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Régularisation massive des sans-papiers, l’Espagne à contre-courant de l’Europe

31. Januar 2026 um 12:09

Alors que la plupart des pays européens “droitisent“ leur politique migratoire, le gouvernement socialiste espagnol va intégrer dans une économie en plein essor environ 500 000 migrants sans statut légal. Une mesure qui, déjà, suscite la colère et l’indignation de la droite et de l’extrême droite.

 

L’Espagne est un cas unique en Europe. À contre-courant de la droitisation de l’Europe sur la question de l’immigration, autrefois abordée surtout sous l’angle humanitaire ou économique et qui est désormais largement traitée comme une question de sécurité, d’identité et de souveraineté – et à l’opposé de la montée des partis populistes et d’extrême droite en Italie, en Hongrie, aux Pays-Bas, en Suède, en France ou encore en Allemagne -, le  gouvernement de gauche espagnol vient de donner son feu vert à un décret royal ouvrant une voie exceptionnelle et accélérée vers l’obtention de titres de séjour et de travail pour environ 500 000 personnes vivant actuellement dans le pays sans statut légal.

Pour la plupart, il s’agit de migrants sans papiers travaillant sur les chantiers de construction, dans les fermes, dans les magasins et les restaurants ou chez des particuliers. Dont la majorité est issue d’anciennes colonies du pays en Amérique latine (Venezuela, Colombie, Équateur), mais aussi d’Afrique du Nord, notamment le Maroc voisin.

Invasion et théorie du Grand remplacement

Mais cette mesure historique n’est pas consensuelle en Espagne. Sans surprise, le leader du parti Vox, Santiago Abascal, est monté au créneau pour dénoncer cette régularisation massive. « Le tyran Sanchez déteste le peuple espagnol. Il veut le remplacer », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux, ajoutant que le Premier ministre espagnol voulait « accélérer l’invasion », reprenant ainsi à son compte le discours de l’extrême droite qui prône l’expulsion massive des personnes nées à l’étranger, y compris parfois des citoyens naturalisés.

Pragmatisme

Pourtant, aux yeux du gouvernement espagnol, cette mesure permettra d’offrir une protection juridique à des milliers de migrants sans papiers entrés légalement en Espagne et qui travaillent au noir ; d’apporter une bouffée d’oxygène à un système de sécurité sociale malmené par le vieillissement de la population. Enfin, de booster la croissance économique en plein essor du pays, avec un taux de 2,8 % en 2025. De quoi faire pâlir les voisins de la péninsule Ibérique.

Pour le Premier ministre, Pedro Sanchez, loin d’être un fardeau pour les services sociaux du pays comme le prétendent ses détracteurs, les migrants jouent un rôle crucial dans le maintien de l’État-providence. Selon lui, l’intégration d’un demi-million de travailleurs dans l’économie formelle ne fera que renforcer le système de sécurité sociale du pays.

L’approche du gouvernement espagnol est partagée par la Néerlandaise Jasmijn Slootjes, experte en politique migratoire, et  actuellement directrice adjointe du Migration Policy Institute (MPI) Europe. Laquelle explique que la décision de Madrid est en partie motivée par la crainte que la population espagnole vieillissante ne soit pas en mesure de fournir la main-d’œuvre dont le pays a besoin pour prospérer.

« Si l’on examine le déclin démographique, le taux de fécondité en Espagne est le plus bas d’Europe, il est vraiment très faible. Il y avait beaucoup de pénuries de compétences, de main-d’œuvre, et de facto, beaucoup de migrants en situation irrégulière travaillent, surtout dans le secteur informel. Et grâce à la régularisation, vous pouvez bien sûr obtenir plus de recettes fiscales, mais aussi obtenir également une meilleure adéquation avec leurs compétences, car les gens peuvent réellement travailler à leur niveau de compétence. C’est donc une approche très pragmatique », a-t-elle précisé.

Et de conclure : « Je pense qu’une citation du Premier ministre espagnol illustre très clairement leur approche : selon lui, l’Espagne doit choisir entre être un pays ouvert et prospère ou un pays fermé et pauvre ».

Rappelons dans ce contexte que les associations patronales ont majoritairement salué ce décret, mettant en avant les pénuries chroniques de main-d’œuvre dans l’agriculture, l’hôtellerie, la logistique et les soins aux personnes âgées. En revanche, les partis d’opposition conservateurs ont mis en garde contre un « effet d’appel » susceptible de mettre sous pression les services publics et ont annoncé leur intention de saisir le Tribunal constitutionnel.

Auberge espagnole ?

Pour autant, l’Espagne ne sera pas un espace ouvert aux quatre vents. Née d’une proposition législative soutenue par les citoyens, signée par quelque 700 000 personnes et appuyée par tous les partis, à l’exception de l’extrême droite Vox, ainsi que par des centaines d’organisations de la société civile et également l’Église catholique,  cette régularisation massive – la première en Espagne depuis plus de 20 ans -, ne concerne en vérité que les ressortissants étrangers sans casier judiciaire, arrivés avant la fin de l’année 2025 et pouvant prouver qu’ils vivent en Espagne depuis au moins cinq mois, ainsi que les personnes qui ont demandé l’asile dans le pays avant le 31 décembre 2025.

L’exception espagnole

Pour résumer, bien qu’elle eût traversé les affres de la crise financière mondiale de 2008 puis la pandémie de Covid-19, l’Espagne n’a jamais été tentée par les démons du sentiment anti-immigration qui a propulsé les partis d’extrême droite sur le devant de la scène et parfois au pouvoir à travers l’Europe et au-delà. Et c’est tout à son honneur.

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Des centaines de migrants portés disparus en Méditerranée centrale

28. Januar 2026 um 08:07

Des centaines de migrants pourraient être portés disparus en mer ou présumés morts suite à plusieurs naufrages meurtriers survenus ces derniers jours en Méditerranée centrale, a averti l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

L’OIM s’est dite «profondément préoccupée» par ces informations. «Plusieurs embarcations seraient impliquées dans ces naufrages au cours des dix derniers jours, et les premières informations laissent penser que des centaines de personnes pourraient être portées disparues en mer ou présumées mortes», indique l’organisation dans un communiqué publié lundi 26 janvier 2026.

L’OIM a averti que les conditions météorologiques difficiles entravaient considérablement les opérations de recherche et de sauvetage. Son porte-parole, Jorge Galindo, a déclaré que «trois naufrages avaient été signalés les 23 et 25 janvier», faisant potentiellement au moins 104 victimes.

Les embarcations concernées auraient quitté la Tunisie et la Libye, selon Merna Abdelazim, analyste de données au sein du Projet Migrants Disparus de l’OIM.

L’OIM a indiqué être encore en train de vérifier les informations, mais a confirmé trois décès à Lampedusa, en Italie, à la suite d’une opération de recherche et de sauvetage d’une embarcation partie de Sfax, en Tunisie. «Parmi les victimes figurent des jumelles d’environ un an, décédées d’hypothermie peu avant le débarquement», précise le communiqué, ajoutant qu’un homme est également décédé d’hypothermie.

Des rescapés de la même opération ont rapporté qu’une autre embarcation, partie du même endroit au même moment, n’était jamais arrivée à destination.

L’agence enquête également sur la disparition de neuf embarcations parties de Tunisie entre le 14 et le 21 janvier, avec au total environ 380 personnes à bord.

«On craint déjà que des centaines de personnes soient portées disparues au cours des premières semaines de 2026», indique le communiqué de l’OIM, prévenant que «le bilan final pourrait être bien plus lourd».

«Bien que l’OIM soit toujours en attente de confirmation officielle, l’ampleur du nombre de victimes signalées laisse présager une nouvelle tragédie majeure en Méditerranée centrale», a déclaré l’agence.

Ces incidents, survenus alors que le cyclone Harry frappait la Méditerranée, «soulignent une fois de plus les conséquences mortelles des réseaux de passeurs et de trafiquants de migrants qui continuent d’opérer en toute impunité, envoyant délibérément des personnes en mer sur des embarcations surchargées et de mauvaise qualité», a déclaré l’agence.

«Le transport de migrants sur des embarcations surchargées et de mauvaise qualité constitue un acte criminel», a-t-elle insisté.

«Organiser des départs alors qu’une violente tempête s’abattait sur la région rend ce comportement encore plus répréhensible, car des personnes ont été sciemment envoyées en mer dans des conditions les exposant à un risque de mort quasi certain», a-t-elle ajouté.

Ces derniers incidents, a-t-elle précisé, «mettent en évidence l’urgence pour la communauté internationale d’intensifier ses efforts pour démanteler ces réseaux criminels et prévenir de nouvelles pertes de vies humaines».

L’OIM a souligné que la Méditerranée centrale demeure le couloir migratoire le plus meurtrier au monde, avec au moins 1 340 personnes qui y ont perdu la vie rien que l’année dernière.

Entre 2014 et fin 2025, plus de 33 000 migrants sont morts ou ont disparu en Méditerranée, selon le projet Migrants disparus de l’OIM.

I. B.

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Minnesota : L’opération migratoire qui a fauché une Américaine et ravivé le spectre des abus fédéraux

08. Januar 2026 um 09:14

Déployée pour traquer des migrants en situation irrégulière, l’opération fédérale menée lundi à Minneapolis n’aurait jamais dû croiser la route de Renee Nicole Good. Pourtant, c’est bien cette citoyenne américaine de 37 ans, mère et artiste, qui a été abattue par un agent de l’immigration. Une morte qui interroge sur l’utilité, la méthode et même la légitimité d’une intervention devenue symbole.

Au lendemain du tir mortel, le récit officiel peine à convaincre. L’agence ICE assure que la victime a tenté de foncer sur ses agents, justifiant des tirs « en légitime défense ». Mais les images circulant en ligne montrent un autre tableau : une voiture avançant lentement, encerclée par des silhouettes armées, avant que les projectiles ne la transpercent.

Dans cette friction entre deux réalités – celle de l’État fédéral et celle du terrain – s’engouffre une colère familière.

Un mandat, un message, un cadavre

L’opération de Minneapolis s’inscrit dans la stratégie actuelle de Washington : multiplier les raids, frapper fort et afficher une réponse “zéro tolérance” à la migration irrégulière.

Mais la mort d’une femme non armée, qui n’avait aucun lien avec les personnes recherchées, casse la narration triomphale. La tragédie suscite un constat glaçant : dans les spectacles de force destinés à rassurer les Américains, ce sont parfois des Américains eux-mêmes qui tombent.

Pour les autorités démocrates du Minnesota, ce dérapage n’est pas un accident isolé, mais la conséquence logique d’un pouvoir fédéral qui s’affranchit des garde-fous locaux. « Mensonges » et « propagande » ont même été évoqués par plusieurs élus face aux premières explications du gouvernement.

La ville qui refuse d’oublier George Floyd

Minneapolis n’est pas un décor neutre. Depuis George Floyd, chaque intervention armée des forces publiques est passée au crible. Le tir de lundi réactive une mémoire douloureuse : celle d’une ville où la vie civile, surtout lorsqu’elle affronte un uniforme, peut basculer en un instant.

Les premières veillées ont rassemblé militants pro-immigration, défenseurs des libertés civiles et simples habitants scandalisés. Tous posent la même question : comment une opération censée faire respecter la loi finit-elle par violer la frontière la plus sacrée – celle qui sépare la force légitime de la brutalité inutile ?

Une enquête, des doutes, et une bataille politique déjà engagée

Une investigation a été ouverte. Mais l’intervention ayant été menée par une agence fédérale, c’est encore l’État fédéral qui tire les premiers fils.
Dans un pays où l’impunité policière reste un spectre bien vivant, beaucoup doutent déjà que la procédure débouche sur autre chose qu’un rapport administratif soigneusement rédigé.

Pendant ce temps, la Maison-Blanche se pose en défenseur des agents « confrontés au danger », tandis que le Gouverneur du Minnesota,
Tim Walz et maire de Minneapolis, Jacob Frey, exigent une restitution de vérité et une redéfinition des rapports de force avec Washington.

Her name was —
RENEE NICOLE GOOD! SAY HER NAME!!!! — She really was a GOOD person. #Rip #Minneapolis #Minnesota #ICE #DefundICE pic.twitter.com/TTWWzKsafG

— Mannwell D. Glenn ♏ (@theclassixjawn) January 7, 2026

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Tunisie : Près de 9.000 migrants rapatriés en 2025, un niveau inédit

07. Januar 2026 um 18:42

Près de 9.000 migrants originaires d’Afrique subsaharienne ont été rapatriés en 2025 depuis la Tunisie dans le cadre du programme de “retours volontaires” coordonné par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a annoncé mercredi l’agence onusienne.

Dans un communiqué, l’OIM affirme avoir “franchi un cap record” dans son dispositif d’aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR), avec 8.853 retours assistés en 2025, soit une hausse de 28% par rapport à 2024.

L’organisation souligne également une augmentation des situations de vulnérabilité aiguë, comprenant notamment des enfants non accompagnés, des personnes séparées de leurs familles et des victimes de traite.

Un soutien logistique et financier

Selon l’OIM, chaque retour, appuyé dans le cadre du programme financé par plusieurs partenaires européens, s’accompagne d’un accompagnement individualisé, incluant aides financières, organisation du voyage et orientation vers des mécanismes de réintégration.

L’agence précise que les migrants ont été rapatriés vers 27 pays d’origine, à travers des vols commerciaux et des charters mis en place avec l’appui logistique des autorités tunisiennes.

En parallèle, 103 réfugiés et demandeurs d’asile ont pu être réinstallés dans cinq pays tiers.

Depuis le début de 2025, les autorités ont renforcé la lutte contre les départs irréguliers et procédé au démantèlement de campements informels, principalement dans la région de Sfax, avec le soutien de financements européens.

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Drame au large de Mahdia : 40 migrants périssent dans un naufrage, dont des nourrissons

22. Oktober 2025 um 15:19

Une embarcation transportant environ 70 personnes originaires d’Afrique subsaharienne a chaviré, mercredi à l’aube, au large de Salakta, gouvernorat de Mahdia. Trente survivants ont pu être secourus.

Les côtes de Salakta, dans le gouvernorat de Mahdia, ont été le théâtre d’un nouveau drame migratoire ce mercredi à l’aube. Quarante personnes, dont des nourrissons, ont perdu la vie dans le naufrage d’une embarcation en fer transportant environ 70 migrants originaires d’Afrique subsaharienne.

Selon Walid Chtarbi, porte-parole du tribunal de première instance de Mahdia, les unités de la Garde maritime ont réussi à secourir 30 rescapés. Les opérations de recherche se poursuivent afin de retrouver d’éventuels disparus.

Le parquet de Mahdia a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire pour « formation d’un réseau en vue de faciliter le passage illégal des frontières maritimes ayant entraîné la mort » et pour trafic d’êtres humains.

Ce drame vient rappeler la gravité du phénomène migratoire sur les côtes tunisiennes, souvent point de départ pour des traversées périlleuses vers l’Europe. Depuis le début de l’année, plusieurs naufrages ont déjà endeuillé les régions côtières du Sahel, où les départs clandestins se multiplient malgré les risques et les conditions météorologiques difficiles.

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Tunisie : 138 migrants guinéens rapatriés volontairement

14. Oktober 2025 um 19:46

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Tunisie a annoncé, ce mardi, l’organisation d’un vol de retour volontaire pour 138 citoyens guinéens vers Conakry, dans le cadre de son programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration.

Le vol, affrété spécialement de Tunis vers Conakry, s’inscrit dans les efforts de l’OIM pour offrir aux migrants en situation vulnérable une solution de retour digne et accompagnée.

À leur arrivée en Guinée, les migrants seront accueillis par l’équipe de l’OIM sur place, qui les accompagnera dans la mise en œuvre de projets de réintégration sociale et économique, afin de leur permettre de reconstruire leur vie dans des conditions durables et respectueuses de leur dignité.

L’organisation a précisé que ce programme est mis en œuvre en Tunisie avec le soutien de l’Union européenne et du gouvernement suédois, et en étroite collaboration avec les autorités tunisiennes et les représentations consulaires concernées.

Lire aussi : Tunisie : Possible hausse de l’aide européenne pour la gestion migratoire

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