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Gestern — 10. Januar 2026Haupt-Feeds

Trump comme alibi | Quand la fiction remplace l’information

10. Januar 2026 um 09:38

La tribune publiée par Kapitalis sous la signature de Mohamed Sadok Lejri, intitulé «Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse», ne relève pas du journalisme d’analyse mais d’une construction idéologique reposant sur une déformation manifeste des faits.

Djamal Guettala 

Donald Trump a évoqué Imane Khelif dans un contexte précis : celui de la polémique américaine sur les athlètes transgenres dans le sport, déclaration reprise notamment par L’Équipe au moment de sa diffusion. Cette sortie, aussi contestable soit-elle, ne visait ni l’Algérie comme État ni son président Abdelmadjid Tebboune. Trump n’a cité ni Alger ni Tebboune. Il n’a pas davantage établi le moindre lien avec la politique algérienne. Le reste n’existe que dans l’imagination de ceux qui l’écrivent.

À partir de cette donnée simple, la tribune publiée par Kapitalis opère pourtant un glissement grave : une phrase sur une sportive devient une attaque géopolitique contre l’Algérie, et une polémique américaine est transformée en humiliation infligée à Tebboune et à Macron.

Ce procédé n’est pas de l’interprétation, c’est de la projection. Les mots employés — «vassalité», «servilité», «nif au vestiaire», «infériorité» — relèvent du registre du ressentiment, pas de l’information.

Le cœur du problème est là : Trump n’est pas décrit tel qu’il parle ou agit, mais tel que l’auteur a besoin qu’il soit pour alimenter un discours de dénigrement politique. On fait dire à Trump ce qu’il n’a pas dit, on lui prête des intentions qu’il n’a pas formulées, puis on bâtit sur cette base fictive une charge contre l’Algérie et la France. C’est une falsification narrative.

Il ne s’agit pas ici de défendre Tebboune ni Macron. Ils sont critiquables sur bien des terrains. Mais les critiquer sur la base de propos que Trump n’a jamais tenus revient à fabriquer un procès à partir d’un dossier vide. Cela affaiblit la critique elle-même et décrédibilise celui qui la formule.

En définitive, la tribune publiée par Kapitalis parle moins de Trump que de la vision obsessionnelle de son auteur : une lecture des rapports de force internationaux réduite à une dramaturgie de la soumission et de l’humiliation. Trump devient un personnage de fiction utilisé pour régler des comptes idéologiques. Ce n’est plus de la géopolitique, c’est du théâtre politique.

Or le lecteur n’attend pas d’un média qu’il mette en scène des fantasmes, mais qu’il distingue clairement ce qui relève du fait, de l’analyse et de l’opinion. En brouillant ces trois registres, l’article ne produit pas de l’information : il produit de la confusion.

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Tebboune : «La Tunisie n’est pas une cible facile»

02. Januar 2026 um 12:52

Abdelmadjid Tebboune a fermement réfuté les allégations concernant un accord militaire secret avec la Tunisie qui porterait atteinte à la souveraineté tunisienne. Ces accusations proviennent de la diffusion d’un document douteux prétendant révéler les détails d’un tel accord. En réponse, le président algérien a qualifié ces allégations de tentative de déstabilisation de la Tunisie et de l’amitié de longue date entre les deux nations nord-africaines. «Certains acteurs tentent de semer la discorde entre l’Algérie et la Tunisie, pensant ainsi faciliter leurs infiltrations», a-t-il déclaré dans son discours à la nation, 31 décembre 2025.

Latif Belhedi

La controverse a éclaté après la signature, le 7 octobre 2025, à Alger, d’un accord de coopération militaire entre l’Algérie et la Tunisie. Cet accord visait à renforcer l’entraînement militaire conjoint, l’échange d’informations et la coordination face aux menaces transfrontalières. Cependant, le manque de détails officiels concernant cet accord a alimenté rumeurs et inquiétudes.

Le ministre de la Défense, Khaled Sehili, a précisé, à la réponse d’une question de député, que l’accord n’était qu’une mise à jour d’un pacte de coopération de 2001, conçu pour s’adapter à la nouvelle dynamique régionale et en élargir le champ d’application.

Les craintes de l’opposition politique tunisienne

Malgré cela, le 17 décembre, un document en ligne, censé révéler les détails de l’accord, a commencé à circuler, suscitant des craintes quant à une possible «subordination» de la Tunisie à l’Algérie.

Ce document, provenant prétendument d’une source confidentielle, laissait entendre que l’accord autoriserait l’armée algérienne à pénétrer jusqu’à 50 kilomètres en Tunisie pour poursuivre des terroristes ou des groupes armés. Cela impliquait également que l’Algérie pourrait intervenir pour rétablir la «stabilité institutionnelle» en Tunisie en période de troubles.

Cette situation a suscité des craintes, notamment au sein de l’opposition politique tunisienne, déjà confrontée à une forte répression depuis l’accaparement du pouvoir par le président Kaïs Saïed, depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021. Les détracteurs de Saïed perçoivent ce pacte militaire comme une nouvelle atteinte à la souveraineté tunisienne.

Selon le document divulgué, la Tunisie serait responsable du soutien logistique, incluant l’hébergement et les dépenses des troupes algériennes, et fournirait également des ressources naturelles en échange de l’intervention algérienne.

De plus, la Tunisie aurait besoin de l’approbation de l’Algérie avant de conclure tout nouvel accord de sécurité ou militaire avec d’autres pays.

Ce document a soulevé des inquiétudes en Tunisie quant à sa souveraineté et a alimenté des débats sur la transparence des alliances du pays, certains accusant l’Algérie de tenter d’exercer une forme de tutelle sur la Tunisie.

Le document a été largement repris par les médias étrangers, en particulier marocains et français, qui y ont vu la preuve de l’influence croissante de l’Algérie sur la Tunisie. Le Figaro, un quotidien français de droite, a même comparé la situation au protectorat français sur la Tunisie au début du XXe siècle.
L’authenticité du document est toutefois fortement contestée. Certains experts y ont relevé de multiples signes de falsification, notamment des erreurs dans l’en-tête et des références inexactes aux grades militaires et aux textes juridiques. Le contenu contredisait aussi, selon eux, la Constitution algérienne, qui impose des conditions strictes aux interventions militaires à l’étranger et exige l’approbation du Parlement.

Le démenti formel du président algérien

Dans un discours à la nation, Tebboune a mis en garde contre toute tentative de division entre l’Algérie et la Tunisie, insistant sur les liens fraternels étroits qui unissent les deux pays. Il a ajouté que ceux qui cherchent à rompre ces liens sous-estiment la force du patriotisme tunisien : «La Tunisie n’est pas une cible facile, et ceux qui le pensent se trompent.»

Tebboune a également lancé une pique à l’encontre de ceux qui militent pour une normalisation des relations avec l’entité «israélienne», faisant référence aux accords de normalisation conclus entre cette entité et certains pays arabes, comme le Maroc et les Émirats arabes unis. Il a souligné que le président Saïed n’était ni favorable à une normalisation avec l’entité « israélienne», ni pressé de prendre de telles mesures.

Le président algérien a réaffirmé que l’Algérie ne s’est jamais ingérée dans les affaires intérieures de la Tunisie et ne le fera jamais. «La sécurité de l’Algérie est indissociable de celle de la Tunisie», a-t-il déclaré, ajoutant : «Qui nuit à la Tunisie nuit à l’Algérie.»

Le président tunisien Kaïs Saïed avait déjà démenti en termes très généraux les rumeurs concernant l’accord militaire le 18 décembre, les qualifiant de pures inventions destinées à nuire au peuple tunisien.

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