel.

Cette mise en condition a permis au public de se tenir informé immédiatement des perspectives proposées par l’Atuge.

La force de cette association, c’est d’abord l’homogénéité de son réseau. Une toile tissée à partir d’un épicentre extrêmement bien défini par le civisme national, consolidé par l’affiliation consciente à la diaspora.

Vient la diversité des angles de vue proposés. La compartimentation de cette organisation à but non lucratif propose en effet des tables rondes variées grâce à ses clubs : finance, entrepreneuriat, culture, digital, féminin, santé, carrière, business connect, break, BDE… Un panel d’offres qui témoigne de la force créatrice d’un noyau fort d’expatriés bénéficiant de l’avantage d’un double regard. D’un triple regard, si l’on reprend les propos passés de l’ancienne présidente du bureau de Paris Rihab Hafidhi en référence aux trois antennes associatives (à Londres, Paris et Tunis).

Transformer les inconvénients en challenges

C’est justement dans les échanges formels et informels que le phénomène puise ses ressources. Dans un public où s’entrecroisaient dans de justes proportions conservatisme et laïcité. Chez les interlocuteurs rencontrés ici et là, les interrogations voire les angoisses se sont exprimées. Pas tellement sur le plan de la politique intérieure. Plus sur les lenteurs bureaucratiques et sur la géopolitique. Un frein qui empêcherait des contacts avec des investisseurs étrangers.

«Ce genre de rencontres sont justement le prétexte de découvrir et de nous faire découvrir. Le monde doit réaliser que la Tunisie a de plus en plus de jeunes spécialisés dans les technologies de pointe. Que beaucoup se soient expatriés peut se transformer en avantage à condition de leur donner l’envie de revenir», explique avec tout son sens du contact au service de l’expertise Marwen Ben Lamine, gestionnaire principal de la communication interne chez Ooredoo.

Plus loin, c’est Imen Ben Slama, rayonnante spécialiste en ressources humaines chez HR Talent Hub, qui livre son opinion : «Nous, les Tunisiens, aimons apprendre des autres, mais les autres doivent réaliser qu’ils peuvent eux aussi apprendre énormément à notre contact».

Un élitisme reviendrait-il à être constaté à partir de cette réunion parisienne ? Pas exactement puisque l’isolationnisme n’est pas le but recherché. Plutôt la performance d’un écosystème qui se sert de la matière grise très diplômée comme d’un levier, tout en pouvant rassembler les Tunisiens expatriés en général vers des thématiques moins lucratives ou plus prosaïques. Comme en cette journée thématique «La culture dans l’assiette», organisée à l’occasion de la Journée du Patrimoine et axée sur la cuisine tunisienne, le 20 septembre dernier, à la Maison de Tunisie, à Paris, lorsque le directeur du bureau de l’Office du tourisme tunisien (ONT), Lotfi Elmani, et la linguiste Héla Msellati avaient insisté respectivement sur «le tourisme culinaire et gastronomique» et «le plat comme marqueur d’identité». Leur message était de rappeler combien la culture culinaire et artistique tunisienne est un vecteur essentiel de transmission, de fierté et de rayonnement à l’international.

Pour une Tunisie des Lumières

Restituer l’ambiance d’un tel programme de rencontre incite à un témoignage bienveillant tant les considérations d’ordre humaniste ont été mises en avant, bien avant les préoccupations d’ordre strictement économiques.

Pour sortir la Tunisie de sa torpeur, la solution ne serait pas de passer directement par la politique ou le militaire ou la voie religieuse. L’intervention serait davantage à encourager dans le domaine culturel, éducatif, économique puis financier. Face à l’obscurantisme et à l’inopérance des partis politiques, des actions dans ces domaines parviendront-elles à créer une Tunisie des Lumières ?

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Retour des Tunisiens du monde : quels freins et quels leviers identifiés ?

27. Dezember 2025 um 11:45

Retour des Tunisiens du monde : motivations, freins et conditions identifiés par une enquête

Mieux comprendre les motivations, les freins et les conditions de retour des Tunisiens du monde (TdM) : tel est l’objectif principal d’une enquête menée auprès d’un échantillon représentatif de la diaspora tunisienne. L’étude vise à éclairer les profils socio-économiques des TdM, leur lien avec la Tunisie, leurs perspectives de retour et les leviers susceptibles de rendre ce projet plus attractif.

Une enquête représentative et méthodologiquement mixte

L’enquête repose sur un dispositif combinant deux modes de collecte. Le premier consiste en des entretiens en face à face réalisés selon la méthode CAPI. Le second s’appuie sur une enquête en ligne de type CAWI, accessible notamment via QR Code en cas de réticence à l’entretien direct.
La taille de l’échantillon s’élève à 1 041 personnes. Il est présenté comme représentatif de l’ensemble des Tunisiens du monde, sans précision supplémentaire sur la répartition géographique ou temporelle [à vérifier].

Profils, attachement et pratiques des Tunisiens du monde

L’étude dresse un profil détaillé des répondants, intégrant l’âge, le genre, le niveau d’études, la situation familiale et professionnelle ainsi que le niveau de revenu. Elle évalue également leur degré d’attachement à la Tunisie et analyse leurs comportements, notamment la fréquence des retours, l’existence d’un patrimoine dans le pays et la nature des liens familiaux entretenus.

Ces éléments permettent de mieux cerner les attentes des Tunisiens du monde et d’identifier les facteurs qui influencent leur rapport au pays d’origine, qu’il s’agisse d’un retour définitif ou partiel.

Les leviers identifiés pour encourager le retour

Parmi les principaux enseignements, l’amélioration du cadre de vie apparaît comme un facteur central. Les répondants citent en priorité la santé, l’éducation et les infrastructures. L’accès aux marchés et aux opportunités économiques, ainsi que la stabilité économique et politique, figurent également parmi les éléments jugés attractifs.

L’étude souligne l’importance de faciliter l’investissement, notamment via un accès simplifié au financement et au capital-risque, ainsi que par des procédures administratives allégées. La simplification de la réglementation bancaire et de change ressort comme un autre levier majeur.

Protection sociale et cadre institutionnel

Le renforcement de la protection sociale constitue un axe structurant. Les répondants évoquent la nécessité de garantir les pensions de retraite, l’assurance maladie et des systèmes mutualistes adaptés. L’enquête recommande la négociation d’accords bilatéraux avec les pays de résidence afin de permettre le transfert des pensions sans exigence de présence physique régulière.

Enfin, la stabilité et la prévisibilité du cadre institutionnel sont identifiées comme des conditions essentielles. Le renforcement de la transparence des institutions et la stabilité des politiques économiques sont présentés comme des facteurs clés pour restaurer la confiance des Tunisiens du monde dans leur pays.

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Retour des Tunisiens de l’étranger : seuls 20 % envisagent un retour définitif

Von: walid
23. Dezember 2025 um 14:30

Réalisée entre mai et juin 2025 sur un échantillon de 1041 Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) dans différents pays du monde, une enquête intitulée “Le retour des Tunisiens de l’étranger : Freins, Incitations et Perspectives” a montré qu’en dehors des visites de vacances, seuls 20 % des Tunisiens établis à l’étranger déclarent souhaiter retourner définitivement en Tunisie et 59 % ne manifestent aucun intérêt pour un tel retour.

Présentés ce mardi à Tunis, les résultats de l’enquête révèlent, toutefois, que l’attachement à la patrie demeure fort chez les Tunisiens résidant à l’étranger puisque 56 % des participants indiquent retourner en Tunisie plusieurs fois par an et 35 % y reviennent au moins une fois par an.

Menée par l’Association des Tunisiens des Grandes écoles (ATUGE), mise en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) et financée par l’Union Européenne, l’enquête a montré que les motivations du retour temporaire sont principalement d’ordre familial (32 %) et liées au choix de passer la période de retraite en Tunisie (21 %).

Par ailleurs, 24 % des TRE interrogés ont exprimé leur volonté de lancer des projets d’investissement en Tunisie. Les données montrent également que 81 % des personnes sondées avaient initialement quitté le pays pour des raisons professionnelles, ce qui reflète le lien étroit entre la question du retour, le marché du travail et les opportunités d’investissement.

Les résultats indiquent que le désir de retour est conditionné par la disponibilité de facteurs favorables. Ainsi, 71 % des participants se disent intéressés par un retour en cas de disponibilité d’opportunités économiques, 81 % en cas de stabilité économique et politique, et 82 % si le climat d’investissement est facilité, notamment en ce qui concerne le capital-risque et l’accès aux financements bancaires.

S’agissant des obstacles au retour en Tunisie, l’étude a identifié plusieurs entraves majeures, au premier rang desquelles figure la rigidité du marché du travail, considérée par 71 % des répondants comme un obstacle fondamental, notamment en raison du manque d’emplois qualifiés et de la faiblesse des salaires.

En outre, 69 % de l’échantillon estiment que la rareté des opportunités entrepreneuriales et la difficulté de développer des projets en Tunisie constituent un frein important au retour, tandis que 62 % considèrent la lourdeur des procédures administratives comme un obstacle majeur.

Par ailleurs, 64 % des personnes interrogées ont indiqué que la dégradation de la qualité de vie et l’absence de conditions de vie adéquates représentent un obstacle à leur retour définitif. De plus, 58 % estiment que le poids du système fiscal et réglementaire constitue une barrière supplémentaire, en plus des difficultés liées à la bureaucratie.

À l’inverse, les résultats qualitatifs et quantitatifs ont permis d’identifier plusieurs facteurs d’attractivité susceptibles d’encourager le retour des Tunisiens résidant à l’étranger. L’étude souligne notamment l’importance d’améliorer les services de vie quotidienne, en particulier dans les domaines de la santé, de l’éducation, du transport et des infrastructures, de faciliter l’accès aux marchés économiques, de garantir la stabilité économique et politique, ainsi que d’améliorer et de simplifier le climat d’investissement, d’alléger la charge fiscale pesant sur les investisseurs et de simplifier les procédures administratives.

L’étude met également en évidence la nécessité de développer et d’améliorer les services liés au vieillissement et à la retraite, d’introduire davantage de flexibilité sur le marché du travail, de numériser et de moderniser l’administration ainsi que les services administratifs et bancaires, d’améliorer les services de transfert de fonds de l’étranger vers la Tunisie, et de renforcer les accords bilatéraux avec les pays de résidence afin d’améliorer les avantages accordés aux Tunisiens établis à l’étranger.

Enfin, les résultats de cette étude montrent que l’adoption de mesures ciblées est susceptible d’attirer les compétences tunisiennes à revenir dans leur pays. 83 % des participants estiment que la simplification des procédures administratives constitue un facteur fortement attractif pour un retour en Tunisie, 79 % considèrent que la simplification des règles bancaires et de la réglementation des changes encouragerait le retour, tandis que 76 % soulignent l’importance de la mise en place d’une protection sociale lors du retour en Tunisie.

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Diaspora tunisienne : une feuille de route pour faciliter le retour et la réintégration socio-économique

Von: walid
22. Dezember 2025 um 15:54

Les principales conclusions d’une étude sur la feuille de route de l’attractivité, visant à favoriser le retour durable de la diaspora tunisienne, seront présentées et discutées lors d’un atelier prévu le mardi 23 décembre à Tunis.

Annoncé par l’organisateur de l’événement, l’Association des tunisiens des grandes écoles (ATUGE – Tunisie), sur ses réseaux sociaux, cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet THAMM-OFII, financé par l’Union européenne.

Mis en œuvre en partenariat avec l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), cet atelier réunira des experts, des décideurs, des représentants institutionnels et des membres de la diaspora autour de trois axes stratégiques : l’accès au marché de l’emploi, la facilitation de l’investissement, ainsi que la simplification administrative et des services dédiés.

L’objectif est triple : présenter les résultats de l’étude, identifier les obstacles au retour des Tunisiens résidant à l’étranger et proposer des leviers d’attractivité concrets, notamment en matière d’incitations fiscales, d’accès au financement, de services bancaires adaptés et de protection sociale, afin de faciliter leur réintégration professionnelle, entrepreneuriale et sociale.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale visant à capitaliser sur le potentiel humain et financier de la diaspora, considérée comme un pilier du développement économique et social du pays.

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