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Médecine en prime time : Samir Elwafi dans le viseur de l’Ordre !

30. Dezember 2025 um 18:23

À force d’inviter des médecins et de traiter de sujets de santé dans ses émissions, Samir Elwafi se retrouve au cœur d’une crispation avec l’Ordre des médecins, qui resserre le contrôle sur les interventions médiatiques des praticiens.


Le Conseil national de l’Ordre des médecins a rappelé, ce mardi, l’obligation pour les praticiens d’obtenir une autorisation préalable avant toute participation aux médias. Une mise au point qui intervient dans un contexte de tension croissante entre l’Ordre et certaines émissions très suivies, au premier rang desquelles celles animées par Samir Elwafi.

L’ordre a insisté sur le caractère impératif de cette procédure, présentée comme une garantie du respect des règles professionnelles et déontologiques. Les médecins souhaitant intervenir dans les médias audiovisuels, écrits ou numériques sont désormais tenus de déposer une demande officielle via l’espace dédié sur le site électronique de l’Ordre, afin qu’elle soit examinée avant toute autorisation formelle.

Le communiqué précise également que le numéro d’autorisation délivré doit obligatoirement être mentionné dans tout contenu diffusé, y compris sur les réseaux sociaux. L’objectif affiché est clair : encadrer strictement les prises de parole publiques des médecins et prévenir toute dérive susceptible de porter atteinte à l’éthique de la profession.

Un programme consacré à la psychiatrie

Derrière cette décision, difficile de ne pas voir une réaction directe à certaines émissions diffusées récemment sur des chaînes privées, et notamment à celles animées par Samir Elwafi, qui invite régulièrement des médecins ou aborde des questions médicales sensibles. Dimanche dernier, un programme consacré à la psychiatrie a particulièrement suscité l’ire de l’Ordre, qui estime que le sujet a été traité d’une manière contraire aux valeurs professionnelles et éthiques de la médecine.

Sans être cité nommément, l’animateur vedette semble ainsi devenir la bête noire de l’Ordre des médecins. Ses émissions, connues pour leur ton direct et leur forte audience, sont régulièrement accusées de brouiller la frontière entre information, spectacle et expertise médicale, en exposant des praticiens à des débats jugés parfois simplificateurs ou sensationnalistes.

Cette sortie ferme de l’Ordre relance un débat récurrent en Tunisie : jusqu’où peut aller la liberté d’expression des médecins dans l’espace médiatique, à l’heure de la multiplication des plateaux télévisés et des contenus numériques dédiés à la santé ? Entre impératif d’information du public et responsabilité professionnelle, la ligne de crête apparaît plus étroite que jamais, surtout lorsque la télévision transforme la médecine en sujet de prime time.

Lire aussi : L’Ordre des médecins impose une autorisation préalable pour toute intervention médiatique

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L’Ordre des médecins impose une autorisation préalable pour toute intervention médiatique

30. Dezember 2025 um 14:33

L’Ordre des médecins a durci le cadre encadrant la présence médiatique des praticiens. Désormais, toute participation à un programme audiovisuel ou numérique devra être soumise à une autorisation préalable du Conseil national, sous peine de manquement aux règles déontologiques.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a rappelé, ce mardi, l’obligation pour les praticiens d’obtenir une autorisation officielle avant toute apparition dans les médias. Cette mesure, annoncée dans un communiqué publié sur la page officielle de l’Ordre, vise à encadrer strictement les prises de parole publiques des médecins.

Une procédure désormais obligatoire

La présidente du Conseil national, Rim Ghacham Attia, a précisé que les médecins souhaitant intervenir dans des émissions de télévision, de radio ou sur des plateformes numériques devront déposer une demande formelle via l’espace professionnel dédié sur le site officiel de l’Ordre. Ces demandes seront examinées avant toute délivrance d’un accord préalable.

L’Ordre a également exigé que le numéro de l’autorisation accordée soit clairement mentionné dans tout contenu diffusé, y compris sur les réseaux sociaux. Cette disposition vise à garantir la traçabilité des interventions et à prévenir toute utilisation abusive du statut médical dans l’espace public.

Un rappel motivé par un dérapage télévisuel

Selon la présidente du Conseil, cette décision fait suite à la diffusion récente d’un programme sur une chaîne privée ayant abordé la psychiatrie d’une manière jugée contraire aux valeurs éthiques et professionnelles de la médecine. L’Ordre estime que ce type de dérive nuit à l’image de la profession et peut induire le public en erreur.

L’Ordre des médecins réaffirme, à travers cette mesure, son rôle de garant de la déontologie et de la responsabilité scientifique dans l’espace médiatique. Il appelle les praticiens à faire preuve de rigueur et de discernement dans leurs interventions publiques, dans le respect des règles professionnelles et de l’intérêt général.

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Rapport : Que disent les experts américains sur le présent et l’avenir de la Tunisie ?

22. Dezember 2025 um 10:47

Le Washington Institute for Near East Policy, think tank américain spécialisé dans le Moyen-Orient, a récemment publié une analyse détaillée de la situation politique et sociale en Tunisie mais aussi sur les perspectives du pays. Le rapport met en lumière une montée des tensions internes, des contestations sociales et des enjeux économiques critiques, tout en suggérant des voies d’action pour la communauté internationale, notamment les États-Unis.

Selon l’institut, près de 5 000 mouvements de protestation ont été recensés depuis le début de 2025, soit une hausse de 84 % par rapport à l’année précédente. Ces mobilisations reflètent un mécontentement croissant lié à la fois aux difficultés économiques, aux problèmes environnementaux et aux restrictions sur les libertés civiles.

Des manifestations d’ampleur ont notamment eu lieu à Gabès, où la population a protesté contre la pollution causée par le complexe chimique local et a réclamé la fermeture ou la réhabilitation de l’usine de phosphate. Ces mouvements ont été ponctués d’affrontements avec les forces de l’ordre, soulignant le caractère sensible des enjeux environnementaux dans une région historiquement dépendante de l’industrie chimique pour l’emploi et l’économie locale, toujours selon ce rapport.

Contestation politique et restrictions judiciaires

« La capitale n’est pas en reste : des manifestations récurrentes depuis novembre ont été motivées par des arrestations massives dans le cadre de l’affaire dite de « conspiration contre l’État ». Quarante personnalités politiques et figures de l’opposition ont été condamnées à de lourdes peines, ce qui a suscité des critiques de la part des organisations de défense des droits humains et accentué les tensions avec la société civile », indique le rapport.

Le rapport souligne que, malgré ces mobilisations, une chute du régime reste peu probable. Le sentiment dominant parmi les Tunisiens est plutôt un désenchantement généralisé, avec une partie de la population envisageant l’émigration comme solution, ce qui entraîne un risque de fuite des compétences.

Pour le Washington Institute, la stabilité économique reste le point crucial. La Tunisie dispose d’atouts importants : proximité de l’Europe, main-d’œuvre jeune et dynamique, potentiel dans l’agro-industrie et les infrastructures stratégiques. Toutefois, ces avantages risquent de se perdre si le climat politique ne s’améliore pas et si les réformes structurelles tardent.

Les experts américains suggèrent des mesures ciblées et peu coûteuses pour soutenir le pays, telles que :

  • l’allègement des droits de douane sur certaines exportations tunisiennes,
  • le soutien à des projets commerciaux moins politisés,
  • l’encouragement d’infrastructures vitales et de secteurs à forte valeur ajoutée.

Ils insistent également sur la nécessité de soutenir la vision des Tunisiens pour un avenir plus prospère, rappelant des initiatives passées comme le « Tunisian American Enterprise Fund » ou le « Millennium Challenge Agreement » sous l’administration Obama, qui avaient renforcé la confiance citoyenne dans les réformes.

A prendre avec prudence

Le rapport offre une lecture mais qui doit être lue avec prudence. Sa perspective reflète une approche stratégique américaine, parfois centrée sur les intérêts géopolitiques et économiques des États-Unis. Les observateurs tunisiens peuvent noter que certaines recommandations, comme la suspension de droits de douane ou le soutien à des projets ciblés, ne tiennent pas toujours compte des contraintes budgétaires locales, des dynamiques sociales internes et des enjeux de gouvernance.

Car il faut rappeler également que cet institut publie régulièrement des rapports sur la Tunisie. Fin 2023, il a expliqué que Washington pouvait améliorer son image en Tunisie en défendant les droits humains et en soutenant concrètement un public tunisien réceptif. Après les évènement du 25 juillet, on avait affirmé que ces développements allaient avoir des retombées sur la politique américaine envers la Tunisie.

La Tunisie traverse une phase complexe, marquée par une contestation sociale croissante et un contexte politique tendu. Le rapport du Washington Institute rappelle l’importance de réformes structurelles et d’un dialogue ouvert avec la société civile, tout en soulignant les opportunités que le pays peut encore saisir pour renforcer sa résilience économique et sociale.

Lire aussi : Tout savoir sur le projet sur la démocratie tunisienne au Congrès américain

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Tunisie – Résidanat : Une solution digitale qui complique tout ?

17. Dezember 2025 um 09:36

Présentée comme une avancée majeure pour simplifier les démarches des résidents en médecine, la plateforme numérique dédiée au choix des stages se retrouve aujourd’hui au cœur d’une vive contestation. Censée mettre fin aux déplacements obligatoires vers Tunis et instaurer plus d’équité dans l’affectation des stages, la solution digitale mise en place par le ministère de la Santé peine à tenir ses promesses.

Dans un communiqué publié mardi, le ministère de la Santé a annoncé la reprogrammation de l’opération de choix des stages au profit de l’ensemble des résidents inscrits en troisième cycle des études médicales. Cette opération se déroulera à partir du samedi 20 décembre 2025 via la plateforme numérique. Selon le ministère, cette décision vise à garantir le principe d’égalité des chances entre tous les candidats.

En pratique, la situation est tout autre. Dès les premières tentatives d’accès, de nombreux résidents ont signalé des dysfonctionnements techniques récurrents : impossibilité de se connecter, lenteur excessive du système, erreurs lors de la validation des choix ou encore interruptions brutales de la plateforme. Ces problèmes ont plongé des centaines d’étudiants dans un profond désarroi, d’autant que le choix du stage conditionne directement leur parcours professionnel.

Equité dans les choix

Jusqu’à récemment, les résidents étaient contraints de se déplacer physiquement à Tunis pour effectuer ce choix, une procédure lourde, coûteuse et source d’inégalités régionales. La digitalisation de cette étape devait corriger ces déséquilibres. Or, la défaillance de la plateforme a eu l’effet inverse, accentuant le stress et le sentiment d’injustice chez des étudiants déjà soumis à une forte pression académique.

Sur les réseaux sociaux et dans les échanges entre résidents, la colère est palpable. Beaucoup dénoncent une transition numérique mal préparée, lancée sans tests techniques suffisants ni dispositif d’accompagnement efficace. Certains redoutent même que des pannes prolongées n’avantagent indirectement certains candidats au détriment d’autres, remettant en cause l’objectif affiché de transparence et d’équité.

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L’Ordre des médecins va attaquer en justice un programme télévisé

09. Dezember 2025 um 10:11

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a annoncé qu’il déposera officiellement une plainte contre un programme télévisé ayant diffusé un épisode présentant le traitement du cancer par des méthodes non médicales, mettant en danger la santé des citoyens tunisiens.

Une attaque contre les pratiques non scientifiques

Le Conseil souligne que le traitement du cancer repose sur des médicaments spécifiques et des protocoles cliniques validés par des médecins spécialistes. Ces pratiques sont scientifiquement prouvées et constituent le seul recours sûr pour les patients.

Le programme en question, diffusé dimanche soir sur la chaîne Al Hiwar Ettounsi, a promu le « soin » à base de médecine traditionnelle et de plantes, présenté par un individu sans formation médicale, laissant entendre qu’il pourrait remplacer les traitements conventionnels.

Violation de l’éthique médicale

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins de Tunisie, a publié, aujourd’hui un communiqué précisant que ces contenus, souvent présentés sans encadrement scientifique ni avertissement, désorientent le public et peuvent retarder le diagnostic ou le traitement de maladies graves.

Le Conseil dénonce par ailleurs, la promotion de la tradithérapie dans les médias comme alternative ou substitut à la médecine fondée sur les preuves, estimant que la présentation de telles pratiques, sans encadrement scientifique rigoureux ni avertissement clair, induit le public en erreur, banalise des méthodes non validées et expose les citoyens à des retards diagnostiques ou thérapeutiques parfois graves.

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Tunisie : Les jeunes médecins gèlent leur mouvement après un accord avec la Santé

26. November 2025 um 18:44

Les jeunes médecins ont annoncé ce mercredi la suspension de toutes leurs actions de protestation, y compris la grève prévue le 8 décembre. La décision intervient après une séance de conciliation tenue au ministère de la Santé, en présence des représentants institutionnels du secteur.

L’accord porte sur les principaux points de discorde ayant alimenté la contestation des médecins résidents.

Déroulé de l’accord et avancées obtenues

Au terme de la réunion présidée par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, et réunissant la présidence du Conseil de l’Ordre, les doyens des quatre facultés de médecine et une délégation de négociation de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, plusieurs engagements concrets ont été actés.

Le dossier du service civil a constitué la principale avancée. Une liste comprenant 53 maladies donnant droit à une exemption a été arrêtée, mettant fin à un long désaccord. Par ailleurs, 17 situations d’urgence permettant le rapprochement du lieu d’affectation au domicile ont été définies, tandis que les critères sociaux encadrant ce rapprochement seront finalisés avant la fin de la semaine.

Concernant les gardes et astreintes, des progrès ont été enregistrés dans le règlement des arriérés dus aux personnels de santé dans les hôpitaux publics. Le ministère a également mis en place une application dédiée permettant de signaler les retards de paiement, avec un délai plafond fixé à deux mois pour le traitement des réclamations.

Réactions et perspectives salariales

Sur le plan salarial, l’Organisation a obtenu la reconnaissance d’une augmentation spécifique destinée aux médecins résidents, distincte des mécanismes de revalorisation prévus dans le projet de loi de finances 2026 pour la fonction publique. Une nouvelle séance de négociation est programmée à la mi-décembre avec la présidence du gouvernement et le ministère des Finances afin de fixer le montant définitif de cette hausse.

L’Organisation propose une augmentation d’environ 400 dinars par mois, avec une entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2026. Cette perspective a contribué au climat d’apaisement ayant permis la suspension du mouvement.

Ces derniers mois, les jeunes médecins avaient multiplié les actions protestataires en raison de tensions liées aux affectations obligatoires, aux conditions de travail dans les hôpitaux publics, au non-paiement régulier des gardes et à la stagnation salariale. Le secteur souffre par ailleurs d’une fuite croissante vers l’étranger et d’un déficit structurel de ressources humaines.

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Tunisie : 200 à 250 médecins quittent l’hôpital public chaque année

20. November 2025 um 18:21

Le ministère de la Santé engage une nouvelle phase de transformation numérique visant à réduire les inégalités d’accès aux soins. Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a confirmé que les autorités misent désormais sur l’intégration accélérée de la technologie et de l’intelligence artificielle pour renforcer la qualité des services et offrir aux citoyens, notamment dans les zones intérieures, des prestations médicales avancées disponibles en continu.

Selon lui, le développement de la télé-radiologie et l’ouverture des services de scanner 24h/24 constituent un tournant majeur pour les hôpitaux régionaux souvent confrontés au manque de spécialistes. L’objectif est clair : permettre aux patients de bénéficier d’un diagnostic rapide, fiable et disponible à distance, même en dehors des horaires habituels.

Parallèlement, la généralisation de la télémédecine doit faciliter l’accès à des spécialités rares comme la pédopsychiatrie, la dermatologie, les maladies métaboliques ou encore la rhumatologie. Un changement qui devrait réduire les déplacements coûteux et améliorer la prise en charge dans les gouvernorats éloignés des grands pôles hospitaliers.

Ces réformes s’inscrivent dans la vision du chef de l’État visant à bâtir un système de santé plus équitable et plus performant, fondé sur l’usage des technologies émergentes. Le ministre rappelle que les hôpitaux tunisiens ont déjà entamé l’adoption de la chirurgie robotique et que l’intelligence artificielle est désormais utilisée dans plusieurs processus de diagnostic, renforçant la confiance des patients dans la qualité des soins.

Sur le plan des ressources humaines, le ministre a souligné que le secteur public accueille chaque année entre 900 et 1000 nouveaux médecins. Toutefois, les départs annuels – liés au départ à la retraite ou à la migration – atteignent 200 à 250 praticiens, un écart qui impose, selon lui, de nouvelles politiques de fidélisation. Les priorités portent notamment sur l’amélioration du cadre de travail, le renforcement du plateau technique, l’accès à des équipements modernes et la mise en place d’une formation continue adaptée aux évolutions technologiques.

Avec ces mesures, le ministère espère non seulement moderniser les infrastructures mais aussi préserver les compétences médicales face à un contexte mondial très concurrentiel.

Lire aussi : Tunisie – Crise sanitaire : Entre fuite des médecins et colère syndicale

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Jeunes médecins : La grève maintenue après l’échec des négociations

18. November 2025 um 18:38

Les négociations tenues mardi entre l’Organisation tunisienne des jeunes médecins et le ministère de la Santé n’ont débouché sur aucun compromis, malgré la présence de représentants de la présidence du gouvernement, du ministère des Finances et de l’Ordre des médecins. À l’issue de la réunion, le président de l’organisation, Wajih Dhekkar, a annoncé le maintien de la grève générale prévue ce mercredi ainsi qu’une mobilisation devant le siège du Parlement, au moment où les députés examinent le projet de budget 2026 du ministère de la Santé.

Cette escalade intervient dans un climat de tension persistant entre les jeunes médecins et la tutelle, accusée d’adopter une politique de « procrastination et d’ignorance » concernant leurs revendications. Au cœur du conflit, l’accord conclu le 3 juillet 2025, dont plusieurs engagements peinent toujours à être appliqués. Les jeunes praticiens dénoncent notamment le non-versement des indemnités liées aux gardes hospitalières, parfois impayées depuis près de cinq ans dans certains services, ainsi que le retard de la révision du texte réglementant ces gardes.

L’accord prévoyait aussi la publication des critères d’exemption, de report ou de maintien du même lieu d’affectation pour la service civil. Or, aucune circulaire n’a été émise à ce jour, alors que son entrée en vigueur devait accompagner la session de recrutement de septembre 2025. À cela s’ajoute la demande d’accélérer la publication du décret relevant le salaire mensuel des jeunes médecins à partir de janvier 2026.

Selon Wajih Dhekkar, le ministère serait revenu sur plusieurs engagements, renonçant à publier les critères d’exemption du service civil et à acter la hausse salariale, pour ne retenir que les augmentations générales prévues dans le budget 2026. La question des arriérés de gardes reste, elle aussi, sans solution.

La grève de mercredi concernera l’ensemble des étudiants en médecine, internes et résidents dans toutes les facultés et structures hospitalières du pays. Seuls les services d’urgence assureront un fonctionnement normal.

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Tunisie – Santé : L’exercice partiel pour les médecins de l’étranger sur la table

14. November 2025 um 07:39

Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a rencontré jeudi soir un groupe de médecins, chercheurs et étudiants tunisiens installés dans le sud de la France, lors d’une réunion organisée à la résidence tunisienne à Marseille.

Selon un communiqué du ministère, plusieurs propositions ont été discutées, dont la plus importante concerne la facilitation de la reconnaissance des diplômes obtenus à l’étranger.

Le ministre a également évoqué la possibilité d’autoriser les compétences tunisiennes résidant à l’étranger à exercer partiellement en Tunisie, au sein des établissements publics de santé. Une mesure qui permettrait, selon ses interlocuteurs, de renforcer les équipes médicales, d’enrichir l’expertise locale et de mettre à profit le savoir-faire acquis à l’international.

Initiatives solidaires

Cette rencontre s’est tenue en marge de la participation du ministre au Forum de Marseille sur l’intelligence artificielle. Elle a aussi permis d’aborder les moyens de soutenir les initiatives solidaires dans les domaines de la formation et de la recherche, ainsi que le projet de création d’une plateforme électronique destinée à recenser les compétences médicales tunisiennes à l’étranger et à les connecter avec les institutions de santé en Tunisie.

Dr Ferjani a présenté, à cette occasion, un aperçu des grandes lignes de la réforme du système de santé tunisien, axée sur l’équité, le rapprochement des services médicaux du citoyen et l’amélioration de leur qualité. Il a insisté sur le rôle stratégique que peuvent jouer les compétences tunisiennes à l’étranger pour appuyer cette transformation et contribuer au renforcement du secteur.

Lire aussi : Tunisie : Vers une révolution numérique de la santé publique

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Les jeunes médecins en grève le 19 novembre : Bras de fer avec le ministère de la Santé

13. November 2025 um 10:39

L’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) a annoncé une grève générale nationale pour le 19 novembre, dénonçant le « laxisme et le mépris » du ministère de la Santé face à leurs revendications restées sans suite. Ce mouvement, décidé à l’issue d’assemblées générales dans les facultés de médecine, marque une nouvelle escalade dans un conflit social qui couve depuis plusieurs mois.

Un mouvement de protestation coordonné dans tout le pays

La grève concernera toutes les facultés de médecine et les structures sanitaires et universitaires du pays. Selon le communiqué de l’organisation, les services d’urgences resteront ouverts, mais les autres services fonctionneront au ralenti, se limitant aux gardes essentielles.

En parallèle, les jeunes praticiens prévoient une manifestation devant l’Assemblée des représentants du peuple, le jour même de la séance plénière consacrée au budget du ministère de la Santé, afin de faire entendre leurs revendications au cœur du débat parlementaire.

Un accord toujours pas respecté depuis juillet

Le mouvement s’inscrit dans la contestation du non-respect de l’accord signé le 3 juillet 2025 entre le ministère de la Santé, l’Ordre des médecins et les représentants des jeunes praticiens.

Cet accord, présenté à l’époque comme un « compromis historique », prévoyait notamment le versement des indemnités de garde avant la fin du mois d’août 2025 ; la mise en œuvre en septembre des mesures d’exemption, de report ou de maintien du lieu d’affectation dans le cadre du service civil ; et la publication d’un décret revalorisant le salaire mensuel à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.

Aucune de ces promesses n’a, selon l’OTJM, été respectée à ce jour. Les jeunes médecins dénoncent un blocage administratif persistant et accusent le ministère de la Santé de ne pas tenir ses engagements, malgré plusieurs relances et réunions techniques.

Une colère qui enfle dans les hôpitaux

L’Organisation tunisienne des jeunes médecins met en garde contre « les perturbations inévitables » dans les hôpitaux publics et tient le ministère de la Santé et l’Ordre des médecins pour responsables des tensions grandissantes.

Elle affirme rester ouverte à un dialogue sérieux et efficace, mais prévient qu’elle poursuivra ses actions « jusqu’à l’application intégrale de l’accord et la restauration de la confiance dans la réforme du système de santé publique ».

Cette grève du 19 novembre s’annonce comme un test de rapport de force entre le corps médical en formation et les autorités, à un moment où le système de santé tunisien souffre déjà d’un manque criant de personnel et de moyens.

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Publicité sur les réseaux : L’Ordre des médecins sanctionne plusieurs praticiens

05. November 2025 um 10:41

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a annoncé avoir engagé des mesures disciplinaires contre plusieurs praticiens pour avoir diffusé des contenus à caractère publicitaire sur les réseaux sociaux, en infraction avec le Code de déontologie médicale. L’institution met en garde contre une dérive croissante du marketing médical en ligne.

Une multiplication de publications promotionnelles sur Internet

Dans un communiqué publié ce mercredi, l’Ordre s’est dit « profondément préoccupé » par la prolifération de contenus promotionnels émanant de médecins sur les plateformes numériques. Il rappelle que toute publicité médicale, directe ou indirecte, demeure strictement interdite par la réglementation tunisienne.

Les infractions constatées concernent des publications sponsorisées, des vidéos promotionnelles, des témoignages de patients ou encore des collaborations avec des influenceurs, autant de pratiques jugées contraires à l’éthique professionnelle.

Rappel à l’ordre et sanctions disciplinaires

L’Ordre des médecins a exhorté l’ensemble des praticiens à retirer immédiatement tout contenu publicitaire diffusé en ligne et à se conformer à la Charte d’éthique professionnelle relative à l’usage du web et des médias numériques.

Plusieurs procédures disciplinaires sont déjà en cours, selon le communiqué. Les médecins reconnus coupables d’infractions répétées ou graves risquent des sanctions allant jusqu’à la radiation du tableau de l’Ordre.

L’institution insiste sur la nécessité de préserver la dignité du corps médical et la confiance du public. Elle affirme son engagement à faire respecter les principes fondamentaux de la déontologie, rappelant que la médecine ne saurait être assimilée à une activité commerciale.

L’Ordre conclut en réaffirmant sa mission : garantir le respect de l’éthique médicale, protéger les patients et maintenir l’intégrité de la profession dans un environnement numérique en pleine expansion.

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Tunisie Telecom : Les câbles sous-marins, maillon stratégique de la souveraineté numérique tunisienne

30. Oktober 2025 um 10:35

Véritables artères de l’économie numérique mondiale, les câbles sous-marins transportent aujourd’hui plus de 95% du trafic Internet international. En Tunisie, leur déploiement et leur maintenance relèvent d’un acteur clé : Tunisie Telecom, qui assure la continuité, la stabilité et l’indépendance de la connectivité nationale, à la fois vers l’intérieur du pays et vers le reste du monde.

Des débuts historiques à la modernisation du réseau

Le SEA-ME-WE 1, mis en service en 1985, a marqué le premier grand tournant dans l’histoire des télécommunications tunisiennes. Ce câble reliant la Tunisie aux réseaux mondiaux via la Méditerranée, l’Europe et l’Asie, a ouvert la voie à une nouvelle ère d’échanges numériques.

Dans les années 1990, deux nouveaux projets ont consolidé cette avancée : SEA-ME-WE 2 (1992), qui a offert la première connexion directe à haut débit avec l’Europe et le Moyen-Orient, et KELTRA (1995), premier câble à fibre optique du pays, capable de transmettre des volumes considérables de données à grande vitesse. Ces deux infrastructures ont constitué le socle de la modernisation du réseau numérique tunisien.

Une ouverture vers le monde grâce à SEA-ME-WE 4 et Hannibal

L’intégration de la Tunisie au réseau international SEA-ME-WE 4 en 2005 a renforcé le rôle du pays sur la carte mondiale des télécommunications, en le reliant directement à plusieurs centres de données stratégiques en Europe et en Asie.

Quatre ans plus tard, en 2009, Tunisie Telecom met en service son propre câble, Hannibal, reliant Kélibia à l’Italie. Cette infrastructure, entièrement tunisienne, a considérablement augmenté la capacité de connectivité internationale et amélioré la qualité ainsi que la rapidité d’Internet sur tout le territoire.

Des connexions locales pour un pays plus connecté

Sur le plan national, l’opérateur historique a également investi dans des liaisons sous-marines locales, à l’image du câble El Jorf – Djerba, qui relie l’île au continent. Ce projet a permis de sécuriser les services Internet et téléphoniques dans le sud-est du pays et d’assurer une meilleure couverture pour les zones éloignées, illustrant la volonté de Tunisie Telecom de rapprocher la technologie de tous les citoyens.

Le socle de la transformation numérique

Aujourd’hui, grâce à son réseau intégré de câbles sous-marins et de fibre optique, Tunisie Telecom s’impose comme un acteur central de la transformation numérique du pays. Ces infrastructures soutiennent non seulement l’Internet haut débit, mais aussi les centres de données, les services de cloud computing et les applications numériques dans des secteurs stratégiques comme l’éducation, la santé ou le commerce électronique.

Les câbles sous-marins ne sont plus seulement des infrastructures techniques : ils incarnent la souveraineté numérique et la résilience économique de la Tunisie, dans un monde de plus en plus interconnecté.

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Un vaccin contre la COVID pourrait aider à combattre le cancer : une piste médicale révolutionnaire

27. Oktober 2025 um 11:22

Des chercheurs américains ont observé un phénomène surprenant : les vaccins à ARNm utilisés contre la COVID-19 pourraient stimuler le système immunitaire de façon à aider l’organisme à attaquer certaines tumeurs cancéreuses. Les résultats, encore préliminaires, ouvrent une nouvelle voie dans la lutte contre le cancer.

Un effet inattendu observé après la vaccination

L’étude, publiée dans la revue Nature Biomedical Engineering (groupe Nature), a été menée conjointement par des chercheurs de l’Université de Floride (College of Medicine, Gainesville) et du MD Anderson Cancer Center de l’Université du Texas à Houston, deux institutions de référence mondiale dans la recherche sur le cancer.

« Ces vaccins produisent de puissantes réponses immunitaires anti-tumorales associées à des améliorations massives de la survie », explique le chercheur Brian Grippin, co-auteur de l’étude.

Les chercheurs ont également testé le principe sur des souris atteintes de tumeurs. En injectant le vaccin directement dans la tumeur, ils ont observé une réaction immunitaire accrue : les cellules dendritiques, chargées de détecter les anomalies, sont devenues plus actives et ont appelé les cellules T à la rescousse pour attaquer les cellules cancéreuses.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Les vaccins à ARNm (comme ceux de Pfizer-BioNTech ou Moderna) entraînent le corps à reconnaître une protéine du virus — ici, la protéine « spike ».

Mais ce mécanisme pourrait aussi rendre le système immunitaire plus vigilant face aux cellules anormales, comme les tumeurs.
Autrement dit, le vaccin ne crée pas de nouvelles cellules tueuses, mais réveille les défenses existantes et les oriente mieux.

De l’espoir, mais pas encore de traitement miracle

Les chercheurs restent prudents :

  • Il ne s’agit pas d’un vaccin contre le cancer, mais d’un effet secondaire bénéfique observé dans certains cas.
  • Tous les patients ne réagissent pas de la même manière.
  • Les essais cliniques de phase III vont commencer pour confirmer les résultats avant toute application médicale.

« Ce n’est qu’un début, mais les implications sont extraordinaires : cela pourrait révolutionner tout le champ de la cancérologie », estime le Dr Elias Sayour, qui prépare un essai clinique élargi.

Un tournant possible pour la médecine

Si les résultats se confirment, ce type de vaccin pourrait devenir un adjuvant — un renfort de l’immunothérapie — et peut-être, à terme, un vaccin “universel” contre le cancer, capable de relancer les défenses immunitaires de tous les patients, sans traitement personnalisé.

Pour l’instant, cette découverte représente surtout un formidable espoir scientifique : celui de transformer une arme développée contre un virus mondial en outil thérapeutique contre l’une des plus grandes causes de mortalité au monde.

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Tunisie : Sur 1900 médecins généralistes et de famille, 1600 s’envolent vers l’Europe

23. Oktober 2025 um 18:28

Lors du 8ᵉ congrès national de médecine générale et de médecine familiale, organisé du 23 au 25 octobre 2025 à Hammamet, un constat glaçant a été dressé : la fuite massive des médecins tunisiens vers l’étranger.

Selon le docteur Abdelaziz Hamdane, membre de l’Association tunisienne de médecine générale et de médecine familiale, 1 600 médecins sur 1 900 issus de la dernière promotion ont choisi de s’installer en Europe.

Ce chiffre illustre à lui seul l’ampleur du phénomène migratoire qui touche le corps médical tunisien, notamment les jeunes praticiens fraîchement diplômés, attirés par de meilleures conditions salariales, un environnement professionnel plus valorisant et des perspectives de carrière plus stables.

Le président de l’association, le docteur Habib Jerbi, a rappelé que le pays traverse déjà une phase critique marquée par le vieillissement de la population – les plus de 60 ans représentent désormais 17 % des Tunisiens – et qu’il sera bientôt urgent de renforcer la médecine de proximité et la prise en charge des maladies chroniques. Or, cette mission devient quasi impossible avec un exode continu des compétences médicales.

Les participants au congrès ont tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences directes de cette hémorragie humaine : raréfaction des médecins dans les régions intérieures, surcharge dans les hôpitaux publics et difficultés d’accès aux soins primaires.

Le docteur Hamdane a insisté sur le paradoxe que vit aujourd’hui la Tunisie : « Notre formation est reconnue et recherchée à l’étranger, mais notre système ne parvient plus à retenir ses talents ».

Face à cette fuite continue, les experts appellent à une réforme structurelle de la politique de santé, axée sur la valorisation du rôle du médecin généraliste, l’amélioration des conditions de travail et la reconnaissance de la médecine familiale comme pilier de la couverture sanitaire universelle.

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Tunisie : Le réveil discret des industries mécaniques et électriques

20. Oktober 2025 um 11:48

Après la stagnation, le sursaut

C’est un souffle timide, mais réel. Dans le paysage industriel tunisien, trop souvent freiné par la lenteur administrative et les incertitudes politiques, les industries mécaniques et électriques retrouvent enfin des couleurs.

Relayée par l’agence TAP, l’information émane du dernier sondage semestriel sur l’investissement réalisé par l’Institut national de la statistique (INS) : le solde d’opinions positives dans ce secteur est passé de 6 % au second semestre 2024 à 23 % un an plus tard.

Un bond qui, dans le langage feutré de la statistique, traduit une reprise de confiance chez les industriels et leurs partenaires étrangers.

Le moteur européen redémarre

Ce réveil s’explique d’abord par la reprise de la demande européenne, destination de près de 77 % des exportations tunisiennes dans ce domaine.

Entre janvier et septembre 2025, les exportations mécaniques et électriques ont progressé de 6,4 %, pour atteindre 22,7 milliards de dinars, selon les chiffres de l’INS. Les produits électriques, plus dynamiques, grimpent de 10,4 %, quand le mécanique stagne à +0,5 %.

Mais l’essentiel est ailleurs : ces secteurs portent à eux seuls près de la moitié des exportations nationales, confirmant que la Tunisie industrielle reste, avant tout, une Tunisie câblée à l’Europe.

L’investissement reprend, mais à deux vitesses

L’enquête de l’INS dresse cependant un tableau contrasté : l’investissement repart dans les industries chimiques (+21 points) et agroalimentaires (+16 points), mais ralentit dans les matériaux de construction et les industries diverses. Le textile et le cuir, symboles d’un passé manufacturier en mutation, restent stables.

Ce déséquilibre révèle une réalité : la relance industrielle tunisienne n’est pas homogène, elle se concentre sur les secteurs à haute valeur ajoutée et les chaînes intégrées à l’économie européenne.

Une stratégie à l’horizon 2035

Le gouvernement parie sur cette dynamique pour déployer sa Stratégie de l’industrie et de l’innovation à l’horizon 2035, un plan ambitieux censé créer 840 000 emplois et porter les exportations à 36 milliards de dinars.

Le texte, conçu comme une feuille de route de la réindustrialisation, mise sur la transition numérique, la montée en gamme technologique et la formation des compétences locales.

Mais il lui faudra composer avec une réalité : un tissu industriel fragmenté, souvent dépendant des sous-traitances européennes, et un environnement d’affaires encore marqué par l’instabilité fiscale et logistique.

Avec 4713 entreprises manufacturières et 530 000 emplois directs, la Tunisie dispose d’un socle solide.

Près de 45 % des sociétés sont totalement exportatrices, générant 67 % des emplois industriels et plus de 45 milliards de dinars d’exportations par an.

L’enjeu désormais est clair : convertir la relance en transformation.

Faire de la mécanique et de l’électricité non plus un simple relais de croissance, mais le cœur d’une souveraineté industrielle repensée.

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Tunisie : Quand les berceaux se vident et les seniors s’accumulent

30. September 2025 um 09:50

La Tunisie est entrée dans une phase démographique sans précédent. Selon les conclusions du recensement général de la population et de l’habitat 2024, publiées par l’INS en 2025, le pays connaît un vieillissement accéléré et une baisse historique de sa natalité. Près de 17 % de la population a désormais plus de 60 ans, un record, tandis que les mariages et les naissances sont en chute libre. Cette mutation profonde de la société tunisienne pose une question cruciale : comment le pays peut-il absorber un tel choc sans fragiliser son équilibre socio-économique ?

Une pyramide des âges modifiée

Les données de l’Institut National de la Statistique (INS) dessinent une Tunisie qui change de visage à un rythme inédit. L’augmentation de la part des seniors est spectaculaire, passant de 14 % il y a dix ans à 17 % aujourd’hui.

Dans le même temps, les fondements du renouvellement démographique s’effondrent :

  • Le nombre de nouveaux-nés a chuté de 8 % par rapport à la décennie précédente.
  • Le nombre de mariages annuels a diminué de près de 12 %, l’âge moyen au mariage progressant.

Cette réorganisation n’est pas uniforme. Elle est exacerbée par l’exode intérieur qui concentre les jeunes dans les grandes villes et laisse les régions de l’intérieur face à un vieillissement encore plus marqué. Ces chiffres traduisent un changement structurel bien au-delà des variations conjoncturelles.

Une réponse politique face à l’urgence

Face à la décrue des naissances, le gouvernement tunisien cherche activement à inverser la tendance. En juin 2025, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a insisté sur l’urgence d’établir une « stratégie nationale » claire. L’objectif est double : relancer la natalité et améliorer les indicateurs de croissance démographique, considérés comme vitaux pour l’équilibre socio-économique du pays.

Cette baisse démographique a déjà des répercussions concrètes et immédiates, notamment sur le système de santé. M. Ferjani a mis en garde sur la viabilité des services de maternité : pour être efficace et respecter les normes scientifiques, un service de gynécologie-obstétrique doit enregistrer au moins 300 naissances par an. Avec le recul actuel, ce seuil minimal risque de ne plus être atteint dans plusieurs structures hospitalières, menaçant la qualité et la continuité des soins.

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La société en mutation : Quand les jeunes retardent le foyer

Les raisons de ce recul démographique sont intrinsèquement liées à la modernisation de la société tunisienne et à ses difficultés économiques.

  • Obstacles économiques : Le chômage, la précarité et l’explosion du coût du logement freinent la capacité des jeunes couples à envisager l’enfant.
  • Facteurs socioculturels : L’émancipation des jeunes femmes est un facteur clé. Mieux éduquées et plus insérées sur le marché du travail, elles choisissent de retarder le mariage et la maternité, priorisant leur carrière et leur indépendance.
  • Urbanisation : L’exode rural modifie les modes de vie et la structure familiale, les grandes villes offrant moins d’incitations aux familles nombreuses.

La Tunisie se retrouve ainsi à payer le prix d’un déséquilibre intergénérationnel complexe.

Lire aussi: Tunisie : mariages et naissances en chute libre, la démographie bascule

Conséquences et perspectives : Le risque d’un vieillissement précoce

Si la Tunisie n’est pas la seule au Maghreb à vieillir (le Maroc et l’Algérie sont également concernés), elle le fait à un rythme plus soutenu et, surtout, sans disposer des filets sociaux robustes de certaines nations européennes qui présentent une pyramide des âges similaire.

Les conséquences sont lourdes :

  • Pression fiscale : Le vieillissement met les systèmes de retraite et de santé sous une pression budgétaire sans précédent.
  • Marché du travail : Le pays fait face au spectre d’une pénurie de jeunes actifs et d’une hausse de la dépendance des retraités.

Toutefois, ce défi peut se transformer en avantage stratégique. Une population plus réduite, si elle est mieux qualifiée grâce à des réformes éducatives et économiques, pourrait transformer ce risque en opportunité.

Lire aussi: Le mariage en net recul au Maghreb

La Tunisie est à la croisée des chemins. Pour surmonter ce défi inédit, elle doit trouver des réponses structurelles et durables qui permettront de préparer une société où la solidarité intergénérationnelle peut être maintenue face aux impératifs de l’économie et de la modernité.

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Tunisie – CNAM : Demain, dernier délai pour changer de régime de soins

29. September 2025 um 10:52

La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) rappelle que le mardi 30 septembre 2025 marque la date limite pour le dépôt des demandes de changement de régime de soins. Les affiliés peuvent effectuer cette démarche à distance via la plateforme e-cnam, sans avoir à se déplacer.

Pour ceux qui désirent changer de médecin de famille, le délai a été prolongé jusqu’au 30 novembre 2025, selon un communiqué publié sur la page officielle de la CNAM sur Facebook. Cette mesure offre aux assurés plus de flexibilité pour adapter leur suivi médical à leurs besoins personnels.

Démarches 100% en ligne

La CNAM précise que toutes ces démarches peuvent être effectuées entièrement à distance, sans nécessité de déplacement physique. Les assurés doivent utiliser la plateforme e-cnam pour soumettre leurs demandes. Cette solution numérique vise à simplifier les procédures administratives et à réduire les files d’attente dans les agences.

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