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Heute — 04. Mai 2026Managers

Startups Mena: 150 millions de dollars levés en avril 2026 malgré une baisse de 42% sur un an

04. Mai 2026 um 13:26

Après une forte baisse en mars, le financement des startups au Moyen-Orient et en Afrique du Nord repart à la hausse en avril 2026. Les levées de fonds atteignent 150 millions de dollars à travers 27 opérations. Cela représente une hausse importante d’un mois à l’autre. Mais sur un an, le recul reste marqué avec une baisse de 42%.

Cette situation montre une reprise, mais elle reste fragile. Les investisseurs reviennent, mais ils restent prudents. Une grande partie des financements se fait sous forme de dette. Ce type de financement permet de réduire les risques. Les investisseurs évitent encore les engagements trop importants en capital.

L’activité reprend, mais elle reste limitée. Les investissements se concentrent sur quelques opérations importantes. Les jeunes startups continuent d’attirer des financements, mais avec des montants plus faibles. Les grandes levées de fonds deviennent rares.

Les Émirats arabes unis confirment leur place de leader dans la région. Ils attirent plus de la moitié des investissements. L’Arabie saoudite et l’Égypte suivent. D’autres marchés comme Oman, Bahreïn et le Qatar montrent aussi des signes de reprise.

La fintech reste le secteur le plus attractif. Elle attire la majorité des financements. Le e-commerce revient après une baisse en mars. Les services en ligne et la foodtech continuent d’intéresser les investisseurs.

Les startups B2B dominent le marché. Elles attirent plus de capitaux que les startups B2C. Les investisseurs préfèrent les modèles avec des revenus stables et prévisibles.

Les startups fondées par des femmes réapparaissent dans les levées de fonds. Mais leur part reste faible. L’écart avec les startups fondées par des hommes est encore important.

Au final, le marché ne montre pas une vraie reprise. Il se stabilise. Les investisseurs continuent d’investir, mais avec prudence. Les financements vont vers des projets solides et moins risqués. Cette tendance pourrait continuer dans les prochains mois.

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Étudiants tunisiens en France… Des millions d’euros dans les caisses françaises

04. Mai 2026 um 12:27

Ils sont près de 16 000 à traverser la Méditerranée chaque année pour étudier en France.

La Tunisie s’impose comme le premier pays africain à envoyer des étudiants en France. Mieux : elle figure au sixième rang mondial des pourvoyeurs d’étudiants étrangers vers l’Hexagone. Pour l’année universitaire 2024-2025, Campus France dénombre 15 949 inscrits tunisiens dans les établissements français, soit une hausse de 5 % en un an et de 22 % sur cinq ans.

Chaque rentrée, entre 5 000 et 5 500 nouveaux visas étudiants sont accordés par les services consulaires français aux candidats tunisiens. Une demande qui ne faiblit pas.

Ce flux d’étudiants n’est pas sans retombées financières. Dans les universités publiques françaises, un étudiant non européen débourse en moyenne 2 770 € par an en licence, et jusqu’à 3 770 € en master — des tarifs instaurés en 2019. Rapporté aux 16 000 étudiants tunisiens, le total des frais d’inscription atteint entre 45 et 60 millions d’euros annuels, malgré des exonérations accordées à certains profils.

Mais l’impact économique va bien au-delà des frais de scolarité. Logement, alimentation, transport: chaque étudiant étranger dépense en moyenne 9 000 € par an sur le sol français, selon les estimations de Campus France. Les Tunisiens, qui représentent environ 4 % des 443 500 étudiants étrangers recensés en 2024-2025, injecteraient ainsi quelque 200 millions d’euros dans l’économie française.

À l’échelle de l’ensemble des étudiants étrangers, l’apport brut dépasse les 5 milliards d’euros. Le solde net, après déduction des aides publiques, reste positif : 1,35 milliard d’euros selon Campus France.

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Édito: Leadership

04. Mai 2026 um 12:00

Mars n’a pas tenu ses promesses de printemps. À la place des bourgeons, des missiles. À la place du renouveau, la tectonique des plaques qui se réveille et avec elle, le Brent qui s’emballe, franchit les 120 dollars, et entraîne dans son sillage l’énergie, le fret, les engrais, les prix alimentaires. Le monde n’avait pas fini de se relever des chocs successifs -pandémie, Ukraine, inflation- qu’un nouveau séisme géopolitique menace d’annuler des années de reconstruction laborieuse.

Pour la Tunisie, le choc est d’abord budgétaire. Un baril calibré à 63 dollars dans la loi de finances, et voilà que la facture énergétique explose, que les compensations s’alourdissent, que les devises se raréfient. Le dilemme est cruel: la marge de manœuvre budgétaire est quasi nulle, et on ne peut pas, raisonnablement, encore demander aux entreprises, déjà lessivées par les cotisations conjoncturelles de ces dernières années, d’absorber un choc supplémentaire.

L’inflation importée, amplifiée par l’explosion des coûts de transport et de logistique, érode un pouvoir d’achat déjà fragile. Et quand le consommateur s’essouffle, c’est le chiffre d’affaires des entreprises qui trinque en premier. Faut-il pour autant se figer? L’histoire des grands chocs pétroliers de 1973, 1979, 1990  nous enseigne une chose: la durée compte autant que le pic. Un choc bref fait mal, mais se résorbe. C’est le scénario de pénurie prolongée qui dérègle vraiment les marchés, et ce sont les entreprises qui auront sécurisé leurs approvisionnements critiques, renégocié leurs contrats logistiques et engagé leur transition énergétique qui s’en sortiront. L’efficacité énergétique et les renouvelables ne sont plus une option raisonnable. Ils sont désormais une condition de survie.

Mais au-delà du choc conjoncturel, c’est un autre enseignement que ce contexte nous impose et il est peut-être le plus décisif. Dans le brouillard de l’incertitude géopolitique et technologique, beaucoup de dirigeants hésitent, se replient, attendent que le chaos passe.

Or la recherche est formelle, et l’adage reste vrai: la chance sourit aux audacieux. Le courage managérial n’est pas un trait de caractère inné réservé à quelques-uns. C’est une compétence. Cela se travaille, se structure, se cultive à petits pas, par la confiance construite, par les connexions activées, par l’attention préservée. C’est exactement ce qu’illustre Dorsaf Bejaoui, CEO de Sofrecom Tunisie, qui incarne dans ce numéro un leadership affirmé et maîtrisé: celui qui n’attend pas que les eaux se calment pour naviguer, mais qui apprend à lire les courants.

Notre dossier explore cette conviction: en période de turbulences, le vrai leadership ne se mesure pas à l’autorité que l’on projette vers l’extérieur, mais à la maîtrise que l’on construit à l’intérieur de soi, de son organisation, de ses décisions. Et parce que ces périodes de perturbations révèlent autant les failles que les talents, nous avons choisi d’y intégrer la dimension genre. Non par militantisme, mais par pragmatisme: les femmes dirigeantes qui traversent ces eaux troubles le font souvent avec une boussole intérieure plus affûtée, forgée à force d’avoir dû faire leurs preuves deux fois plutôt qu’une.

Notre dossier en tire les faits concrets: le courage managérial se construit par un récit intérieur solide, par la confiance cultivée au quotidien, par des connexions activées avec intention, et par cette capacité, rare et précieuse, à préserver son attention quand tout conspire à la disperser.

La valeur ne se crée plus par la seule performance. Elle se crée par la confiance envers soi, envers ses équipes, envers son organisation. C’est le seul vrai capital qui résiste aux chocs. Bonne lecture!

 

 

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Avoirs en devises : la Banque centrale de Tunisie enregistre un recul à 25134 MDT

04. Mai 2026 um 10:26

Les avoirs en devises de la Banque centrale de Tunisie ont enregistré une baisse notable en 2025. Ils se sont établis à 25,1 milliards de dinars, contre 27,4 milliards en 2024, soit un recul de 8,2 %.

Selon les états financiers publiés par la Banque, cette évolution s’explique principalement par le fait que déficit des flux nets du Trésor est resté élevé. En raison notamment des difficultés d’accès aux financements internationaux. Dans ce cadre, l’État a mobilisé près de 1,9 milliard de dinars de financements extérieurs. Ces ressources proviennent principalement de la Banque européenne d’investissement, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement.

Parallèlement, l’année 2025 a été marquée par d’importants remboursements de la dette extérieure. La Tunisie a notamment honoré le paiement de l’Eurobond émis en 2015, pour un montant dépassant 1 milliard de dollars. Des échéances ont également été réglées au titre des crédits du Fonds monétaire international, ainsi qu’auprès d’autres bailleurs, dont Afreximbank.

La Banque centrale a, en outre, remboursé un dépôt de 100 millions de dollars à la Banque d’Algérie. Malgré ces sorties importantes, certains flux ont contribué à atténuer la baisse des réserves. L’amélioration des recettes touristiques et la hausse des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont permis à la BCT de réaliser des achats nets de devises estimés à 4,7 milliards de dinars en 2025.

À fin décembre, les avoirs en devises représentent 44,5 % du total de l’actif de la Banque centrale, contre 50,3 % un an auparavant. Leur structure reste dominée par les titres (63 %), suivis des dépôts bancaires (25 %).

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Ministère des Finances: sans carte grise, les motos bénéficieront d’un nouveau mécanisme d’assurance en Tunisie

04. Mai 2026 um 10:14

Le gouvernement entend mettre un terme aux difficultés rencontrées par de nombreux propriétaires de motocyclettes face au refus de certaines compagnies d’assurance, notamment pour les cylindrées supérieures à 50 cm³. De nouvelles mesures ont été annoncées dans ce sens par la ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, et s’inscrivent dans le cadre du plan de développement 2026-2030.

L’objectif affiché est double! D’une part, améliorer l’accès à l’assurance pour les usagers concernés et d’autre part, renforcer l’encadrement réglementaire d’un secteur marqué par plusieurs dysfonctionnements. Cette réforme intervient dans un contexte où plusieurs conducteurs peinent à obtenir une couverture, en raison de contraintes administratives ou de décisions de refus émanant des assureurs.

Dans une réponse écrite adressée au député Gassen Yaamoun, la ministre a précisé que la solution retenue repose sur le renforcement du système solidaire d’assurance. Ce mécanisme sera élargi afin d’inclure les motocyclettes acquises avant le 1er janvier 2025 et circulant sans carte grise, leur permettant ainsi de bénéficier d’une couverture malgré l’absence de régularisation administrative.

En revanche, un cadre plus strict sera appliqué aux véhicules acquis à partir de cette date. La souscription d’un contrat d’assurance sera désormais conditionnée à la présentation obligatoire de la carte grise, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Par ailleurs, la ministre a indiqué que les assurés confrontés à un refus de couverture ou à une absence de réponse de la part d’une compagnie d’assurance dans un délai de 10 jours pourront saisir le Bureau central de la tarification. Cet organisme aura la responsabilité de fixer le montant de la prime et d’imposer à la compagnie concernée l’obligation d’assurer le véhicule.

Enfin, les cas de refus seront centralisés par la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances (Ftusa). Celle-ci jouera un rôle d’orientation des dossiers, en les dirigeant soit vers le Bureau central de la tarification pour les motocyclettes immatriculées, soit vers le système solidaire pour celles dépourvues d’enregistrement officiel.

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Énergie et métaux: ce que prévoit la Banque mondiale pour 2026

04. Mai 2026 um 09:48

Les prix de l’énergie et des métaux devraient fortement augmenter en 2026. C’est ce qu’indique la Banque mondiale dans son rapport Commodity Markets Outlook, publié le 28 avril.

L’énergie devrait enregistrer la hausse la plus marquée. Les prix énergétiques sont attendus en hausse de 24% en 2026. Ce serait leur niveau le plus élevé depuis le déclenchement de la guerre russo-ukrainienne en 2022. Cette flambée est liée au conflit au Moyen-Orient. Les attaques contre les infrastructures énergétiques et les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont provoqué un choc majeur sur l’offre mondiale. Environ 35 % du commerce mondial de pétrole transporté par mer transite par cette voie stratégique.

Le marché pétrolier reste sous pression. Le prix du Brent devrait atteindre en moyenne 86 dollars le baril en 2026, contre 69 dollars en 2025. Si les perturbations durent plus longtemps, il pourrait grimper jusqu’à 115 dollars.  Le gaz naturel européen devrait lui aussi progresser. La Banque mondiale prévoit une hausse de 25 % en 2026, en raison de tensions sur l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié. Les métaux devraient également connaître une année record. Dans l’ensemble, les prix des métaux de base devraient progresser de 19 % en 2026. La demande reste soutenue par les centres de données, les véhicules électriques et les investissements dans les énergies renouvelables. Plusieurs métaux industriels devraient atteindre des sommets historiques. L’aluminium, le cuivre et l’étain sont particulièrement concernés. Selon la Banque mondiale, la combinaison d’une forte demande technologique et de contraintes persistantes sur l’offre soutient cette tendance. Les métaux précieux suivent la même trajectoire. Le rapport prévoit une hausse moyenne de 42 % en 2026. L’incertitude géopolitique pousse les investisseurs vers les valeurs refuges, notamment l’or et l’argent. La Banque mondiale souligne enfin que les risques restent orientés à la hausse. Une aggravation du conflit au Moyen-Orient pourrait encore accentuer la pression sur l’énergie et les métaux dans les prochains mois.

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Tunisia Retail Days 2026: les nouveaux leviers de croissance du retail au cœur des débats les 16 et 17 juin

04. Mai 2026 um 08:56

Les Tunisia Retail Days reviennent en 2026 pour leur quatrième édition, les 16 & 17 juin, réunissant les acteurs commerce et du retail autour des transformations majeures du secteur en Tunisie. L’événement proposera deux journées dédiées aux nouvelles dynamiques du marché, avec un programme combinant conférences, workshops et rencontres professionnelles, ainsi qu’un espace d’exposition dédié aux solutions innovantes.

Placée sous le thème “Les nouveaux leviers de croissance du retail tunisien”, cette édition mettra en lumière les opportunités liées à la data, à l’intelligence artificielle et à l’expérience client pour accompagner la performance des acteurs du secteur.

Le programme prévoit :

  • Des conférences animées par des experts nationaux et internationaux et des professionnels du retail,

  • Des workshops interactifs explorant les enjeux clés du marché,

  • Un panel réunissant des leaders d’opinion,

  • Un espace BtoB Business Space dédié aux rencontres ciblées entre décideurs et prestataires de solutions,

  • Des formats exclusifs tels que CEO’s Vision et Retail Innovation Showcase, permettant de valoriser les visions stratégiques et les innovations du secteur.

L’événement s’adresse aux professionnels souhaitant s’informer sur les tendances du retail, échanger avec des experts et développer leur réseau.

Pour plus de détails, consultez ce lien: https://www.tunisiaretaildays.com/

 

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Voici vos rendez-vous fiscaux à ne pas manquer en mai 2026

04. Mai 2026 um 08:54

La Direction générale des impôts (DGI) vient de publier les principales échéances fiscales du mois de mai 2026. Plusieurs dates concernent les particuliers et les entreprises. L’objectif est d’éviter les retards et les pénalités. Le 5 mai est le dernier délai pour payer les vignettes des véhicules destinés à la location ou acquis en leasing ou en ijara. Le 15 mai correspond à la date limite de dépôt de la déclaration mensuelle pour les personnes physiques. Le 20 mai, les personnes morales inscrites au système de télédéclaration et de télépaiement doivent déposer leur déclaration mensuelle et payer leurs taxes à distance. Le 25 mai est une échéance importante pour les professionnels. Il s’agit du dernier délai pour déposer la déclaration annuelle de l’impôt sur le revenu pour les industriels, les prestataires de services et les professions non commerciales, y compris ceux soumis au régime forfaitaire. Le 28 mai, les personnes morales non adhérentes au système de télédéclaration doivent déposer leur déclaration mensuelle. Ces dates correspondent aux délais légaux fixés par l’administration fiscale. Il est conseillé d’anticiper les démarches pour éviter l’encombrement des services et les retards de traitement.

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JURIDOC accélère son expansion régionale par la conclusion d’un partenariat stratégique avec HOPE GROUPE au Bénin

04. Mai 2026 um 08:43

JURIDOC annonce la signature d’un accord stratégique avec HOPE GROUPE, qui devient le distributeur exclusif de sa plateforme juridique au Bénin. Conclue en marge du Salon Financing Investment & Trade in Africa (FITA) organisé par le Tunisia-Africa Business Council (TABC), cette alliance marque une nouvelle étape majeure dans l’expansion de JURIDOC en Afrique de l’Ouest. JURIDOC confirme son ambition de devenir le standard de référence en matière de sécurité et de conformité juridique sur le continent.

 

Un maillage renforcé en Afrique de l’Ouest

Avec cette signature, JURIDOC AFRICA consolide son implantation régionale et renforce sa couverture des zones économiques OHADA, UEMOA, ZLECAf ainsi que la couverture des textes et la réglementation BCEAO et CIMA. Déjà présente en Tunisie et au Sénégal, la plateforme s’apprête à ouvrir très prochainement ses opérations en Côte d’Ivoire et en Mauritanie. L’arrivée au Bénin, aux côtés de HOPE GROUPE, vient ainsi enrichir un dispositif panafricain en pleine accélération, au service des entreprises, des professionnels du droit et des institutions publiques.

La sécurité juridique, un enjeu majeur pour les entreprises

Dans de nombreux pays africains, l’accès à une information juridique fiable, consolidée et à jour demeure un défi quotidien. L’absence de sources officielles centralisées et la difficulté à suivre l’évolution des textes exposent les opérateurs économiques à d’importants risques. C’est précisément à cette problématique que répond JURIDOC. En mettant à disposition l’ensemble de la législation, de la jurisprudence et de la doctrine de manière instantanément consultable, la plateforme offre aux professionnels les outils nécessaires pour anticiper les évolutions normatives et sécuriser leurs décisions.

L’Intelligence Artificielle au cœur de la conformité réglementaire

JURIDOC se distingue par l’intégration native de l’Intelligence Artificielle. Sa suite unique d’outils permet de détecter automatiquement les écarts de conformité, d’analyser les contrats pour identifier les clauses à risque, et d’assurer une veille proactive via des alertes personnalisées. 

La plateforme génère également des synthèses juridiques basées sur les cadres régionaux en vigueur et facilite la recherche grâce à un assistant conversationnel répondant en langage naturel à partir de sources exclusives et vérifiées. En alliant la puissance de l’IA à l’expertise juridique, JURIDOC transforme la conformité en un véritable atout compétitif.

Déclarations des dirigeants

« Cette convention avec HOPE GROUPE est une étape déterminante. Offrir aux acteurs économiques béninois un accès intelligent à leur environnement juridique est un véritable levier de compétitivité, nous rapprochant de notre vision : faire de JURIDOC la référence panafricaine de la conformité juridique offrant ainsi un accès exclusif aux acteurs économiques et aux professionnels du droit à l’échelle mondiale qui ont des intérêts sur le continent », déclare Kais ASSALI, Chief Executive Officer de JURIDOC. De son côté, Eric LICONNET, Chief Executive Officer de HOPE GROUPE, affirme : « Les acteurs béninois ont un besoin réel de centraliser l’accès au droit avec des capacités d’analyse intelligente. En tant que distributeur exclusif, HOPE GROUPE mobilisera son réseau pour faire de JURIDOC un standard, soutenant ainsi la transformation digitale et la bonne gouvernance de notre pays».

Ce partenariat offre aux acteurs économiques et institutionnels un accès privilégié à la plateforme JURIDOC, incluant ses outils d’IA, sa veille juridique et ses formations. Cette initiative contribuera directement à renforcer la transparence, la sécurité juridique et l’attractivité du climat des affaires au Bénin.

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Les Oscars excluent les œuvres générées par intelligence artificielle de leurs compétitions

02. Mai 2026 um 13:16

L’Académie des Oscars a officialisé une nouvelle orientation concernant l’usage de l’intelligence artificielle dans la création cinématographique. Les productions reposant entièrement sur des contenus générés par IA ne seront désormais pas éligibles aux récompenses. 

“Dans les catégories réservées aux acteurs, seuls les rôles crédités au générique officiel du film et dont il peut être démontré qu’ils ont été joués par des êtres humains avec leur consentement seront considérés comme éligibles”, a précisé l’Académie, d’après les propos relayé par Le monde.

Cette mise à jour des règles intervient alors que les technologies génératives s’intègrent de plus en plus dans les processus de production, notamment pour l’écriture, la création visuelle ou la reproduction de voix.

Selon les nouvelles dispositions, la participation humaine demeure un critère central dans l’évaluation des œuvres. Les personnages virtuels entièrement créés par des systèmes automatisés ainsi que les scénarios conçus sans intervention humaine significative sont exclus des catégories compétitives.

L’Académie entend ainsi préserver la reconnaissance des métiers créatifs traditionnels, en particulier ceux des scénaristes, réalisateurs et interprètes.

Une décision dans un contexte de transformation technologique

L’intégration croissante de l’intelligence artificielle dans l’industrie du divertissement suscite des débats sur la transformation des métiers artistiques. Certains y voient une opportunité d’innovation, tandis que d’autres redoutent une substitution progressive du travail humain.

Face à ces enjeux, les Oscars cherchent à établir un cadre de référence clair pour différencier les œuvres humaines des contenus générés par algorithmes.

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Hannibal Lease fixe un dividende de 0,450 DT par action pour l’exercice 2025

02. Mai 2026 um 13:04

La société Hannibal Lease a indiqué que son Assemblée générale ordinaire, réunie le 28 avril 2026, a approuvé la distribution d’un dividende au titre de l’exercice 2025.

Le montant fixé s’élève à 0,450 dinar par action, sans application de retenue à la source.

Selon la société, la date de détachement des dividendes a été arrêtée au mardi 26 mai 2026, tandis que le paiement interviendra deux jours plus tard, soit le jeudi 28 mai 2026.

Cette décision s’inscrit dans le cadre des résolutions adoptées lors de l’assemblée générale ordinaire, qui a examiné les comptes de l’exercice 2025 et validé la politique de distribution proposée.

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L’UIB affiche un bénéfice net de 101 millions de dinars malgré la pression réglementaire

Von: Managers
02. Mai 2026 um 12:56

L’Assemblée générale ordinaire de l’Union Internationale de Banques (UIB) a présenté son bilan 2025 qui confirme la solidité de la banque privée. Et ce lors de la présentation de son AGO le 30 avril 2026.

Ainsi les résultats annuels affichent une  progression, avec un bénéfice net individuel de 101 millions de dinars pour l’exercice clos le 31 décembre 2025, en hausse de 17 à 18 % sur un an. L’assemblée générale ordinaire, réunie avec 63,46 % du capital représenté, a également acté l’entrée en fonction de Pierre Le  Run, nouveau Directeur Général de l’UIB.

Un bénéfice en hausse malgré un PNB en recul

La performance nette contraste avec un produit net bancaire (PNB) en recul de 2 %, établi à 529 millions de dinars au niveau consolidé. Ce repli est directement imputable à la loi 2024-21 portant plafonnement des taux des crédits à la consommation, dont l’impact est chiffré à 27 millions de dinars sur la seule marge d’intérêt. Cette marge a reculé de 5,6 %, une contraction que la direction présente comme contenue au regard du secteur des banques privées, dont le recul dépasse 13 %. Les commissions ont progressé de 2,5 % et les revenus de portefeuille de 3,4 %, atténuant partiellement la pression sur le PNB.

C’est la maîtrise des charges qui a permis de préserver la rentabilité. Les charges opératoires n’ont progressé que de 5 %, un niveau aligné sur l’inflation et nettement inférieur à la moyenne des banques privées tunisiennes, établie à 8,6 %. Le résultat brut d’exploitation ressort à 243 millions de dinars, en recul de 9 %, mais une politique de provisionnement rigoureuse et des efforts de recouvrement ont permis de dégager un résultat net final de 101 millions. Le conseil d’administration propose un dividende de 1 dinar par action, représentant 20 % de la valeur nominale du titre.

Une activité commerciale qui surperforme le secteur

En 2025, les dépôts de la clientèle de la banque ont atteint 7 241 MDT, soit  une progression de 5,6 % par rapport à 2024.  De ce fait, cette progression  lui procure le  4e rang des banques privées en matière de dépôts de la clientèle. La base de clientèle dépasse 400 000 clients actifs particuliers et professionnels, avec 39 000 nouvelles relations établies dans l’exercice. Le segment entreprises compte 2 200 relations actives dont 200 nouvelles, et le segment premium regroupe environ 108 000 clients. Le taux de créances classées s’établit à 9,1 %, avec un taux de couverture de 75,2 %.

Les dépôts à vue atteignent 2 112 MDT. Ce qui représente une hausse de 12,1 % sur un an. A cet effet,  l’UIB figure au 7e rang des banques privées sur ce segment. Ils représentent 29,2 % du total des dépôts, contre 41,5 % pour les six autres grandes banques privées et 37,9 % pour l’ensemble des neuf grandes banques.

Par ailleurs, les dépôts d’épargne atteignent  2 718 MDT, soit une évolution  de 8,8 % par rapport à 2024. L’UIB se classe 4e banque privée sur ce segment, avec une part de 37,5 % du total des dépôts, contre 30 % pour les six autres grandes banques privées et 33 % pour les neuf grandes banques.

Au niveau consolidé, un résultat de groupe en bond de 31%

Les états financiers consolidés du groupe UIB, intégrant quatre filiales, affichent un résultat net de 94,2 millions de dinars contre 71,9 millions en 2024, soit une progression de 31 %. Les capitaux propres consolidés progressent à 1 095 millions de dinars contre 1 030 millions l’exercice précédent. La liquidité a reculé de 7 %, passant de 1 354 à 1 200 millions de dinars, un mouvement présenté par la direction comme le résultat d’un rééquilibrage du modèle de financement engagé depuis 2021.

Parmi les filiales, la société de recouvrement IRC gère un portefeuille de 61 000 dossiers totalisant 283 millions de dinars, avec un résultat bénéficiaire de 1,2 million. La société d’intermédiation en bourse affiche une croissance annuelle de plus de 10 % et un résultat bénéficiaire de 1,3 million. UIB Assurance, en activité depuis 2021, enregistre des revenus propres de 19 millions de dinars, en progression de plus de 9 %.

a articulé la trajectoire de la banque autour de quatre axes : le développement commercial, la modernisation technologique, le renforcement du capital humain et la maîtrise des risques. Il a indiqué que le PNB de la banque devrait renouer avec une évolution positive dès 2026, à mesure que s’atténuera l’effet de la loi 2024-21 sur les taux plafonnés.

Un bilan de résilience

Avec des dépôts en hausse, des crédits en progression et une rentabilité globalement préservée, l’UIB signe en 2025 une année de consolidation et de résistance. La banque confirme ainsi son rang parmi les établissements privés les plus solides du marché bancaire.

Il convient de noter par ailleurs que la mise en paiement du dividende, fixé à 1 dinar par action ou certificat d’investissement, interviendra le 2 juin 2026. Le règlement s’effectuera auprès des intermédiaires en Bourse et des teneurs de comptes dépositaires des titres via Tunisie Clearing.

Un engagement environnemental formalisé

L’UIB a intégré pour la première fois un reporting environnemental, social et de gouvernance (ESG) dans ses états financiers individuels, en application d’une circulaire du Conseil du marché financier (CMF) publiée en décembre 2025. La banque a par ailleurs participé, aux côtés de trois autres établissements tunisiens, au financement d’une centrale solaire pour un montant de 30 millions de dinars, présentée comme la première centrale de grande envergure en Tunisie intégralement financée par des capitaux bancaires locaux. L’installation est destinée à alimenter deux cimenteries en électricité, réduisant ainsi leur empreinte carbone. La notation climatique du portefeuille de crédit de l’UIB est présentée comme proche de zéro en matière d’exposition aux risques de transition, bénéficiant des standards du groupe Société Générale appliqués depuis plusieurs années.

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Monoprix lance un appel à candidatures pour le poste d’administrateur indépendant

02. Mai 2026 um 12:22

La société Monoprix a annoncé l’ouverture d’un nouvel appel à candidature en vue de la désignation d’un administrateur indépendant. Le mandat concerné s’étendra sur une période de trois ans, couvrant les exercices 2026, 2027 et 2028.

Les candidats intéressés doivent répondre à plusieurs critères au moment du dépôt de leur dossier. Ils doivent notamment être titulaires d’au moins une maîtrise ou d’un diplôme équivalent.

Une expérience professionnelle d’au moins dix ans est également requise, dans des domaines liés à la grande distribution, au commerce ou à la logistique. Les profils issus d’autres spécialités sont aussi admissibles, notamment en gouvernance d’entreprise, management ou ingénierie (agroalimentaire, industrielle ou informatique).

Par ailleurs, les candidats doivent avoir déjà exercé en tant que membre d’un conseil d’administration, condition essentielle pour ce type de mandat.

Modalités de dépôt des candidatures

Les dossiers de candidature doivent être transmis ou déposés au siège social de la société, par tout moyen laissant une trace écrite. La date limite de réception est fixée au vendredi 15 mai 2026 à 17h.

Tout dossier incomplet ou soumis hors délai ne sera pas pris en considération.

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Louis Vuitton poursuit son expansion et s’offre une nouvelle adresse

02. Mai 2026 um 12:11

La maison de luxe Louis Vuitton poursuit son expansion au cœur de la capitale française en s’implantant dans un emplacement hautement stratégique du 8e arrondissement de Paris.

Présente dans plus de 60 pays, la marque prévoit l’ouverture d’une nouvelle boutique située au 30 rue François-Ier, à proximité de plusieurs galeries d’art contemporaines, dont Hauser & Wirth. Ce nouvel espace sera principalement consacré au prêt-à-porter féminin.

Selon plusieurs sources du secteur, cette installation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la visibilité de la marque dans les quartiers les plus prestigieux de Paris, où se croisent univers du luxe, de la mode et de l’art contemporain.

Cette nouvelle ouverture illustre la dynamique d’expansion du groupe LVMH, qui multiplie les initiatives pour consolider sa présence dans les zones les plus influentes de la capitale française.

Il va sans dire que Paris demeure un territoire clé pour le groupe, qui y concentre une partie importante de ses investissements, en particulier dans les secteurs du retail haut de gamme et des expériences de marque. Dans la continuité de cette stratégie, le groupe dirigé par Bernard Arnault prépare également un projet d’envergure dans l’hôtellerie de luxe.

En 2026, un établissement estampillé Louis Vuitton devrait voir le jour sur les Champs-Élysées. Ce futur hôtel, d’une superficie estimée à plus de 6 000 m², comprendra des suites exclusives ainsi qu’un espace bien-être de près de 1 500 m², renforçant ainsi la diversification de la marque vers de nouveaux segments du luxe.

Dans ce contexte de croissance continue, la maison poursuit également le renforcement de ses équipes à l’échelle internationale. Plusieurs postes sont actuellement ouverts, offrant des opportunités de carrière au sein d’un environnement exigeant et fortement internationalisé, où innovation et savoir-faire occupent une place centrale.

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Kerkennah, l’île qui doit s’adapter, sinon…

02. Mai 2026 um 12:02

Face à la montée des eaux, l’archipel tunisien cherche son modèle de survie touristique et écologique.

À quelques encablures de Sfax, l’archipel de Kerkennah flotte entre deux destins. Ses eaux turquoise, ses chaussées romaines affleurant la mer, ses pêcheries traditionnelles en roseau: autant de cartes postales qui pourraient, sans intervention urgente, n’être plus que des souvenirs. Car ici, le changement climatique ne se conjugue pas au futur. Il est déjà là, palpable dans le recul du rivage, dans les sebkhas inondées à longueur d’année, dans la salinisation progressive qui ronge la végétation et jaunit les palmiers. Kerkennah est, selon les mots d’Amel Jrad, conseillère en environnement, «le canari dans la mine du littoral tunisien».

Le premier chiffre dit tout: l’altitude moyenne de l’archipel est inférieure à deux mètres. Dans un contexte de montée du niveau de la mer, Kerkennah ne peut pas se payer le luxe de l’inaction. L’étude d’évaluation de la vulnérabilité multidimensionnelle (MVA) conduite par ONU-Habitat Tunisie confirme l’ampleur des risques: érosion du littoral, stress hydrique croissant, submersions lors des tempêtes, avancée de la mer sur les terres cultivées. Si aucune mesure sérieuse n’est prise, l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL) n’exclut pas la disparition de plus de 60% de la superficie des îles d’ici à 2100.

«Il n’existe pas encore de chiffres publics précis pour 2035, reconnaît Amel Jrad, mais la tendance est déjà visible». D’ici cet horizon pourtant proche, elle affirme que l’on parlera «d’accentuation de l’érosion, de submersion lors des tempêtes, et de perte de plages». Un diagnostic sombre pour un territoire qui n’a, géographiquement parlant, aucune marge d’erreur.

Le dérèglement ne touche pas seulement le trait de côte. Sous la surface, le réchauffement des eaux et la modification de leur salinité perturbent en profondeur la biodiversité marine kerkennienne. Certaines espèces de poissons et d’oiseaux sont menacées de disparition locale, tandis que d’autres, invasives, s’installent. Le crabe bleu, espèce venue d’Amérique du Nord, en est l’exemple le plus frappant: présent désormais dans tout le bassin méditerranéen, il bouleverse les chaînes alimentaires et concurrence directement les pêcheurs locaux.

À terre, la salinisation détruit le couvert végétal. Les palmiers dépérissent. Les sebkhas voient leur végétation s’appauvrir sous l’effet d’inondations prolongées. Et au-delà du biologique, c’est le patrimoine immatériel qui s’effrite. Amel Jrad souligne à cet égard «l’érosion du patrimoine immatériel lié à la pêche traditionnelle», une perte culturelle qui s’ajoute aux destructions écologiques et qu’aucun indicateur économique ne sait vraiment mesurer.

Parmi les victimes silencieuses du dérèglement climatique, les chaussées romaines de Kerkennah occupent une place particulière. Ces levées de pierre qui courent dans la mer peu profonde, construites il y a deux millénaires pour faciliter la circulation sur l’archipel, constituent aujourd’hui l’un des attraits touristiques les plus singuliers de la Tunisie. Leur submersion progressive lors des épisodes de tempête n’est pas seulement une perte patrimoniale: c’est une perte économique directe. Amel Jrad est explicite sur ce point: «La perte de plages, c’est la perte de l’actif touristique numéro un». Et avec la submersion des chaussées romaines et des sites d’écotourisme, c’est toute la singularité de Kerkennah qui se trouve menacée.

Protéger sans bétonner 

Face à ce tableau, Amel Jrad plaide pour une approche hybride qui refuse l’opposition factice entre nature et infrastructure. D’un côté, les «solutions vertes»: restauration des herbiers de posidonie, ces prairies sous-marines qui font office de brise-lames naturels, piègent les sédiments et servent de nurseries aux poissons. De l’autre, des interventions ciblées: brise-lames submergés sur les tronçons les plus exposés, rechargement sableux raisonné sur les plages touristiques prioritaires, surélévation des chaussées d’accès aux sites patrimoniaux.

La restauration des charfia – ces pêcheries fixes en roseaux héritées de la tradition kerkennienne – illustre à merveille ce double dividende. Selon la conseillère, elles «cassent la houle et les fortes vagues» tout en constituant «un produit touristique en soi dans le cadre d’un programme de tourisme de pêche artisanale». «C’est exactement le type de solution que nous devons mettre en avant, affirme-t-elle. Elle protège, elle crée du revenu, elle préserve l’identité».

Mais aucune stratégie technique ne pourra fonctionner sans une gouvernance locale forte. Amel Jrad insiste: une planification stratégique «ne peut réussir sans une gouvernance locale efficace qui met en œuvre une approche pluridisciplinaire et systémique pour ne laisser personne pour compte». L’étude MVA le confirme: les acteurs locaux – pêcheurs, habitants, élus – doivent être associés à chaque étape.

De la plage à l’expérience…

Si la menace est réelle, elle n’est pas fatale. Et c’est peut-être dans la transformation du modèle touristique que réside la plus grande opportunité pour Kerkennah. Amel Jrad résume l’enjeu en une formule: il faut «passer du tourisme balnéaire subi au tourisme expérientiel maîtrisé». Le tourisme de masse, concentré sur les plages en été, est précisément le modèle le plus vulnérable et le plus destructeur pour les écosystèmes à préserver.

L’alternative qu’elle dessine est celle d’un tourisme ancré dans le territoire: sorties en mer avec les pêcheurs sur les embarcations traditionnelles, observation ornithologique sur les voies migratoires qui traversent l’archipel, accueil de chercheurs et d’universitaires venus étudier les herbiers ou documenter l’érosion, tourisme chez l’habitant pour valoriser la cuisine kerkennienne et son patrimoine social unique. Cette diversification permettrait aussi de désaisonnaliser une destination qui se vide hors juillet-août, en misant sur les douceurs d’avril-mai ou de septembre-octobre.

L’idée la plus audacieuse est peut-être celle-ci: faire du changement climatique lui-même un argument touristique. Amel Jrad propose de créer un circuit «mémoire du climat» pour «expliquer l’élévation du niveau, montrer les ouvrages de protection» et transformer chaque visiteur en témoin engagé. Elle suggère également un label «Destination résiliente» qui permettrait de «communiquer sur les actions de restauration de posidonie, sur la charfia» et de faire du touriste «un acteur de la préservation». Une manière de retourner la menace en récit, et le récit en attractivité.

La résilience de Kerkennah a un coût. Et il ne peut pas être supporté par les seuls habitants de l’archipel ni par le seul budget de l’État tunisien. Amel Jrad est sans ambiguïté sur ce point: «L’adaptation nécessitera beaucoup de temps, de moyens techniques et de ressources financières, avec un engagement ferme de l’État».

Les sources de financement existent néanmoins, à condition de savoir les activer. À l’international, ONU-Habitat, qui a déjà financé l’étude MVA via le programme Soumoud/Rise Up avec l’appui de la coopération espagnole, est un partenaire naturel pour la suite. Le Fonds vert pour le climat et le GEF financent précisément les projets d’adaptation dans les zones côtières vulnérables. Selon Amel Jrad, «Kerkennah coche toutes les cases», et l’étude MVA «sert justement à monter des projets bancables». L’Union européenne, via son programme Environnement-Énergie doté de 33 millions d’euros, constitue un autre levier à prolonger.

Du côté privé, des pistes innovantes émergent. Les hôtels et tour-opérateurs pourraient cofinancer la restauration des herbiers de posidonie, qui protègent précisément leurs plages, une logique de paiement pour services écosystémiques qui aligne intérêts économiques et préservation environnementale. La conseillère propose également un «Fonds Kerkennah 2050» alimenté par «un euro par nuitée reversé, géré localement, pour financer replantation et brise-lames»: un mécanisme simple, transparent, et directement connecté aux enjeux du territoire.

Un laboratoire pour le monde

Ce qui se joue à Kerkennah dépasse les frontières de l’archipel. Amel Jrad le souligne avec conviction: «L’archipel de Kerkennah et le changement climatique, c’est un véritable cas d’école et d’expérimentation pour les solutions d’adaptation et de résilience». Et d’ajouter: «Ce qui sortira de notre territoire est très valorisant et sera très impactant». Des centaines d’îles à travers le monde – Maldives, Kiribati, Tuvalu, mais aussi des dizaines d’autres en Méditerranée – font face aux mêmes défis, souvent dans des conditions encore plus précaires. Kerkennah, choisie comme territoire pilote par ONU-Habitat, peut devenir pour elles un modèle de référence.

À condition, bien sûr, de ne pas attendre, car selon Amel Jrad, une conclusion s’impose avec clarté: «Kerkennah n’est pas condamnée, mais elle est le canari dans la mine du littoral tunisien. Sa survie touristique dépendra de sa capacité à transformer la menace climat en produit touristique: venir voir l’île qui s’adapte».

Le temps, justement, est la ressource la plus rare.

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Amen Bank: une année 2025 solide, portée par la performance et la transformation

02. Mai 2026 um 11:28

Réunie ce jeudi 30 avril 2026 à son siège, l’Assemblée générale ordinaire d’Amen Bank a passé en revue les performances de l’exercice 2025 avec une forte présence des actionnaires. Au total, 158 participants étaient présents ou représentés, détenant 25,7 millions d’actions, soit 71,98 % du capital,  un niveau de quorum largement au-dessus des exigences réglementaires.

Sans surprise, les commissaires aux comptes ont validé les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025, confirmant leur conformité aux normes en vigueur. Aucun manquement notable n’a été relevé, ni sur le plan du contrôle interne ni en matière de règles comptables ou prudentielles.

Sur le plan opérationnel, la banque affiche des indicateurs en progression. Les dépôts de la clientèle ont atteint 8 720,4 MD, en hausse de 8,79 % par rapport à 2024, tirés principalement par la dynamique des dépôts à vue et de l’épargne. De leur côté, les crédits ont enregistré une croissance plus modérée de 3,26 %, pour s’établir à 7 537,8 MD.

Dans ce contexte, le Produit Net Bancaire s’est apprécié de près de 4,2 %, atteignant 590,1 MD, soutenu par une évolution favorable des revenus et une maîtrise relative des charges bancaires. Résultat: le bénéfice net ressort à 248,65 MD, en progression de 8,13 % sur un an. Les capitaux propres poursuivent également leur renforcement pour atteindre 1 707,4 MD, tandis que les ratios prudentiels demeurent confortablement au-dessus des seuils réglementaires, confirmant la solidité financière de l’établissement.

Fort de ces performances, l’Assemblée a approuvé la distribution d’un dividende de 3,600 dinars par action, correspondant à un taux de distribution de 50,56 %.

Au-delà des chiffres, AMEN BANK entend consolider son rôle dans le financement de l’économie, en particulier en direction des PME. Tout comme elle poursuit sa stratégie de diversification, en développant ses activités en banque d’affaires, conseil stratégique, restructuration et ingénierie financière. En parallèle, elle accentue son engagement dans la transition énergétique, en accompagnant les projets liés à la décarbonation et aux énergies renouvelables.

Enfin, l’intelligence artificielle s’impose comme un axe clé de transformation, avec pour objectif d’optimiser les processus internes, affiner la gestion des risques et améliorer l’expérience client. Sur le plan extra-financier, l’établissement continue de renforcer son engagement RSE, récemment salué par de nouvelles distinctions.

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Deux députés tunisiens accèdent à des postes stratégiques au Parlement africain à Midrand

02. Mai 2026 um 11:02

Deux députés tunisiens ont été élus à des fonctions clés au sein du Parlement africain, lors de la session extraordinaire tenue à Midrand, en Afrique du Sud, du 26 avril au 6 mai 2026.

Le député Yosri Baoueb a été élu président du groupe de l’Afrique du Nord. Il s’agit d’un poste important dans la coordination régionale, qui permet de renforcer la concertation entre les pays de la sous-région au sein de l’institution parlementaire africaine. De son côté, la députée Awatef Cheniti a été désignée vice-présidente du réseau des femmes parlementaires, une instance dédiée à la promotion de la participation féminine dans la vie politique et parlementaire sur le continent. Ces élections interviennent dans le cadre du renouvellement des structures du Parlement africain, supervisé par l’Union africaine. Elles traduisent une présence tunisienne active dans les instances de gouvernance de l’institution.

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53 pays africains n’auront plus à payer de droits de douane pour exporter à partir de cette date

02. Mai 2026 um 09:50

Depuis le 1er mai 2026, la Chine applique une mesure qui change la donne pour le commerce africain. Pékin a supprimé les droits de douane sur les produits provenant de 53 pays du continent. L’information a été rapportée par Xinhua, qui y voit un signal fort en faveur de l’ouverture économique dans un contexte mondial tendu.

Dans les faits, les exportateurs africains peuvent désormais accéder plus facilement au marché chinois. Cette décision intervient alors que les échanges entre les deux partenaires atteignent des niveaux records. Le commerce entre la Chine et l’Afrique continue de progresser, porté par les matières premières mais aussi par une montée en puissance des produits agricoles.

Derrière cette politique, la Chine poursuit aussi ses propres intérêts. Le continent africain représente un marché en pleine croissance et une source stratégique de ressources. Selon CGTN, les partenariats se multiplient et s’inscrivent dans la durée. Le cas du Zimbabwe illustre cette dynamique. Ce pays a récemment exporté du lithium transformé localement grâce à un projet porté par l’entreprise Zhejiang Huayou Cobalt. D’après la même source, les échanges entre les deux pays ont progressé en 2025 et le Zimbabwe a même enregistré un excédent commercial. Les exportations agricoles, comme les noix de macadamia, trouvent aussi leur place sur le marché chinois, ce qui reflète une demande plus diversifiée.

Sur le terrain, ces évolutions touchent directement les producteurs. Des agriculteurs africains voient leurs produits gagner en visibilité. Certains accèdent pour la première fois à un marché international stable. Selon ladite source, la Chine a mis en place un dispositif appelé “canal vert” pour accélérer les procédures d’importation. Ce mécanisme facilite l’entrée des produits agricoles et réduit les délais liés aux contrôles.

Cette ouverture s’appuie sur plusieurs cadres de coopération. Le Forum sur la coopération sino-africaine joue un rôle central dans le renforcement des échanges. D’autres initiatives, comme l’initiative “belt and road initiative” ou la Zone de libre-échange continentale africaine, accompagnent cette dynamique et encouragent l’intégration économique.

Au final, la Chine cherche à consolider sa présence en Afrique tout en stimulant sa propre économie. De leur côté, les pays africains disposent d’une opportunité pour diversifier leurs exportations et renforcer leur production locale. L’enjeu reste désormais de transformer cette ouverture en croissance réelle sur le terrain.

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Vos vieux téléphones ont de la valeur. Détails

02. Mai 2026 um 09:46

Près de 700 millions de téléphones portables restent inutilisés dans les foyers de l’Union européenne, soit près de deux appareils par habitant. L’alerte a été lancée par la Commission européenne, qui appelle à recycler ces équipements pour récupérer des matériaux essentiels.

Cette accumulation représente un enjeu économique et industriel majeur. Les smartphones contiennent des ressources stratégiques comme le cobalt, le lithium et le graphite, indispensables à la fabrication de batteries. Ils renferment également des terres rares utilisées dans les aimants, ainsi que des métaux comme l’indium, le gallium et le germanium, essentiels pour les écrans et les semi-conducteurs. Selon la Commission, leur non-recyclage freine la récupération de ces matières critiques et renforce la dépendance de l’Europe aux importations. L’objectif est clair : améliorer la collecte et le recyclage des déchets électroniques afin de sécuriser l’approvisionnement en matières premières. Cette démarche s’inscrit dans la stratégie européenne visant à renforcer l’autonomie industrielle et à faire face aux tensions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales.

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