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Près de 50 000 dinars de pertes par restaurant touristique : le bilan de la récente campagne de délestages de la STEG

29. Juli 2026 um 15:06

Le président de la Fédération tunisienne des restaurants touristiques, Habib Ben Moussa a déclaré dans la journée du mardi que les coupures d’électricité à répétition coûteraient près de 50 000 dinars à chaque établissement du secteur, essentiellement en raison des denrées avariées faute de réfrigération.

Au cours de la récente vague de chaleur, plusieurs restaurants ont carrément dû fermer boutique pendant quatre jours d’affilée. Résultat : du matériel de réfrigération endommagé, des stocks perdus et des clients qui ne reviennent pas.

Face à cela, Habib Ben Moussa réclame un geste simple de la STEG : prévenir les restaurateurs par SMS avant chaque coupure programmée, pour qu’ils aient le temps de mettre leur matériel et leurs marchandises à l’abri.

Le solaire, une solution hors de prix

Se tourner vers le stockage de l’énergie solaire ? L’idée séduit, mais le porte-monnaie freine : quatre batteries sont nécessaires pour équiper une installation de 5,4 kW, ce qui représente une dépense proche de 10 000 dinars. Le responsable appelle, par conséquent, les autorités à alléger la fiscalité douanière sur ces équipements, avec l’objectif de faire baisser la facture dans une fourchette de 5 000 à 6 000 dinars.

Un secteur déjà sous pression

Avec 397 établissements classés et près de 20 000 emplois, les récentes difficultés énergétiques interviennent au pire moment pour le secteur. Un quart des recettes générées file tout droit dans les caisses de l’État sous forme d’impôts et de taxes diverses, et la marge bénéficiaire de certains services ne dépasse pas les 2 %, plombée par la flambée du coût des matières premières.

Investir dans l’autonomie énergétique, un pari encore hors de portée

Les difficultés soulevées par la Fédération constituent de réelles opportunités d’investissement pour les acteurs du solaire et du stockage de l’énergie en Tunisie : la demande existe, portée par un secteur touristique confronté à des pertes récurrentes, mais le coût initial reste dissuasif pour la majorité des exploitants.

Une baisse ciblée des droits de douane sur les équipements de stockage, comme le réclame Habib Ben Moussa, pourrait à la fois soulager les restaurateurs et ouvrir un marché plus large aux fournisseurs locaux de solutions solaires et de batteries.

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La Sotipapier voit son chiffre d’affaires chuter de 20% au premier semestre 2026

29. Juli 2026 um 14:28

La Sotipapier a enregistré un recul de son activité au premier semestre 2026. Son chiffre d’affaires s’est établi à 44,19 millions de dinars, en baisse de 20% par rapport à la même période de 2025, dans un contexte marqué par une demande toujours faible pour le papier kraft et une pression persistante sur les coûts de production.

Les indicateurs d’activité publiés par la société montrent également un ralentissement de la production. Entre janvier et juin 2026, la Sotipapier a produit 23.947 tonnes de papier, contre 26.798 tonnes un an auparavant, soit une diminution de 11%. Cette baisse concerne aussi bien le papier pour ondulé, dont la production recule de 1.081 tonnes, que le papier kraft, en baisse de 1.770 tonnes.

Le repli du chiffre d’affaires est principalement attribué à la contre-performance du segment du papier kraft, dont les revenus ont chuté de 30%. Le papier pour ondulé résiste davantage avec une baisse limitée à 5%, mais les volumes commercialisés restent en retrait par rapport à l’année précédente.

La Sotipapier souligne que le marché tunisien du papier kraft peine toujours à retrouver son niveau d’avant 2025. Si la demande s’est stabilisée au cours des six premiers mois de l’année, elle demeure insuffisante pour soutenir la croissance de l’activité. En parallèle, la hausse continue des prix de la pâte à papier maintient une forte pression sur les coûts de fabrication.

À l’inverse, le marché du papier destiné à l’emballage reste mieux orienté grâce à une demande soutenue des industriels. La société prévient toutefois que l’évolution des prix des matières premières et l’intensification de la concurrence pourraient peser sur les prix de vente au second semestre 2026.

Sur le plan des investissements, la Sotipapier a engagé 3,14 millions de dinars au premier semestre, contre 4,9 millions de dinars un an plus tôt, soit une baisse de 36%, traduisant un rythme d’investissement plus prudent.

Côté financement, la société affiche une légère amélioration de sa structure financière. Sa dette nette ressort à 47,19 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 48,44 millions de dinars un an auparavant, soit une réduction de 1,26 million de dinars. Cette évolution résulte principalement du remboursement d’une partie des crédits à moyen terme, malgré une hausse des crédits de gestion et un niveau de trésorerie plus faible.

 

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STEG: le flou le plus total entoure le nouveau générateur de la centrale de La Mornaguia

29. Juli 2026 um 14:28

Une opération logistique peu banale s’est déroulée dans la nuit de samedi à dimanche: un générateur électrique de taille impressionnante a quitté le port de Menzel-Bourguiba, à Bizerte, direction le Grand Tunis. L’appareil doit être installé à la centrale de la STEG de La Mornaguia, dans le gouvernorat de La Manouba.

Un convoi qui n’est pas passé inaperçu

Remorques surbaissées, itinéraire étudié, coordination sécuritaire renforcée; le transport n’a rien eu d’ordinaire. Le passage du convoi a carrément enflammé les réseaux sociaux, entre photos, vidéos et questions sans réponse: quelle puissance, quel coût, et pourquoi avoir fait transiter l’équipement par Menzel-Bourguiba, un trajet nettement plus long qu’en passant par Radès? Pour ce point comme pour les autres, aucune communication officielle.

Seule certitude à ce stade: l’équipement est de fabrication allemande. Capacité exacte, montant de l’acquisition, fournisseur, calendrier précis, tout reste flou. Une fois sur site, le générateur devra passer des tests techniques avant sa mise en exploitation.

Un signal pour l’investissement énergétique

Au-delà de l’anecdote logistique, cet épisode remet sur la table la nécessité d’investir dans le renforcement des capacités de production, pour absorber des pics de demande devenus une norme chaque été. Le flou entretenu autour du coût et du fournisseur de cet équipement est problématique par rapport à la transparence des contrats énergétiques, un paramètre que les investisseurs et les partenaires financiers du secteur suivent de près avant de s’engager sur des projets similaires.

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70 millions de dollars pour sécuriser les importations d’engrais: l’État garantit un nouveau financement stratégique pour le Groupe chimique tunisien

29. Juli 2026 um 13:40

Le financement des importations d’engrais du Groupe chimique tunisien (GCT) bénéficie d’un nouveau soutien public. L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a publié un projet de loi portant approbation d’un accord de garantie conclu entre la République tunisienne, l’Institution islamique internationale de financement du commerce (ITFC) et le Groupe chimique tunisien pour mobiliser jusqu’à 70 millions de dollars américains.

L’objectif: permettre au GCT de financer l’achat des matières premières nécessaires à la production d’engrais. Selon le document explicatif accompagnant le projet de loi, cet accord concerne une convention de financement à court terme, signée le 1er décembre 2025, entre l’ITFC et le GCT, avec la garantie de l’État tunisien.

Le mécanisme prévu doit permettre au Groupe chimique tunisien d’assurer l’approvisionnement en matières premières indispensables à son activité industrielle, notamment pour répondre aux besoins de production d’engrais destinés au marché local et à l’exportation.

Le financement s’inscrit dans le cadre de l’accord-cadre signé entre la Tunisie et l’Institution islamique internationale de financement du commerce le 28 avril 2024, couvrant la période 2024-2026. Cet accord vise principalement à accompagner le financement des besoins d’importation d’entreprises et d’organismes publics opérant dans des secteurs considérés comme prioritaires.

Un financement partagé entre plusieurs bailleurs

Le montage financier repose sur un mécanisme de cofinancement, avec l’ITFC qui fournit une partie du financement et coordonne un groupe de bailleurs afin d’assurer la mobilisation complète des ressources nécessaires.

Les principales conditions financières prévues dans le projet portent sur un financement pouvant atteindre 70 millions de dollars américains, accordé sous forme de mourabaha à court terme. Le taux appliqué est basé sur le taux SOFR augmenté d’une marge de 3,75%. Chaque opération de tirage devra être remboursée sur une période de 12 mois. Le financement prévoit également une commission d’exécution fixée à 0,4% du montant total mobilisé. Enfin, le dispositif repose sur une garantie de l’État tunisien.

 
 
 

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Gabès: 340 millions de dinars pour une nouvelle centrale solaire à El Mahamla

29. Juli 2026 um 13:32

Le gouverneur de Gabès, Ridha Nsibi, a présidé le mardi 28 juillet une réunion consacrée à la future centrale photovoltaïque d’El Mahamla, dans la délégation de Menzel Habib. Objectif de la rencontre, qui a réuni les responsables de l’entreprise française spécialisée dans les énergies propres, Voltalia, et des responsables locaux: faire le point sur l’étude d’impact environnemental et social du projet.

L’enveloppe mobilisée pour cette centrale de 132 MW atteint 340 millions de dinars. Le coup d’envoi du chantier est prévu pour 2027, avec une centrale pleinement opérationnelle dans trois ans, en juin 2029.

L’installation produira chaque année de quoi couvrir la consommation électrique d’environ 200 000 habitants, tout en épargnant à l’atmosphère 120 000 tonnes de CO₂ chaque année. Sur le volet emploi, les porteurs du projet tablent sur près de 400 postes, directs et indirects, rien que pour le premier volet de mise en œuvre.

Autre info à noter: Voltalia doit également lancer prochainement, dans la même zone d’El Mahamla, un premier projet solaire distinct de 130 MW, doté de son propre poste de raccordement au réseau national électrique.

Une locomotive pour l’investissement régional

Ce type de projet, mobilisant plusieurs centaines de millions de dinars sur un même site, ouvre un terrain concret pour la sous-traitance locale: génie civil, maintenance, ingénierie électrique, et peut servir de vitrine pour attirer d’autres investisseurs dans les énergies renouvelables à Gabès, une région encore mal équipée en infrastructures solaires de cette taille.

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La Chine investit des milliards: voici les secteurs qui attirent ses capitaux

29. Juli 2026 um 12:36

La Chine ne mise plus uniquement sur les grands projets d’infrastructures en Afrique. Sa stratégie évolue vers des secteurs considérés comme plus stratégiques pour renforcer ses chaînes de valeur mondiales: l’énergie, les ressources minières, les transports et les technologies.

Selon le rapport «China Belt and Road Initiative (BRI) Investment Report 2026 H1», publié par le Green Finance & Development Center de l’Université de Fudan en collaboration avec The Asia Pacific Centre for Industry Transitions de l’Université du Queensland, les engagements chinois dans le cadre des Nouvelles routes de la soie se concentrent principalement sur quatre secteurs clés. 

L’énergie arrive en première position avec 28,7% des engagements chinois mondiaux dans la BRI. Ce secteur reste prioritaire pour Pékin, notamment avec le développement des énergies renouvelables, des infrastructures électriques et des projets visant à sécuriser l’approvisionnement énergétique.

Les métaux et les mines représentent 17,2% des engagements, reflétant l’importance croissante des ressources stratégiques nécessaires aux nouvelles industries, notamment les batteries, les véhicules électriques et les technologies de transition énergétique.

Le secteur des transports concentre 14,4% des engagements, tandis que les technologies représentent 13,4%, confirmant la volonté chinoise de renforcer sa présence dans les infrastructures numériques, les télécommunications et les solutions technologiques.

Cette nouvelle orientation intervient dans un contexte marqué par les tensions commerciales entre la Chine, les États-Unis et l’Union européenne. Face aux restrictions douanières et aux politiques de relocalisation industrielle occidentales, Pékin cherche à développer de nouvelles bases de production dans des pays offrant un accès compétitif aux marchés internationaux.

Depuis le lancement de la BRI en 2013, les engagements chinois cumulés atteignent désormais 1 539 milliards de dollars dans 150 pays. Mais le modèle chinois évolue: il ne s’agit plus seulement de financer des routes, des ports ou des centrales, mais de construire des écosystèmes industriels capables de produire, de transformer et d’exporter.

 

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Droits de douane américains: l’huile d’olive tunisienne passe sous les radars de Washington

29. Juli 2026 um 11:11

Depuis le 24 juillet 2026, Washington applique des surtaxes douanières additionnelles, 10 à 12,5%, pour une soixantaine de partenaires commerciaux. Ce sont des surtaxes qui concernent les pays qui ne luttent pas assez contre le travail des mineurs, ce qui est contraire à la réglementation américaine en la matière. La Tunisie ne figure pas sur cette liste, un avantage considérable sur ses principaux concurrents à l’échelle internationale.

Un avantage qui ne dit pas son nom

Pas de faveur négociée ou de statut particulier obtenu à Washington, la Tunisie est simplement restée en dehors du radar des enquêteurs américains. Ses exportations continuent donc de circuler au tarif douanier classique, alors que des rivaux directs comme le Maroc, l’Algérie, l’Égypte ou la Turquie, eux, écopent de surtaxes.

Du côté européen, la situation est tout autre: l’Espagne et l’Italie sont toujours plafonnées à 15% de droits de douane, un taux fixé depuis longtemps dans le cadre des négociations commerciales entre Bruxelles et Washington.

Un timing plutôt bon pour la filière

Entre novembre 2025 et juin 2026, les exportateurs tunisiens ont écoulé 352 000 tonnes d’huile d’olive, un bond de 56,7% par rapport aux 224 600 tonnes de la campagne précédente. Même dynamique côté recettes: 4,394 milliards de dinars engrangés (près de 1,29 milliard d’euros), en hausse de 45% sur un an. Sur ce volume, l’extra vierge domine largement, avec 83,4% du total.

Côté clients, rien ne change vraiment dans la hiérarchie: l’Espagne trône toujours en tête avec 32,4% des volumes, suivie de l’Italie à 19,7%, puis des États-Unis, qui grignotent 19,4%, toujours à la troisième place. Globalement, l’Europe capte encore l’essentiel des exportations tunisiennes (56,8%), loin devant l’Amérique du Nord (24,2%).

Le vrac, toujours le point faible

D’une campagne à l’autre, le principal point handicapant les exportations d’huile d’olive tunisienne est toujours le même: 86,3% de l’huile tunisienne est exportée encore en vrac, contre seulement 13,7% conditionnée. Une partie de cette production finit d’ailleurs embouteillée et commercialisée sous marques étrangères, notamment espagnoles et italiennes, la valeur ajoutée file donc à l’étranger.

Une fenêtre d’opportunité pour les investisseurs

Ce différentiel tarifaire ouvre un créneau concret pour les opérateurs tunisiens désireux de renforcer leur présence sur le marché américain, troisième débouché du secteur.

L’écart de compétitivité avec les concurrents espagnols et italiens, taxés à 15% aux États-Unis, plaide en particulier pour des investissements dans le conditionnement local et le développement de marques tunisiennes à l’export, un segment qui ne pèse aujourd’hui que 18,2% de la valeur totale exportée.

Néanmoins, cet avantage tarifaire n’a rien de garanti dans la durée: Washington conserve la possibilité d’élargir à tout moment la liste des pays concernés par ses enquêtes commerciales.

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La Chine investit massivement en Afrique: voici les pays qui captent les plus grands projets

29. Juli 2026 um 10:56

La Chine accélère son offensive économique en Afrique. Au premier semestre 2026, les investissements chinois directs sur le continent ont atteint 33,5 milliards de dollars, en hausse de 254% par rapport à la même période de 2025, faisant de l’Afrique la principale destination des capitaux chinois dans le cadre des Nouvelles routes de la soie (Belt and Road Initiative – BRI).

Cette progression traduit un changement de stratégie. Longtemps associée au financement de grands projets d’infrastructures comme les routes, les ports ou les chemins de fer, la présence chinoise en Afrique évolue désormais vers des investissements industriels, énergétiques et technologiques. En parallèle, les contrats de construction d’infrastructures continuent de reculer.

Selon le rapport «China Belt and Road Initiative Investment Report 2026 H1», publié par le Green Finance & Development Center de l’Université Fudan et The Asia Pacific Centre for Industry Transitions de l’Université du Queensland, l’Afrique a concentré 67,24% des investissements chinois réalisés dans les pays membres de la BRI au premier semestre 2026.

L’Éthiopie et l’Égypte figurent parmi les principaux bénéficiaires de ces d’investissements chinois. L’Éthiopie arrive en tête des pays africains en termes de progression des engagements chinois, avec 18,9 milliards de dollars d’engagements globaux. Le pays attire Pékin grâce à son potentiel industriel, ses zones économiques spéciales et son ambition de devenir une plateforme manufacturière régionale.

L’Égypte confirme également son importance stratégique avec 9,7 milliards de dollars d’engagements chinois. Sa position géographique entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie, ainsi que le développement de grands projets industriels et énergétiques renforcent son attractivité auprès des investisseurs chinois.

En Afrique du Nord, le Maroc fait partie des pays qui bénéficient de cette évolution. Le royaume attire des investissements chinois notamment dans l’industrie automobile, les batteries électriques et les chaînes de valeur liées à la transition énergétique.

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La Bourse de Tunis suspend de nouveau la cotation…

29. Juli 2026 um 09:47

La Bourse de Tunis vient d’annoncer, aujourd’hui 29 juillet 2026, une nouvelle suspension de la cotation après une baisse importante du marché. Cette interruption intervient après une baisse de plus de 3% de l’indice Tunindex.

Selon un avis publié par la Bourse de Tunis, cette interruption a été déclenchée automatiquement conformément aux dispositions de l’article 3.7 du Règlement de parquet, qui prévoit un mécanisme d’arrêt temporaire en cas de forte variation de l’indice. La suspension de la cotation est prévue pour une durée d’une heure. La reprise des échanges est annoncée à partir de 10h16.

Cette mesure concerne les intermédiaires en Bourse ainsi que l’ensemble des intervenants du marché. Elle vise à encadrer les mouvements brusques et à permettre aux opérateurs d’analyser l’évolution du marché avant la reprise des transactions.

 

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Moody’s maintient la note souveraine de la Tunisie à «Caa1»: stable, mais vulnérable

29. Juli 2026 um 09:29

Moody’s Ratings a bouclé sa revue périodique de la note souveraine tunisienne. Le verdict a été rendu public fin juillet et aucun changement n’est à signaler, la note de la Tunisie reste à «Caa1» avec perspective stable. Pas de surprise donc, mais l’agence en a profité pour dresser un état des lieux assez complet de la situation de l’économie tunisienne, pas très rassurante.

Des réserves qui tiennent, malgré la facture énergétique

D’après le rapport de Moody’s, entre janvier et mai 2026, la facture des importations d’énergie a grimpé de 38% sur un an, portée par la hausse des prix du pétrole. Les réserves en devises, elles, ont plutôt bien encaissé le choc: leur niveau se maintient autour de 3,3 mois de couverture des importations à fin juin. De quoi remercier, entre autres, la bonne tenue des exportations agricoles, un flux constant d’argent envoyé par la diaspora et des IDE en hausse de 14% sur un an au premier trimestre.

Autre fait marquant, le remboursement du dernier eurobond majeur le mois dernier avec lequel la dette extérieure tunisienne gagne un profil d’échéances nettement plus confortable pour les années à venir.

Le budget, lui, marque une pause

Côté finances publiques, Moody’s évoque carrément une année blanche pour la consolidation budgétaire, plombée par la hausse de la masse salariale publique et le démarrage des premiers projets du Plan national de développement 2026-2030.

Les subventions énergétiques, qui sont à 20% des dépenses publiques en 2025 (6,8% du PIB), restent le point de fragilité numéro un; la structure des dépenses publiques, trop peu flexible, ressort même comme la vulnérabilité centrale du profil financier tunisien.

Ce que ça change pour les investisseurs

Pour les acteurs économiques, cette confirmation de note, sans dégradation ni relèvement, envoie un signal de stabilité à court terme, sans lever pour autant les incertitudes de fond. Le maintien d’une perspective stable, adossé à la résilience des réserves et à la dynamique des IDE et des transferts de la diaspora, offre un cadre prévisible pour les opérateurs déjà engagés sur le marché tunisien.

La rigidité budgétaire et le poids de la dette publique continuent en revanche de peser sur le coût et l’accès au financement extérieur, un paramètre à surveiller de près pour tout projet d’investissement à moyen terme. Moody’s rappelle également que la note de la Banque centrale de Tunisie, chargée d’émettre et de rembourser la dette pour le compte de l’État, est inchangée à «Caa1», perspective stable.

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Ali Hanfi élu à l’unanimité pour présider la nouvelle Commission transport aérien de la FTAV

29. Juli 2026 um 09:09

La Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme (FTAV) renforce son organisation face aux enjeux du transport aérien. Réunie le 28 juillet, la fédération a officiellement créé une Commission transport aérien, une nouvelle structure chargée de défendre les intérêts des agences de voyages et de suivre les dossiers stratégiques liés au secteur.

À l’issue de cette réunion, Ali Hanfi a été élu à l’unanimité président de cette nouvelle commission. Salem Gaidi en assurera le rôle de rapporteur, aux côtés des membres permanents également désignés lors de cette séance.

Cette commission aura pour principale mission de porter la voix des agences de voyages sur toutes les questions relatives au transport aérien. Elle sera chargée d’identifier les difficultés rencontrées par les professionnels, d’analyser les évolutions du secteur et de soumettre des recommandations au bureau de la FTAV afin d’orienter les positions et les actions de la fédération.

 

 
 

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L’Afrique doit combler son retard dans les data centers

29. Juli 2026 um 08:38

Les ambitions de l’Afrique pour devenir un acteur significatif dans l’économie de l’intelligence artificielle (IA) dépendront de la capacité des gouvernements à agir rapidement pour construire des data centers locaux et renforcer la gouvernance des données. Le continent accuse un retard considérable. C’est précisément ce déficit qui rend l’action urgente et l’opportunité, si elle est saisie à temps, prometteuse.

Selon les estimations du Boston Consulting Group, l’IA devrait ajouter près de 16 000 milliards de dollars au PIB mondial d’ici à 2030. L’Afrique, qui abrite environ 18 à 20% de la population mondiale, ne dispose actuellement que de moins de 1% de la capacité mondiale des data centers. Ce déséquilibre risque de perpétuer un schéma bien connu, celui d’un continent qui exporte ses matières premières et ses données brutes, pour importer à prix d’or des produits et services finis développés ailleurs.

À l’ère de l’IA, le danger est que les données africaines soient traitées hors du continent, puis renvoyées aux utilisateurs locaux sous la forme d’applications et de plateformes détenues par des géants étrangers, sans que les économies locales en tirent une valeur substantielle. La priorité est donc de bâtir une capacité locale de centres, capable d’héberger les services cloud et le traitement des données au sein même des marchés africains. Une telle infrastructure permettrait aux pays de conserver une plus grande part de la valeur générée par leurs propres données, tout en stimulant une innovation adaptée aux réalités et aux besoins nationaux.

Par ailleurs, la question de la durabilité reste particulièrement sensible. De nombreux pays sont déjà confrontés au stress hydrique, aux pressions climatiques et à des pénuries d’électricité récurrentes. Ces contraintes ne doivent pas être traitées comme des obstacles, mais intégrées dès la conception des projets.

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À cause de la guerre en Iran, la production de la société tunisienne STIP baisse fortement

28. Juli 2026 um 14:38

La Société Tunisienne des Industries de Pneumatiques (STIP) a enregistré une forte progression de son activité commerciale au premier semestre 2026, alors même que sa production a nettement reculé. Les indicateurs publiés à la Bourse de Tunis montrent un chiffre d’affaires en hausse de 7,1 % sur les six premiers mois de l’année, porté principalement par la vigueur du marché local, tandis que le deuxième trimestre affiche une accélération encore plus marquée.

Entre avril et juin 2026, la STIP a réalisé un chiffre d’affaires de 40,1 millions de dinars, contre 32,7 millions de dinars un an plus tôt, soit une progression de 22,7%.

Cette croissance est alimentée par deux moteurs. Sur le marché tunisien, les ventes ont augmenté de 18,8 %, atteignant 34,6 millions de dinars. À l’export, la progression est encore plus spectaculaire avec une hausse de 54,5 %, même si les ventes à l’international restent limitées en volume, à 5,5 millions de dinars.

Sur l’ensemble du premier semestre, le chiffre d’affaires s’élève à 64,3 millions de dinars, contre 60 millions de dinars à la même période de 2025. Cette évolution provient essentiellement de la dynamique du marché local, qui représente plus de 90 % des revenus du groupe. En parallèle, la société a dû faire face à d’importantes difficultés industrielles. La production a chuté de 30,1 % au deuxième trimestre, passant de 2 656 tonnes à 1 856 tonnes.

Selon la STIP, cette baisse est directement liée aux perturbations de l’approvisionnement en matières premières dérivées du pétrole, provoquées par le conflit en Iran. Face à cette situation, l’entreprise a adapté son outil industriel en privilégiant la fabrication de pneus destinés aux véhicules de tourisme et en suspendant temporairement la production de pneus pour poids lourds.

Malgré ce contexte, la société poursuit ses investissements. À fin juin 2026, ceux-ci atteignent 4,7 millions de dinars, traduisant la volonté de maintenir l’effort de modernisation de l’appareil productif.

En revanche, les engagements bancaires restent élevés. Les emprunts, concours bancaires et autres passifs financiers totalisent 99,7 millions de dinars à fin juin, un niveau supérieur aux 96,3 millions de dinars enregistrés un an auparavant.

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Combien de pays ont été touchés par les grands incendies en juillet 2026 ?

28. Juli 2026 um 13:40

Depuis le début du mois de juillet 2026, les incendies géants se multiplient dans plusieurs régions du monde. Europe du Sud, Afrique du Nord et Amérique du Nord font face à des feux plus rapides, plus difficiles à maîtriser et plus coûteux. Derrière les flammes, c’est désormais une autre question qui se pose : combien coûtera cette nouvelle réalité climatique aux États, aux entreprises et aux territoires?

Aucun organisme international n’a encore publié, au 28 juillet 2026, un décompte officiel du nombre total de pays touchés depuis le début du mois. Mais les données disponibles auprès des services de surveillance européens et des agences de presse internationales montrent une concentration exceptionnelle d’incendies majeurs dans plusieurs zones : France, Espagne, Portugal, Canada, États-Unis, Royaume-Uni et Tunisie figurent parmi les territoires les plus affectés.

En France, les incendies dans le Sud-Ouest ont provoqué une situation hors norme. Selon l’agence Associated Press (AP), un feu dans la région de la Gironde a détruit plus de 420 km² de végétation, endommagé ou détruit plus de 240 habitations et entraîné l’évacuation d’environ 220 000 personnes. L’incendie a également généré un phénomène rare appelé « pyrocumulonimbus », une tempête créée par le feu lui-même qui peut aggraver sa propagation. En Espagne, plusieurs foyers importants ont touché différentes régions. Selon Reuters, les incendies ont été alimentés par des températures extrêmes, une végétation fortement asséchée et des conditions météorologiques favorables à la propagation rapide des flammes. Des milliers de personnes ont dû être évacuées.

En Amérique du Nord, le Canada reste confronté à une forte activité incendiaire. Le service européen Copernicus Atmosphere Monitoring Service (CAMS) a signalé que les incendies dans le centre du Canada en juillet ont généré d’importantes émissions de fumées affectant plusieurs régions, jusqu’aux États-Unis et à l’océan Atlantique. Ces fumées ne représentent pas seulement un problème environnemental : elles perturbent aussi les transports, la qualité de l’air et certaines activités économiques.

Tunisie : le signal d’alerte est lancé

Selon plusieurs sources, environ 900 départs de feu ont été enregistrés en 72 heures entre le 20 et le 22 juillet, alors que le pays traversait une importante vague de chaleur. Six incendies majeurs ont été enregistrés en juillet ce qui a ravager plus de 4 000 hectares de forêts, touchant notamment Zaghouan, Béja, Bizerte, Le Kef et Jendouba. Pour un pays où les ressources forestières jouent un rôle économique et social important — agriculture, élevage, tourisme rural et protection des sols — ces incendies représentent un coût qui dépasse largement la seule intervention des pompiers. Les scientifiques ne disent pas qu’un incendie précis est toujours directement causé par le changement climatique. En revanche, le consensus scientifique est que le réchauffement global augmente la probabilité de conditions favorables aux grands incendies : températures plus élevées, sécheresses prolongées, sols plus secs et saisons de feu plus longues. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) et plusieurs organismes scientifiques internationaux alertent depuis plusieurs années sur l’augmentation des événements climatiques extrêmes liés au réchauffement. Les vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses créent un environnement où les incendies peuvent devenir plus explosifs.

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STEG : l’entrepreneuriat tunisien passe à l’action devant les tribunaux

28. Juli 2026 um 13:14

Le ton monte d’un cran entre la STEG et les entreprises tunisiennes. Le président de l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE), Yassine Gouiaa, a annoncé, dans la journée du samedi 25 juillet, le dépôt prochain d’une plainte contre l’opérateur national de l’électricité en Tunisie. En cause : les préjudices subis par plusieurs entreprises en raison de la récente campagne de délestages.

Plus de 30 avocats mobilisés

L’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) avait déjà annoncé la mise en place d’une cellule juridique pour accompagner les entreprises touchées. Gouiaa a précisé les contours du dispositif : plus de 30 avocats se sont portés volontaires pour suivre le dossier. Leur mission, accompagner la constitution des dossiers, la collecte des preuves et le démarrage des procédures. Les entreprises concernées devront transmettre factures, rapports techniques et tout document permettant d’évaluer les dégâts matériels et les pertes constatées.

Cliniques, restaurants, cafés en première ligne

Yassine Gouiaa cite plusieurs secteurs particulièrement touchés : cliniques privées, restaurants et cafés. Selon lui, plus des deux tiers des établissements de café auraient vu leur activité perturbée. Un constat qui se recoupe avec celui de la Chambre nationale des propriétaires de restaurants, où un établissement sur deux, voire davantage, a subi des pertes par rapport aux denrées périssables avec des interruptions de service et des réservations annulées durant la vague de chaleur.

Un dispositif de crise réclamé aux pouvoirs publics

Au-delà du volet judiciaire, l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) proteste contre la gestion structurelle du dossier. L’organisation évoque une absence de vision de long terme dans le pilotage du réseau électrique national, incapable, selon elle, d’assurer un approvisionnement continu. Elle réclame quatre mesures : garantir en priorité l’alimentation des zones industrielles, créer une cellule nationale de crise, mettre en place un mécanisme transparent de déclaration des dommages et instaurer un dispositif d’indemnisation pour les pertes dûment établies. L’organisation, qui existe depuis 2020, fédère un large spectre d’acteurs économiques : petites entreprises, artisans, commerçants et professionnels de l’agriculture, de l’industrie et des services.

Ce que ça change pour les entreprises et les investisseurs

Cette mobilisation judiciaire n’est pas qu’un bras de fer ponctuel. Elle pose la question, beaucoup plus large, de la fiabilité du réseau électrique comme facteur de risque pour l’investissement. Pour les porteurs de projets qui évaluent l’implantation ou l’extension d’une activité en Tunisie, la multiplication des recours contre la STEG et la pression pour un mécanisme d’indemnisation pérenne pourraient, à terme, clarifier le partage des responsabilités en cas de défaillance du réseau ; un point qui pèse directement dans le calcul du risque opérationnel, notamment pour les secteurs à forte dépendance énergétique.

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TotalEnergies Marketing Tunisie, partenaire historique du Festival International de Carthage, renouvelle son engagement pour la 60ᵉ édition

28. Juli 2026 um 12:51

À l’occasion de la 60ᵉ édition du Festival International de Carthage, qui se tient du 16 juillet au 19 août 2026, TotalEnergies Marketing Tunisie renouvelle son partenariat historique avec cet événement culturel majeur.

Partenaire de longue date du festival, TotalEnergies Marketing Tunisie réaffirme, à travers cette collaboration, son engagement en faveur de la promotion de la culture et du soutien aux manifestations qui contribuent au rayonnement du patrimoine artistique tunisien.

Durant toute la période du festival, les festivaliers sont invités à visiter le stand TotalEnergies, où de nombreux cadeaux les attendent.

En renouvelant ce partenariat, TotalEnergies Marketing Tunisie confirme sa volonté d’accompagner les grands événements qui rassemblent les tunisiens autour de la culture, du partage et de la convivialité.

A propos de TotalEnergies Marketing Tunisie

Filiale de la compagnie TotalEnergies, TotalEnergies Marketing Tunisie compte près de 300 collaborateurs et génère plus de 4 000 emplois indirects ; ses activités sont réparties sur 8 sites industriels et sur près de 160 stations-service dédiées à la distribution de carburants, et 50 centres QUARTZ. TotalEnergies Marketing Tunisie a investi près de 100 millions de dinars sur les trois dernières années.

À propos de la branche Marketing & Services de TotalEnergies

Le secteur d’activité Marketing & Services de TotalEnergies propose à ses clients professionnels et particuliers une large gamme de produits et services énergétiques — produits pétroliers, biocarburants, recharge pour véhicules électriques, GNL pour le transport maritime, carburants pour l’aviation, bitume, GPL et solutions de cuisson propre — pour les accompagner dans leur mobilité et les aider à réduire leur empreinte carbone. Chaque jour, plus de 6 millions de clients à travers le monde visitent nos 13 000 stations-service et profitent de leurs services associés (cartes de mobilité, lavage de voiture, restauration…). En tant que quatrième acteur mondial des lubrifiants, nous concevons et vendons des produits de haute performance pour les secteurs de l’automobile, de l’industrie et du secteur maritime. Afin d’apporter la meilleure réponse aux besoins de nos clients B2B, nous déployons notre force de vente, notre réseau logistique international ainsi que notre offre diversifiée et sur mesure. Nous opérons dans plus de 100 pays, où nos 25 000 collaborateurs se tiennent au plus près de l’ensemble de nos clients.

 

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La Bourse de Tunis suspend la cotation après une forte baisse du TUNINDEX

28. Juli 2026 um 12:46

La Bourse de Tunis a interrompu temporairement la cotation après une baisse de plus de 3% de son principal indice, le TUNINDEX. Une décision automatique destinée à limiter les mouvements de panique sur le marché et à donner aux investisseurs un temps de réaction face à une forte pression vendeuse.

Selon l’avis publié par la Bourse de Tunis, le seuil de variation négative de -3% de l’indice a été franchi, déclenchant ainsi le mécanisme d’interruption de la cotation prévu par l’article 3.7 du Règlement de parquet.

Concrètement, cette suspension signifie que les échanges sur le marché actions sont temporairement arrêtés afin d’éviter une accélération brutale de la baisse et de permettre aux intervenants d’évaluer la situation avant une éventuelle reprise des transactions.

 

 

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TIC : la Tunisie sixième en Afrique, le réseau est solide, la facture est salée

28. Juli 2026 um 12:24

L’Union internationale des télécommunications (UIT) a publié son dernier rapport sur l’Indice de développement des TIC (IDI) : la Tunisie y décroche la 6e place africaine, avec un score de 80,1 points, largement au-dessus de la moyenne continentale, qui est à 59 points.

Le mobile porte le score, le portefeuille freine

L’objectif de ce classement est de savoir s’il est possible, partout dans le monde, de se connecter à Internet sans trop de contraintes : un coût raisonnable, une connexion stable et un accès fiable. Il repose sur dix indicateurs, classés en deux grandes familles ; l’accès de base d’un côté, la qualité réelle de la connexion de l’autre. Côté infrastructure, la Tunisie coche presque toutes les cases : 99 % de la population est couverte par, au moins, un réseau 3G, et neuf Tunisiens sur dix possèdent un téléphone mobile. Le point faible de la Tunisie réside ailleurs, selon l’UIT, un forfait mobile combinant données et voix coûte 98,6 % du revenu national brut par habitant. Il s’agit de l’équivalent de presque un mois de revenu moyen. Un poids qui plombe l’inclusion numérique, malgré une infrastructure solide.

Le Maroc en tête, l’Angola en bas de tableau

Au classement africain, le Maroc domine avec 89,2 points, porté par sa couverture haut débit et ses investissements dans les infrastructures. Juste derrière, l’île Maurice avec 89,1 points, puis l’Algérie (87,8) et l’Afrique du Sud (86,4). La Tunisie devance quant à elle le Cap-Vert (79,8), l’Égypte (79,6), l’Eswatini (78,9) et le Botswana (77,7). En queue de peloton, l’Angola ferme la marche avec 55,4 points, plombé par un accès limité aux infrastructures et de fortes disparités régionales. À l’échelle mondiale, l’Arabie saoudite trône en tête avec 99,2 points, devant la Finlande, l’Estonie, le Koweït et le Qatar.

Un signal pour les investisseurs télécoms

Ce classement dessine, en creux, une carte des priorités d’investissement. La couverture réseau tunisienne est déjà mature ; c’est sur l’accessibilité tarifaire qu’il faut agir. Pour les opérateurs et les acteurs du numérique, l’écart entre infrastructure et pouvoir d’achat représente de réelles opportunités ; offres low cost, modèles de financement des terminaux et partenariats sur la data. L’objectif est d’attirer des capitaux vers un segment encore sous-exploité du marché tunisien.

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Quel pays achète le plus de dattes tunisiennes en 2026 ?

28. Juli 2026 um 12:08

Les dattes tunisiennes continuent de gagner du terrain sur les marchés internationaux. Entre octobre 2025 et juin 2026, la Tunisie a exporté 135,5 mille tonnes de dattes, contre 121,5 mille tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une progression de 11,5%. En tête des acheteurs, le Maroc confirme sa position de premier importateur de dattes tunisiennes, absorbant 17,6% des volumes exportés.

Selon les dernières données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), les recettes générées par ces exportations ont atteint 854,4 millions de dinars, contre 771,7 millions de dinars un an auparavant, enregistrant une hausse de 10,7%.

Derrière le Maroc, les principaux marchés destinataires sont européens. L’Italie arrive en deuxième position avec 11,6% des quantités exportées, suivie par l’Allemagne avec 9,8%. À l’échelle régionale, l’Union européenne représente le premier débouché pour les dattes tunisiennes avec 45,9% des volumes, devant l’Afrique (22,5%) et l’Asie (20%). La variété emblématique tunisienne continue de dominer les ventes internationales. La Deglet Ennour représente 83,9% du volume total exporté, confirmant son rôle stratégique dans la compétitivité de la filière.

Le prix moyen des dattes exportées durant le neuvième mois de la campagne 2025/2026 s’est établi à 6,31 dinars par kilogramme. Pour la Deglet Ennour, ce prix atteint 7,06 dinars/kg. Toutefois, l’Onagri relève une légère baisse de 0,7% du prix moyen par rapport à la même période de la campagne précédente.

Le segment bio progresse, mais reste encore limité

Les dattes biologiques enregistrent une dynamique plus forte que le marché global. Sur les neuf premiers mois de la campagne, leurs exportations ont atteint 7 748,2 tonnes, pour une valeur de 78,6 millions de dinars.

Le segment bio affiche une croissance de 15,9% en volume et de 32,1% en valeur par rapport à la campagne précédente. Malgré cette progression, il représente encore une faible part du total des exportations, avec seulement 5,7% des volumes exportés. Sur ce marché à plus forte valeur ajoutée, l’Allemagne est devenue la première destination des dattes biologiques tunisiennes, avec 33% des volumes, devant les Pays-Bas (12%) et la Belgique (11%). Le prix moyen des dattes biologiques exportées atteint 10,14 dinars/kg, soit nettement supérieur à celui de l’ensemble du marché. Les produits dérivés des dattes biologiques affichent même un prix moyen de 11,02 dinars/kg, contre 7,94 dinars/kg pour les dattes bio standards.

 

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La Tunisie et le Japon s’associent pour une meilleure croissance des startups en Afrique

28. Juli 2026 um 11:32

L’Agence japonaise de coopération internationale JICA a annoncé la signature du procès-verbal du programme « Partenariat pour booster l’écosystème africain des startups ». Ce dispositif triangulaire, porté conjointement par le ministère tunisien des Technologies de la communication, Smart Tunisian Technoparks (S2T) et la JICA, doit s’étaler de 2026 à 2028 et vise à renforcer les écosystèmes de startups en Afrique.

Huit pays représentés dès la première session

Concrètement, le programme réunira chaque année des participants de plusieurs pays africains, appelés à monter en compétence sur le développement et la gestion d’écosystèmes startups. La première session est fixée pour décembre 2026 ; huit pays africains y seront représentés.

Le Startup Act tunisien comme socle

Le programme s’appuie explicitement sur l’expérience tunisienne, à commencer par le Startup Act, le cadre juridique qui organise le soutien aux jeunes pousses dans le pays. L’objectif est de promouvoir l’innovation, d’accélérer la transformation numérique et de favoriser une croissance économique plus inclusive à l’échelle africaine. Le dispositif doit également servir de plateforme de réseautage entre acteurs de l’innovation africains et tunisiens et experts japonais.

Ce que cela signifie pour l’écosystème régional

Pour les porteurs de projets africains, ce partenariat permet d’élargir le vivier de startups formées et structurées, dès la première promotion de huit pays. Pour ce qui est des investisseurs et des fonds régionaux, une meilleure structuration juridique des écosystèmes, sur le modèle du Startup Act, réduit une partie du risque perçu et facilite le repérage d’opportunités entrepreneuriales sur des marchés encore peu explorés.

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