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Empfangen — 12. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

« Naza » : des soldats israéliens témoignent sur Gaza dans un documentaire projeté dans 50 pays

12. Oktober 2026 um 14:18

Réalisé par Rachel Szor et Yuval Abraham, le film documentaire « Naza » donne la parole à 24 soldats israéliens sur les dommages collatéraux à Gaza. Il sera projeté en salles les 12 et 13 octobre, puis diffusé en ligne.

 Le documentaire « Naza » sort exceptionnellement en salles dans 50 pays, dont la France, les 12 et 13 octobre. Il sera ensuite diffusé en ligne et pourra être visionné gratuitement en novembre sur le site du Guardian. Signé Rachel Szor et Yuval Abraham, le film dénonce les crimes commis contre les civils à Gaza par l’armée israélienne. Son titre désigne les « dommages collatéraux » dans le jargon militaire israélien. Présenté à la Mostra de Venise en septembre, il y a reçu un Prix spécial du jury, après 25 minutes d’applaudissements d’un public debout.

D’une durée de 80 minutes, « Naza » repose sur les témoignages de 24 militaires issus d’unités d’élite. Filmés de nuit sur des toits de Tel-Aviv, le visage dissimulé, ils décrivent les méthodes employées par les forces armées israéliennes à Gaza pour repérer les cibles et évaluer les risques de dégâts collatéraux. Les deux réalisateurs affirment vouloir briser le mur du silence, alors que plus de 73 000 Palestiniens ont été tués depuis les attaques du 7 octobre 2023.

Pour Yuval Abraham, interrogé par le quotidien britannique, cette diffusion mondiale relève d’un impératif moral : « Bien sûr, nous voulons que le monde entier voie ce film. Mais ceux qui ont le plus besoin de le voir, ce sont les Israéliens, les Américains qui financent tout cela, les Allemands, tant d’Européens qui contribuent aux rapports de force permettant que cela continue, que les tueries à Gaza continuent. Donald Trump parle d’envoyer encore plus d’armes à Israël, sans conditions. Nous avons le devoir, surtout comme citoyens du pays qui fait cela, de tout faire pour aider ceux qui s’efforcent d’y mettre fin. »

En Israël, le film a suscité des réactions hostiles des autorités. Le gouvernement entend déchoir les deux réalisateurs de leur nationalité israélienne pour « trahison ». Benyamin Netanyahu a comparé la production du film à des « dizaines de missiles » tirés sur Israël. L’armée, de son côté, dément les accusations formulées dans le documentaire. À ce jour, aucune salle israélienne n’a accepté de le programmer. Sur les réseaux sociaux, une campagne de désinformation s’appuie par ailleurs sur un faux documentaire « Naza », créant la confusion.

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Gabès : une route coupée à Chatt Essalem après de nouvelles émanations imputées au GCT

12. Oktober 2026 um 12:31

Des riverains ont bloqué une route à Chatt Essalem dans la nuit du 10 au 11 octobre 2026, après des signalements d’émanations suffocantes autour du complexe du Groupe chimique tunisien.

Une route a été fermée par des habitants de Chatt Essalem, à Gabès, dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre 2026. Les riverains protestent contre de nouvelles émanations gazeuses, qu’ils rattachent aux activités du Groupe chimique tunisien (GCT), et réclament des autorités qu’elles y mettent fin. Ils parlent d’une catastrophe environnementale persistante. Le mouvement a suivi des alertes de militants locaux, dont le collectif Stop Pollution, faisant état d’émanations suffocantes dans les zones voisines du complexe. L’ampleur de ces rejets et leur composition exacte restent à établir.

La colère des habitants s’inscrit dans une crise environnementale et sanitaire vieille de plusieurs décennies. Depuis des années, ils mettent en cause l’impact des unités du GCT sur leur cadre de vie et leur santé. Les signalements de gaz et les cas d’intoxication présumée ravivent régulièrement la contestation dans la région.

Des écoles situées près du complexe ont connu plusieurs incidents : des élèves ont eu des malaises, des difficultés respiratoires ou des évanouissements. Pour les habitants, ces épisodes font de la pollution une urgence sanitaire. Ils demandent des mesures concrètes pour protéger les populations riveraines. Les mobilisations se sont multipliées. En juin 2026, le collectif Stop Pollution et des acteurs de la société civile avaient manifesté à Gabès et à Tunis, sous le slogan « Le peuple exige le démantèlement des unités ». Ils réclamaient l’arrêt des activités industrielles jugées polluantes. Le dossier a été porté devant les autorités nationales, et une commission présidentielle a été mise en place. Les habitants mobilisés estiment toutefois que ces démarches n’ont pas apporté de réponse à la hauteur de la situation.

Sur le terrain judiciaire, la justice avait rejeté en février 2026 une demande en référé visant l’arrêt immédiat des unités polluantes du GCT. Elle avait jugé le préjudice invoqué insuffisamment établi, une décision contestée par les défenseurs de l’environnement. Habitants et militants écologistes attendent depuis longtemps une intervention effective des pouvoirs publics contre les nuisances industrielles. Leur revendication ne se limite plus à la dénonciation des émanations : ils exigent désormais des mesures garantissant leur droit à un environnement sain.

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Conseillers fiscaux : la FTAPME demande au président de l’ARP de se récuser

12. Oktober 2026 um 11:24

La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (FTAPME) invite Brahim Bouderbala, président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et avocat de profession, à se récuser à titre préventif sur le texte encadrant la profession de conseiller fiscal.

On évoque des chevauchements avec les prérogatives des avocats et réclame que l’existence d’un éventuel conflit d’intérêts soit vérifiée. C’est par voie de communiqué que la Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (FTAPME) a formulé sa demande. Elle souhaite que Brahim Bouderbala s’écarte, par précaution, de l’examen du projet de loi sur l’organisation de la profession de conseiller fiscal. Selon l’organisation, ce métier présente des zones de recoupement avec celui d’avocat, dont le président du Parlement est lui-même issu.

Dans son texte, la Fédération soutient que la responsabilité publique oblige les responsables concernés à placer l’intérêt général au-dessus de leurs intérêts personnels ou professionnels. Elle demande au président de l’Assemblée de « lever la main » sur ce dossier, le temps que les instances compétentes établissent si sa situation relève des règles applicables en matière de déclaration d’intérêts et de récusation. Elle estime que ce contexte justifie des garanties supplémentaires de transparence.

L’organisation tient cependant à apporter une précision : appartenir à une profession ne prouve pas, en soi, l’existence d’un conflit d’intérêts. Elle assure ne cibler aucune personne en particulier et décrit son initiative comme une mesure de prévention destinée à préserver la neutralité du processus législatif.

Le dossier porte sur le projet de loi n°13 de 2023 relatif à la profession de conseiller fiscal, déposé au Parlement le 10 juillet 2023. D’après la Fédération, il rencontre depuis d’importantes difficultés, sur fond de désaccords entre les représentants des avocats et les partisans d’un encadrement du métier de conseiller fiscal.

La FTAPME affirme que les responsables successifs de l’Ordre national des avocats ont fait connaître leur opposition au projet, par des communiqués et des courriers adressés notamment au ministère des Finances, à la présidence du gouvernement et aux structures parlementaires compétentes. Elle inclut Brahim Bouderbala parmi eux, à l’époque où il exerçait des responsabilités au sein de l’Ordre. Pour l’organisation, les prérogatives des conseillers fiscaux recoupent sur certains points celles des avocats, et la réglementation de cette nouvelle profession pourrait redessiner la frontière entre les deux métiers.

C’est à partir de ces éléments qu’elle soulève la question d’un possible conflit d’intérêts et sollicite le retrait préventif du président de l’ARP. Elle s’appuie notamment sur l’article 24 de la loi n°46 de 2018 relative à la déclaration des biens et des intérêts, à la lutte contre l’enrichissement illicite et à la prévention des conflits d’intérêts, dont elle conteste la formulation et la portée. 

Au-delà de ce cas, la Fédération demande des règles mieux définies en matière de déclaration d’intérêts et de récusation des responsables publics, ainsi que des garanties d’égalité entre les professions concernées. Elle met en garde contre des dispositions qui, selon elle, pourraient favoriser l’exclusion ou un monopole professionnel sans justification objective.

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La TRAPSA reste hors Bourse, son rôle stratégique en cause

12. Oktober 2026 um 09:39

La TRAPSA restera hors Bourse, pour l’instant : le ministère met en avant son rôle stratégique et la sécurité de l’approvisionnement énergétique national. Son plan 2026-2030 prévoit deux nouveaux bassins de 35000 m³ et de 5000 m³.

La Compagnie des transports par pipelines au Sahara (TRAPSA) ne sera pas cotée en Bourse à ce stade. C’est ce qu’indique le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, pour qui cette option n’est actuellement pas envisagée. Il justifie son exclusion par la spécificité de l’entreprise et son rôle stratégique, ainsi que par l’impératif d’assurer la continuité du service public et la sécurité de l’approvisionnement énergétique du pays.

Ces éléments figurent dans une réponse écrite transmise au président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, qui assure également la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Le document répondait à une question de la députée Fatma Mseddi portant sur la gouvernance, la rentabilité et la situation financière de la société.

Entreprise publique de catégorie « A », la TRAPSA relève de la convention tuniso-française de 1958 et de la loi de 1985. Elle intervient dans le transport, le stockage et le chargement de pétrole brut, et propose aussi des services pétroliers et maritimes. Son modèle économique s’appuie sur des contrats assortis de tarifs révisés à intervalles réguliers, de façon à refléter l’évolution des coûts d’exploitation et des indicateurs économiques. Plusieurs accords ont récemment été actualisés.

Le plan de développement 2026-2030 de la société comprend un vaste programme de modernisation de ses infrastructures. Il couvre la maintenance du pipeline, des équipements maritimes et des installations de stockage, ainsi que la réalisation de deux nouveaux bassins, d’une capacité respective de 35000 m³ et de 5000 m³.

Selon le ministère, ces investissements serviront aussi à renforcer les dispositifs de sécurité, à protéger l’environnement, à numériser les activités et à assurer le contrôle public des opérations.

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