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Burkina Faso, Mali et Niger accélèrent leur intégration numérique

24. September 2026 um 17:11

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger veulent franchir une nouvelle étape dans leur coopération numérique. Les régulateurs des télécommunications des trois pays doivent signer, le 25 septembre 2026 à Ouagadougou, une convention prévoyant la création du Conseil des Régulateurs du Sahel (CRS), destiné à coordonner leurs actions au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Le futur conseil servira de cadre permanent d’échange entre l’ARCEP Burkina Faso, l’AMRTP du Mali et l’ARCEP Niger. Leur coopération portera notamment sur l’itinérance communautaire, la cybersécurité, la protection des consommateurs et la gestion des fréquences. Les trois autorités prévoient également de faciliter la reconnaissance mutuelle des équipements homologués, de coordonner le développement des infrastructures et de mieux encadrer les activités postales transfrontalières. Elles souhaitent aussi coordonner l’introduction des technologies émergentes et rapprocher leurs positions dans les instances internationales.

Cette démarche s’inscrit dans une coopération numérique déjà engagée. En avril 2025, les autorités de protection des données personnelles des trois pays avaient créé un cadre commun pour harmoniser leurs pratiques, partager leurs expériences et renforcer la gouvernance des données.

Pour les opérateurs et entreprises numériques présents dans plusieurs pays de l’AES, l’enjeu est concret : une coordination accrue des règles pourrait faciliter le déploiement des équipements et services numériques, tout en réduisant certaines divergences réglementaires entre les trois marchés.

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Financements climatiques : la Tunisie veut accélérer les projets agricoles, hydriques et maritimes

24. September 2026 um 16:01

La Tunisie veut mieux capter les financements internationaux dédiés au climat pour financer des projets capables de réduire la vulnérabilité de l’agriculture, des ressources en eau et des activités maritimes face aux effets du changement climatique.

Cette orientation était au cœur d’une séance de travail tenue le 23 septembre 2026 sous la présidence du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Les échanges ont notamment porté sur les mécanismes du Fonds vert pour le climat (GCF) et du Fonds de réponse aux pertes et préjudices (FRLD), ainsi que sur les conditions d’accès à leurs financements.

L’enjeu est désormais de passer de l’identification des besoins à la constitution d’un portefeuille de projets suffisamment préparés pour être financés. Le ministère prévoit ainsi de sélectionner et de hiérarchiser des projets selon leur priorité, leur niveau de préparation et leur conformité aux critères des fonds internationaux.

Transformer les besoins en projets finançables

Les secteurs concernés sont directement exposés aux effets du dérèglement climatique : hausse des températures, baisse des précipitations, sécheresses, vagues de chaleur et inondations. Ces phénomènes accentuent la pression sur les ressources en eau et l’irrigation, les terres agricoles, les parcours et l’élevage, mais également sur les forêts, les écosystèmes marins, la pêche et l’aquaculture.

Dans ce contexte, les financements recherchés doivent soutenir des projets concrets d’adaptation, de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de prévention ou de réponse aux pertes et dommages climatiques.

Le ministère insiste également sur la nécessité de fonder les projets sur des données scientifiques et des études techniques. L’objectif est notamment de mieux transformer les résultats de la recherche en projets opérationnels, avec des objectifs, des coûts et des modalités de mise en œuvre suffisamment définis pour répondre aux exigences des bailleurs.

Un rôle important est attribué à l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA), présentée comme une structure nationale accréditée auprès du Fonds vert pour le climat. Elle doit contribuer à la mobilisation des financements et accompagner les structures publiques ainsi que les porteurs d’idées dans la préparation de projets répondant aux critères des mécanismes internationaux.

La prochaine étape consiste à élaborer une portefeuille national de projets de financement climatique. Celui-ci devra notamment intégrer des notes conceptuelles et classer les projets en fonction de leur urgence, de leur maturité et de leur capacité à obtenir un financement.

Le ministère souhaite aussi renforcer les projets consacrés à la pêche maritime et à l’aquaculture, secteurs jugés particulièrement exposés aux changements climatiques. Parallèlement, il appelle à améliorer les systèmes de données, d’évaluation et d’analyse des pertes et dommages afin de disposer d’une base plus solide pour orienter les investissements.

 

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TeleHealth Connect 2026: la Tunisie accueille le directeur général de l’OMS

24. September 2026 um 15:29

La santé est en train de changer de terrain. Consultation à distance, intelligence artificielle, données médicales et outils de diagnostic connectés s’installent progressivement dans les systèmes de soins, avec une promesse forte, celle de rapprocher le patient du médecin et de rendre les parcours de soins plus fluides. Mais derrière cette transformation se posent déjà d’autres questions, moins technologiques et beaucoup plus structurantes, sur la gouvernance, la sécurité des données et l’accès aux nouvelles solutions.

C’est dans ce contexte que la Tunisie accueillera, du 29 septembre au 1er octobre 2026, le congrès international TeleHealth Connect Tunisia 2026, à l’hôtel Radisson Blu (ex Laico) à Tunis. Placée sous le haut patronage du président de la République, Kaïs Saïed, la rencontre réunira des responsables de la santé, des délégations arabes, africaines et internationales, ainsi que des experts autour des grandes mutations du secteur.

Le rendez-vous intervient alors que l’intelligence artificielle progresse plus vite que les cadres censés l’encadrer. Un constat particulièrement visible en Europe. Dans une analyse publiée en juillet 2026, l’Organisation mondiale de la santé indique que seuls 8 % des pays de sa Région disposent d’une stratégie spécifique à l’intelligence artificielle en santé, alors que près des deux tiers utilisent déjà l’IA dans le diagnostic. L’OMS relève également que moins de la moitié des pays ont évalué l’adéquation de leurs cadres juridiques à ces nouveaux usages.

Le sujet ne relève donc plus de la prospective. L’IA entre déjà dans les pratiques médicales, tandis que les systèmes de santé doivent encore définir les règles qui permettront de l’utiliser de manière sûre et responsable. C’est précisément l’un des enjeux qui traversera les discussions de TeleHealth Connect 2026.

La télémédecine figurera parmi les principaux thèmes du congrès. Plusieurs initiatives sont déjà engagées dans ce domaine, avec l’objectif de faciliter l’accès aux soins, notamment pour les patients éloignés des établissements et des spécialités médicales. Cette évolution ouvre de nouvelles possibilités pour le suivi et la prise en charge à distance, tout en posant des questions sur les infrastructures, la formation des professionnels et l’accès des patients aux outils numériques.

Les données de l’UIT illustrent l’ampleur du défi. En Afrique, seulement 38 % de la population utilisait Internet en 2024, contre 68 % à l’échelle mondiale. L’écart entre les villes et les zones rurales reste particulièrement important, avec un taux d’utilisation de 57 % en milieu urbain contre 23 % en milieu rural. Dans ces conditions, la transformation numérique de la santé ne peut pas être pensée uniquement sous l’angle des technologies disponibles. Elle dépend aussi de la capacité à garantir une connexion, des équipements et des usages accessibles au plus grand nombre.

L’OMS souligne elle aussi les limites de cette transition. Dans son analyse régionale consacrée à la santé numérique et à la télémédecine, elle relève que 30 à 70 % des professionnels de santé interrogés dans différentes études déclarent ne pas disposer des compétences numériques nécessaires pour utiliser efficacement les technologies numériques. Elle constate également que les dispositifs de télémédecine restent encore insuffisamment évalués dans plusieurs pays.

Cette réalité donne une autre dimension au débat sur l’innovation. La question n’est plus seulement de savoir ce que la technologie permet de faire, mais dans quelles conditions elle peut réellement améliorer les soins.

La cybersécurité sera ainsi au cœur des discussions. À mesure que les données médicales circulent entre patients, professionnels, établissements et plateformes, leur protection devient un enjeu stratégique. Le développement de l’IA ajoute une couche supplémentaire à cette équation, avec des interrogations sur la qualité des données, les biais, la confidentialité et la responsabilité des décisions prises avec l’appui d’algorithmes.

L’OMS a d’ailleurs consacré en juin 2026 un document spécifique aux opportunités et aux risques de l’IA dans l’élaboration des politiques de santé. L’organisation met notamment en garde contre les biais liés aux données, les vulnérabilités en matière de cybersécurité et le risque que les outils numériques donnent davantage de poids aux informations facilement quantifiables au détriment de l’expérience des patients et des réalités locales.

C’est donc un débat de gouvernance autant qu’un débat technologique qui se dessine à Tunis. La santé numérique peut accélérer l’accès aux soins et améliorer certains parcours, mais elle oblige aussi les décideurs à revoir les règles, les compétences et les infrastructures qui accompagnent cette évolution.

Les bénéfices potentiels sont néanmoins considérables. Selon l’UIT, qui s’appuie sur des travaux conjoints avec l’OMS, le recours à des solutions numériques telles que la télémédecine, la messagerie mobile et les chatbots pour prévenir et prendre en charge certaines maladies non transmissibles pourrait permettre d’éviter plus de deux millions de décès et quelque sept millions d’événements aigus ou hospitalisations au cours des dix prochaines années, avec un gain économique estimé à 199 milliards de dollars.

Encore faut-il que cette promesse ne creuse pas les écarts existants. C’est là que la question de l’équité prend tout son sens. Une innovation médicale n’aura qu’un impact limité si elle reste inaccessible aux populations les plus éloignées du numérique ou aux territoires qui disposent des infrastructures les plus faibles.

L’ouverture de TeleHealth Connect Tunisia 2026 est prévue le 29 septembre à 9h, avec une allocution du ministre de la Santé, Mustapha Ferjani. Dans son message, il a présenté la santé numérique comme un moyen de “make digital health a bridge that brings care closer to every person” et appelé à la construction de partenariats pratiques et durables.

Les travaux se poursuivront le 30 septembre autour des différentes sessions thématiques. Le congrès réunira notamment des représentants du monde arabe et du continent africain, dans un contexte où les expériences de transformation numérique des systèmes de santé restent très diverses.

Le dernier jour devrait donner au rendez-vous une portée internationale supplémentaire. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, est annoncé à Tunis pour la clôture du congrès, ce qui constituerait, selon les organisateurs, une première en Tunisie. Sa présence doit également coïncider avec la signature d’un accord international présenté comme majeur. Son contenu et les engagements qui en découleront n’ont pas encore été précisés dans les informations communiquées.

Au fond, TeleHealth Connect 2026 pose une question qui dépasse la seule technologie. À mesure que l’intelligence artificielle et la télémédecine entrent dans le quotidien des systèmes de soins, le véritable enjeu sera de savoir comment transformer cette puissance numérique en progrès médical accessible, sécurisé et réellement utile au patient.

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Le CMF accélère sur l’ESG et prépare un nouveau cadre de reporting extra-financier

24. September 2026 um 15:18

Le cadre tunisien de reporting ESG devrait encore évoluer. Le Conseil du Marché Financier (CMF) prépare en effet une décision générale consacrée au reporting extra-financier, avec l’objectif d’installer progressivement de nouvelles exigences adaptées aux réalités du marché tunisien. L’annonce a été faite jeudi 24 septembre à Tunis par Hatem Smiri, président du CMF, lors de la Journée annuelle des administratrices et administrateurs de sociétés organisée par l’Institut Tunisien des Administrateurs (ITA).

Cette nouvelle étape vient compléter les mesures déjà engagées par le régulateur en matière d’information liée à la durabilité. Le CMF a notamment demandé aux sociétés faisant appel public à l’épargne d’intégrer dans les notes aux états financiers les informations ESG significatives susceptibles d’avoir une incidence sur leur activité, leur situation financière, leur performance ou leurs perspectives. Le dispositif s’appuie notamment sur les normes IFRS S1 et S2. Hatem Smiri insiste toutefois sur une approche progressive. « Notre objectif est de bâtir un cadre cohérent, progressif et adapté à notre marché plutôt que d’accumuler des obligations sans nous interroger sur leur pertinence et sur leur applicabilité réelle », a-t-il déclaré.

Pour le président du CMF, la question de la gouvernance reste indissociable de cette évolution. Le régulateur entend notamment renforcer sa vigilance sur les processus d’élection des administrateurs indépendants et des représentants des actionnaires minoritaires dans les sociétés cotées. « L’indépendance ne saurait être une simple qualification inscrite dans un procès-verbal. Elle doit être une réalité pouvant être vérifiée », a souligné Hatem Smiri.

Le président du CMF a également placé la transformation technologique au cœur des enjeux de régulation. Intelligence artificielle, digitalisation des services financiers, automatisation des processus et nouvelles formes d’intermédiation transforment progressivement le fonctionnement des marchés. Pour Smiri, cette évolution doit s’accompagner d’exigences en matière de protection des données, de cybersécurité, de gestion des risques et de qualité de l’information destinée aux investisseurs.

Vers un réseau africain des administrateurs

La journée a également été marquée par une initiative à dimension continentale. Moez Joudi, président de l’ITA, a annoncé la création d’un Institut africain des administrateurs, porté avec plusieurs organisations professionnelles du continent. L’initiative réunit notamment l’ITA en Tunisie, le Club des administrateurs algériens ainsi que des organisations homologues de Guinée, de Côte d’Ivoire et du Mali. «L’objectif est de structurer une coopération africaine autour de la gouvernance des entreprises et des établissements financiers, mais aussi de la transparence et des enjeux ESG» déclare Joudi.

La prochaine étape consistera à établir une feuille de route pour préciser le fonctionnement de cette nouvelle structure et lui donner une portée continentale. Pour l’ITA, l’enjeu est notamment de renforcer les compétences des administrateurs et de favoriser la diffusion de pratiques communes en matière de gouvernance.

Cette initiative intervient alors que les entreprises africaines sont confrontées à des exigences croissantes en matière de gouvernance, de transparence, de durabilité et de transformation technologique. Pour les conseils d’administration, ces sujets ne relèvent donc plus uniquement de la conformité, mais touchent directement à la manière dont les entreprises sont pilotées, financées et évaluées.

 

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ESG en Afrique : des normes à adapter aux réalités du continent

24. September 2026 um 13:17

Les normes ESG ne peuvent pas être transposées en Afrique sans tenir compte des réalités économiques, énergétiques et technologiques du continent. C’est l’un des principaux enseignements du panel consacré aux normes ESG pour l’Afrique, organisé jeudi 24 septembre à Tunis dans le cadre de la Journée annuelle des administrateurs de l’Institut Tunisien des Administrateurs (ITA).

Pour Christian de Boissieu, professeur émérite à la Sorbonne et président du Conseil scientifique de l’ITA, le contexte international actuel complique la progression des politiques ESG. Il cite notamment les tensions géopolitiques, l’évolution des prix de l’énergie et le changement d’attitude à l’égard des politiques climatiques. Mais au-delà de ces facteurs, il pointe surtout un problème de perception des normes ESG.

« Il y a eu quand même un manque de pédagogie des autorités sur ce sujet », estime-t-il. Selon lui, les entreprises ont parfois tendance à percevoir les normes ESG comme des contraintes plutôt que comme des opportunités. L’enjeu est donc de déplacer le regard vers le long terme : « Ce qui compte, c’est le long terme. Ce qui compte, c’est le rendement social, économique et financier de long terme. »

Cette réflexion conduit directement à la question de l’adaptation des normes au contexte africain. Pour Christian de Boissieu, l’Afrique ne doit pas reproduire automatiquement les réglementations conçues ailleurs. « Il n’y a pas de modèle. La France n’est pas un modèle, c’est une expérience. L’Europe n’est pas un modèle, c’est une expérience », souligne-t-il.

Il appelle ainsi les pays africains à s’inspirer des standards internationaux tout en tenant compte de leurs propres contraintes. 

L’énergie, un cas concret de cette adaptation

La question énergétique illustre particulièrement cette difficulté. Sofiane Gaied, directeur général de Panoro Energy, rappelle que l’Afrique doit poursuivre simultanément deux objectifs : réussir sa transition énergétique et permettre à sa population d’accéder davantage à l’énergie.

Le continent dispose d’un potentiel important en solaire, éolien et hydraulique, mais transformer ces ressources en énergie disponible nécessite des infrastructures, des réseaux, du stockage et surtout des financements.

« En Afrique, la solution est différente », souligne-t-il. Selon lui, les normes ESG doivent intégrer le niveau de développement énergétique du continent et ne pas uniquement reprendre les critères appliqués dans les économies développées. Cette différence apparaît notamment lorsqu’il est question des énergies fossiles. Sofiane Gaied appelle à éviter les approches trop tranchées. « Il faut faire l’équilibre et surtout regarder ce que ces énergies fossiles peuvent apporter en termes d’offre d’énergie, d’accessibilité à l’énergie et ce qu’elles remplacent. » Il cite notamment le cas d’une centrale à gaz qui, dans certains contextes africains, pourrait remplacer des solutions davantage émettrices. D’où son appel à intégrer les investissements de transition dans l’analyse ESG : « Ce sont des investissements qui ne sont ni polluants ni totalement verts. »

Il ajoute un autre critère : l’accès à l’énergie. «On ne peut pas traiter un projet en Europe qui ne tient pas compte de l’aspect social comme un projet en Afrique qui utilise, par exemple, le gaz pour donner accès à l’énergie à des gens qui n’en ont jamais eu». Pour Amine Oussedik, directeur général de MDI-Algiers Business School, les normes constituent à la fois une opportunité et une contrainte pour les entreprises africaines. Elles peuvent contribuer à attirer les investissements directs étrangers, soutenir la diversification économique et améliorer la gestion des ressources. Mais leur mise en œuvre implique aussi des coûts liés au reporting, à la conformité et aux nouvelles procédures.

Cette équation est particulièrement sensible pour les PME, qui constituent une large partie du tissu économique africain. « Introduire les normes ESG, c’est vraiment une révolution en interne sur le plan culturel », estime-t-il, soulignant la nécessité d’un accompagnement pédagogique et de la formation.

La technologie peut justement faciliter cette transformation, estime Alexandre Grux, CTO de DiliTrust. Son premier apport est de permettre aux entreprises de mieux mesurer et documenter leurs performances. Dans le cadre des nouvelles exigences environnementales, la donnée devient un élément de preuve permettant notamment aux entreprises de faire valoir leurs performances réelles plutôt que d’être évaluées sur des valeurs par défaut. Mais cette dépendance croissante aux technologies crée aussi de nouveaux risques. « La technologie est un accélérateur, un facilitateur, mais avec des conditions bien évidemment d’avoir une bonne infrastructure », rappelle-t-il.

Pour les entreprises africaines, il identifie notamment trois enjeux : la souveraineté des données, la cybersécurité et la disponibilité de données suffisamment représentatives des réalités locales. « Il faut vraiment faire ce travail de captation de vos données d’activité, données d’infrastructure, données de risque », insiste Alexandre Grux.

Car ces données serviront aussi demain à alimenter les systèmes d’évaluation et les modèles d’intelligence artificielle. L’enjeu pour les entreprises africaines n’est donc plus seulement de respecter les normes ESG, mais aussi de disposer des données permettant de démontrer concrètement leurs performances et leurs risques.

Au terme du débat, une idée ressort : l’enjeu pour l’Afrique n’est pas de choisir entre normes internationales et spécificités locales, mais de construire un cadre capable de tenir compte des deux. 

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Huile d’olive tunisienne: quels sont les principaux marchés à l’export?

24. September 2026 um 11:26

L’huile d’olive tunisienne continue de gagner du terrain sur les marchés extérieurs. Sur les dix premiers mois de la campagne 2025/2026, soit de novembre 2025 à août 2026, la Tunisie a exporté 381,2 mille tonnes, pour des recettes de 4,78 milliards de dinars. Par rapport à la même période de la campagne précédente, les volumes ont progressé de 50,8 %, tandis que les recettes ont augmenté de 41,2 %, selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), rapportées par la TAP.

Cette hausse des exportations s’accompagne toutefois d’une réalité qui reste bien connue du secteur. L’essentiel de l’huile tunisienne vendue à l’étranger part encore en vrac. Sur les 381,2 mille tonnes exportées, 55,4 mille tonnes seulement étaient conditionnées, soit 14,5 % du total. Le vrac représente ainsi 85,5 % des volumes.

Le conditionné progresse néanmoins. Ses exportations ont augmenté de 48,7 % sur un an. Mais cette évolution ne se traduit pas encore par une part équivalente dans les recettes. L’huile conditionnée ne représente que 19,3 % des revenus générés par les exportations. Autrement dit, la majeure partie de la valeur reste encore réalisée sur des volumes exportés en vrac.

Dans le détail, l’huile extra vierge domine largement les expéditions tunisiennes. Elle compte pour 83,5 % des volumes exportés sur la période.

Des marchés toujours concentrés sur l’Europe et l’Amérique du Nord

Côté débouchés, l’huile d’olive tunisienne poursuit son implantation à l’international. Elle a été exportée vers plus de 82 pays à fin août 2026. L’Union européenne reste de loin le principal marché, avec 56,6 % des volumes. L’Espagne arrive en tête avec 31,9 %, devant l’Italie avec 19,8 %.

L’Amérique du Nord constitue le deuxième grand débouché, avec 24,4 % des exportations. Les États-Unis absorbent à eux seuls 19,3 % des volumes, tandis que le Canada en représente 5,1 %.

L’Asie concentre pour sa part 11,5 % des exportations, portée notamment par l’Arabie saoudite et la Jordanie, avec respectivement 4,9 % et 3 %. Le marché africain reste plus limité, à 3,7 % des volumes, dont 3,1 % pour l’Égypte.

Sur le front des prix, le mois d’août 2026 affiche une évolution favorable. Le prix moyen à l’export s’est établi à 13,31 dinars le kilogramme, contre 12,42 dinars un an auparavant, soit une hausse de 7,1 %. Selon les catégories d’huile, les prix se sont situés entre 8,41 et 17,12 dinars le kilogramme.

Le bio reste un créneau à forte valeur

L’huile d’olive biologique occupe également une place dans cette dynamique. Les exportations ont atteint 53 mille tonnes sur les dix premiers mois de la campagne, pour une valeur proche de 699,7 millions de dinars.

Là encore, le conditionnement reste minoritaire. Seulement 6,3 % des volumes d’huile d’olive biologique exportés étaient conditionnés.

Le bio affiche toutefois des niveaux de prix qui méritent l’attention. Le prix moyen s’est établi à 13,20 dinars/kg, avec 12,96 dinars pour l’huile en vrac et 16,74 dinars pour l’huile conditionnée.

L’Italie constitue le premier marché de l’huile d’olive biologique tunisienne, avec 39 % des volumes exportés. Elle est suivie par l’Espagne avec 26 %, les États-Unis avec 23 % et la France avec 8 %.

Ces chiffres montrent ainsi une progression nette des volumes exportés, mais aussi le poids encore important du vrac dans le modèle d’exportation tunisien. Le conditionné gagne du terrain, sans représenter encore la majorité de la valeur générée par les ventes à l’étranger.

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Les risques de défaut de paiement restent élevés

24. September 2026 um 10:52

Si les statistiques relatives aux chèques attirent l’attention en premier lieu, la compréhension globale de l’évolution du risque de défaut de paiement impose d’élargir l’analyse à l’ensemble des moyens de paiement.

Au cours des six premiers mois de 2026, les montants rejetés cumulés, tous instruments confondus (prélèvements, virements, chèques et lettres de change), ont totalisé 4 291,881 MTND. À titre de comparaison, ce montant s’élevait à 4 776,988 MTND sur la même période en 2025, et à 3 553,760 MTND à fin juin 2024. Bien entendu, ces chiffres concernent des incidents de paiement lors du traitement de l’opération pour la première fois. Une grande partie de ces transactions pourra donc faire l’objet d’une régularisation ultérieure.

L’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation sur le chèque a profondément perturbé le marché. Face à un cadre plus strict, de nombreux opérateurs économiques ont délaissé ce moyen de paiement au profit d’alternatives, générant des tensions de liquidité en cascade. Cette transition difficile explique la flambée des risques observée en 2025, qui a marqué un record absolu des montants rejetés alors que la somme totale des opérations avait reculé de 9,6% pour s’établir à 105 808 MTND.

En 2026, le volume global des transactions a connu un rebond de 3,6%, tandis que les montants rejetés ont reculé de 10,1%, pour s’établir à 4 291,881 MTND. Globalement, le montant des rejets reste structurellement supérieur aux niveaux d’avant 2025, prouvant que la tension sur la trésorerie des agents économiques ne s’est pas dissipée.

De plus, le report du risque vers d’autres instruments s’est confirmé. Le changement de comportement des entreprises face au chèque a entraîné une réorientation des flux vers d’autres moyens de paiement (lettres de change, virements, prélèvements) qui ont vu les sommes concernées par des rejets augmenter. Les difficultés de recouvrement se trouvent ainsi disséminées dans l’ensemble de la chaîne financière, maintenant une pression constante sur le fonds de roulement des entreprises.

Cette persistance des impayés conforte l’aversion pour le risque des banques. Dans ce contexte, l’accès au financement pour les sociétés risque de rester contraint, pesant durablement sur la relance de l’investissement productif et consolidant un climat d’attentisme économique.

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Le Sénégal devient un nouveau terrain d’export pour les acteurs tunisiens du numérique

24. September 2026 um 10:20

Du 15 au 19 décembre 2026, Dakar accueillera les Rencontres Tuniso-Sénégalaises du Numérique, dans le cadre de la Tunisia Tech Week. L’événement doit mettre en relation des entreprises et startups tunisiennes des technologies de l’information avec le marché sénégalais.

Cette initiative revient au Centre de promotion des exportations (CEPEX), qui bénéficie du concours de l’ambassade de Tunisie au Sénégal. Le dispositif poursuit quatre objectifs : présenter l’offre tunisienne aux décideurs et aux donneurs d’ordre sénégalais ; organiser des rencontres qualifiées entre entreprises, avec des clients et partenaires potentiels ; repérer des relais locaux (intégrateurs, distributeurs, partenaires de co-développement ou de représentation) ; favoriser l’insertion dans l’écosystème du pays.

La mission s’adresse aux acteurs tunisiens du numérique, en particulier dans la cybersécurité, la digitalisation des services publics, la finance numérique, le commerce en ligne, le cloud, la donnée et l’intelligence artificielle, les logiciels et progiciels de gestion intégrée, la santé numérique et les technologies éducatives. Elle inclut également l’agriculture connectée, les villes intelligentes, le tourisme digital et l’industrie 4.0.

Un contexte porteur

Le Sénégal déploie le New Deal Technologique 2025-2034, doté d’environ 1 105 milliards de francs CFA (près de 1,7 milliard de dollars américains). Ce programme prévoit la numérisation complète des services publics, le renforcement de la souveraineté numérique (cloud, cybersécurité, intelligence artificielle) et la structuration d’un vivier de start-up et de compétences.

Le pays dénombre plus de 11,5 millions d’internautes, soit une pénétration voisine de 61 %, pour une couverture 4G d’environ 85 %. Le secteur de la finance numérique dispose d’une certaine maturité, et la demande de digitalisation émane des administrations, des banques, des assurances, des opérateurs télécoms et des grands groupes.

Le Sénégal offre en outre un accès à trois espaces régionaux : l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Pour une entreprise tunisienne, cette présence permet de valider son offre auprès d’une demande institutionnelle et privée avant d’élargir sa zone d’activité. Le choix du partenaire local constitue, dans cette perspective, un facteur décisif.

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NuRAN Wireless expérimente le satellite pour connecter les territoires africains isolés

24. September 2026 um 09:05

La société canadienne NuRAN Wireless va tester la connectivité satellitaire Starlink comme solution de backhaul pour ses réseaux mobiles ruraux au Nigeria. L’objectif est de vérifier si cette technologie peut apporter davantage de capacité aux sites isolés, là où les infrastructures terrestres sont difficiles ou coûteuses à déployer. Le test doit être mené avec Infratel, partenaire de longue date de NuRAN.

Le pilote sera réalisé sur un site rural de NuRAN au Nigeria. Il s’agit de la première intégration de connectivité LEO dans le réseau de NuRAN, selon l’entreprise. La société utilisera un service Starlink licencié fourni par l’intermédiaire d’un prestataire tiers. Un point important à préciser : NuRAN n’a pas de relation contractuelle ou commerciale directe avec Starlink ou SpaceX dans le cadre de ce projet. La connectivité satellitaire sera donc intégrée au réseau de NuRAN via un fournisseur de services tiers.  Le choix du satellite répond surtout à un problème très concret : le backhaul, c’est-à-dire la liaison qui transporte les données entre une station mobile et le reste du réseau. Dans les zones rurales, cette liaison peut être limitée par la distance, la géographie ou le coût des infrastructures terrestres. NuRAN continuera ainsi à utiliser des solutions terrestres, notamment les liaisons micro-ondes et le TV White Space, lorsque les conditions le permettent. Le satellite serait utilisé dans les zones où ces technologies sont difficiles à mettre en œuvre ou économiquement moins intéressantes. 

Au-delà de la couverture mobile

L’enjeu pour NuRAN ne se limite pas à améliorer la couverture 4G. L’entreprise veut également mesurer l’impact de cette capacité supplémentaire sur l’économie de ses sites ruraux et sur de nouveaux services, notamment le edge computing, l’intelligence artificielle exécutée localement et les solutions énergétiques. NuRAN indique avoir plus de 5.000 sites sous contrat en Afrique, ce qui ouvre la possibilité, si le pilote est concluant, de reproduire le modèle dans d’autres marchés où les services Starlink sont autorisés. L’entreprise cite notamment la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire et le Bénin, tandis que le Cameroun est encore en cours de procédure selon ses informations. 

Le cadre réglementaire nigérian confirme par ailleurs l’existence de licences liées aux services Starlink dans le pays, notamment pour Starlink Internet Services Nigeria Limited et Africa Mobile Network Communications. 

 

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Forbes 2026: deux banques tunisiennes dans le classement mondial

23. September 2026 um 17:07

Forbes et Statista ont lancé en 2026 leur premier classement des 500 banques les plus performantes dans 89 pays. L’évaluation repose principalement sur leurs données financières et leurs états financiers audités, et non sur la satisfaction des clients.

Les banques sont évaluées selon quatre critères: rentabilité (30 %), solidité du capital et du financement (25 %), qualité des actifs et efficacité (25 %), croissance et qualité des résultats (20 %). Pour comparer des établissements de taille comparable, elles sont réparties en six catégories d’actifs, de 3 à 10 milliards de dollars jusqu’aux banques dépassant 500 milliards de dollars.

Dans le classement 2026, on trouve;

  • Tier 1 : plus de 500 Md$ d’actifs

  • Tier 2 : 100 à 500 Md$

  • Tier 3 : 50 à 100 Md$

  • Tier 4 : 20 à 50 Md$

  • Tier 5 : 10 à 20 Md$

  • Tier 6 : 3 à 10 Md$

Deux banques tunisiennes figurent dans la première édition du classement World’s Top Performing Banks 2026. La BIAT se classe 28e dans le Tier 5, qui regroupe les établissements affichant entre 10 et 20 milliards de dollars d’actifs. La Banque de Tunisie (BT) arrive, pour sa part, à la 52e place du Tier 6, réservé aux banques dont les actifs se situent entre 3 et 10 milliards de dollars. Le classement distingue au total 500 banques dans 89 pays, réparties selon six catégories d’actifs.

 

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Tunisie : ANAVA et InnovaTech pour décentraliser le financement des startups et PME innovantes

23. September 2026 um 17:03

Après une première tournée en 2025 dans quatre villes ; Bizerte, Kairouan, Sfax et Gabès, le projet « Startups et PME Innovantes » enchaîne avec quatre nouvelles étapes prévues d’ici fin octobre. Porté par la Banque mondiale et piloté par la Caisse des Dépôts et Consignations en partenariat avec Smart Capital, le programme cherche à combler le déficit de financement dont souffrent les jeunes entreprises innovantes en dehors des grands centres, en irriguant progressivement l’ensemble du territoire.

Le Roadshow 2026 démarre au Kef le 28 septembre, avant de passer par Monastir le 6 octobre, puis Gafsa et Zarzis respectivement les 22 et 23 octobre. Par rapport à la première édition, l’accent est mis cette fois sur les particularités économiques de chaque bassin régional plutôt que sur une présentation uniforme des dispositifs.

Des outils de financement mis en avant sur le terrain

À chaque étape, les organisateurs détailleront deux leviers : d’un côté, ANAVA, un fonds qui s’adresse à plusieurs Child Funds pour muscler le capital-investissement dans les startups ; de l’autre, InnovaTech, orienté vers les PME innovantes. Au-delà de la présentation technique, l’initiative cherche à créer des contacts directs entre porteurs de projets, investisseurs, banques régionales, SICAR, universités, technopoles et organisations professionnelles locales.

Ce format itinérant répond à une réelle problématique : la majorité des mécanismes de financement de l’innovation restent concentrés sur le Grand Tunis et les grands pôles économiques, alors que les régions ciblées disposent de compétences universitaires et de filières économiques spécifiques encore sous-exploitées.

Pour les investisseurs en capital-risque et les SICAR régionales, ce type de rendez-vous constitue un canal d’identification de deal-flow en dehors des circuits habituels et un test de la capacité de dispositifs comme ANAVA ou InnovaTech à irriguer réellement l’investissement hors des zones côtières.

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Coton : l’Angola veut s’inspirer du modèle brésilien pour relancer sa filière

23. September 2026 um 16:37

L’Angola cherche à relancer sa filière cotonnière en s’appuyant sur l’expérience du Brésil. Une délégation du ministère angolais de l’Industrie et du Commerce et de la Banque de développement d’Angola (BDA) s’est rendue récemment à Brasília pour explorer des opportunités d’investissement et de coopération dans le secteur.

Selon l’Agence angolaise de presse (ANGOP), les représentants angolais ont notamment rencontré l’Association brésilienne des producteurs de coton (ABRAPA). Les échanges ont porté sur la production, la structuration de la chaîne de valeur, l’innovation technologique et l’accès aux marchés internationaux. La délégation a également visité le Centre brésilien de référence en analyse du coton (CBRA), consacré notamment au contrôle et à l’analyse de la qualité de la fibre.

Cette démarche intervient alors que la production angolaise reste très en dessous des ambitions affichées par les autorités. Les précédents plans de relance de la filière avaient notamment fixé un objectif de 100 000 tonnes de coton par an. Le pays reste aujourd’hui très loin de ce niveau. Le contexte réglementaire a par ailleurs évolué cette année. En avril 2026, l’Angola a autorisé, sous certaines conditions, l’importation, la production et l’utilisation de semences génétiquement modifiées de coton et de ricin. Cette décision ouvre notamment la voie à l’utilisation de certaines technologies semencières dans la stratégie de relance de la production.

Pourquoi le Brésil intéresse Luanda

Le choix du Brésil n’est pas anodin. Le pays dispose aujourd’hui d’une filière cotonnière fortement industrialisée et orientée vers l’exportation. Pour la campagne 2025/2026, l’USDA estimait sa production à près de 3,9 millions de tonnes et ses exportations à plusieurs millions de tonnes. La technologie constitue également un élément important de ce modèle. Selon l’USDA, les variétés génétiquement modifiées représentaient environ 99 % des superficies brésiliennes de coton durant la campagne 2024/2025. Mais la performance du secteur ne repose pas uniquement sur les semences : elle associe recherche agronomique, mécanisation, amélioration variétale, contrôle de la qualité et organisation de la commercialisation.

L’expérience brésilienne intéresse déjà d’autres pays africains. Au Sénégal, la campagne 2024/2025 a enregistré un rendement de 1,26 tonne par hectare, en hausse de 50 % sur un an, dans un contexte où les semences améliorées issues notamment de collaborations avec le Brésil ont été mises en avant par les acteurs de la filière. Le Nigeria a également renforcé sa coopération avec Brasília sur la science, la technologie, la biotechnologie et le développement du coton.

Pour l’Angola, l’enjeu est désormais de transformer ces échanges en projets concrets : investissements, transfert de technologies, amélioration des rendements et structuration de la chaîne de valeur. La mission à Brasília marque ainsi une nouvelle étape dans la volonté de reconstruire une filière cotonnière capable de produire davantage et de mieux s’intégrer aux marchés internationaux.

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Djezzy obtient le feu vert pour entrer dans le paiement mobile en Algérie

23. September 2026 um 16:07

L’opérateur télécom Djezzy s’apprête à entrer plus directement dans les services financiers. Le Conseil monétaire et bancaire de la Banque d’Algérie a autorisé « Djezzy Payment Services », filiale d’Optimum Telecom Algérie, à se constituer en prestataire de services de paiement (PSP). La décision a été prise lors de la session ordinaire du Conseil et annoncée le 23 septembre 2026. 

Il s’agit d’une étape réglementaire importante, mais pas encore d’un agrément définitif pour exercer. Selon la Banque d’Algérie, l’autorisation de constitution devra être suivie d’une demande d’agrément auprès de la Banque d’Algérie dans un délai maximal de douze mois à compter de la notification de la décision. Cette distinction est importante pour comprendre où en est réellement le projet : Djezzy dispose désormais du feu vert pour constituer sa structure spécialisée, mais son activité en tant que PSP reste conditionnée à l’obtention de l’agrément prévu par la réglementation.

Un nouveau métier pour les opérateurs télécoms

Le projet s’inscrit dans la transformation du cadre financier algérien. La loi monétaire et bancaire n°23-09 de juin 2023 a introduit les prestataires de services de paiement parmi les nouveaux acteurs du système de paiement national, avec l’objectif notamment de diversifier les moyens de paiement et de renforcer l’inclusion financière. Le dispositif réglementaire a ensuite été précisé en 2025. Le règlement n°25-02 définit les conditions de constitution, d’agrément et d’exercice des PSP. La Banque d’Algérie prévoit notamment la possibilité pour ces acteurs de proposer différents services de paiement électronique. L’instruction n°06-2025 va plus loin en encadrant notamment l’ouverture de comptes de paiement à distance. Trois niveaux de comptes sont prévus, avec des plafonds de solde allant de 100.000 à 1 million de dinars algériens, selon le niveau d’identification requis.

 

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Les startuppeuses africaines reçoivent moins de 1% des fonds mobilisés

23. September 2026 um 15:49

Les startups dirigées par des femmes restent en marge du paysage du financement en Afrique. C’est ce qui ressort des chiffres annoncés lors du She Code Africa Summit 2026 tenu à Lagos. Il s’agit d’une organisation visant à rendre les femmes opérant dans la technologie plus visible.

Les femmes entrepreneurs en solo ou en équipes reçoivent moins de 1 % du capital recensé sur les marchés africains. Par contre, leurs homologues masculins accaparent 91 % des ressources. Le gap est énorme.

Pour plusieurs, la réduction de cet écart passe, en partie, par le placement davantage de femmes dans les sociétés d’investissement et les fonds de capital-risque. La réalité montre que cela ne suffit pas. Il faut plutôt placer les femmes dans des positions où les décisions d’investissement sont réellement prises.

Ce manque de financement n’est pas exclusivement la responsabilité de l’écosystème. Les femmes qui ont réussi à passer le cap doivent aussi prendre leurs responsabilités et soutenir d’autres femmes en quête de ressources pour se développer.

En même temps, il faut améliorer la manière d’aller chercher des capitaux. Les femmes doivent maîtriser leurs opérations, développer des relations avec les investisseurs et communiquer clairement à la fois leur proposition de valeur et leur potentiel de croissance. Les bailleurs de fonds cherchent de plus en plus de la rentabilité et sans des perspectives claires de pouvoir dégager des bénéfices dans des délais logiques, il est quasiment impossible de les convaincre.

Enfin, les fonds propres ne sont pas la seule voie. La dette pourra ouvrir plus de pistes pour accéder aux ressources financières et les statistiques montrent qu’elles représentent aujourd’hui le principal levier de financement dans le continent.

Il faudra de longues années pourque cette situation s’améliore. L’accompagnement et l’encadrement des femmes est le seul moyen capable de les aider à concrétiser leurs projets.

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Qui investit en Tunisie?

23. September 2026 um 15:43

Les discussions sur l’investissement en Tunisie, ses défaillances et la nécessité de le stimuler rythment notre quotidien. En revanche, rares sont les occasions où l’on évoque la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF), le concept qui traduit pourtant la réalité tangible de l’investissement.

La FBCF regroupe les actifs corporels (constructions, équipements et machines et actifs biologiques cultivés) et incorporels (R&D, logiciels informatiques et bases de données et dépenses d’exploration minière). Le terme “brute” signifie que le calcul ne déduit pas la consommation de capital fixe.

En 2025, la FBCF a totalisé 26,457 milliards de dinars. Sur la période 2021-2025, la croissance moyenne était de 6,1 %. Bien évidemment, la FBCF est exprimée en valeur nominale. Dans un contexte d’inflation comme le nôtre, une partie de cette hausse ne reflète pas forcément une augmentation du volume physique des investissements, mais simplement la hausse des différentes composantes de cet indicateur.

La dynamique relative observée porte l’empreinte des sociétés non financières, dont les investissements productifs ont progressé de 12,2 % en moyenne sur 2021-2025, totalisant 11 339 milliards de dinars. Ce rebond montre un effort de modernisation des équipements et des capacités industrielles malgré un climat économique complexe.

Le second contributeur à la FBCF n’est autre que les ménages. En d’autres termes, c’est l’investissement dans l’immobilier. Il tend à se stabiliser, avec une croissance moyenne de 1,5 % entre 2021 et 2025. Il est freiné par la contraction du pouvoir d’achat et le coût du crédit.

Pour sa part, l’administration publique subit des contraintes budgétaires sévères qui limitent sa marge de manœuvre pour porter de grands projets d’infrastructures, maintenant l’investissement public sous des seuils optimaux. La FBCF est de l’ordre de 5 769 MTND fin 2025, soit une croissance moyenne 2021-2025 de 3,3 %.

Enfin, les institutions financières affichent des investissements de 592 MTND seulement, soit 2,2 % seulement de la FBCF nationale. Bien que faible, il est normal du moment que leur cœur de métier est l’intermédiation financière.

Reste enfin à préciser que dans sa globalité, la FBCF demeure insuffisante. Elle ne représente que 15,4 % du PIB, alors que des pays comme le Maroc ou l’Ethiopie affichent des niveaux supérieurs à 30 %. C’est pourquoi il est impératif de libéraliser l’initiative économique.

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Banque mondiale: la croissance moyenne de la Tunisie en 2027-2028 serait de 2,1%

23. September 2026 um 15:34

Dans une note sur la Tunisie, intitulé “Le défi de l’eau en Tunisie: de la pénurie à la résilience”, la Banque mondiale a donné ses prévisions pour la croissance de l’économie sur la période 2026-2028.

Pour 2026, la croissance devrait être de l’ordre de 2,3 %, portée par une reprise de l’agriculture et des industries mécaniques et électriques. Initialement attendue à 2,5 %, le conflit au Moyen Orient a pesé sur les perspectives de cette année. Les espoirs provenaient de la production agricole, en particulier l’huile d’olive et les céréales, de l’activité manufacturière accrue, notamment mécanique et électrique. Néanmoins, l’incertitude mondiale risque de freiner la demande extérieure, en particulier en provenance de l’UE, principal marché d’exportation de la Tunisie.

À moyen terme (2027-2028), la croissance économique devrait ralentir pour atteindre une moyenne de 2,1 %. Les principales inquiétudes demeurent la persistance d’un environnement de financement tendu et des obstacles à l’entrée sur le marché. À court terme, la hausse de l’incertitude commerciale, le financement extérieur restreint et l’augmentation continue de la dépendance énergétique pourraient poser des défis à la croissance et à la stabilité macroéconomique. Les perspectives à moyen terme pourraient s’améliorer sensiblement si la Tunisie entreprenait des réformes visant à renforcer les finances publiques, à moderniser les entreprises publiques et à promouvoir une plus grande concurrence.

Le déficit des comptes courants devrait s’établir à 4,1 % du PIB en 2026, à cause d’un déficit commercial plus large, partiellement compensé par la croissance modérée des recettes touristiques. À moyen terme, le déficit devrait légèrement diminuer pour s’établir à 3,1 % du PIB d’ici 2028.

Les investissements directs étrangers devant rester stables et les entrées de portefeuille minimes, les pressions sur le financement extérieur devraient rester élevées. Compte tenu des options de financement extérieur limitées, les autorités pourraient recourir à des emprunts en devises auprès de la Banque centrale.

Des pressions sur les dépenses devraient affecter les finances publiques en 2026. Le déficit budgétaire devrait atteindre 6,0 % du PIB en 2026, contre 5,3 % en 2025, les subventions énergétiques devant augmenter en raison du conflit au Moyen-Orient. À moyen terme, le déficit serait de 4,7 % du PIB d’ici 2028, sous l’effet des efforts visant à contenir la masse salariale et de la baisse des subventions.

La dette publique devrait diminuer légèrement pour atteindre 81,9 % du PIB en 2028, contre 84,2 % pour cette année. En termes nominaux, les besoins bruts de financement devraient atteindre 27,3 milliards de dinars en 2026 et 26,2 milliards en 2027, en raison de la hausse du remboursement de la dette. Le financement du déficit restera difficile, compte tenu de la stratégie visant à limiter l’endettement extérieur. L’accentuation du recours au financement intérieur comporte des risques importants, notamment l’éviction potentielle du crédit au secteur privé, des pressions inflationnistes et des vulnérabilités dans le système bancaire, même si les risques extérieurs sont réduits.

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Duty-free: quand le shopping devient une partie du voyage

23. September 2026 um 14:51

Dans les aéroports, le duty-free n’est plus seulement un espace où le voyageur effectue un achat avant son départ. Le retail s’intègre désormais dans l’ensemble du parcours passager, entre restauration, services, découverte de la destination et outils numériques. En Afrique, cette évolution ouvre des perspectives, mais reste fortement liée aux réalités propres à chaque marché. En Tunisie, l’enjeu consiste notamment à combiner efficacité, identité locale et nouvelles technologies.

«Airport retail has become a core part of the travel experience», explique Isaías Díaz García, General Manager Africa d’Avolta. Selon lui, les attentes des passagers se sont élargies: certains recherchent avant tout de la rapidité et de la praticité, tandis que d’autres veulent découvrir des produits liés à leur destination ou repartir avec un souvenir qui ait du sens. Le magasin devient ainsi une composante de l’expérience de voyage, au même titre que les autres services proposés dans l’aéroport.

Cette évolution pousse les opérateurs à revoir la manière de concevoir les espaces commerciaux. L’objectif n’est plus uniquement de multiplier les références, mais de rendre le parcours plus simple et plus pertinent. Agencement des boutiques, visibilité des produits, présence de marques internationales mais aussi de produits locaux : plusieurs éléments doivent désormais fonctionner ensemble.

Le digital pour réduire les frictions

La digitalisation constitue l’un des principaux leviers de cette transformation. Pour Isaias, les données permettent surtout de mieux comprendre les comportements des voyageurs et d’adapter l’offre aux différents moments du parcours. À l’échelle mondiale, Avolta indique avoir une exposition à environ 2,5 milliards de passagers, ce qui lui permet de disposer d’importants volumes d’informations sur les attentes des voyageurs.

Mais l’enjeu n’est pas de remplacer l’humain par la technologie. Au contraire, Isaias estime que les outils numériques doivent compléter le service en magasin. Les recommandations personnalisées, les promotions ciblées, les programmes de fidélité comme Club Avolta ou encore les services de réservation et de retrait des achats peuvent permettre au voyageur de gagner du temps, tandis que le personnel conserve un rôle central dans le conseil et l’accueil.

Cette logique prend également forme en Tunisie. Dans les aéroports où Avolta opère, les outils de précommande, Reserve & Collect, la signalétique digitale et les offres ciblées sont présentés comme des moyens de simplifier le parcours. À terme, une utilisation plus fine des données pourrait permettre de mieux distinguer les profils de passagers et d’adapter l’expérience à leurs besoins. «L’objectif est simple : utiliser la technologie pour éliminer les frictions et rendre chaque étape plus intuitive», souligne Lotfi Nsib, General Manager of Avolta Tunisie SA.

L’Afrique, un marché aux réalités multiples

À l’échelle africaine, il n’existe toutefois pas de modèle unique. La croissance du trafic aérien crée des opportunités pour les aéroports et les acteurs du travel retail, mais les conditions diffèrent considérablement d’un pays à l’autre. Infrastructures, connectivité ou encore accès aux données clients peuvent constituer des contraintes différentes selon les marchés. Pour Isaias, la réponse passe par une adaptation aux caractéristiques de chaque aéroport et de sa clientèle. Il cite notamment la possibilité de combiner des standards internationaux avec des marques, produits, offres alimentaires, éléments de design et références culturelles locales. Cette dimension locale prend une importance particulière en Tunisie. L’augmentation et la diversification des flux de voyageurs font émerger des attentes différentes. Certains privilégient la rapidité, d’autres recherchent des produits tunisiens ou des articles associés à leur séjour. Dans les 15 magasins opérés dans cinq aéroports tunisiens, l’approche mise notamment sur l’équilibre entre marques internationales et produits tunisiens, ainsi que sur une présentation plus visible de l’identité locale.

Le facteur humain reste également déterminant. Formation des équipes, connaissance des produits et qualité du conseil sont présentées comme des éléments essentiels de l’expérience. Pour Nsib, l’hospitalité tunisienne doit aussi se retrouver dans l’environnement aéroportuaire : un achat peut ainsi devenir une partie positive du voyage lorsqu’il est accompagné par un service attentif et personnalisé.

La durabilité passe par des mesures concrètes

Autre transformation du secteur : la durabilité commence à se traduire par des actions opérationnelles. Pour Isaias, les initiatives les plus pertinentes sont celles qui produisent un effet concret sur les opérations et les communautés locales : réduction des déchets et de la consommation énergétique, approvisionnement responsable, recours à des fournisseurs locaux, mais aussi formation et développement des compétences des équipes.

En Tunisie, plusieurs pistes peuvent être mises en œuvre au niveau des espaces commerciaux : réduction des matériaux à usage unique, amélioration de l’efficacité énergétique et de l’utilisation des ressources, ou encore meilleure visibilité des produits issus de circuits locaux lorsque les conditions d’approvisionnement le permettent. L’information du voyageur constitue également un levier : les choix durables doivent être compréhensibles et facilement identifiables. La prochaine étape repose donc moins sur une technologie ou une initiative isolée que sur la capacité des différents acteurs à travailler ensemble. Aéroports, retailers, marques et fournisseurs locaux doivent coordonner leurs efforts pour construire des solutions à la fois pertinentes pour le marché et compatibles avec les objectifs environnementaux.

Pour l’Afrique, le potentiel est réel, mais son développement ne passera pas nécessairement par la reproduction du modèle des grands hubs internationaux. L’enjeu sera plutôt de construire des expériences adaptées aux passagers de chaque marché, en combinant standards internationaux, identité locale, outils numériques et pratiques plus responsables. La Tunisie dispose, à ce titre, d’un terrain concret pour observer cette transformation : ses aéroports deviennent progressivement des espaces où le retail ne cherche plus seulement à vendre, mais à participer davantage à l’expérience globale du voyage.

 

 

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Tunisie : le stress hydrique pourrait encore s’aggraver d’ici 2050

23. September 2026 um 12:16

La Tunisie fait face à une situation hydrique « critique », et l’amélioration récente du niveau des barrages ne suffit pas à inverser une tendance de fond marquée par la raréfaction des ressources en eau. C’est le constat dressé par la Banque mondiale dans son nouveau bulletin consacré à l’eau, à la croissance et à l’emploi en Tunisie.

Le pays se classe actuellement au 23e rang mondial en matière de stress hydrique selon l’indice WRI Aqueduct. À long terme, la Tunisie pourrait se situer entre les 10e et 12e rangs. La disponibilité en eau douce renouvelable atteint aujourd’hui environ 380 m³ par habitant et par an, un niveau déjà inférieur au seuil de pénurie absolue fixé à 500 m³. La situation pourrait davantage se dégrader sous l’effet du changement climatique. Les projections citées par la Banque mondiale estiment que cette disponibilité pourrait tomber entre 120 et 210 m³ par habitant d’ici 2050, soit une baisse pouvant atteindre près de 70 % par rapport au niveau actuel. La pression concerne également les eaux souterraines. Leur exploitation atteindrait 133 % de leur capacité de renouvellement, tandis que plus d’un quart des prélèvements seraient effectués sans autorisation. Une situation qui accentue la pression sur des réserves dont le renouvellement est limité.

Une bonne année ne change pas la tendance

L’année hydrologique 2025-2026 a certes apporté un répit. Après cinq années consécutives de précipitations inférieures à la moyenne, le taux de remplissage des barrages, tombé à un niveau historiquement bas de 19 % en décembre 2024, est remonté à environ 60–70 % entre mars et mai 2026. Mais la Banque mondiale souligne que cette amélioration reste conjoncturelle. La fréquence des années sèches augmente et le niveau des nappes phréatiques continue de reculer dans plusieurs aquifères. Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse donc la gestion des épisodes de sécheresse. Le rapport appelle à une réponse structurelle face à une disponibilité en eau appelée à se contracter davantage, avec des implications directes pour l’agriculture, les activités économiques et, plus largement, la croissance et l’emploi.

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IA : Anthropic ne ralentit pas le développement de ses modèles et lance Claude Opus 5.5

23. September 2026 um 11:37

Anthropic poursuit le développement de ses modèles d’intelligence artificielle malgré les appels récents de son directeur général à davantage de prudence. L’entreprise américaine a lancé, mardi 22 septembre, Claude Opus 5.5, premier modèle de sa nouvelle génération Claude 5.5.

Le calendrier de cette sortie n’est pas anodin. Quelques jours plus tôt, Dario Amodei avait appelé les acteurs du secteur à « ralentir la frontière », afin de mieux aligner la progression des capacités de l’intelligence artificielle avec celle des dispositifs de sécurité. Opus 5.5 constitue justement le premier modèle lancé par Anthropic depuis cette prise de position.

Un modèle plus performant et moins coûteux

Anthropic affirme que Claude Opus 5.5 atteint le niveau de Claude Fable 5.1 sur la plupart des tâches, tout en nécessitant 40 % de coûts d’exploitation en moins que son prédécesseur Opus 5. Son tarif est fixé à 4 dollars par million de jetons en entrée et 20 dollars en sortie, contre 5 et 25 dollars auparavant.

Le nouveau modèle vise notamment le codage agentique, les tâches professionnelles complexes et l’utilisation d’ordinateurs. Anthropic met également en avant une vitesse de génération supérieure de plus de 30 % à celle d’Opus 5, ainsi qu’une consommation réduite de jetons pour certaines tâches.

L’entreprise a parallèlement renforcé les mesures de sécurité autour du modèle. Opus 5.5 a été évalué par des organismes externes, notamment Frontier Design et METR, et bénéficie de protections auparavant réservées à ses modèles les plus avancés.

Anthropic prévoit déjà de compléter cette nouvelle famille avec Claude Sonnet 5.5 et Claude Haiku 5.5 dans les semaines à venir. Le lancement d’Opus 5.5 illustre ainsi le dilemme auquel sont confrontés les grands laboratoires d’IA : renforcer les dispositifs de sécurité tout en continuant à améliorer l’efficacité et les capacités de leurs modèles.

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Plan 2026-2030 : 101,8 milliards de dinars pour 21 100 projets

23. September 2026 um 10:26

Adopté en juillet 2026, le Plan de développement 2026-2030 fixe les principales orientations économiques et sociales de la Tunisie pour les cinq prochaines années. Il prévoit une enveloppe d’investissement de 101,8 milliards de dinars pour environ 21 100 projets et programmes, dont près de 70 % sont de portée locale.

Le Plan a été élaboré selon une approche « ascendante » (bottom-up), à partir des propositions formulées par les conseils locaux, régionaux et de districts. Il s’articule autour de huit piliers, portant notamment sur la croissance, la réduction des disparités régionales, la compétitivité, les infrastructures, la transition énergétique, les services publics, la gouvernance et la préservation des ressources naturelles.

4,2 % de croissance annuelle visée

Sur le plan économique, le gouvernement table sur une croissance annuelle moyenne d’environ 4,2 % à l’horizon 2030. L’investissement devrait être le principal moteur de cette trajectoire, avec une progression prévue de 9,8 %, contre 3 % pour la consommation. Plusieurs secteurs sont appelés à contribuer à cette dynamique, notamment les industries mécaniques et électriques, les industries extractives, la construction ainsi que les hôtels et restaurants.

Le Plan prévoit également de réduire progressivement le déficit budgétaire pour le ramener autour de 3 % du PIB et de maintenir la dette publique sous 80 % du PIB. Les objectifs dépassent toutefois le seul cadre économique. La Tunisie vise notamment un taux de pauvreté inférieur à 15 %, une intégration dans la catégorie «très élevé» de l’indice de développement humain et une hausse des transferts sociaux. Le nombre de bénéficiaires du programme Amen devrait passer de 377 000 en 2025 à 653 000 en 2030.

La transition énergétique et la gestion des ressources figurent également parmi les priorités. Le Plan prévoit de porter les énergies renouvelables à 35 % du mix électrique et de réduire de 30 % la consommation d’énergie primaire grâce aux gains d’efficacité. La modernisation des réseaux d’eau et d’assainissement est également prévue.

Pour financer les quelque 21 100 projets, l’État devrait assurer 61 % de l’enveloppe, contre 30 % pour les entreprises publiques. Les partenariats public-privé représenteraient les 9 % restants, notamment dans les déchets, l’assainissement, les énergies renouvelables et le transport. Les infrastructures et les équipements publics concentreront une part importante des investissements, aux côtés de l’énergie, de l’agriculture et des ressources en eau.

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