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Banque mondiale : disponibilité à soutenir les projets favorisant l’insertion des diplômés du supérieur

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25. September 2026 um 17:15

-Les projets et programmes de coopération entre la Tunisie et la Banque mondiale dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ont été au centre d’un entretien, vendredi, entre le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Mondher Belaid et le directeur régional de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, Ahmedou Moustafa Ndiaye.

Le directeur régional de la Banque mondiale a souligné à cette occasion, la disposition de son institution à soutenir la politique du ministère et à appuyer ses projets stratégiques visant à faciliter l’intégration des diplômés de l’enseignement supérieur dans le marché de l’emploi, selon un communiqué du ministère.

Il a exprimé la volonté de la Banque mondiale d’élargir ce partenariat pour inclure d’autres domaines stratégiques, notamment les énergies renouvelables et la transformation numérique.

Les deux parties ont salué les résultats accomplis dans le cadre de ce partenariat, qui a inclus plusieurs projets stratégiques au sein du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, en particulier en ce qui concerne l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ainsi que le niveau élevé du classement des universités tunisiennes à l’échelle internationale.

L’entretien a eu lieu en présence de la directrice de cabinet du ministre de l’enseignement supérieur, chargée du suivi d’exécution des projets financés par la Banque mondiale pour la reconstruction et le développement Fatma Nechi et de l’experte en éducation et développement des compétences à la Banque mondiale pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Himdat Iqbal Bayusuf.

 

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Relations Tunisie-UE : Nafti insiste sur la nécessité d’un partenariat renouvelé

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25. September 2026 um 14:11

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a appelé à New York à approfondir les relations entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) dans le cadre d’un partenariat équilibré et solidaire, soulignant la nécessité de réviser l’Accord d’association Tunisie-UE et de renforcer la coopération dans les domaines économique, scientifique et migratoire.

Lors d’un entretien, jeudi, avec la commissaire européenne à la Méditerranée, Dubravka Šuica, en marge du segment de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, les deux responsables ont examiné les relations tuniso-européennes, la révision de l’Accord d’association, la migration et les perspectives de la coopération euro-méditerranéenne, selon un communiqué du département des Affaires étrangères.

Le ministre a insisté sur l’importance des relations entre la Tunisie et l’Union européenne et sur la nécessité de les consolider sur la base du respect mutuel et de l’égalité, dans le respect de la souveraineté de la Tunisie et de ses institutions nationales.

Il a, dans ce contexte, plaidé pour une révision de l’Accord d’association entre la Tunisie et l’UE, afin de lui conférer davantage d’équité et d’en faire le cadre d’un partenariat véritable et solidaire, adapté aux mutations actuelles et davantage en phase avec les intérêts et priorités des deux parties.

Cette révision, a-t-il indiqué, devrait notamment permettre de renforcer les échanges commerciaux, la coopération financière ainsi que les programmes scientifiques conjoints.

Sur le dossier de la migration et de la mobilité, le ministre a réitéré l’attachement de la Tunisie à une approche globale et équilibrée, fondée sur le respect des droits de l’Homme et le traitement des causes profondes de la migration irrégulière.

Il a, également, souligné la nécessité de poursuivre la lutte contre les réseaux de trafic et de traite des êtres humains, tout en renforçant les voies de mobilité et de migration régulière.

Concernant les perspectives de la coopération euro-méditerranéenne, le ministre a réaffirmé le soutien de la Tunisie à toute initiative visant à renforcer l’intégration et la coopération dans l’espace méditerranéen, sur la base d’un partenariat effectif et d’une responsabilité partagée, prenant en compte les priorités des États partenaires.

Il a, par ailleurs, souligné la centralité de la cause palestinienne, souligant que celle-ci exige une solution juste, globale et durable, sans laquelle les piliers de la sécurité, de la stabilité et du développement partagé ne sauraient être instaurés dans la région.

De son côté, la commissaire européenne à la Méditerranée, Dubravka Šuica, a indiqué être consciente des exigences de cette étape en vue de bâtir un partenariat fondé sur les intérêts communs, le respect de la souveraineté et le développement des cadres de dialogue.

Elle a, en outre, exprimé l’espoir de voir le Conseil d’association Tunisie-UE constituer un point de départ pour donner une nouvelle impulsion aux relations entre les deux parties.

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Sfax : une caravane médicale pour les femmes de la délégation de Skhira

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25. September 2026 um 13:10

Une caravane médicale spécialisée dans la santé des femmes, organisée hier jeudi dans la délégation de Skhira (gouvernorat de Sfax), a fourni 155 prestations médicales aux femmes de la région, comprenant des services de dépistage et de prévention ainsi que des examens médicaux spécialisés, selon un communiqué publié ce vendredi par l’Office national de la famille et de la population (ONFP).

Cette caravane médicale, à laquelle ont participé des équipes médicales spécialisées, s’inscrit dans le cadre du soutien aux efforts de prévention, du renforcement des services de dépistage précoce et de la mise à disposition de services de santé spécialisés auprès des femmes, contribuant ainsi au dépistage précoce des maladies et à la réduction de leurs complications.

La caravane a permis de réaliser 53 examens gynécologiques accompagnés de 53 échographies pelviennes, ainsi que 40 prestations dans le domaine de la santé reproductive et de la prévention du cancer du col de l’utérus, dont 36 tests de dépistage du papillomavirus humain et quatre frottis du col de l’utérus et du vagin.

Par ailleurs, 62 examens mammaires ont été réalisés dans le cadre du dépistage du cancer du sein, ce qui a permis de détecter 35 cas nécessitant un examen plus approfondi ; les femmes concernées ont été immédiatement orientées vers des examens complémentaires, notamment une échographie mammaire.

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Programme « Raidet » : ouverture des candidatures du 5 septembre au 5 octobre 2026

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25. September 2026 um 12:05

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a rappelé ce vendredi l’ouverture des candidatures du 5 septembre courant au 5

octobre prochain, à l’intention des femmes et des jeunes filles ayant des idées de projets et souhaitant créer ou développer leur projet dans le cadre du programme national pour l’entrepreneuriat féminin et l’investissement « Raidet » 2026.

Le ministère de la Famille a ajouté dans un communiqué que la candidature doit obligatoirement se faire par le biais d’une inscription et du dépôt d’un dossier complet via la plateforme numérique du programme national pour l’entrepreneuriat féminin et l’investissement www.raidet.tn, le dossier et les documents requis devant être déposés conformément aux procédures approuvées.

Le programme s’adresse aux femmes et aux jeunes filles souhaitant lancer de nouveaux projets ou développer des projets existants, dans le cadre de la plateforme « Raidet » dédié au soutien de l’entrepreneuriat féminin et de l’investissement.

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Nafti rencontre son homologue omanais à New York

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25. September 2026 um 10:43

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu, jeudi à New York, avec son homologue du Sultanat d’Oman, Badr bin Hamad Al Busaidi, en marge de leur participation aux travaux de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le ministre et son homologue omanais, Badr bin Hamad bin Hamoud Al Busaidi, ont souligné leur volonté de consolider les relations tuniso-omanaises et d’élargir la coopération bilatérale, notamment dans les domaines économique, de l’investissement et culturel, tout en appelant à privilégier le dialogue et la négociation pour mettre fin aux tensions dans la région.

Selon un communiqué publié vendredi par le département des Affaires étrangères, les deux parties ont salué le niveau distingué des relations fraternelles, historiques et étroites entre la Tunisie et le Sultanat d’Oman, soulignant l’importance d’une préparation adéquate des prochaines échéances bilatérales.

Les deux ministres ont également réaffirmé leur volonté de hisser ces relations à des niveaux plus larges et de développer la coopération bilatérale dans différents domaines, notamment économique, de l’investissement et culturel, ainsi que d’en élargir les horizons à d’autres secteurs d’intérêt commun.

Mohamed Ali Nafti a, à cette occasion, salué l’attention accordée à la communauté tunisienne résidant au Sultanat d’Oman.

De son côté, le ministre omanais a souligné l’importance accordée par son pays au renforcement de la coopération avec la Tunisie dans les différents secteurs d’intérêt commun, notamment dans le domaine consulaire et en ce qui concerne la communauté tunisienne établie au Sultanat d’Oman.

Les deux ministres ont, par ailleurs, échangé sur les moyens de privilégier le dialogue et la négociation afin de mettre fin à la situation de tension dans la région.

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Mais pourquoi il y a moins de tomates sur nos étals ?

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25. September 2026 um 10:14

La fluctuation ou la cherté des prix de la tomate en Tunisie s’explique principalement par des problèmes de régulation du marché, des circuits de distribution défaillants et des aléas climatiques qui perturbent la production et l’acheminement des récoltes. La tomate rouge se fait rare ou on la trouve parée de vert. Et surtout, son prix a quasiment doublé. Mais pourquoi moins de tomates sur nos étals ?

Des vertes et des pas mûres, on en voit beaucoup au marché en ce moment. Alors, les amateurs de tomate voient rouge : le kg de tomates oscille entre 3 et 4d500. «C’est hallucinant les prix !», estime Samia. Fatma vit le même scénario. Les tomates manquent. «Pour le moment, il n’y a pas de tomates et donc pas de salades», explique-t-elle.

Chaque année, à la même période, la tomate se fait rare. De leur côté, les producteurs alertent sur une possible baisse significative des volumes de tomates dès septembre et octobre. Ils n’ont pas manqué de faire entendre leurs préoccupations. Accès au foncier agricole, disponibilité de l’eau d’irrigation, difficultés de financement, intermédiaires, manque de main-d’œuvre ou encore impact du changement climatique : autant de défis qui freinent le développement de la filière. Les questions liées à la commercialisation et à l’importation des intrants ont également été soulevées. Abdallah Sahraoui, président du Syndicat des oléiculteurs de Sahline, a déclaré que «le secteur de la tomate est confronté à des problèmes majeurs, notamment le changement climatique, la hausse sans précédent des températures et la grave pénurie de ressources en eau, autant de facteurs ayant entraîné une pénurie du produit sur les marchés ainsi qu’une baisse de sa qualité».

Sahraoui a expliqué que «la période actuelle correspond à une transition saisonnière : la saison de production sous serres climatisées dans le Sahel s’achève, et l’offre bascule progressivement vers les zones de production saisonnière telles que Sidi Bouzid et Kasserine», précisant que «les cultures dans ces régions ont subi d’importants dégâts dus aux chutes de grêle, entraînant la perte d’une part significative de la récolte et l’apparition sur les marchés de fruits de petite taille ou endommagés». Le véritable danger vient aussi des virus qui s’attaquent de façon récurrente aux plantations dans plusieurs bassins de production. Certaines exploitations voient leurs parcelles entièrement décimées en quelques jours. Cette menace rend toute projection incertaine, même en cas de conditions climatiques clémentes. Pour limiter les risques, les producteurs misent davantage sur des variétés résistantes, notamment pour la tomate cerise. Et comme l’ont signalé certains fellahs, les mois de novembre, décembre et janvier pourraient ainsi connaître une pénurie aiguë et quasi-totale de tomates.

Quand les intermédiaires dictent leur loi

Il est vrai que certains intermédiaires se livrant à des pratiques spéculatives, contournent les circuits de distribution officiels, créant des pénuries artificielles et faisant flamber les prix. Ils achètent en grande quantité, parfois même avant la récolte, pour revendre à des prix exorbitants, privant ainsi le marché de produits disponibles et augmentant la pression sur les prix. Le président du syndicat des oléiculteurs a fait remarquer qu’«une caisse de tomates de 20 kg contient désormais, bien souvent, environ 7 kg de produits impropres à la consommation», affirmant que «la consommation réelle se concentre actuellement sur les restaurants et les commerces, alors que le citoyen ordinaire peine à trouver un produit de qualité acceptable». Concernant les prix, Sahraoui a déclaré que «la fixation antérieure des tarifs (entre 1.600 et 1.800 millimes) ne tenait pas compte des coûts de production réels ni des frais logistiques», soulignant que «les tomates se vendaient à 2.700 millimes le kilogramme au marché de gros et se vendent aujourd’hui à 4.000 millimes le kilogramme sur les marchés, malgré une qualité médiocre». Il existe une tension constante entre le coût de production et le prix de vente. Le coût de production englobe toutes les dépenses engagées par l’agriculteur pour cultiver ses tomates : achat des semences, préparation du sol, fertilisation, irrigation, protection phytosanitaire, main-d’œuvre et enfin, la récolte et le conditionnement. Ce coût a connu une augmentation significative ces dernières années. Face à cela, le prix de vente est déterminé par une multitude de facteurs, dont l’offre et la demande, les coûts de distribution et la marge des intermédiaires (grossistes, détaillants). Si le prix de vente ne permet pas de dégager une marge bénéficiaire suffisante, l’agriculteur n’a d’autre choix que de réduire sa production, perpétuant ainsi le cercle vicieux de la pénurie et de l’augmentation des prix. 

Kamel BOUAOUINA

 

 

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Service national : appel aux jeunes nés entre 2000 et 2006 pour régulariser leur situation

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25. September 2026 um 09:48

Le ministère de la défense nationale a appelé les jeunes nés entre le 1er janvier 2000 et septembre 2006 à régulariser leur situation au regard du service national, rappelant que la troisième session de recrutement est toujours en cours jusqu’au 2 octobre 2026.

Dans un communiqué publié jeudi, le ministère de la défense nationale tient à rappeler que tout jeune âgé de vingt ans révolus doit choisir entre trois options : incorporation, exemption définitive ou sursis temporaire.

Les élèves et étudiants, en Tunisie ou à l’étranger, peuvent obtenir un sursis pour motif d’études, renouvelable annuellement.

Le ministère souligner en outre que tout défaut de régularisation au terme de quatre sessions de recrutement consécutives, soit une année complète, ouvre droit à des sanctions à l’encontre des intéressés pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement.

Les sursis couvrent les études régulières et certaines situations familiales ; les exemptions définitives sont réservées aux cas médicaux ou familiaux.

Toutes les informations se rapportant à cette question sont disponibles sur le site officiel du ministère www.defense.tn.

Pour rappel, la première session de recrutement de l’année 2026 s’est déroulée du 2 mars au 10 avril. La deuxième session s’est achevée le 3 juillet 2026.

La troisième et actuelle session a démarré le 1er septembre et prendra fin le 2 octobre 2026.

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Météo : prévisions du vendredi 25 septembre 2026

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25. September 2026 um 08:05

Le temps sera marqué, vendredi, par des nuages parfois denses avec des pluies temporairement orageuses sur l’extrême Sud-Est. Ces nuages seront progressivement denses, à la fin de la journée et pendant la nuit, sur les régions côtières, selon les prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

D’après la même source, des pluies éparses et temporairement orageuses seront prévues, avec des quantités abondantes localement près des côtes Nord et sur la région de Médenine. Le vent soufflera de secteur Nord au Nord et de secteur Est au Centre et au Sud, relativement fort près des côtes Nord et faible à modéré ailleurs.

La mer sera agitée dans le Golfe de Gabès et peu agitée à houleuse dans le reste des côtes. Les températures maximales oscilleront généralement entre

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Empfangen — 24. September 2026 ⏭ Französischsprachig

Ministère de l’Éducation : publication du calendrier des épreuves des trois trimestres du primaire

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24. September 2026 um 13:30

e ministère de l’Éducation a publié ce jeudi le calendrier des épreuves trimestrielles du primaire pour l’année scolaire 2026/2027, fixant les dates des évaluations continues, des épreuves écrites et de leur correction, ainsi que celles de la publication des notes, de la distribution des bulletins scolaires et de la tenue des conseils de classe.

Le premier trimestre comprend une évaluation continue des élèves du primaire, de la première à la sixième année, portant sur les activités orales et pratiques, du 2 au 21 novembre 2026, parallèlement au déroulement normal des cours.

Les épreuves d’évaluation écrites porteront sur les différentes matières et activités prévues dans les programmes officiels et se dérouleront du 23 novembre au 5 décembre 2026, parallèlement au déroulement normal des cours.

Les enseignants consacreront la période du 7 au 12 décembre 2026 à la correction des épreuves en une seule journée et à leur remise aux élèves, tout en menant à bien les activités de soutien et de rattrapage pendant le reste de cette période.

Quant au deuxième trimestre, l’évaluation continue se poursuivra dans le cadre des activités orales et pratiques du 28 décembre 2026 au 20 février 2027, parallèlement aux cours.

Les épreuves d’évaluation écrites dans les différentes matières et activités prévues par les programmes officiels se dérouleront du 22 février au 6 mars 2027 parallèlement aux cours.

En ce qui concerne le troisième trimestre, l’évaluation continue des activités orales et pratiques s’étend du 29 mars au 22 mai 2027, parallèlement au déroulement normal des cours.

Les épreuves d’évaluation écrites portant sur les différentes matières et activités prévues dans les programmes officiels se dérouleront du 24 au 29 mai 2027, marquant l’arrêt des cours.

 

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New York : Nafti s’entretient avec le SG adjoint de l’ONU chargé de l’Alliance des civilisations

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24. September 2026 um 12:29

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu mercredi, à New York, avec le secrétaire général adjoint des Nations Unies et haut-représentant pour l’Alliance des civilisations de l’ONU, Miguel Ángel Moratinos.

Cette rencontre intervient en marge de la participation de la Tunisie aux travaux de la 81e session de l’Assemblée Générale de l’ONU, à New York.

Selon un communiqué publié jeudi par le ministère des Affaires étrangères, le ministre a salué les efforts déployés par le haut-représentant onusien pour la promotion du dialogue entre les civilisations, la compréhension mutuelle et la coexistence pacifique, dans un contexte international marqué par l’escalade des conflits, l’intolérance et la recrudescence des discours de la haine, y compris dans l’espace numérique.

De son côté, le responsable onusien s’est félicité du déroulement de la Conférence internationale, organisée en novembre 2025, à Tunis, sur « le renforcement du rôle de l’Alliance des civilisations des Nations unies dans le soutien à la paix et à la sécurité internationales », qui a constitué une occasion de réaffirmer l’attachement de la Tunisie au dialogue entre les civilisations et les cultures face aux défis qui menacent la paix et la sécurité.

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Ministère de l’Emploi : signature d’un accord pour renforcer la formation, l’employabilité et l’entrepreneuriat

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24. September 2026 um 11:45

Un accord de coopération spécifique a été signé hier, mercredi, au siège du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle entre l’Agence tunisienne de la formation professionnelle, l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) et l’Association tunisienne pour la gestion et la stabilité sociale (TAMSS), dans le cadre de la mise en œuvre du projet visant à consolider la formation en double cursus (double diplome), à renforcer l’employabilité et à moderniser le système national d’insertion professionnelle, réalisé en collaboration avec la principauté de Monaco.

Selon un communiqué publié par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, cet accord vise notamment à contribuer à la mise en œuvre des priorités nationales dans les domaines de la formation professionnelle, de l’emploi et de l’entrepreneuriat, en améliorant l’employabilité des demandeurs d’emploi et en renforçant l’adéquation entre les offres de formation professionnelle et les besoins du marché du travail.

À cette occasion, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoud, a souligné l’importance d’inscrire tous les projets et programmes mis en œuvre dans le cadre des programmes de coopération internationale, dans les orientations de l’État en matière de formation et de qualification des ressources humaines afin de parvenir à l’intégration sociale et économique, en mettant l’accent sur les axes de la gouvernance, de l’évaluation et de la mesure de l’impact.

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Nabeul : recul de la récolte des figues de barbarie

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24. September 2026 um 11:42

La récolte des figues de Barbarie inerme (sans épine) dans la délégation de Bou Argoub (gouvernorat de Nabeul) ne devrait pas dépasser, cette année, 1500 tonnes contre une production de 8 mille tonnes en 2025, a indiqué à l’Agence TAP, Sami Houidi, président de l’Union locale de l’agriculture.

Il a souligné que cette baisse est causée par la propagation de la cochenille, notamment, dans les localités de Khrabsha, Borj Hefaidh, Bou Sham et Béni Wael, ajoutant que la superficie consacrée à la culture de la figue de barbarie lisse est passée de 900 à 200 ha.

La même source a rappelé que la filière de figues de barbarie lisse, qui compte 5 mille ouvriers, réalise un volume d’exportation annuel de 800 tonnes, évoquant le risque de perte de cette culture en raison de la prolifération de la cochenille dans les zones de production.

A noter que la région d

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Automédication : quand le remède peut devenir pire que le mal 

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24. September 2026 um 10:14

Prise d’anti-inflammatoires à la moindre douleur, usage détourné de corticoïdes, surconsommation de paracétamol, antibiotiques pour des infections virales, tisanes traditionnelles toxiques… Le recours aux médicaments sans prescription est devenu la norme pour une majorité de Tunisiens. Chaque jour, des milliers de citoyens franchissent la porte d’une pharmacie ou ouvrent l’armoire à pharmacie familiale pour y puiser un traitement de leur propre initiative.

 Près de 61% des Tunisiens achètent leurs médicaments directement en pharmacie sans prescription médicale préalable, selon une enquête de l’Institut National de la Consommation (INC). Une étude régionale menée dans le gouvernorat de Béjà a également révélé que 96% d’un échantillon de patients atteints de maladies cardiovasculaires pratiquent l’automédication, avec une prise d’antibiotiques dans 56,9% des cas.

Le coût global annuel du marché de l’automédication en Tunisie est évalué à environ 730 millions de dinars. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a, quant à elle, souligné récemment que 40% des dépenses de santé globales en Tunisie sont directement financées de la poche des ménages (Out-of-Pocket), notamment pour l’achat direct de médicaments. 

Favorisé par le coût perçu des consultations médicales, l’engorgement des structures de santé publiques et la facilité d’accès aux officines de quartier, ce comportement est perçu à tort comme une alternative inoffensive et économique. Pourtant, le médicament n’est pas une marchandise ordinaire. Derrière la promesse d’un soulagement immédiat se cache une réalité médicale complexe, car toute substance pharmacologiquement active possède un profil d’effets indésirables, de contre-indications et de toxicités potentielles.

La fausse sécurité des médicaments en vente libre

L’une des idées reçues les plus tenaces consiste à croire qu’un médicament disponible sans ordonnance est totalement sans danger. L’exemple du paracétamol, pilier incontournable de la pharmacie familiale, illustre parfaitement ce piège. Largement utilisé contre la fièvre et les douleurs du quotidien, le paracétamol est un produit très sûr lorsqu’il est consommé aux doses recommandées. En revanche, en cas de surdosage -parfois involontaire lorsque le patient cumule plusieurs spécialités commerciales contenant la même molécule sans le savoir-, il devient extrêmement toxique pour le foie, pouvant entraîner des lésions hépatiques irréversibles, voire mortelles. Il en va de même pour les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène ou l’acide méfénamique. Très prisés pour calmer une rage de dents, un mal de dos ou une douleur articulaire, ces médicaments pris de manière incontrôlée peuvent provoquer de graves ulcères gastriques, des hémorragies digestives ou une détérioration brutale de la fonction rénale. De plus, pris lors d’une infection bactérienne non identifiée, les anti-inflammatoires peuvent masquer les signes d’aggravation et favoriser la propagation de l’infection dans l’organisme, avec des conséquences parfois très dramatiques. 

L’un des dangers les plus pernicieux de l’automédication réside dans l’affaiblissement ou la disparition temporaire des symptômes. En étouffant la douleur, la toux ou la fièvre sans en traiter la cause profonde, le patient s’accorde une fausse sensation de guérison. Ce répit artificiel peut retarder de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, le diagnostic d’une pathologie sous-jacente grave : infection profonde, trouble cardiaque, affection métabolique ou lésion tumorale. Lorsque le malade finit par consulter un médecin en raison de la réapparition ou de l’aggravation de ses souffrances, la maladie a parfois évolué vers un stade avancé, compliquant considérablement la prise en charge du patient et les chances de guérison.

Une extension abusive aux médicaments sous prescription

Sous nos latitudes, l’automédication ne se limite malheureusement pas aux antalgiques ou aux sirops légers. Elle dérive très fréquemment vers la réutilisation d’anciennes ordonnances ou l’achat direct de produits soumis en principe à une prescription stricte. C’est notamment le cas des antibiotiques, consommés de manière anarchique dès l’apparition d’un état grippal ou d’un mal de gorge. Destinés exclusivement à combattre les infections bactériennes, les antibiotiques n’ont aucune efficacité contre les virus responsables de la grippe ou d’un rhume banal. 

L’ingestion inappropriée de ces traitements expose le patient à des effets secondaires immédiats : troubles digestifs (nausées, diarrhées, douleurs abdominales), réactions allergiques parfois sévères (éruptions cutanées, difficultés respiratoires, chocs anaphylactiques) et interactions dangereuses avec d’autres traitements. À long terme, cette surconsommation incontrôlée alimente le phénomène mondial de la résistance bactérienne, rendant les antibiotiques inefficaces lorsque le patient en aura réellement besoin.

La Tunisie occupe d’ailleurs le 12e rang mondial en matière de consommation d’antibiotiques, selon une étude publiée fin 2025 par la revue scientifique Our World in Data en collaboration avec One Health Trust, un cabinet de recherche spécialisé dans la lutte contre les maladies infectieuses et la résistance aux médicaments.

Les Tunisiens consomment en moyenne 28 doses quotidiennes pour chaque 1.000 habitants, soit une quantité beaucoup plus élevée que la moyenne mondiale de 18 doses quotidiennes.

Dans le monde arabe, les Tunisiens ne sont ainsi devancés que par les Égyptiens (50 doses quotidiennes pour 1.000 habitants).

 

Interactions médicamenteuses et risques d’accoutumance

Pour les personnes souffrant de maladies chroniques (hypertension artérielle, diabète, insuffisance rénale ou cardiaque), l’automédication s’apparente à un véritable jeu de roulette russe. La prise spontanée d’un simple décongestionnant nasal à base de vasoconstricteurs peut provoquer des poussées hypertensives graves. De même, l’association de certains antalgiques ou anti-acides avec des traitements anticoagulants ou antidiabétiques peut annuler leur effet thérapeutique ou, au contraire, en démultiplier la toxicité.

Par ailleurs, le recours chronique à certains médicaments en vente libre ou détournés de leur usage comme les laxatifs, les sprays nasaux, les antihistaminiques sédatifs ou les anxiolytiques crée un phénomène d’accoutumance et de dépendance physique et psychologique, installant le patient dans un cercle vicieux dont il est difficile de sortir sans accompagnement médical.

Face à ce défi de santé publique, la réponse ne réside pas dans l’interdiction absolue ou la culpabilisation du patient, mais dans la sensibilisation et la responsabilisation de tous les acteurs. Le citoyen doit réapprendre à considérer le médicament pour ce qu’il est : un produit de santé puissant qui nécessite le respect strict des doses, des durées et des indications.

Le pharmacien, premier professionnel de santé de proximité, joue à ce titre un rôle déterminant de verrou sécuritaire. En renforçant son devoir de conseil, en refusant la délivrance injustifiée de médicaments à risque et en orientant systématiquement vers une consultation médicale au moindre doute, il constitue le meilleur rempart contre les dérives de l’automédication. 

Walid KHEFIFI

 

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Saïed appelle à faire de l’État social une réalité concrète

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24. September 2026 um 09:50

Le président de la République, Kais Saïed, a reçu, mercredi, 23 septembre courant, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri et le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, selon un communiqué de la présidence.

Lors de cette réunion, le chef de l’État a rappelé le rôle de la BCT dans le soutien à l’économie nationale et la recherche des équilibres financiers, soulignant que le devoir national exige   l’instauration de la justice, un préalable nécessaire et indispensable à la création et de la distribution équitable de la richesse.

Il a précisé que les banques publiques ont vocation à appuyer les efforts de l’État, tandis que toutes les banques doivent faciliter l’accès au crédit et se conformer aux circulaires émises par la Banque centrale.

Le chef de l’Etat a rappelé la disposition constitutionnelle garantissant la coexistence et la complémentarité des secteurs public et privé sur la base de la justice sociale, ajoutant que « l’État social doit être une réalité vécue par le citoyen dans les différentes régions du pays et pas un simple slogan constitutionnel ».

Evoquant le dossier de la flambée des prix, le président Saïed a plaidé pour une rationalisation des importations et une lutte sans merci contre la corruption.

Il a dans ce contexte souligné que ce phénomène ne se réduit pas à la malversation mais plutôt englobe d’autres formes telles que la fraude, l’entrave à la marche des services publics et le mauvais traitement infligé aux usagers de l’administration, autant de phénomènes « auxquels il faut mettre rapidement et définitivement fin ».

Le président de la République a par ailleurs affirmé que ces pratiques visent à « faire avorter le processus révolutionnaire du peuple », assurant que ces manœuvres, aussi planifiées soient-elles, sont vouées à l’échec cuisant « tant que les citoyens demeurent conscients de ces visées ».

S’adressant aux tenants d’un retour à l’ordre d’avant le 17 décembre, qui ne cessent de faire croire que la réalisation des aspirations populaires n’est que pure illusion, le chef de l’Etat a répliqué : « Un peuple qui a payé le prix du sang pour se libérer ne sera plus jamais découragé, quelle que soit la source de ces manœuvres. »

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Kaïs Saïed reçoit l’ambassadeur suisse à l’occasion de la fin de sa mission en Tunisie

Von: tmps
24. September 2026 um 09:47

Le président de la République, Kais Saïed, a reçu, mercredi, 23 septembre courant, au palais de Carthage, l’ambassadeur de la Confédération suisse en Tunisie, Josef Renggli.

Selon un communiqué de la présidence de la République, le diplomate helvétique a effectué une visite d’adieu auprès du chef de l’Etat à l’occasion de la fin de sa mission dans notre pays.

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Pluies et inondations : jusqu’à quand les mêmes défaillances ?

Von: tmps
24. September 2026 um 09:24

La saison des intempéries commence à peine et, avec elle, revient une inquiétude devenue presque habituelle : combien de temps faudra-t-il cette année pour que les premières pluies transforment certaines rues en torrents ? En Tunisie, il n’est désormais plus nécessaire qu’un épisode pluvieux exceptionnel dure plusieurs heures pour provoquer des perturbations importantes. Parfois, quinze ou vingt minutes de pluie soutenue suffisent pour que l’eau s’accumule, que la circulation devienne difficile, que des voitures se retrouvent bloquées et que des habitations ou des commerces commencent à craindre le pire.

Le phénomène n’est ni nouveau ni limité aux quartiers les plus fragiles. Même dans des zones résidentielles considérées comme bien entretenues, dotées de routes relativement récentes et où les prix de l’immobilier sont parfois élevés, les mêmes images reviennent : chaussées transformées en bassins, trottoirs impraticables, avaloirs incapables d’absorber l’eau et automobilistes cherchant désespérément un passage. Si de telles situations se produisent dans les quartiers supposés les mieux équipés, que dire alors des quartiers populaires, des zones périphériques ou des secteurs où les infrastructures sont anciennes, insuffisantes ou mal entretenues ?

La pluie ne peut plus tout expliquer

Pendant longtemps, chaque épisode d’inondation a été accompagné de la même explication : des précipitations importantes seraient tombées en très peu de temps. Il est évident que l’intensité de la pluie joue un rôle majeur et que certains épisodes météorologiques peuvent dépasser les capacités normales des réseaux d’évacuation. Le changement climatique complique également la situation, avec des phénomènes qui peuvent devenir plus brutaux et plus difficiles à anticiper. Mais cette explication ne peut pas suffire lorsque le problème se répète année après année et parfois aux mêmes endroits. Une pluie automnale n’est pas un événement imprévisible en Tunisie. Elle appartient au cycle normal des saisons. Les épisodes intenses non plus ne peuvent plus être considérés comme totalement exceptionnels lorsqu’ils se reproduisent régulièrement. La question est donc simple : pourquoi, après tant d’années, suffit-il encore de quelques dizaines de minutes de pluie pour que certains axes deviennent pratiquement impraticables ?

Les causes sont multiples. Elles concernent la capacité des réseaux d’évacuation des eaux pluviales, leur vieillissement, leur entretien, mais également l’urbanisation rapide de certaines zones. Plus une ville se couvre de béton, de routes, de parkings et de constructions, moins les sols peuvent absorber naturellement l’eau. Celle-ci ruisselle alors beaucoup plus rapidement et se concentre vers des réseaux qui n’ont pas toujours été dimensionnés pour recevoir de tels volumes. À cela s’ajoute un problème beaucoup plus visible, celui des avaloirs obstrués par les déchets, la terre, les feuilles ou différents débris. Il suffit parfois d’observer une rue pendant une forte pluie pour constater que l’eau passe au-dessus d’un avaloir sans pouvoir y pénétrer correctement. Le problème n’est donc pas seulement de construire de nouvelles infrastructures, encore faut-il entretenir régulièrement celles qui existent.

Des conséquences qui dépassent largement les embouteillages

Réduire les inondations urbaines à quelques heures de circulation difficile serait une erreur. Pour certains habitants, chaque épisode pluvieux devient une véritable source d’angoisse. Ceux qui vivent dans des logements situés en contrebas, au rez-de-chaussée ou dans des zones régulièrement touchées savent qu’une forte pluie peut signifier une maison envahie par l’eau, des meubles endommagés, un véhicule détérioré et parfois des pertes financières considérables. Les commerçants ne sont pas davantage épargnés. Quelques centimètres d’eau peuvent suffire à endommager des marchandises, des équipements ou des installations électriques. Quant aux automobilistes, ils se retrouvent parfois confrontés à une décision dangereuse : traverser une zone inondée sans connaître la profondeur de l’eau ou rebrousser chemin dans une circulation déjà paralysée.

Il existe aussi une profonde inégalité face aux intempéries. Dans les quartiers disposant de davantage de moyens et d’infrastructures, les dégâts peuvent parfois être limités ou réparés rapidement. Dans les zones plus vulnérables, une inondation peut avoir des conséquences beaucoup plus lourdes pour des familles qui n’ont pas nécessairement les moyens de remplacer des équipements, de réparer leur logement ou leur voiture. C’est précisément pour cette raison que la question des eaux pluviales ne peut plus être traitée uniquement dans l’urgence, lorsque les premières fortes pluies arrivent. Les opérations de curage réalisées à la dernière minute ou après les premières inondations donnent le sentiment d’une gestion saisonnière d’un problème qui, lui, est structurel.

Anticiper au lieu de réparer chaque année

Une ville ne peut évidemment pas être protégée contre toutes les pluies, notamment face à un événement météorologique d’une intensité réellement exceptionnelle. Aucun réseau d’évacuation n’offre une garantie absolue. Mais entre l’impossibilité d’empêcher toutes les inondations et le fait d’accepter que quinze ou vingt minutes de pluie perturbent régulièrement des quartiers entiers, il existe une marge considérable d’action. L’entretien des réseaux doit commencer bien avant les premières pluies. Les points noirs sont généralement connus des habitants comme des autorités locales. Certaines routes sont inondées presque systématiquement. Certains carrefours deviennent impraticables dès que les précipitations s’intensifient. Il devrait donc être possible de cartographier précisément ces zones, d’en identifier les causes et d’intervenir progressivement plutôt que de redécouvrir les mêmes problèmes à chaque automne. Mais il faut également penser à plus long terme. Les infrastructures conçues il y a plusieurs décennies correspondent-elles encore à la densité urbaine actuelle ? Les réseaux peuvent-ils absorber l’eau provenant de quartiers qui se sont considérablement urbanisés ? Les nouveaux projets immobiliers prennent-ils suffisamment en compte l’écoulement des eaux pluviales ? Et surtout, les villes tunisiennes sont-elles préparées à des épisodes de pluie potentiellement plus intenses dans les prochaines années ?

Ces questions deviennent incontournables. Car la pluie, elle, continuera de tomber. On ne peut ni l’empêcher ni lui demander de s’adapter à nos villes. Ce sont donc les villes qui doivent s’adapter. À chaque épisode d’intempéries, les mêmes images circulent, les mêmes habitants protestent et les mêmes interrogations reviennent. Puis le soleil réapparaît, l’eau finit par se retirer et le problème disparaît progressivement du débat jusqu’à la prochaine pluie. C’est précisément ce cycle qu’il faut rompre. Une forte averse peut être un phénomène naturel. Voir, année après année, les mêmes rues se transformer en rivières après quelques minutes de pluie ne devrait plus être considéré comme normal. À l’heure où commence une nouvelle saison d’intempéries, l’enjeu n’est donc plus seulement de savoir où et quand il pleuvra. Il est surtout de savoir si, cette fois, nos villes seront capables d’y faire face.

Leila SELMI

 

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Fonds spoliés : la restitution au cœur de la doctrine de Kaïs Saïed

Von: tmps
24. September 2026 um 08:36

Par Ahmed NEMLAGHI

De Genève à Tunis, la question des avoirs détournés à l’étranger s’inscrit dans l’une des revendications régulièrement mises en avant par le Président de la République, Kaïs Saïed. La mission tunisienne auprès des Nations unies réaffirme cette orientation, en la reliant à la justice économique, à la souveraineté des États et à la réforme du système financier international.

La récupération des fonds détournés et transférés illégalement à l’étranger constitue un dossier à la fois judiciaire, diplomatique et économique.

Pour la Tunisie, cette question revêt une dimension particulière depuis l’accession de Kaïs Saïed à la présidence de la République. Le Chef de l’État a régulièrement placé la lutte contre la corruption, la responsabilisation des personnes impliquées dans la gestion des deniers publics et la récupération des avoirs spoliés parmi les thèmes de son discours politique.

La déclaration faite à Genève par Ramzi Louati, chargé d’affaires par intérim de la mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations unies, s’inscrit dans cette orientation. Elle ne se limite pas à réclamer la restitution de fonds détenus à l’étranger, elle établit également un lien entre cette restitution, les besoins de développement des pays concernés et les déséquilibres du système financier international.

Pour comprendre la portée de cette position, il convient d’examiner à la fois les ambitions affichées par la présidence tunisienne, les obstacles à la récupération des avoirs et les conditions nécessaires pour transformer une revendication politique en résultats concrets.

Depuis son arrivée à la tête de l’État, Kaïs Saïed a régulièrement présenté la récupération des fonds spoliés comme une question relevant des droits du peuple tunisien. Cette orientation s’est notamment traduite par la création, en octobre 2020, d’une commission spéciale rattachée à la présidence de la République, chargée d’évaluer les démarches engagées et de proposer des mécanismes susceptibles d’accélérer le rapatriement des avoirs détournés à l’étranger.

Cette initiative témoigne de la volonté de placer le dossier au niveau de la présidence et de lui donner une dimension qui dépasse la seule gestion administrative des procédures judiciaires. Le discours présidentiel associe la restitution des fonds à la défense des intérêts collectifs, à la lutte contre l’impunité et à la récupération de ressources considérées comme appartenant à la collectivité nationale.

En août 2026, Kaïs Saïed a de nouveau insisté sur le caractère imprescriptible du droit de l’État à récupérer les fonds du peuple tunisien. Il a également appelé à accélérer l’examen des dossiers de réconciliation pénale, en soulignant que l’objectif devait être le recouvrement des avoirs et des droits légitimes du peuple, plutôt que la vengeance.

Cette continuité dans les déclarations présidentielles permet de considérer la restitution des avoirs comme une priorité durable de son agenda politique. Elle soulève néanmoins une question essentielle : comment passer d’une volonté affirmée au plus haut niveau de l’État à des résultats tangibles sur les plans judiciaire et financier ?

Un dossier qui ne date pas du 25-Juillet

Il importe de rappeler que les démarches tunisiennes visant à récupérer les avoirs détournés à l’étranger ont commencé après la révolution de 2011. La création de la commission présidentielle en 2020 s’inscrit donc dans une succession d’initiatives institutionnelles et judiciaires qui lui sont antérieures.

Les données de l’initiative StAR de la Banque mondiale font état de procédures concernant les avoirs de Zine El Abidine Ben Ali et de ses proches dans plusieurs juridictions, notamment en France et en Suisse. Elles illustrent la complexité et la durée des mécanismes de recouvrement international.

Cette réalité est importante pour éviter une lecture réductrice du dossier. La récupération des fonds ne dépend pas uniquement de la détermination politique du pays demandeur. Elle repose sur des procédures de coopération judiciaire, des décisions de justice, des règles de preuve et des mécanismes de confiscation qui varient d’un pays à l’autre.

La Tunisie a donc intérêt à inscrire ses démarches dans une stratégie coordonnée, associant les institutions judiciaires, les services diplomatiques et les organismes chargés du suivi financier. La mobilisation politique doit s’accompagner d’une expertise technique capable de répondre aux exigences des juridictions étrangères.

À Genève, la mission tunisienne a insisté sur la nécessité d’une coopération plus efficace entre les États concernés. Elle a également appelé les pays détenant les fonds à ne pas utiliser les obstacles procéduraux, judiciaires ou juridiques pour retarder leur restitution.

Cette revendication renvoie à une difficulté structurelle de la récupération des avoirs : les États demandeurs et les États détenteurs ne disposent pas toujours des mêmes priorités, des mêmes procédures ou des mêmes exigences en matière de preuve.

La base de données StAR recense, dans le dossier tunisien en Suisse, plusieurs difficultés liées notamment à l’exécution des demandes d’entraide judiciaire, à la reconnaissance des décisions rendues par défaut et au respect des droits de la défense.

Ces éléments montrent que la récupération des fonds exige une approche juridiquement solide. La défense des intérêts de la Tunisie doit pouvoir s’appuyer sur des dossiers documentés, des demandes précises et un suivi continu auprès des autorités étrangères.

La dénonciation des lenteurs procédurales peut contribuer à attirer l’attention sur le problème. Mais elle doit être complétée par une capacité à répondre aux exigences légales des pays concernés. C’est à cette condition que la pression diplomatique peut se traduire par des avancées concrètes.

Réformer le système financier international

La position tunisienne à Genève ne se limite pas à la récupération des avoirs. Elle comprend également un appel à la réforme du système financier international afin, notamment, d’alléger le poids de la dette qui pèse sur de nombreux pays en développement.

Ce rapprochement entre restitution des fonds et réforme financière repose sur une logique économique : les ressources détournées représentent des moyens qui ne peuvent plus être mobilisés au profit des populations et des politiques de développement.

Le chargé d’affaires Ramzi Louati a souligné que les fonds récupérés pourraient être consacrés à des projets de développement, notamment à la lutte contre la pauvreté, sans accroître le recours à l’endettement.

Cette position rejoint les débats plus larges sur l’accès au financement, les conditions de la dette et les inégalités de capacité entre les économies. Elle permet à la Tunisie de présenter la restitution des avoirs comme une question qui ne relève pas exclusivement des relations bilatérales, mais qui concerne également les principes de justice économique et de coopération internationale.

Il convient cependant de distinguer les deux dossiers. La restitution d’avoirs détournés dépend de procédures judiciaires et de mécanismes de coopération spécifiques. La réforme du système financier international relève, quant à elle, de négociations multilatérales impliquant de nombreux États et institutions. Leur articulation politique est possible, mais leurs mécanismes et leurs délais demeurent différents.

L’un des arguments avancés par la Tunisie consiste à considérer les fonds détournés comme des ressources dont les populations ont été privées. Cette approche met en avant la dimension sociale de la restitution.

Lorsque des avoirs sont effectivement récupérés, leur utilisation soulève toutefois une question supplémentaire : comment garantir qu’ils soient affectés à des objectifs transparents et conformes à l’intérêt public ?

La restitution ne constitue donc pas le terme ultime du processus. Elle doit être suivie d’une gestion rigoureuse des ressources, de mécanismes de contrôle et d’une information accessible sur leur utilisation. La confiance des citoyens dépend également de la capacité des institutions à démontrer que les fonds récupérés contribuent réellement au financement de projets collectifs.

Dans cette perspective, une stratégie tunisienne de récupération pourrait être renforcée par un dispositif public de suivi des dossiers, précisant les procédures engagées, les juridictions concernées et les résultats obtenus, dans le respect des obligations de confidentialité et des exigences judiciaires.

Une telle démarche permettrait de distinguer les avoirs gelés, les sommes faisant l’objet de procédures, les montants effectivement restitués et les ressources dont l’affectation a été décidée. Elle offrirait une lecture plus précise de l’état d’avancement du dossier.

Une diplomatie qui doit produire des résultats

La réaffirmation de la position tunisienne à Genève s’inscrit dans la politique de Kaïs Saïed, qui fait de la récupération des fonds spoliés un objectif récurrent de l’action de l’État. Elle traduit également la volonté de relier cette question aux enjeux de développement et de réforme de la coopération internationale.

Mais la crédibilité de cette politique se mesurera à ses résultats. Les déclarations officielles, les réunions diplomatiques et les appels à la coopération sont nécessaires pour maintenir le dossier à l’ordre du jour. Ils ne suffisent pas à garantir le rapatriement des fonds.

L’expérience des procédures engagées depuis 2011 montre que le processus peut être long et soumis à des obstacles juridiques complexes. La commission spéciale créée en 2020 constitue un mécanisme institutionnel destiné à renforcer le suivi de ce dossier, mais son efficacité doit être appréciée à travers les avancées concrètes qu’elle permet de produire.

L’enjeu consiste ainsi à consolider une stratégie durable, reposant sur la coopération judiciaire, la coordination diplomatique, l’expertise financière et la transparence institutionnelle.

Une priorité qui appelle une efficacité à la hauteur des ambitions

La restitution des fonds spoliés demeure une priorité affichée de Kaïs Saïed depuis son accession à la présidence de la République. La position réaffirmée à Genève confirme la volonté de maintenir cette question au centre de l’action diplomatique tunisienne.

En reliant la récupération des avoirs à la lutte contre la pauvreté, au droit au développement et à la réforme du système financier international, la Tunisie élargit le cadre de sa revendication.

La prochaine étape sera de faire correspondre cette ambition politique à des avancées vérifiables. La récupération des fonds du peuple tunisien ne peut reposer uniquement sur la force des déclarations. Elle exige une mobilisation institutionnelle continue, une coopération internationale effective et des mécanismes de suivi capables de transformer les engagements en résultats.

Le véritable enjeu n’est donc pas seulement de réclamer la restitution des avoirs, mais de réunir les conditions juridiques, diplomatiques et institutionnelles permettant de les récupérer et de les mettre au service du développement national.

 

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Météo : prévisions du jeudi 24 septembre 2026

Von: tmps
24. September 2026 um 08:06

Le temps sera partiellement nuageux ce jeudi

puis parfois densément nuageux sur les régions côtières avec des pluies éparses, temporairement orageuses et parfois abondantes l’après-midi sur l’extrême Sud, avant de s’étendre localement au Centre au cours de la nuit, selon la prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Le vent soufflera du secteur Nord au Nord et au Centre, et du secteur Est au Sud, relativement fort près des côtes Nord et dans le golfe de Hammamet, et faible à modéré ailleurs.

La mer sera houleuse à agitée dans le Nord et le golfe de Hammamet, et peu agitée dans les autres côtes. Les températures maximales oscilleront généralement entre 28 et 32 degrés, avoisineront 23 degrés sur les hauteurs de l’Ouest, et atteignant 34 degrés dans le Sud- Ouest.

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Empfangen — 23. September 2026 ⏭ Französischsprachig

Retour volontaire : Nafti s’entretient avec la directrice générale de l’OIM

Von: tmps
23. September 2026 um 11:17

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu mardi, à New York, avec la directrice générale de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Amy Pope

Les relations de coopération entre la Tunisie et l’OIM ont été au centre de cet entretien tenu en marge de la session de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, indique un communiqué publié mercredi par le département des Affaires étrangères.

A cet égard, les deux parties ont examiné les résultats du mécanisme de retour volontaire et de réintégration qui a abouti au retour volontaire de 5 077 migrants en situation irrégulière depuis le 1er janvier 2026, portant ainsi à 25 351 le nombre total des migrants en situation irrégulière ayant bénéficié de ce mécanisme depuis sa mise en place.

Ils ont souligné l’importance de poursuivre la coordination entre toutes les parties, afin d’accélérer le rythme des opérations de retour volontaire et d’assurer une réintégration durable des bénéficiaires dans leurs pays d’origine, saluant les efforts déployés par l’OIM dans ce sens.

Le ministre a réaffirmé la position de la Tunisie, qui refuse que son territoire soit une terre d’installation ou de transit, appelant à l’adoption d’une approche globale des questions migratoires, fondée sur la responsabilité partagée, le respect de la souveraineté des États, de la dignité humaine, des droits de l’Homme et la lutte contre les réseaux de traite des êtres humains.

Nafti a, en outre, plaidé pour une action internationale visant à se pencher sur les causes profondes de la migration irrégulière, en vue de mettre en place des solutions plus efficaces permettant d’assurer un équilibre entre la lutte contre la migration irrégulière et le renforcement des voies de migration régulière, conformément au Programme de développement durable à l’horizon 2030.

De son côté, Amy Pope s’est félicitée du niveau de coopération entre l’Organisation Internationale pour les Migrations et la Tunisie, soulignant l’importance, d’une part, des programmes de développement et, d’autre part, du démantèlement des réseaux de traite des êtres humains en vue de s’attaquer aux causes profondes du phénomène de la migration irrégulière.

Par ailleurs, les deux parties ont passé en revue plusieurs programmes mis en œuvre par l’OIM et destinés aux compétences résidant à l’étranger, afin de leur permettre de contribuer aux efforts de développement dans leurs pays d’origine.

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Quand la CNSS et la CNRPS siphonnent les finances de la CNAM : les créanciers et le système de santé trinquent

Von: tmps
23. September 2026 um 10:16

Les dettes de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) envers les hôpitaux publics ont dépassé 2,2 milliards à fin juin 2026, selon un bilan arrêté à fin juin 2026 par le Syndicat général des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes hospitalo-universitaires.

Ces dettes ont enregistré une forte hausse par rapport à fin 2025 (environ 1,95 milliard de dinars) et fin 2024 (près de 1,5 milliard de dinars).

Les structures sanitaires publiques dont les créances auprès de la CNAM étaient particulièrement élevées en juin dernier sont, entre autres, l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba de Monastir (plus de 135 millions de dinars) et les hôpitaux Farhat Hached et Sahloul à Sousse, ainsi que Charles Nicolle à Tunis (entre 130 et 135 millions de dinars).

L’origine du mal remonte à 2015, lorsque le gouvernement avait fait le choix de réorienter une grande partie des cotisations sociales perçues par la CNAM vers la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) pour pallier leurs déficits et garantir le versement des pensions de retraite et autres prestations sociales, causant une grave crise de liquidités au niveau de la caisse chargée d’administrer le régime national d’assurance-maladie.

Selon le dernier rapport du ministère des Finances sur les établissements publics, publié début 2024, les dettes cumulées de la CNSS et de la CNRPS envers la CNAM atteignaient la somme colossale de 8,787 milliards de dinars à la fin de l’année 2022. Cette somme aurait augmenté considérablement au cours des dernières années. Mais l’impact de la crise de liquidités de la CNAM ne s’arrête pas au niveau des établissements publics de santé. Privés de ces fonds importants, ceux-ci rencontrent de grandes difficultés financières pour assurer leurs charges de fonctionnement, entretenir leur matériel ou régler leurs propres fournisseurs. Ainsi, une boucle de non-paiement s’est formée menaçant l’ensemble des intervenants, tels que la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT), les fournisseurs d’équipements et de consommables médicaux ou encore les laboratoires pharmaceutiques locaux et étrangers. Le système de santé fonctionne comme une chaîne, dont les différents maillons sont interdépendants financièrement.

Début septembre, la Chambre syndicale nationale des entreprises de dispositifs et équipements médicaux a pressé les autorités de tutelle d’accélérer le règlement des créances accumulées par ces entreprises auprès des établissements publics de santé.

Cet appel a été lancé à l’issue d’une Assemblée générale de la Chambre syndicale consacrée au suivi des derniers développements des travaux de la commission mixte entre le ministère de la Santé et la Chambre, ainsi qu’à l’évaluation de la situation actuelle du secteur.

Lors de cette réunion, les acteurs du secteur ont fait état de tensions de trésorerie asphyxiantes liées au retard de paiement de leurs créances accumulées auprès des structures sanitaires publiques. Ils ont également indiqué que ces difficultés financières ont franchi un cap critique et commencent à se répercuter directement sur les stocks disponibles, faisant planer le spectre d’une pénurie généralisée de matériel médical au sein des établissements publics. 

Une réforme globale est plus que jamais nécessaire 

Face à ces difficultés croissantes, le gouvernement avait annoncé, fin 2025, l’octroi d’un financement exceptionnel de 290 millions de dinars destiné à soulager la trésorerie des hôpitaux publics. Cette enveloppe devait notamment leur permettre d’apurer une partie des impayés envers la Pharmacie centrale de Tunisie, afin de garantir la continuité de l’approvisionnement en médicaments.

Le manque de liquidités de la CNAM donne, par ailleurs, du fil à retorde aux prestataires de soins privés. Début juillet dernier, le Syndicat tunisien des médecins libéraux (STML) a tiré la sonnette d’alarme sur un allongement inquiétant des délais de paiement de ses adhérents par la caisse dans le cadre du système du tiers payant. 

«La crise relative au système du tiers payant n’est pas nouvelle, mais elle s’aggrave jour après jour du fait de l’accumulation des créances des médecins du secteur privé auprès de la CNAM, lesquelles ont atteint environ 80 millions de dinars», ont précisé les représentants du syndicat lors d’une séance d’audition par la Commission de la santé, des affaires de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées relevant de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Les représentants du STML ont également indiqué que cette situation «a provoqué une crise de liquidité aiguë pour les médecins du secteur privé, en particulier les médecins de première ligne, tout en ayant un impact négatif sur la relation entre le médecin et le patient». Auparavant, le Syndicat tunisien des biologistes privés a également interpellé récemment la caisse pour le règlement immédiat de ses arriérés de paiement, enregistrant des retards similaires de 5 à 6 mois. Ces impayés récurrents constituent, selon le syndicat, «une violation flagrante de la convention sectorielle et placent les laboratoires d’analyses dans l’incapacité d’honorer leurs engagements envers leurs fournisseurs, l’administration fiscale et les caisses de sécurité sociale, mettant en péril la qualité des soins et la sécurité des patients». 

Même constat du côté des pharmaciens d’officine, qui ont menacé à maintes reprises de suspendre le système du tiers payant, avant de trouver un accord de dernière minute avec la CNAM.  

Pour sortir de cette impasse, les prestataires de soins réclament une réforme en profondeur du régime d’assurance maladie, qui doit passer en premier lieu par le transfert direct et intégral des cotisations salariales vers la CNAM, afin de garantir une couverture sanitaire universelle effective et pérenne pour l’ensemble des citoyens.

Walid KHEFIFI

 

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