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À l’ONU, le ministre de l’Économie plaide pour les priorités de développement de la région arabe

Von: farhat
16. Juli 2026 um 19:53

La réalisation du développement dans la région arabe demeure tributaire de la pérennité de la paix, a indiqué le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh. Il a souligné que les messages de la région arabe adressés au Forum politique de haut niveau sur la mise en œuvre des objectifs de développement durable traduisent l’attachement des pays arabes à la coopération régionale, en dépit des défis rencontrés.

Cette déclaration a été donnée à l’occasion de sa  participation aux travaux du segment ministériel du forum, tenu du 13 au 15 juillet 2026 au siège des Nations Unies à New York, durant lesquels le ministre a passé en revue, en sa qualité de président du Forum arabe pour le développement 2026, les principaux messages de la région arabe adressés à cette instance onusienne.

Il a ajouté, selon un communiqué publié par le ministère, que les pays de la région arabe appellent à soutenir une vision arabe commune sur la sécurité hydrique, à garantir un accès équitable à l’énergie, à promouvoir la protection sociale en particulier pour les catégories les plus vulnérables, et à développer les politiques de technologie numérique, y compris l’intelligence artificielle.

Le ministre a, dans le même ordre d’idées, avancé que les pays arabes insistent sur la nécessité de mobiliser davantage de ressources, conformément à l’Engagement de Séville sur le financement du développement, qui englobe le financement mixte et le financement climatique concessionnel adapté aux priorités nationales.

Il a réitéré à cette occasion l’engagement de la Tunisie en faveur d’une action commune pour concrétiser ces priorités.

En marge de sa participation au forum, le ministre de l’Economie et de la Planification a pris part mercredi, à la réunion ministérielle des ministres africains de l’économie, placée sous le signe « l’impulsion de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et de l’Agenda 2036 de l’Union africaine à travers des actions transformatrices et coordonnées », avec la participation de l’ONU, de l’Union africaine, de la Commission économique pour l’Afrique et du Programme des Nations Unies pour le développement.

Le ministre a, dans son intervention, exposé l’expérience tunisienne en matière de planification et de réalisation des objectifs de développement durable, notamment à l’échelle locale, évoquant également les efforts déployés pour renforcer la résilience à travers l’élaboration de politiques publiques intégrées dans les domaines de l’eau, de l’énergie et du climat, tout en plaçant l’inclusion sociale au cœur du processus de développement.

En marge des travaux de ce forum, Samir Abdelhafidh a eu une série d’entretiens bilatéraux, notamment avec le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Fayçal Al-Ibrahim, avec qui il a examiné les opportunités de renforcer la coopération bilatérale, particulièrement dans les secteurs du commerce, de l’investissement et de l’échange d’expertises.

Il s’est également entretenu avec le ministre égyptien de la Planification et du Développement économique, Ahmed Rostom, en abordant plusieurs questions d’intérêt commun et des moyens de développer la coopération tuniso-égyptienne, notamment en matière de planification et de développement des compétences institutionnelles.

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Mercato : Elias Saad prêté à Nashville jusqu’au printemps 2027

Von: farhat
16. Juli 2026 um 19:03

L’attaquant international tunisien Elias Saad a été prêté par le club allemand d’Augsbourg à Nashville SC, pensionnaire de la Major League Soccer (MLS), jusqu’à la fin de la période de printemps de la saison 2027, a annoncé le club américain sur son site officiel.
Le prêt reste soumis à l’obtention du certificat international de transfert (ITC) et du visa de travail P-1 du joueur, précise le club.
« Elias est un joueur offensif enthousiasmant, capable à la fois de créer et de concrétiser des occasions de but. Il correspond à l’identité de notre groupe, sur le terrain comme en dehors », a déclaré le président des opérations football et directeur général de Nashville, Mike Jacobs, cité dans le communiqué.
Agé de 26 ans, Saad évoluait à Augsbourg depuis l’été 2025, après avoir porté les couleurs de St. Pauli, avec lequel il avait participé à la montée en Bundesliga.
Avant de rejoindre le football professionnel, l’ailier tunisien avait fait ses classes dans les divisions inférieures allemandes, notamment à Eintracht Norderstedt, HSV Barmbek-Uhlenhorst et Buxtehuder SV.
International tunisien à 17 reprises, Elias Saad compte trois buts et deux passes décisives avec les Aigles de Carthage. Il avait notamment débuté deux des trois rencontres disputées par la Tunisie lors de la Coupe du monde 2026.

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ES Zarzis : Hazem Ben Hamed s’engage pour trois saisons

Von: farhat
16. Juli 2026 um 18:43

L’Espérance de Zarzis a annoncé, jeudi, la signature du latéral droit Hazem Ben Hamed pour une durée de trois saisons.
Ben Hamed, âgé de 24 ans, évoluait auparavant à l’US Tataouine.
Ce recrutement s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’effectif en vue de la saison 2026-2027, au cours de laquelle le club sudiste sera engagé sur trois fronts : le championnat et la Coupe de Tunisie, ainsi que la Coupe de la Confédération africaine.
Lors du mercato estival, l’ES Zarzis a également enregistré les arrivées du milieu de terrain Yassine Kassah, du défenseur central sénégalais Samba Diouf et du défenseur Sadok Touj, ce dernier s’étant engagé pour deux saisons.
Les joueurs de Moncef Mecharek ont repris les entraînements en vue du nouvel exercice depuis le mardi 7 juillet.

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Le gouverneur de Tunis mise sur des projets intégrés et à fort impact pour le développement régional 2026

Von: farhat
16. Juli 2026 um 18:17

Une séance de travail s’est tenue, jeudi, au siège du gouvernorat de Tunis, au sujet de l’élaboration du programme régional de développement pour l’année 2026, lequel a été défini en tenant compte des priorités et des besoins du gouvernorat, selon un communiqué.
Présidant la réunion, le gouverneur de Tunis, Imed Boukhris, a souligné l’importance stratégique de ce programme et son rôle dans l’amélioration des conditions et de la qualité de vie dans les différentes délégations du gouvernorat, en particulier dans les quartiers populaires à forte densité.
Le gouverneur a appelé à la nécessité de bien choisir les projets à inscrire au programme, en tirant les enseignements des expériences précédentes. Il a, à ce titre, appelé à éviter tout particulièrement la dispersion des interventions, privilégiant un nombre restreint de projets dans le cadre d’une stratégie de développement claire. L’objectif affiché est que les projets proposés soient intégrés, fonctionnels, viables et ayant un impact direct sur l’amélioration de la qualité de vie des habitants de la capitale, a ajouté la même source.
Imed Boukhris a, en outre, rappelé l’impératif de multiplier les efforts et d’intensifier les visites de terrain, invitant les responsables à renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes afin d’achever les projets déjà inscrits au titre des années précédentes.
Ont assisté à la réunion les différents délégués du gouvernorat de Tunis, la chargée de la gestion des affaires de la municipalité de Sidi Hassine, le directeur régional du développement et de l’assainissement, la déléguée régionale aux affaires de la femme et de la famille à Tunis, le responsable de la sous-direction des projets et des programmes régionaux, ainsi que des représentants des municipalités relevant du gouvernorat de Tunis et des représentants de la Société nationale d’exploitation et de Distribution des Eaux (SONEDE) (district du Bardo et celui de Tunis-Ouest), outre des représentants des directions régionales de la culture, de la jeunesse, des sports, de l’assainissement et de la santé.

(D’après TAP)

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La ministre de la Justice s’entretient avec le nouveau président de l’Association des jeunes avocats

Von: farhat
16. Juli 2026 um 18:01

Les préoccupations des jeunes avocats et leurs propositions pour améliorer le service judiciaire ont été au centre d’une rencontre tenue jeudi, au siège du ministère de la Justice, entre la ministre de la Justice, Leïla Jaffel, et le président de l’Association tunisienne des jeunes avocats, Montassar Nefzi.
A cette occasion, le président de l’Association des jeunes avocats a avancé des propositions visant à améliorer les conditions de travail dans les tribunaux et à aplanir les difficultés auxquelles font face les avocats, indique un communiqué du département de la Justice.
Nefzi a, également, plaidé pour la révision de quelques indemnités accordées aux avocats, de l’allocation destinée aux élèves de l’Institut supérieur de la profession d’avocat (ISPA) et pour un nouveau siège de l’Institut, mieux adapté aux exigences de la formation académique et professionnelle.
De son côté, la ministre de la Justice a souligné l’engagement de son département à examiner les mécanismes permettant de mettre en œuvre ces propositions, indiquant que l’amélioration du service judiciaire demeure une priorité à travers la modernisation de l’infrastructure judiciaire, la promotion des systèmes informatiques et le renforcement des ressources humaines.
S’agissant du nouveau siège de l’Institut supérieur de la profession d’avocat, Leïla Jaffel a annoncé que le ministère a d’ores et déjà inscrit la construction de ce nouvel établissement parmi les projets prévus dans le projet de budget de l’année 2027.
Au début de la réunion, la ministre a félicité Montassar Nefzi pour son élection à la tête de l’Association tunisienne des jeunes avocats.

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Grève des taxis : réformer le transport non régulier sans sacrifier la justice sociale

Von: farhat
16. Juli 2026 um 17:38

La grève générale observée lundi dernier par les professionnels du transport public non régulier a une nouvelle fois mis en lumière les profondes difficultés que traverse ce secteur stratégique. De 5 heures à 21 heures, les taxis individuels, les taxis collectifs, les taxis touristiques, les véhicules de louage ainsi que le transport rural ont été appelés à suspendre leur activité sur l’ensemble du territoire.

Selon la Fédération nationale du transport relevant de l’UTICA, le mouvement a connu un taux de participation élevé, traduisant le malaise grandissant d’une profession confrontée à une dégradation continue de ses conditions d’exercice.

Des revendications de nature réglementaire et législative
Intervenant sur les ondes d’une radio de la place, le vice-président de la Fédération nationale du transport, Moez Sellami, a estimé que la mobilisation s’était déroulée conformément aux prévisions. Il a réaffirmé la volonté des professionnels de parvenir à une solution négociée avec les autorités, tout en soulignant que leurs revendications sont essentiellement de nature législative et réglementaire. Au premier rang de ces revendications figure la révision des tarifs du transport public non régulier. Une augmentation avait été annoncée pour le premier trimestre 2026 avant d’être reportée au mois de juin, sans qu’aucune décision définitive ne soit finalement adoptée. Pour les représentants du secteur, ce nouveau report est devenu difficilement acceptable. Leurs arguments reposent sur une réalité économique incontestable. Depuis plusieurs années, les coûts d’exploitation n’ont cessé de progresser. Le prix des carburants, les dépenses d’entretien, le coût des pneumatiques, des pièces de rechange, des assurances, des réparations mécaniques ainsi que les charges fiscales pèsent lourdement sur la rentabilité de l’activité. Beaucoup de professionnels estiment aujourd’hui que les tarifs en vigueur ne couvrent plus les coûts réels du service rendu.
À cette augmentation des charges s’ajoute une concurrence de plus en plus importante, l’apparition de nouvelles formes de mobilité, ainsi que la diminution du nombre de courses dans certaines régions. Pour nombre de chauffeurs, la rentabilité quotidienne s’est considérablement réduite, mettant parfois en péril leur capacité à rembourser les crédits contractés pour l’acquisition ou le renouvellement de leurs véhicules. Pour la Fédération, il ne s’agit donc pas d’une simple revendication corporatiste mais d’une nécessité économique destinée à assurer la survie même du secteur. Comme l’a rappelé Moez Sellami, «personne ne peut prétendre que ces revendications ne le concernent pas», y compris les organisations professionnelles qui n’ont pas participé au mouvement.

Toute augmentation a un impact sur le budget des citoyens
Cependant, cette lecture du dossier ne saurait être la seule. Car derrière les difficultés des transporteurs se trouvent également celles des citoyens, qui subissent eux aussi une dégradation continue de leur pouvoir d’achat. Depuis plusieurs années, les ménages tunisiens sont confrontés à une hausse sensible du coût de la vie. Les dépenses alimentaires, les frais de logement, les soins de santé, l’éducation, l’énergie et les transports absorbent une part croissante des revenus familiaux, alors même que les salaires évoluent beaucoup plus lentement. Pour de nombreux travailleurs, étudiants, retraités ou demandeurs d’emploi, le taxi constitue parfois le seul moyen de transport disponible lorsque les réseaux publics sont insuffisants. Toute augmentation des tarifs risque donc d’avoir un impact immédiat sur leur budget quotidien. Le problème dépasse ainsi largement la seule question des intérêts des transporteurs. Il renvoie à une problématique plus globale, celle de l’équilibre économique d’un service public indispensable dans un contexte de fortes tensions sociales. Une augmentation uniforme des tarifs pourrait certes soulager momentanément les professionnels, mais elle risquerait également d’aggraver les difficultés financières des usagers et de réduire encore davantage la fréquentation des taxis, créant ainsi un cercle vicieux dont personne ne sortirait véritablement gagnant.

La recherche d’une solution durable suppose une approche plus globale
Une première piste consisterait à procéder à une révision objective de la structure des coûts du secteur afin de déterminer, sur des bases économiques transparentes, le niveau réel des tarifs nécessaires à son équilibre financier. Parallèlement, les pouvoirs publics pourraient examiner des mécanismes d’accompagnement permettant d’alléger certaines charges supportées par les professionnels. Des facilités fiscales ciblées, des crédits préférentiels pour le renouvellement du parc automobile, des mesures d’encouragement à l’acquisition de véhicules moins énergivores ou encore une révision de certaines taxes pourraient contribuer à améliorer la rentabilité sans faire peser exclusivement l’effort sur les usagers. La modernisation du secteur constitue également un enjeu majeur. La généralisation des outils numériques, des applications de réservation, des systèmes de paiement électronique et d’une meilleure organisation des stations permettrait d’améliorer la qualité du service tout en optimisant les recettes. De leur côté, les citoyens attendent également une amélioration des prestations : ponctualité, disponibilité, qualité de l’accueil, sécurité, transparence des tarifs et respect des règles professionnelles. Toute réforme tarifaire gagnerait ainsi en acceptabilité si elle s’accompagnait d’un engagement réciproque en faveur d’une amélioration du service rendu.

Repenser l’ensemble de la politique nationale de mobilité
Plus largement encore, cette crise rappelle l’urgence de repenser l’ensemble de la politique nationale de mobilité. Le transport public collectif demeure insuffisant dans plusieurs régions, ce qui accroît mécaniquement la dépendance des citoyens à l’égard des taxis et du transport non régulier. Le développement des transports collectifs urbains et interurbains, leur modernisation et une meilleure complémentarité entre les différents modes de déplacement constituent des leviers essentiels pour réduire durablement les tensions. Le dialogue demeure, dans ce contexte, la seule voie susceptible de concilier les intérêts parfois divergents des différentes parties. Les revendications des professionnels sont légitimes lorsqu’elles visent à préserver la viabilité économique de leur activité. Les préoccupations des usagers le sont tout autant lorsqu’elles traduisent les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés des millions de citoyens. La véritable réponse ne peut donc résider dans une opposition entre transporteurs et usagers, mais dans une politique publique capable de prendre simultanément en considération les impératifs économiques des professionnels, la protection du pouvoir d’achat des ménages et l’intérêt général.
L’enjeu dépasse finalement la seule question des tarifs. Il concerne la construction d’un modèle de mobilité plus équilibré, plus performant et plus équitable. C’est à cette condition que les réformes pourront répondre aux attentes des transporteurs sans compromettre les droits des citoyens à un service de transport accessible, de qualité et financièrement supportable. Une telle approche s’inscrit dans la recherche d’un équilibre entre justice sociale, efficacité économique et continuité du service public, trois objectifs qui doivent demeurer au cœur des politiques publiques.

Ahmed NEMLAGHI

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SPOT-CNAM : ultimatum fixé pour le maintien du tiers payant

Von: farhat
16. Juli 2026 um 16:29

Le Syndicat des Pharmaciens d’Officine de Tunisie (SPOT) suspendra le travail avec la filière de soins du tiers payant à partir du 1er août 2026, si la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) ne respecte pas intégralement, avant cette date, ses engagements financiers et contractuels envers les pharmaciens.
Dans un communiqué publié jeudi, le SPOT précise que le vendredi 31 juillet en cours est le dernier délai de mise en œuvre de cette filière si la CNAM n’honore pas ses engagements et ne procède pas au paiement des pharmaciens.
Le bureau national du SPOT explique que cette décision a été prise puisque les dettes de la CNAM envers les pharmaciens se sont accumulées ce qui a aggravé la crise financière des pharmaciens et a engendré des difficultés d’approvisionnement en médicaments.
Selon le syndicat, la CNAM n’a pas respecté ses engagements énoncés dans l’accord signé le 15 janvier 2026 et ce, malgré les multiples correspondances et réunions tenues avec les responsables de la Caisse et du ministère des affaires sociales.
Il rappelle notamment qu’une réunion tenue le 25 juin 2026 avait abouti à un accord prévoyant le versement de trois tranches financières, dont une seule a finalement été versée.
Le syndicat a également dénoncé ce qu’il considère comme des pratiques contraires à la loi et aux conventions en vigueur, notamment le refus de régler les factures de certains pharmaciens, la fermeture de la plateforme électronique utilisée jusqu’ici et son remplacement par une nouvelle plateforme sans période transitoire, ainsi que la multiplication des poursuites judiciaires visant certaines pharmacies.
« Ces mesures menacent la pérennité des officines et leur capacité à assurer l’approvisionnement en médicaments », ajoute le communiqué.
Par ailleurs, le bureau national du SPOT a chargé son service juridique d’engager les procédures judiciaires et administratives nécessaires afin de contraindre la CNAM à respecter la loi, les conventions et les engagements conclus, tout en assurant le suivi des dossiers liés aux mesures visant certaines pharmacies.
Le syndicat a, en outre, appelé la cheffe du gouvernement ainsi que les ministres de la Santé, des Affaires sociales, du Commerce et des Finances à intervenir en urgence pour sauver le secteur et garantir la continuité de l’approvisionnement des citoyens en médicaments, soulignant que les pharmacies privées constituent « un pilier essentiel de la sécurité sanitaire et pharmaceutique nationale ».

 

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SNJT : hausse des agressions contre les journalistes en juin

Von: farhat
16. Juli 2026 um 15:49

Le nombre d’agressions visant les journalistes a enregistré, en juin, une hausse par rapport au mois de mai, selon un rapport publié, jeudi, par l’Unité de monitoring du Centre de sécurité professionnelle, relevant du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).

L’unité a, ainsi, recensé 16 agressions contre des journalistes et cameramen. En mai dernier, cinq agressions avaient été recensées.

Selon le rapport, la capitale concentre l’essentiel des incidents, avec douze cas recensés dans le gouvernorat de Tunis. Les quatre autres agressions ont été signalées à l’Ariana, Béja, Kairouan et Sfax, à raison d’un cas par gouvernorat.

Le rapport pointe, également, la persistance d’entraves injustifiées à l’exercice du journalisme : des reporters contraints de quitter leurs lieux de couverture, des documents professionnels confisqués, autant de pratiques qui entravent le droit à l’information.

Au-delà des agressions physiques, le document dénonce des pratiques de rétention de l’information de la part de plusieurs ministères et institutions publiques, qui tardent à répondre ou ignorent carrément les demandes d’accès à l’information, privant ainsi les journalistes de données dans les délais légaux.

Face à cette situation, l’Unité de monitoring a formulé plusieurs recommandations. Elle appelle la Présidence du Gouvernement à réviser les circulaires n° 19 et n° 4, et à rappeler à l’ensemble des administrations publiques le droit des journalistes à exercer librement leur métier.

Elle exhorte, par ailleurs, le ministère de l’Intérieur à donner des instructions claires à toutes les unités sécuritaires pour garantir le respect du droit des journalistes à la couverture sur le terrain et mettre fin à toute forme d’entrave à leur travail.

Le rapport insiste, aussi, sur la nécessité de garantir un procès équitable dans les affaires judiciaires impliquant des journalistes.

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Ligue 1 : Amine Gara, nouveau coach de l’ES Métlaoui

Von: farhat
16. Juli 2026 um 15:20

L’Etoile sportive de Métlaoui a annoncé avoir conclu un accord officiel avec Amine Gara pour assurer la direction technique de l’équipe senior de football au cours de la saison sportive 2026-2027, selon un communiqué publié jeudi sur sa page officielle.
Amine Gara succédera à Imed Ben Younes qui a rejoint l’Avenir sportif de La Marsa.
L’ES Métaloui avait achevé la saison précédente à la huitième place du championnat de la Ligue professionnelle 1, tout en atteignant les huitièmes de finale de la Coupe de Tunisie.
Il convient de rappeler qu’Amine Gara avait dirigé la saison dernière l’Avenir sportif de Soliman, qui a été relégué en Ligue professionnelle 2.

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La chanteuse espagnole Bebe à Hammamet : Ode à la musique et à la liberté 

Von: farhat
16. Juli 2026 um 14:45
L’une des voix espagnoles les plus écoutées de la jeune génération s’est produite sur la scène du festival de Hammamet dans la nuit du 15 juillet 2026. Vêtue sobrement et entourée de ses musiciens virtuoses, elle a offert au public 1h30 de mélodies pures et de déclarations d’amour dans un français approximatif mais attachant. Une soirée d’été caniculaire mais hautement musicale pendant laquelle la chanteuse a pu offrir un spectacle 100% maîtrisé qui allie ballades douces et morceaux rythmés. Une première fois en Tunisie, désormais mémorable.
Chanteuse, auteure – compositrice mais également actrice, l’artiste ponctue ses morceaux par des déclarations touchantes. Bebe, son nom de scène séduit, tout comme sa voix singulière et sa présence scénique attractive. Ses chansons ont résonné dans cet amphithéâtre en plein air, épousant le slogan phare de cette 60ème édition « Endless Memories ». Une performance, qui est désormais marquante.
En réponse à l’esprit anniversaire et festif du festival de Hammamet, la chanteuse a rendu hommage à un album phare « Pafuera Telarañas », qui fête cette année, ses 22 ans. Paru en 2004 et produit par Carlos Jean, il est riche de tous les titres qui ont fait sa carrière et l’ont fait connaître comme « Malo », « Ella » et « Siempre me quedará ». Bebe conquit par son écriture sensible, engagée et profondément humaine.
Ce concert événement revisite un répertoire incontournable qui a fait d’elle l’une des voix incontournables de la musique hispanophone contemporaine. Des chansons comme « 7 horas », « Respirar », « Mi Guapo » ou encore « La micha » se sont succédé pour le plus grand bonheur des mélomanes présents, pour la plupart espagnols ou hispanophones. Son excellence M. l’ambassadeur d’Espagne en Tunisie « Isidro Antonio González Afonso a répondu présent ainsi que des membres de l’ambassade, de l’Institut Cervantes et de l’AECID.
Bebe prône des causes humaines primordiales pour elle, comme la lutte contre les violences faites aux femmes. Son titre « Malo » en dit long sur son combat. Son univers mêle flamenco, pop, rock et chanson d’auteur, avec des textes engagés sur la liberté, la dignité et l’émancipation. « Merci pour votre présence, votre amour …C’est ma première foisen Tunisie et je suis heureuse de vous rencontrer ». Annonce – elle en lisant une déclaration affichée sur son téléphone.
Reprise du marathon estival des concerts le 17 juillet 2026 avec la performance de Noor et Selim Arjoun. Le duo revient avec un “Live with orchestra” qui sera présenté pour la première fois au Festival International de Hammamet
Kamel Bouaouina

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Le ministère du Commerce insiste sur le respect des normes de stockage des produits agricoles et halieutiques

Von: farhat
16. Juli 2026 um 14:21

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a appelé, jeudi, les acteurs des circuits de distribution à respecter les normes régissant le stockage des produits de l’agriculture et de la pêche, pour mieux valoriser la production et la récolte nationales.
Le ministère a souligné que le stockage constitue un mécanisme stratégique essentiel pour soutenir la production nationale, favoriser les exportations, garantir la consommation locale et réguler le marché tout au long de l’année, en particulier durant les périodes de soudure saisonnière.
Il a rappelé que l’activité de stockage est régie par un ensemble de lois et de procédures qui définissent strictement les règles permettant de distinguer le stockage organisé des pratiques de stockage anarchique ou monopolistique.
Pour rester en conformité, les différents intervenants sont tenus de déclarer les locaux de stockage ainsi que les mouvements de stocks, d’assurer l’approvisionnement du marché via les circuits organisés et de respecter les prix légaux en vigueur. Ils doivent également, tenir à jour tous les documents légaux, commerciaux et comptables, notamment les contrats, les registres de stockage, les factures et les bons de livraison.
Le département du commerce a ainsi exhorté les professionnels à poursuivre leurs activités normalement et à s’impliquer dans la constitution de stocks régulateurs et stratégiques, les invitant à contacter ses services pour obtenir des clarifications juridiques ou pour résoudre toute difficulté liée à l’exercice de leur activité.

 

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La Protection civile tire la sonnette d’alarme et appelle à une vigilance accrue face aux incendies

Von: farhat
16. Juli 2026 um 13:59

Les unités de la protection civile sont intervenues à 746 reprises au cours des dernières 24 heures, dont 210 interventions pour maîtriser des incendies, selon les statistiques publiées, jeudi, par le porte-parole de la Protection civile sur les réseaux sociaux.
Face à la recrudescence des incendies, la Protection civile appelle les citoyens à faire preuve d’une extrême vigilance, notamment en évitant de jeter des mégots de cigarettes dans la nature, les zones arborées ou les abords des routes.
Elle exhorte la population à signaler immédiatement toute fumée ou tout départ d’incendie aux services compétents afin de permettre une intervention rapide et limiter la propagation des flammes.
Cette hausse du nombre d’incendies intervient dans un contexte marqué par une vague de chaleur touchant l’ensemble du pays. Depuis le début de la semaine, les températures ont enregistré une nette augmentation, atteignant 48 degrés dans certaines régions de l’intérieur.
La Tunisie connaît une hausse significative des températures depuis le début de la semaine, atteignant 48 degrés dans certaines régions. Cette situation se poursuivra jusqu’au début de la semaine prochaine avec des températures supérieures aux normales saisonnières, selon les prévisions de l’Institut National de la Météorologie.

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Météo : La vague de chaleur se poursuit

Von: tmps
16. Juli 2026 um 12:02

La vague de chaleur intense se poursuit sur l’ensemble du pays, accompagnée par le phénomène du Sirocco, ce jeudi, indique un bulletin de suivi de la situation météorologique publié par l’Institut National de la Météorologie (INM).

D’après les prévisions, une hausse particulièrement marquée des températures est attendue pour ce vendredi 17 juillet 2026, avec des maximales dépassant les normales saisonnières de 8 à 13 degrés. Les températures maximales oscilleront entre 44°C et 49°C. Sur les zones côtières de l’Est, la chaleur sera légèrement moins intense, avec des maximales comprises entre 39°C et 43°C.

Le temps restera très chaud dans la plupart des régions jusqu’au début de la semaine prochaine. Une baisse relative des températures est prévue à partir du mercredi 22 juillet 2026.

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Chiens errants : le miroir blessé de nos villes

Von: tmps
16. Juli 2026 um 10:13

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Depuis quelques années, une silhouette s’est installée dans le paysage quotidien de nos villes tunisiennes, celle du chien errant. On le croise au détour d’une rue, près d’un marché, autour d’une benne à ordures ou sous l’ombre maigre d’un mur. Il traverse les carrefours comme s’il avait appris, lui aussi, à négocier avec le désordre, les klaxons et l’impatience. À force de le voir, nous finissons presque par ne plus le regarder. Il devient une présence ordinaire, une forme vivante du décor urbain. Pourtant, derrière cette apparente banalité se cache une question qui devrait nous inquiéter davantage : comment avons-nous laissé l’errance animale devenir l’un des signes les plus visibles de notre manière d’habiter la ville ?

Le phénomène est souvent associé, dans la mémoire collective, aux transformations qui ont suivi 2011. Les pratiques anciennes, notamment les campagnes d’abattage, ont été davantage contestées, et avec raison. Une société ne progresse pas en banalisant la violence, même lorsqu’elle prétend agir au nom de l’ordre ou de la sécurité. Mais notre erreur a été de croire qu’il suffisait de renoncer à une mauvaise méthode pour que le problème disparaisse. Nous avons interrompu, du moins par moments, une logique brutale sans lui substituer une politique cohérente, durable et visible. Or le vide administratif n’est jamais neutre : il se remplit de conséquences. Les chiens ont continué à naître, à être abandonnés, à se regrouper et à survivre comme ils le pouvaient, tandis que les citoyens oscillaient entre compassion, peur et exaspération.

Ainsi, le chien errant nous place devant une contradiction familière. Nous refusons la cruauté mais nous tolérons l’abandon. Nous nous indignons devant une scène violente mais nous détournons les yeux devant une souffrance lente. Nous voulons des rues sûres, sans toujours accepter les efforts de prévention, de propreté, de vaccination, de stérilisation et d’éducation qui rendent cette sécurité possible. Le problème n’est donc pas seulement dans la rue. Il se trouve dans notre manière de décider, de différer, d’improviser et, trop souvent, de chercher une solution spectaculaire lorsqu’un travail patient aurait été plus efficace.

Une présence qui raconte nos défaillances

Les chiens errants ne sont pas tombés du ciel et n’ont pas choisi la marginalité. Beaucoup sont les descendants d’animaux abandonnés ou de portées laissées sans contrôle. Derrière chaque groupe aperçu près d’une décharge, il y a souvent une chaîne de négligences humaines : un maître qui déménage et laisse l’animal derrière lui, une famille qui se lasse, un chiot offert comme un jouet puis rejeté lorsqu’il grandit, un chien de garde remplacé, une femelle non stérilisée dont les petits sont déposés loin du quartier. L’errance n’est pas un instinct mystérieux, elle est, dans une large mesure, une fabrication sociale.

À cette irresponsabilité individuelle s’ajoute une faiblesse collective. Nos villes s’étendent, de nouveaux quartiers apparaissent, les zones périurbaines avancent, mais les services ne suivent pas toujours au même rythme. Les déchets s’accumulent, les terrains vagues deviennent des refuges, les chantiers abandonnés offrent des abris, et les restes alimentaires assurent une survie minimale. Nous produisons involontairement les conditions de l’errance, puis nous reprochons aux animaux d’en profiter. Une poubelle qui déborde n’est pas seulement une faute esthétique ou un signe de mauvaise gestion, elle devient une mangeoire permanente, un point de rassemblement et, à terme, un facteur de multiplication.

Le chien errant est donc le miroir d’une ville qui ne maîtrise ni ses déchets, ni ses périphéries, ni les conséquences de ses propres habitudes. Sa présence révèle l’écart entre le discours et l’action. Nous parlons de modernité, de qualité de vie, d’espace public et d’attractivité urbaine, mais nous acceptons des rues où se côtoient ordures, animaux affamés, circulation anarchique et peur diffuse. Ce miroir est dérangeant parce qu’il nous renvoie une image que nous préférerions attribuer à l’animal : le désordre. Pourtant, le désordre n’est pas le chien ; le désordre est le système qui le produit et l’abandonne ensuite à son sort.

La peur est réelle mais elle ne suffit pas à penser

Il serait injuste, cependant, de nier l’inquiétude des habitants. Une meute peut impressionner, un chien blessé ou affamé peut devenir imprévisible, et la menace de morsure suscite une peur légitime, surtout chez les parents, les enfants, les personnes âgées, les cyclistes ou ceux qui rentrent tard. La compassion ne doit pas exiger de la population qu’elle renonce à la sécurité. Elle doit au contraire nous obliger à rechercher une réponse plus sérieuse que l’alternative paresseuse entre l’abattage massif et l’inaction.

Lorsque la peur devient l’unique langage du débat, elle transforme l’animal en ennemi absolu. On ne voit plus un être vivant issu de nos abandons ; on voit une nuisance à faire disparaître. Cette simplification est dangereuse, car elle autorise toutes les brutalités sans traiter les causes. Même une campagne d’élimination, si elle n’est pas accompagnée d’une maîtrise des déchets, d’un contrôle des naissances et d’une responsabilisation des propriétaires, ne ferait que libérer temporairement un espace qui serait bientôt occupé par d’autres animaux. Une ville ne se gouverne pas par des gestes de colère répétés, elle se gouverne par la continuité, l’anticipation et l’évaluation.

Il suffit d’observer ces chiens avec un peu d’attention pour comprendre que beaucoup ne cherchent pas l’affrontement. Certains gardent leurs distances, d’autres suivent timidement un passant, d’autres encore attendent un morceau de pain ou un peu d’eau. Leur comportement raconte une longue familiarité avec l’humeur humaine : ils savent reconnaître la main qui nourrit et celle qui frappe. Ils apprennent la prudence, la fuite, parfois la méfiance. Leur patience silencieuse devrait nous troubler, car elle accuse sans discours. Ils survivent dans les marges que nous leur laissons et portent sur leur corps les traces de nos retards, de nos déchets et de notre indifférence.

Sortir de l’improvisation municipale

La réponse ne peut pas reposer uniquement sur les associations, les bénévoles ou quelques citoyens sensibles. Leur engagement est précieux, mais il ne doit pas servir d’alibi au retrait des institutions. Une politique crédible suppose une coordination entre les municipalités, les services vétérinaires, les associations de protection animale, les établissements scolaires, les médias et les citoyens. Il faut recenser les zones les plus touchées, organiser des campagnes régulières de stérilisation et de vaccination, identifier les animaux déjà pris en charge, traiter les cas de maladie ou d’agressivité et assurer un suivi réel. Sans continuité, chaque opération devient un événement isolé dont les effets s’effacent rapidement.

La propreté urbaine doit être considérée comme une composante essentielle de cette politique. Tant que des quantités importantes de nourriture restent accessibles dans les rues, toute stratégie restera incomplète. Les conteneurs fermés, la collecte régulière, la lutte contre les dépôts sauvages et la sensibilisation des commerçants ne sont pas des sujets séparés de la question animale. Ils en constituent le socle. Il est incohérent de demander la disparition des chiens tout en laissant partout les ressources qui assurent leur regroupement et leur reproduction.

Il faut aussi instaurer une véritable culture de la responsabilité des propriétaires. Posséder un chien ne devrait pas être un acte impulsif, encore moins une mode passagère. L’animal engage pour des années : il faut le nourrir, le soigner, le faire vacciner, empêcher les reproductions incontrôlées et ne pas l’abandonner lorsqu’il devient encombrant. L’identification des chiens domestiques, l’encouragement à la stérilisation et des sanctions réellement appliquées contre l’abandon permettraient de déplacer le débat vers son origine. On parle souvent de contrôler les animaux, il faudrait d’abord contrôler les comportements humains qui les condamnent à l’errance.

Adopter, stériliser, éduquer : une solidarité organisée

Parmi les pistes possibles, une campagne nationale d’adoption mérite d’être défendue. Elle ne consisterait pas à culpabiliser toutes les familles ni à prétendre que chacun peut accueillir un animal. Elle s’adresserait à ceux qui disposent de l’espace, du temps et des moyens nécessaires. Son principe serait simple : transformer une partie du problème public en une multitude d’engagements privés, accompagnés et responsables. Si des milliers de foyers adoptaient chacun un chien, après examen vétérinaire, vaccination et stérilisation, le paysage de nombreuses rues pourrait changer sans violence.

Une telle campagne devrait éviter le sentimentalisme facile. Adopter n’est pas sauver un animal pour quelques jours, puis le rejeter à la première difficulté. C’est accepter une responsabilité durable. Les familles auraient besoin de conseils, d’un suivi initial, d’informations sur le comportement, l’alimentation, l’hygiène et les soins. Les écoles pourraient participer en apprenant aux enfants le respect du vivant, mais aussi les règles de prudence. Les médias pourraient montrer des expériences réussies, expliquer les gestes appropriés et rappeler que la bonté sans organisation peut parfois aggraver le problème, notamment lorsque le nourrissage désordonné favorise les regroupements sans contrôle sanitaire.

Ceux qui ne peuvent pas adopter ne seraient pas exclus de l’effort. Ils pourraient contribuer à une stérilisation, soutenir un refuge, signaler un animal blessé, participer à un point d’eau encadré pendant les fortes chaleurs ou aider une association de manière ponctuelle. Une société adulte ne demande pas la même chose à chacun, elle demande à chacun une part adaptée de responsabilité. Cette solidarité distribuée serait plus efficace qu’une indignation épisodique sur les réseaux sociaux, vite oubliée dès que l’émotion retombe.

Au fond, la question des chiens errants dépasse largement les chiens. Elle parle de la ville que nous construisons, de la valeur que nous accordons à la vie vulnérable, de notre capacité à transformer une émotion morale en politique publique. Elle mesure aussi notre cohérence. Nous ne pouvons pas réclamer des espaces plus propres, plus sûrs et plus humains tout en abandonnant aux rues les conséquences de nos propres décisions. La sécurité des habitants et la protection animale ne sont pas deux causes ennemies, elles deviennent compatibles dès lors que l’on remplace l’improvisation par la prévention et la brutalité par l’organisation.

Après 2011, nous avons beaucoup parlé de liberté, de dignité et de droits. Il reste à donner à ces mots leur complément indispensable : la responsabilité. Une ville digne n’est pas une ville qui cache ses victimes ou les élimine lorsqu’elles deviennent visibles. C’est une ville qui remonte aux causes, corrige ses pratiques et refuse que l’abandon soit la réponse ordinaire à ce qui dérange. Le chien errant, immobile au bord d’un trottoir, n’est peut-être pas seulement un animal perdu. Il est la question silencieuse que la ville nous adresse : que faisons-nous de ceux que notre propre négligence a laissés dehors ? La réponse ne se trouvera ni dans la peur seule ni dans la pitié seule, mais dans une politique patiente, ferme et humaine. C’est à cette condition que nos rues cesseront d’être le théâtre de notre incohérence et pourront redevenir un espace partagé, plus sûr pour les habitants comme pour les animaux.



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Tunisie–Égypte : le ministre de l’Intérieur réaffirme l’excellence des relations bilatérales

Von: tmps
16. Juli 2026 um 09:35

Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, a souligné la profondeur des relations historiques entre la Tunisie et l’Égypte et leur évolution continue dans les différents domaines, notamment à la lumière des résultats positifs de la haute commission mixte et les commissions sectorielles, du niveau exceptionnel de la coopération en matière de sécurité, ainsi que de la poursuite de la coordination et de la concertation sur les questions régionales, dont en premier lieu la cause palestinienne.

Selon un communiqué de l’ambassade d’Égypte en Tunisie, publié mercredi sur sa page Facebook, le ministre a transmis, lors de sa participation, lundi, à la réception organisée par l’ambassade à l’occasion du 74e anniversaire de la révolution du 23 juillet, les salutations du président de la République Kais Saïd et ses sincères félicitations au président Abdel Fattah Sissi, au gouvernement de l’Égypte et à son peuple.

Le ministre a aussi exprimé le respect de la Tunisie pour le rôle historique de l’Égypte et ses efforts constants pour soutenir le peuple palestinien.

Dans un discours prononcé à cette occasion, l’ambassadeur d’Égypte en Tunisie, Bassem Hassan, a indiqué que la célébration, cette année, de la révolution du 23 juillet revêt une importance particulière car elle coïncide avec le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et l’Égypte, soulignant que les relations bilatérales connaissent un nouvel élan grâce à la volonté politique commune des chefs d’État des deux pays frères, à une coordination étroite et à une coopération croissante dans différents domaines.

Il a également passé en revue les principales réalisations de la coopération bilatérale, notamment les résultats de la 18e session de la haute commission mixte tuniso-égyptienne, l’intensification des échanges de visite entre les hauts responsables, la tenue pour la première fois de la Commission militaire mixte au niveau des ministres de la Défense, ainsi que la poursuite des efforts déployés pour renforcer la coopération commerciale, culturelle et touristique, et à élargir les partenariats entre les secteurs privés des deux pays.

L’ambassadeur a réaffirmé la volonté de son pays de soutenir la solidarité arabe, la sécurité et la stabilité dans la région, et de poursuivre les efforts pour parvenir à un cessez-le-feu durable dans la bande de Gaza, de garantir un accès total et durable à l’aide humanitaire et de créer les conditions politiques nécessaires à l’établissement d’un État palestinien indépendant.

Ont participé à la cérémonie de réception le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Brahim Bouderbala, le président du Conseil national des régions et des districts, Imed Derbali, le mufti de la République, Hichem Ben Mahmoud, outre les chefs des missions diplomatiques et des organisations internationales et régionales accréditées en Tunisie, indique la même source.

L’Égypte célèbre le 23 juillet, chaque année, l’anniversaire de la révolution menée en 1952 par l’organisation des « Officiers libres » et dirigée par Mohamed Néjib et Jamel Abdel Nasser.

Cette révolution avait mis fin à la monarchie, entraîné l’exil du roi Farouk Ier en Italie et transformé le régime égyptien en une république présidentielle.

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Le ministre de l’Éducation plaide pour une rentrée scolaire réussie et bien préparée

Von: tmps
16. Juli 2026 um 09:18

Le ministre de l’éducation  Nourredine Nouri, a souligné la nécessité de faire réussir la rentrée scolaire 2026-2027 à travers le suivi sur le terrain et la coordination en permanence entre les différentes régions et l’administration centrale.

Le ministre a appelé, mercredi, dans son intervention à la clôture de la conférence périodique des commissaires régionaux à l’éducation, qui s’est tenue au centre national de formation et de développement des compétences à Carthage, à la nécessité de respecter les délais fixés pour les opérations administratives aux niveaux du primaire, du collège et du secondaire, afin d’assurer la bonne marche des établissements scolaires dès le premier jour de la rentrée, selon un communiqué du ministère.

Nouri a relevé l’importance de renforcer les acquis enregistrés à travers la poursuite du programme national d’excursions au profit des élèves dans les écoles rurales et loin des zones urbaines, la mise en oeuvre  de l’initiative « 2026, année de la lecture », la promotion des activités culturelle scolaires et à assurer les meilleures conditions de travail à la famille éducative.

Plusieurs interventions ont été présentées au cours de cette conférence dont notamment la préparation de la prochaine rentrée scolaire, l’évaluation des résultats des examens nationaux, avec des propositions pour les améliorer au cours des prochaines années.

Les participants ont également abordé les progrès enregistrés en matière de gouvernance des services scolaires et l’état d’avancement des projets d’infrastructure scolaire, notamment les travaux d’extension et de réhabilitation.

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L’ATUGE présente la 3e édition de «Tunisia Global Forum» : l’intelligence collective pour bâtir la Tunisie de demain

Von: farhat
16. Juli 2026 um 09:16

L’Association des Tunisiens des Grandes écoles (ATUGE) a organisé hier une conférence de presse pour présenter la 3e édition du Tunisia Global Forum (TBF) qui se tiendra mardi prochain, ainsi que les évènements corollaires. « Bâtir l’avenir à l’ère de l’IA » est le leitmotiv choisi pour cette nouvelle édition qui réunira la diaspora tunisienne avec tous les acteurs économiques autour d’un objectif commun, celui de bâtir une Tunisie qui repose sur l’intelligence collective.

Le TBF qui s’affirme comme étant un rendez-vous annuel incontournable pour la diaspora vise à mobiliser les talents tunisiens du monde et les écosystèmes d’entreprises et d’innovation pour accélérer la transformation du pays et renforcer son rayonnement à l’international à l’ère de l’intelligence artificielle.
Amine Aloulou, président de l’ATUGE, a affirmé que l’objectif suprême de l’association, qui travaille de concert avec l’Alliance mondiale des talents tunisiens (World Alliance of Tunisian Talents-WATT) et d’autres partenaires dont la CONECT, le CJD, expertise France et des structures institutionnelles, est de connecter les réseaux de compétences tunisiennes établies à l’étranger aux talents présents en Tunisie, aux acteurs économiques, aux startups, aux institutions publiques et aux organismes de coopération internationale. 
Et d’ajouter : «L’année 2026 coïncide avec le centenaire de la naissance de Mokhtar Latiri, une figure majeure de la génération des Bâtisseurs qui constituent pour nous un message et un exemple frappant de la volonté commune et de l’intelligence commune qui ont fait la force de la Tunisie postindépendance. «D’où notre défi est de faire de l’intelligence collective un tremplin pour bâtir la Tunisie de demain dans un monde de transmutation effervescente où chaque instant est une invitation à renouveler sa vision des choses. L’enjeu pour la Tunisie ne consiste pas seulement à suivre l’évolution de l’intelligence artificielle, mais à construire une capacité collective permettant de transformer cette révolution en opportunités concrètes».

Présentant le programme du TGF, Tarak Bouacida, le Commissaire du forum, a passé en revue plusieurs thématiques qui seront débattues dont : «L’intelligence collective pour bâtir l’avenir de l’IA», «Bâtir aujourd’hui les fondations d’une IA créatrice de valeur» et «Comment réussir le virage de l’IA », une première plénière dédiée aux infrastructures, à l’éthique et à la maîtrise des fondations de l’IA et une seconde plénière qui abordera l’impact de l’IA sur la transformation des métiers, les compétences et l’éducation. Il s’agit de pousser la réflexion autour de la manière d’épouser l’ère du changement, notamment en matière d’éducation et d’emploi.

En parallèle de ces sessions principales, des espaces thématiques interactifs permettront d’approfondir les échanges sur l’open-innovation dans l’industrie, la valorisation de la recherche en IA (notamment dans la santé et les biotechs), ainsi que l’écosystème des startups à l’ère de l’IA, outre les sessions de partage d’expériences animées par des leaders du secteur (AI Founders & Leaders Insights).

La Diaspora régionale Networking du 15 juillet au 15 août
Le forum sera marqué par la publication d’un Livre Blanc dédié à l’intelligence artificielle, a fait savoir le président de l’ATUGE. Le livre en question est le fruit de la réflexion de plus de 20 experts et universitaires en la matière. Lesquels ont présenté une série de recommandations, des clés directrices pour jeter les bases d’un début d’une dynamique autour de l’IA et passer à la concrétisation des stratégies ambitieuses. «L’avenir se bâtit aujourd’hui», a affirmé Amine Aloulou.
La dimension régionale sera présente au cours de ce «Diaspora Month» à travers l’organisation de la Diaspora regional Networking du 15 juillet au 15 août et ce, dans plusieurs régions du pays, à savoir Sfax, Sousse, Hammamet, Bizerte, Gabès, Béja et Djerba.

Le TGF IA Awards pour réduire le gap entre la recherche et l’innovation
Par ailleurs, une autre nouveauté pour le TGF cette année, c’est l’organisation du AI Hackathon (Automate et Reinvent) et ce, du 17 au 19 juillet courant en partenariat avec CJD Horizon. Le hackathon s’articulera autour de trois thèmes, à savoir Finance et assurance, santé, pharma et industrie.
Mouna Marrakchi, SG de l’ATUGE, a affirmé que l’objectif consiste à réduire le gap entre la recherche et l’innovation, en tirant profit de l’IA. D’où l’intérêt du lancement de l’IA Awards qui se projette de mettre en lumière des compétences tunisiennes en Tunisie et/ou à l’étranger. Elle a affirmé que sur une cinquantaine de candidatures, 12 startups ont été retenues. Par ailleurs, 12 projets novateurs pour la valorisation de la recherche et la création de la valeur et de l’impact sont également en course, outre les projets d’intégration de l’IA en entreprise (AI Business).
Ce hackathon qui se positionne comme un laboratoire d’innovation collaborative d’excellence sera marqué par la mobilisation de 42 groupes et plus de 150 étudiants et jeunes talents de Tunisie et de la diaspora, a indiqué la présidente de CJD Tunis Horizon, Nouha Younes. Ils seront encadrés par 50 mentors de haut niveau, comprenant des professionnels de l’écosystème entrepreneurial, des experts en IA et des spécialistes métiers issus des entreprises partenaires. Leur mission consistera à relever des défis opérationnels complexes, avec pour priorité le déploiement de solutions applicables à des secteurs stratégiques de l’économie nationale.
L’événement réunira plus de 2.500 participants, 150 entreprises et startups, ainsi que 80 intervenants et experts de Tunisie et de l’étranger.

Yosr GUERFEL AKKARI

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Mondial 2026 : après la qualification, Scaloni promet une finale spectaculaire face à l’Espagne

Von: tmps
16. Juli 2026 um 08:49

Le sélectionneur de l’Argentine, Lionel Scaloni, a salué mercredi le caractère et l’esprit de combativité de ses joueurs après leur victoire face à l’Angleterre (2-1) en demi-finale de la Coupe du monde 2026 de football, estimant que son équipe avait une nouvelle fois su renverser une situation mal engagée.

« Je tiens à souligner le caractère et l’esprit de cette équipe. Une fois encore, elle a réussi à renverser une éliminatoire qui s’était compliquée », a déclaré Scaloni lors de la conférence de presse d’après-match, rendant également un vibrant hommage à son capitaine Lionel Messi.

Le technicien argentin a ensuite évoqué la finale qui opposera dimanche l’Albiceleste à l’Espagne, qualifiant la Roja de « grande équipe ».

« L’Espagne est une grande équipe. Je pense qu’elle a mérité sa qualification en finale. Elle a battu la France, ce qui est toujours très difficile », a-t-il souligné.

« Nous aurons le temps de l’analyser à nouveau. Ils ont apporté quelques changements, mais ils restent une très grande équipe. Nous savons comment ils jouent et nous sommes prêts », a-t-il assuré.

Le sélectionneur argentin a enfin exprimé le souhait d’offrir aux supporters une finale de haut niveau.

« Nous allons préparer un match pour que les gens prennent du plaisir à le regarder », a-t-il conclu.

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Santé maternelle et néonatale : transition démographique, justice sociale et gouvernance sanitaire

Von: farhat
16. Juli 2026 um 08:26

Par Mondher AFI

Le 10 juillet 2026, au siège de son département à Tunis, le ministre de la Santé, Dr Mustapha Ferjani, a présidé une réunion de travail consacrée au renforcement de la santé maternelle et néonatale. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre des orientations présidentielles impulsées par le Président de la République, Kaïs Saïed, en faveur de la modernisation du système national de santé et de l’amélioration de la qualité des soins périnataux.

La stratégie présentée repose sur le renforcement des compétences des professionnels de santé, l’harmonisation des protocoles cliniques, l’amélioration des circuits de référence, la généralisation du dossier médical numérique interopérable, l’intégration progressive des données du secteur privé et le développement d’une coordination plus efficace entre les différents niveaux de prise en charge, dans l’objectif d’améliorer la qualité, la continuité et l’équité des soins maternels et néonataux sur l’ensemble du territoire.
Comme le rappelle Émile Durkheim, «les faits sociaux doivent être expliqués par d’autres faits sociaux». La santé maternelle ne dépend donc pas uniquement de la qualité des actes médicaux, elle traduit également les conditions sociales dans lesquelles vivent les populations.
L’accès aux soins, le niveau d’instruction des femmes, la protection sociale, les infrastructures de transport, les revenus des ménages et les disparités territoriales influencent directement les risques liés à la grossesse et à l’accouchement. Dans cette perspective, la mortalité maternelle constitue moins un simple indicateur sanitaire qu’un révélateur des inégalités sociales.
À cet égard, l’Organisation mondiale de la Santé considère depuis plusieurs années que la réduction de la mortalité maternelle nécessite une approche globale combinant prévention, accès universel aux soins, qualité des services et réduction des inégalités.
Les analyses démographiques montrent que la Tunisie s’inscrit depuis plusieurs décennies dans une transition démographique relativement avancée au sein du Maghreb.
Selon Kingsley Davis, «la transition démographique est l’une des plus profondes transformations sociales de l’histoire moderne». Elle ne se limite pas à la baisse de la fécondité, elle traduit une transformation des comportements familiaux, de la condition féminine, des politiques de santé et du développement économique.
Les travaux consacrés à l’évolution démographique des pays maghrébins montrent que la baisse de la mortalité infantile et maternelle accompagne généralement la généralisation de la médecine préventive, l’amélioration du niveau de vie, la scolarisation des filles et la modernisation des services publics.
Cependant, comme le soulignent plusieurs démographes, cette transition demeure fragile lorsque les progrès sanitaires ne sont pas accompagnés d’une croissance inclusive et d’une réduction des inégalités territoriales.
Le sociologue Pierre Bourdieu rappelait que «les chances de vie sont inégalement distribuées selon la position sociale des individus».
Cette observation demeure particulièrement pertinente dans le domaine de la santé maternelle. Les complications obstétricales sont souvent aggravées par des facteurs non médicaux : éloignement géographique des maternités, pauvreté, précarité des transports, faiblesse du suivi prénatal ou insuffisance des ressources humaines spécialisées.
Dans cette perspective, renforcer uniquement les équipements hospitaliers ne suffit pas. Une politique efficace doit également agir sur les déterminants sociaux de la santé afin de réduire les inégalités de départ.

La gouvernance sanitaire à l’épreuve des territoires
L’un des apports majeurs de la réunion du 10 juillet réside dans la volonté de renforcer la coordination entre les différents niveaux du système de santé.
Cette orientation rejoint les principes contemporains de la gouvernance sanitaire qui privilégient l’intégration des parcours de soins, la continuité de la prise en charge, la circulation de l’information médicale et l’évaluation permanente des performances.
La numérisation du dossier médical, l’intégration des données du secteur privé et l’harmonisation des protocoles constituent, à cet égard, des leviers importants pour améliorer l’efficacité du système et réduire les ruptures dans la prise en charge.
Le démographe français Alfred Sauvy écrivait : «Gouverner, c’est prévoir».
Cette formule résume parfaitement l’enjeu de la politique de santé maternelle. Investir dans la grossesse, l’accouchement et les premiers jours de vie ne relève pas uniquement de la médecine, il s’agit d’un investissement dans le capital humain, dans la cohésion sociale et dans le développement futur du pays.
Chaque réduction de la mortalité maternelle ou néonatale améliore les indicateurs de développement humain et renforce les capacités futures de la société.

Vers une politique intégrée de la santé maternelle
L’amélioration durable de la santé maternelle ne peut reposer uniquement sur le renforcement des capacités hospitalières ou sur l’augmentation des ressources allouées aux services de soins. Elle suppose une approche systémique intégrant les dimensions sanitaires, sociales, territoriales, économiques et informationnelles qui influencent le parcours de santé des femmes avant, pendant et après la grossesse. Une telle orientation implique de dépasser une logique centrée sur la prise en charge curative pour privilégier une politique publique fondée sur la prévention, la continuité des soins, l’équité territoriale et l’évaluation permanente des résultats.
La création d’un observatoire national de la santé maternelle et néonatale renforcerait la gouvernance en centralisant les données, en harmonisant les indicateurs et en orientant les politiques publiques sur des bases scientifiques, tout en identifiant les disparités territoriales. Le développement de la télémédecine et des solutions numériques améliorerait l’accès aux soins spécialisés, notamment dans les régions insuffisamment desservies. Parallèlement, la formation continue des sages-femmes, des obstétriciens et des autres professionnels de la santé périnatale contribuerait à renforcer la qualité et la sécurité des prises en charge. Cette évolution devrait s’accompagner d’un renforcement des services de proximité intégrant le suivi prénatal, l’accompagnement psychosocial et le suivi postnatal. Enfin, des dossiers médicaux numériques interopérables favoriseraient la continuité des soins, la coordination institutionnelle et une planification sanitaire davantage fondée sur les données.
Enfin, l’intégration des sciences sociales dans l’analyse des politiques de santé apparaît indispensable afin de mieux comprendre les déterminants culturels, économiques, éducatifs et territoriaux qui influencent le recours aux soins, l’adhésion aux programmes de prévention et les inégalités de santé. Une telle approche permet d’appréhender la santé maternelle comme un phénomène multidimensionnel où les facteurs médicaux interagissent avec les conditions de vie, les normes sociales, les niveaux d’instruction et les mécanismes institutionnels. Dans cette optique, l’amélioration de la santé maternelle constitue moins un objectif sectoriel qu’un indicateur de la capacité des politiques publiques à garantir un accès équitable à des soins de qualité, à renforcer la résilience du système de santé et à promouvoir le bien-être des femmes tout au long de leur parcours reproductif.
La réunion stratégique du 10 juillet 2026 dépasse le cadre d’une concertation administrative classique. Elle marque l’émergence d’une approche plus systémique de la santé maternelle et néonatale, dans laquelle la qualité des soins ne peut être dissociée des réalités sociales, démographiques, territoriales et économiques. Cette évolution traduit une prise de conscience que les indicateurs de santé ne sont pas uniquement le produit des performances hospitalières, mais aussi le reflet des conditions de vie, du niveau d’éducation, de l’accès équitable aux services publics et de la capacité des institutions à accompagner les femmes tout au long de leur parcours de maternité.

Les défis à l’horizon 2030
À l’horizon 2030, la réussite de cette stratégie dépendra avant tout de la transformation des orientations annoncées en politiques publiques évaluables et durables. Cela suppose une gouvernance fondée sur des données fiables, un système d’information performant, une évaluation régulière des résultats et une capacité d’adaptation permanente aux évolutions démographiques et épidémiologiques. La réduction des disparités territoriales, l’amélioration de la qualité des soins obstétricaux et néonataux, le renforcement des ressources humaines, ainsi que l’intégration effective de la prévention dans les politiques de santé constitueront les principaux indicateurs de cette transformation.
Toutefois, le progrès ne pourra être pleinement atteint que si plusieurs conditions structurelles sont réunies. Il implique d’abord un investissement continu dans les soins de santé primaires, dans la formation des professionnels, dans les infrastructures sanitaires des régions les moins favorisées et dans la modernisation numérique du système de santé. Il exige également une meilleure articulation entre les secteurs de la santé, de l’éducation, de la protection sociale et du développement territorial, car la santé maternelle relève d’une responsabilité collective qui dépasse largement le seul champ médical.
Une autre condition essentielle réside dans le renforcement de la culture de prévention. Informer les femmes et leurs familles sur le suivi de la grossesse, l’accouchement, la période postnatale et le développement du nouveau-né contribue à réduire les risques évitables et favorise des décisions éclairées. L’éducation sanitaire doit ainsi devenir un levier central de la politique publique, au même titre que les investissements matériels ou les réformes organisationnelles.
L’amélioration durable de la santé maternelle passe également par une attention accrue au bien-être des femmes au-delà de l’accouchement. Les enjeux de santé physique, psychologique et sociale durant les mois qui suivent la naissance demeurent souvent insuffisamment pris en compte alors qu’ils conditionnent la qualité de vie des mères, le développement de l’enfant et la stabilité familiale. Une politique moderne de santé maternelle ne peut donc se limiter à assurer la survie, elle doit viser la qualité de vie, l’accompagnement, l’écoute et la continuité des soins.
Cette ambition suppose également de renforcer les droits, les capacités d’autonomie et l’accès des femmes aux services de santé tout au long de leur parcours de vie. Les recherches en santé publique montrent que les sociétés qui investissent dans l’éducation des filles, l’autonomisation des femmes et la protection sociale obtiennent durablement de meilleurs résultats en matière de mortalité maternelle et néonatale. La santé devient alors un facteur de développement humain autant qu’un indicateur de justice sociale.
Les expériences internationales démontrent enfin que la majorité des décès maternels et néonataux reste évitable lorsque les systèmes de santé garantissent un accès rapide à des soins de qualité, une prise en charge coordonnée et un suivi continu avant, pendant et après la grossesse. L’enjeu n’est donc pas uniquement d’augmenter les moyens disponibles, mais d’améliorer leur efficacité, leur répartition territoriale et leur capacité à répondre aux besoins réels des populations.
À l’horizon 2030, la santé maternelle et néonatale pourrait s’imposer comme un indicateur stratégique de la qualité de la gouvernance publique. Cette ambition suppose la mise en œuvre de politiques intégrées, fondées sur l’équité, l’innovation et l’évaluation continue, afin de garantir à chaque femme et à chaque nouveau-né un parcours de soins sûr, accessible et durable.

 

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Mondial 2026 : l’Argentine fait céder l’Angleterre et défiera l’Espagne en finale

Von: tmps
16. Juli 2026 um 08:05

Championne du monde en titre, l’Argentine a une nouvelle fois démontré sa capacité à renverser les situations compromises en éliminant l’Angleterre (2-1), mercredi à Atlanta, pour se qualifier pour la finale du Mondial-2026.

Les Anglais pensaient avoir fait le plus dur lorsque Anthony Gordon a ouvert le score dix minutes après la reprise, mais les hommes de Thomas Tuchel ont progressivement reculé, laissant l’initiative à une sélection argentine emmenée par un Lionel Messi de nouveau décisif.

Longtemps contenu par la défense anglaise, le capitaine argentin a changé de registre en se décalant sur le côté droit, d’où il a commencé à multiplier les centres dangereux. Jordan Pickford a d’abord détourné une tête de Nico Gonzalez, avant qu’Alexis Mac Allister ne trouve le poteau.

La pression argentine a fini par être récompensée à la 85e minute, lorsque Enzo Fernandez, servi par Messi, a égalisé d’une frappe de l’extérieur de la surface.

Trois minutes plus tard, dans le temps réglementaire, un nouveau centre de Messi a trouvé la tête de Lautaro Martinez, auteur du but de la victoire, avant une longue période de temps additionnel.

Selon les statistiques du match, l’Angleterre n’a eu que 12% de possession de balle entre l’ouverture du score de Gordon et le but victorieux de Martinez, illustrant la domination exercée par les Sud-Américains durant la dernière demi-heure.

Après la rencontre, Thomas Tuchel a reconnu que son équipe avait trop subi les événements.

« Nous sommes restés dans notre 4-4-2, mais nous sommes devenus passifs. Nous avons concédé beaucoup d’occasions et nous n’avons pas réussi à reprendre la maîtrise du ballon », a déclaré le sélectionneur anglais.

Cette nouvelle remontée confirme la résilience de l’Albiceleste, déjà revenue d’un déficit de deux buts face à l’Égypte en huitièmes de finale, pour poursuivre sa défense du titre mondial.

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