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Gestern — 31. Mai 2026Actualités Tunisie webdo.tn

Tunisie : La BAD prévoit une croissance de 2,1% en 2026 et 2,8% en 2027

26. Mai 2026 um 14:13

La croissance économique de la Tunisie devrait atteindre 2,1% en 2026 avant de progresser à 2,8% en 2027, selon les prévisions publiées mardi par la Banque africaine de développement dans son rapport « Perspectives économiques en Afrique 2026 ». Présenté à Brazzaville lors des Assemblées annuelles du Groupe de la BAD, le document affiche des projections plus optimistes que celles récemment avancées par le Fonds monétaire international (FMI), qui table également sur une croissance de 2,1% en 2026 mais prévoit un ralentissement à 1,6% dès 2027.

Cette divergence illustre les différentes lectures des perspectives économiques tunisiennes dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, la volatilité des prix de l’énergie et les pressions sur les finances publiques.

La BAD plus optimiste que le FMI pour 2027

Selon le rapport « Perspectives économiques en Afrique 2026 », la Banque africaine de développement prévoit une croissance du PIB tunisien de 2,1% en 2026 puis une accélération à 2,8% en 2027.

Ces prévisions contrastent avec celles du Fonds monétaire international, qui a maintenu en avril dernier sa projection de 2,1% pour 2026 tout en anticipant un net ralentissement de la croissance tunisienne à 1,6% en 2027.

Le FMI estime notamment que l’économie tunisienne reste fortement exposée aux chocs liés aux prix de l’énergie et des matières premières, dans un contexte mondial jugé particulièrement instable.

Une inflation attendue en baisse progressive

Dans son rapport, la Banque africaine de développement prévoit également une poursuite du recul de l’inflation en Tunisie.

Le taux d’inflation devrait atteindre 5,7% en 2026 avant de baisser légèrement à 5,4% en 2027, selon les projections de l’institution panafricaine.

Ces données figurent dans le rapport intitulé « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté ».

Une croissance encore inférieure aux objectifs du gouvernement

Les prévisions de la BAD restent toutefois inférieures aux hypothèses retenues par le budget de l’État tunisien, qui table sur une croissance de 3,3% en 2026.

L’économie tunisienne avait enregistré une croissance de 2,5% en 2025, selon les chiffres publiés par l’Institut national de la statistique. Au premier trimestre 2026, la croissance s’est établie à 2,6% en glissement annuel, selon les dernières données de l’INS.

Le FMI alerte sur les risques énergétiques et budgétaires

Dans sa mise à jour des perspectives régionales, le Fonds monétaire international avait mis en garde contre la vulnérabilité persistante de la Tunisie face aux fluctuations des prix énergétiques et aux déséquilibres macroéconomiques. L’institution évoque également des risques accrus sur les finances publiques, le taux de change ainsi que sur certains secteurs économiques comme le tourisme, le commerce et le transport.

Le FMI recommande par ailleurs une gestion économique prudente, le maintien de politiques monétaires restrictives pour contenir l’inflation ainsi qu’une accélération des réformes structurelles afin de renforcer la résilience de l’économie tunisienne face aux chocs extérieurs.

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Tunisie : Pourquoi la croissance ne se ressent pas encore

18. Mai 2026 um 11:16

L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,6% au premier trimestre 2026, selon les données publiées par l’Institut national de la statistique. Le chiffre est positif, mais il ne dit pas tout. Sur la même période, la demande intérieure a progressé de 5,2%, contribuant à hauteur de 5,64 points à la croissance du PIB.

Une demande intérieure en hausse de 5,2% et une croissance à 2,6% — comment l’expliquer

Cet écart n’est pas une anomalie. Il révèle une tension centrale de l’économie tunisienne : l’activité interne existe, mais une partie de son effet est absorbée par les importations. C’est l’une des raisons pour lesquelles cette croissance reste peu perceptible dans le quotidien.

Une demande intérieure dynamique

Les données de l’INS montrent que la demande intérieure a soutenu l’activité au cours des trois premiers mois de l’année. Consommation et investissement ont progressé, envoyant un signal positif sur la vitalité du marché interne.

Mais cette dynamique ne se retrouve pas entièrement dans le chiffre final de croissance. Avec une contribution de 5,64 points, on aurait pu attendre une progression plus forte du PIB. La différence vient principalement du commerce extérieur.

Les importations absorbent une partie de l’élan

Les échanges extérieurs ont contribué négativement à la croissance du premier trimestre, à hauteur de -3,08 points. Les importations ont progressé de 9,3%, contre 4,2% pour les exportations.

Autrement dit, une partie de la demande intérieure s’est transformée en achats à l’étranger plutôt qu’en production locale. Cela limite l’effet de la croissance sur l’emploi, les revenus et la valeur ajoutée nationale.

Le calcul résume le paradoxe : +5,64 points issus de la demande intérieure, amputés de 3,08 points par les échanges extérieurs, soit environ 2,6% de croissance au final.

Des moteurs existent, mais pas partout

Plusieurs secteurs restent bien orientés. L’agriculture affiche une hausse de 6,8% de sa valeur ajoutée et contribue à 0,61 point de la croissance globale. L’industrie manufacturière progresse de 3,1%, portée notamment par l’agroalimentaire. Les services avancent de 2,2%.

Ces chiffres montrent qu’une partie de l’économie continue de produire et de se développer. Mais la reprise reste inégale.

Le secteur de la construction, lui, recule fortement, avec une baisse de 7,1% de sa valeur ajoutée. Or le bâtiment entraîne avec lui les matériaux, le crédit, l’immobilier et l’emploi. Son repli traduit une prudence persistante des ménages, des investisseurs et des financeurs.

L’emploi reste le point faible

Le chômage global a légèrement reculé à 15%, contre 15,2% au trimestre précédent. L’économie a créé 16.500 emplois nets sur la période.

Mais le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur est passé de 22,5% à 24,2% en un trimestre. Chez les jeunes de 15 à 24 ans, il reste très élevé, à 37,5%.

La croissance crée donc des emplois, mais pas suffisamment là où la pression sociale est la plus forte. Ce déséquilibre souligne une difficulté structurelle : l’économie tunisienne peine encore à absorber les diplômés et à créer assez d’emplois qualifiés.

Une croissance réelle, mais encore invisible

La Tunisie n’est pas en récession. Sa demande intérieure est active, son agriculture tient, son industrie avance et certains services soutiennent l’activité. Mais une partie de cet élan est absorbée par les importations, tandis que la construction recule et que le chômage qualifié reste élevé.

C’est ce qui explique le décalage entre le chiffre officiel et le ressenti économique. À 2,6%, le pays avance. Mais cette croissance n’est pas encore assez locale, assez homogène et assez créatrice d’emplois qualifiés pour changer le quotidien des Tunisiens.

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Tunisie : Le FMI maintient une croissance à 2,1% en 2026, un ralentissement attendu en 2027

17. April 2026 um 11:15

Le Fonds monétaire international a confirmé ses prévisions de croissance pour la Tunisie à 2,1% en 2026, un niveau inchangé malgré un contexte international tendu. L’institution met toutefois en garde contre une exposition accrue aux chocs énergétiques et aux déséquilibres macroéconomiques. À moyen terme, la trajectoire reste fragile, avec un ralentissement attendu dès 2027.

Une croissance stable, mais sous pression

Dans sa mise à jour des perspectives régionales, le FMI maintient le cap pour l’économie tunisienne en 2026, tout en projetant un ralentissement à 1,6% en 2027.

Ce maintien apparent masque en réalité une vulnérabilité persistante. La Tunisie, comme l’ensemble des économies importatrices de pétrole de la région MENAP, reste fortement exposée aux fluctuations des prix de l’énergie et des matières premières.

Ces chocs externes pèsent directement sur la production, alimentent les tensions inflationnistes et fragilisent les équilibres budgétaires et extérieurs.

Déficits et finances publiques sous tension

Le FMI anticipe une détérioration du solde budgétaire d’environ 0,5 point de PIB, principalement en raison de l’alourdissement de la facture énergétique.

Cette pression accrue sur les finances publiques intervient dans un contexte déjà contraint, où l’État doit arbitrer entre soutien à l’économie et maîtrise des déficits.

Par ailleurs, l’institution souligne un risque de tensions sur le taux de change et une fragilisation des emprunteurs, notamment dans des secteurs clés comme le tourisme, le commerce et le transport.

Le choc énergétique au cœur des inquiétudes

Lors de la présentation du rapport, Jihad Azour a insisté sur l’ampleur des perturbations énergétiques mondiales.

Les pertes d’approvisionnement sont estimées à plusieurs millions de barils par jour, dans un marché déjà sous tension. Résultat : le pétrole Brent a franchi la barre des 100 dollars, avec un pic à 118 dollars, tandis que les prix du gaz en Europe ont fortement augmenté.

Un environnement qui accentue la vulnérabilité des économies dépendantes des importations énergétiques, comme la Tunisie.

Réformes ciblées et vigilance renforcée

Face à ces risques, le FMI appelle à une gestion économique prudente et flexible. L’institution recommande des mesures ciblées et temporaires pour protéger les populations vulnérables, sans aggraver les déficits publics.

Elle insiste également sur la nécessité de maintenir des politiques monétaires restrictives pour contenir l’inflation, tout en renforçant la surveillance des risques financiers, notamment en matière de liquidité et de change.

Au-delà de la conjoncture, le FMI souligne un enjeu structurel : renforcer la capacité de résistance de l’économie tunisienne face aux chocs externes.

Cela passe notamment par une diversification des partenaires commerciaux et une intégration régionale plus poussée, afin de réduire la dépendance aux fluctuations des marchés internationaux.

Dans un environnement mondial instable, la croissance tunisienne reste ainsi suspendue à sa capacité à absorber des chocs de plus en plus fréquents.

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Croissance de 2,5% : Aram Belhadj alerte sur une Tunisie à la traîne régionale

16. Februar 2026 um 14:52

La Tunisie a enregistré un taux de croissance de 2,5% en 2025, selon les données publiées par l’Institut national de la statistique. Un niveau conforme aux projections du Fonds monétaire international, mais jugé insuffisant par l’économiste Aram Belhadj. Dans une déclaration accordée à L’Economiste Maghrébin, il estime que cette performance maintient le pays en bas du classement régional et reste sans effet tangible pour une large partie des Tunisiens.

Une croissance en trompe-l’œil face aux voisins

Avec 2,5% en 2025, la Tunisie améliore certes son score par rapport aux 1,4% de 2024. Mais cette progression demeure trop faible pour enclencher une dynamique économique capable d’absorber le chômage ou de réduire significativement la pauvreté.

La comparaison régionale est peu flatteuse. Le Maroc affiche 4,4% en 2025 et viserait encore 4,2% en 2026. La Mauritanie atteint 4% et projette 4,3% l’an prochain. Même la Jordanie, avec 2,7%, dépasse légèrement la performance tunisienne et ambitionne 2,9% en 2026.

Ce différentiel place la Tunisie en position de lanterne rouge régionale, selon Aram Belhadj, qui pointe des choix économiques inadaptés, l’absence de réformes structurelles profondes et un climat d’investissement encore fragile.

Pourquoi 2,5% ne changent presque rien pour le citoyen

Derrière le chiffre macroéconomique, l’impact concret sur le quotidien des Tunisiens demeure limité.

Une croissance de 2,5 % est insuffisante pour créer massivement des emplois durables, notamment pour les jeunes diplômés ; améliorer sensiblement le pouvoir d’achat dans un contexte d’inflation persistante ; réduire la pression sur les finances publiques ; relancer significativement l’investissement privé.

Concrètement, cela signifie que le citoyen ne ressent que faiblement les effets de cette progression : le marché du travail reste tendu, les salaires évoluent peu face à la hausse des prix, et les services publics continuent de subir des contraintes budgétaires.

En l’absence d’une croissance supérieure à 4% ou 5%, seuil généralement considéré comme nécessaire pour enclencher une dynamique inclusive dans une économie émergente, les ménages ne perçoivent pas d’amélioration tangible de leurs conditions de vie.

Les leviers d’un sursaut structurel

Pour inverser la tendance, Aram Belhadj appelle à un changement de cap fondé sur plusieurs priorités : renforcer la stabilité gouvernementale et la qualité de la gouvernance ; simplifier les procédures administratives et combattre la bureaucratie ; lutter efficacement contre la corruption ; activer réellement le secteur privé à travers des pactes sectoriels concrets ; engager des réformes fiscales, restructurer le système de compensation et réorganiser les entreprises publiques ; assurer une cohérence entre politique budgétaire et politique monétaire. Sans ces transformations, la croissance risque de rester molle et peu inclusive.

Des perspectives 2026 encore plus préoccupantes

Les projections du FMI pour 2026 tablent sur un ralentissement à 2,1%, un niveau inférieur à celui de 2025. Si cette prévision se confirme, la Tunisie s’enfoncerait davantage dans une trajectoire de croissance faible, avec des marges budgétaires limitées et un impact social réduit.

Pour le citoyen tunisien, l’enjeu dépasse donc la simple statistique. Il s’agit de savoir si l’économie peut générer suffisamment d’activité pour créer des emplois, stabiliser les prix et améliorer les services publics.

Aram Belhadj estime que l’espoir reste possible, mais à condition d’engager rapidement des réformes structurelles profondes. Sans sursaut qualitatif et quantitatif, la croissance restera un indicateur abstrait, sans traduction concrète dans le quotidien des Tunisiens.

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« L’économie nationale est en voie de redressement », annonce Sarra Zaafrani Zenzri

05. November 2025 um 20:38

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a affirmé mercredi que l’économie tunisienne amorce une véritable phase de redressement, marquée par une amélioration notable des principaux indicateurs macroéconomiques.

Une croissance de 3,2% et un retour de la confiance économique

S’exprimant lors d’une séance plénière conjointe de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts (CNRD), consacrée à la présentation du budget de l’État et du budget économique 2026, Zenzri a souligné que le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 3,2% au deuxième trimestre 2025, contre 1,4% à la même période de 2024.

Cette dynamique traduit, selon elle, « une reprise économique soutenue », portée par la bonne performance de l’agriculture, de la construction, de l’industrie manufacturière et des services.

Inflation maîtrisée et relance monétaire

La cheffe du gouvernement a mis en avant la baisse du taux d’inflation, passé de 6,7% en septembre 2024 à 5% en septembre 2025, puis à 4,9% en octobre, ce qui témoigne, selon elle, de « l’efficacité de la politique monétaire adoptée ».

Cette évolution a permis à la Banque centrale de Tunisie de réduire son taux directeur à 7,5% à la fin du mois de mars 2025 — une première depuis 2022 —, favorisant ainsi la relance de l’investissement et l’allégement du coût du crédit pour les ménages et les entreprises.

Déficit maîtrisé, dinar renforcé et réserves solides

Zenzri a par ailleurs salué le contrôle du déficit commercial et la stabilité du taux de change, soulignant que les réserves en devises atteignent 106 jours d’importation au 31 octobre 2025.

Ces progrès résultent de la hausse des recettes touristiques (+8,2%) et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (+8,1%).

Le dinar tunisien s’est également apprécié face au dollar (+2,8%) et à l’euro (+0,5%), par rapport à 2024.

Investissements en hausse et chantiers en cours

La cheffe du gouvernement a enfin évoqué la progression des investissements directs étrangers, en hausse de 21,3% au premier semestre 2025, par rapport à la même période en 2024.

Elle a également salué l’avancement des grands projets d’infrastructure, notamment dans les secteurs des transports, de la santé et des énergies renouvelables, estimant qu’ils constituent des leviers essentiels pour la croissance future.

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Tunisie : Croissance de 2,5% en 2025 avant un ralentissement en 2026, selon le FMI

15. Oktober 2025 um 09:16

Selon le rapport semestriel sur les Perspectives de l’économie mondiale (PEM), publié mardi par le Fonds monétaire international (FMI), la Tunisie devrait enregistrer une croissance économique de 2,5% en 2025 et 2,1% en 2026. Ces projections s’accompagnent d’un taux d’inflation estimé à 5,9% l’an prochain et 6,1% en 2026, tandis que le déficit budgétaire devrait se situer à -3,1% du PIB en 2025 et -3,3% en 2026.

Le FMI a légèrement revu à la hausse ses projections globales par rapport à son rapport d’avril, mais celles-ci demeurent inférieures à celles d’octobre 2024. La croissance mondiale devrait ainsi ralentir de 3,3% en 2024 à 3,2% en 2025, puis 3,1% en 2026. Dans les économies avancées, elle plafonnerait autour de 1,5%, tandis que les pays émergents et en développement progresseraient légèrement au-dessus de 4%.

L’inflation mondiale, elle, devrait continuer à reculer pour atteindre 4,2% en 2025 et 3,7% en 2026. Le commerce mondial progresserait en moyenne de 2,9% en 2025–2026, une croissance jugée plus lente que celle de 2024 (3,5%), en raison notamment de la fragmentation persistante des échanges internationaux.

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Banque mondiale : La Tunisie attendue à 2,6% de croissance en 2025

07. Oktober 2025 um 14:55

L’économie tunisienne devrait enregistrer une croissance de 2,6% en 2025, soutenue par la reprise de la production agricole – notamment de l’huile d’olive et des céréales – et par une relance du secteur de la construction, selon le dernier rapport de la Banque mondiale (BM) sur la région MENAAP (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan).

La Banque mondiale prévoit un léger rebond de l’activité économique tunisienne après une année 2024 marquée par des tensions budgétaires et une sécheresse persistante.

L’agriculture devrait constituer le principal moteur de cette croissance, grâce à une meilleure campagne oléicole et à des récoltes céréalières plus abondantes. Le secteur de la construction, dopé par quelques projets d’infrastructure, contribuerait également à ce regain.

À moyen terme (2026–2027), la croissance se stabiliserait autour de 2,4%, freinée par des conditions de financement limitées et des barrières structurelles à l’entrée sur les marchés.

Finances publiques : un déficit en légère amélioration

Le déficit budgétaire devrait s’établir à 5,7% du PIB en 2025, avant de se réduire à 4,4% en 2027, sous l’effet d’une meilleure maîtrise de la masse salariale et des subventions.

La dette publique, actuellement proche de 84,5% du PIB, baisserait légèrement pour atteindre 83,6% en 2027, traduisant une amélioration marginale de la trajectoire d’endettement.

Le déficit du compte courant devrait s’élargir à 2,7% du PIB en 2025, en raison d’un déséquilibre commercial accru, malgré la progression modérée des recettes touristiques et la baisse du prix du pétrole.

La Banque mondiale anticipe une détérioration graduelle jusqu’à 3,1% du PIB en 2027, en lien avec la stagnation des investissements étrangers et les contraintes persistantes sur le financement extérieur.

Face à ce contexte, les autorités tunisiennes pourraient être amenées à recourir à de nouveaux emprunts en devises auprès de la Banque centrale pour combler les besoins de financement.

Réformes nécessaires pour consolider la croissance

Le rapport souligne que les perspectives économiques demeurent vulnérables à plusieurs risques : la rareté du financement extérieur, la poursuite de la sécheresse et les incertitudes du commerce international.

Toutefois, une amélioration notable serait envisageable si la Tunisie accélérait les réformes structurelles, notamment la modernisation des entreprises publiques, la discipline budgétaire et la stimulation de la concurrence.

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