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Kairouan : une campagne de dépistage d’Alzheimer bénéficie à près de 130 personnes

Von: tmps
19. September 2026 um 17:18

Près de 130 personnes ont bénéficié, samedi, d’une campagne de dépistage de la maladie d’Alzheimer organisée à l’hôpital universitaire Ibn El Jazzar de Kairouan, à l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, célébrée le 21 septembre de chaque année.

Le chef de service de neurologie à l’hôpital, Slim Samet, a indiqué, à l’Agence TAP, que cette campagne cible notamment les personnes âgées de plus de 50 ans souffrant de troubles de la mémoire ou dont l’entourage constate l’apparition de troubles liés à celle-ci, précisant que les opérations de dépistage sont également ouvertes aux différentes catégories d’âge.

Il a ajouté que le dépistage repose sur des tests spécifiques permettant d’évaluer la mémoire et les capacités cognitives. Les personnes présentant des troubles sont ensuite orientées vers des examens plus approfondis, comprenant, selon les cas, des analyses médicales et une imagerie par résonance magnétique (IRM), avant d’être prises en charge dans les consultations externes spécialisées.

Samet a précisé que plusieurs cas détectés lors de cette campagne ont été orientés vers les consultations externes afin d’assurer leur suivi et leur prise en charge, soulignant l’importance d’un diagnostic précoce pour retarder l’apparition des complications de la maladie.

Il a également souligné l’importance du rôle de la famille et des accompagnants dans le suivi des patients atteints d’Alzheimer, ainsi que la prévention des facteurs de risque, notamment l’obésité, le diabète, l’hypertension artérielle et les troubles liés aux triglycérides. Il a appelé à maintenir l’activité intellectuelle et sociale des personnes âgées, ce qui contribue au dépistage précoce et à la prise en charge des patients.

De son côté, le directeur régional de la santé, Jamel Mrabet, a indiqué que cette campagne est la première du genre dans la région et que l’affluence enregistrée a révélé une demande croissante pour les services de dépistage et de prise en charge des troubles de la mémoire chez les personnes âgées.

Il a indiqué qu’il est envisagé de créer une consultation externe spécialisée dans la prise en charge des patients atteints d’Alzheimer, à raison d’une séance hebdomadaire ou bimensuelle, ainsi que d’organiser régulièrement des journées de dépistage, en réponse à l’affluence enregistrée lors de cette initiative.

Il a, par ailleurs, fait savoir que la direction régionale de la santé prévoit d’organiser une journée scientifique en collaboration avec la société tunisienne de neurologie, consacrée à la formation des médecins de première ligne et des cadres paramédicaux sur l’identification précoce des troubles de la mémoire, l’orientation des patients et les modalités de prise en charge des personnes âgées.

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efroidissement durable : de nouvelles restrictions sur les équipements utilisant des gaz fluorés dès 2027

Von: tmps
19. September 2026 um 17:05

La Tunisie renforce sa stratégie d’élimination des gaz à effet de serre émis par le secteur du refroidissement, prévoyant l’interdiction d’importer ou de fabriquer plusieurs types d’équipements fonctionnant aux hydrofluorocarboures (HFC) à compter du 1er janvier 2027. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre de la célébration des dix ans de l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal lors de la Journée mondiale de l’ozone 2026.

Un projet de décret élaboré par les autorités tunisiennes prévoit d’interdire, dès le début de l’année 2027, la fabrication locale et l’importation de climatiseurs splits résidentiels au réfrigérant R-410A, ainsi que de distributeurs d’eau froide, congélateurs domestiques et réfrigérateurs à base de HFC, selon un document publié à l’occasion de la journée mondiale de l’ozone 2026. En conséquence, la production nationale de climatiseurs splits résidentiels reposera exclusivement sur le fluide R-32 à partir de 2027. Efficace et écolo, le R32 est un fluide frigorigène largement utilisé dans les climatiseurs et les pompes à chaleur pour transporter la chaleur et assurer le refroidissement.

Composé de deux atomes d’hydrogène et de deux atomes de fluor, il se distingue par ses bonnes performances énergétiques. Il n’abîme pas la couche d’ozone et il est facile à recycler, pour cela, il est bon pour la planète, selon les écolos.

Cette étape fait suite au gel de la consommation nationale de HFC effectif depuis le 1er janvier 2024, conformément au calendrier de l’Amendement de Kigali. Sur le plan industriel, la conversion d’une ligne de production de fontaines fraîches vers le réfrigérant naturel R-600a, s’est achevée en août 2026, permettant d’éviter au moins 5 720 tonnes équivalent CO2 d’émissions annuelles.

Parallèlement, la Tunisie a enregistré à la fin de l’année 2025 une réduction de 70 % de sa consommation d’hydrochlorofluorocarboures (HCFC, principalement le R-22) par rapport à son niveau de référence, évite ainsi l’émission de 917 670 TCO2éq. Le pays ambitionne d’atteindre une élimination totale des HCFC d’ici le 1er janvier 2030. Pour financer cette ultime étape, la Phase III du Plan de gestion de l’élimination des HCFC (PGEH 2026-2030) a été approuvée en juin 2026 par le Comité exécutif du Fonds multilatéral pour un montant de 1,33 million de dollars US, complété par une contribution italienne de 350 000 dollars.

Le programme comporte également un volet important de renforcement des compétences : 52 formateurs ont été formés en 2026 à la manipulation sécurisée des fluides frigorigènes naturels et inflammables, tandis que des formations ciblées ont été dispensées à 60 agents des douanes et 200 techniciens, dont la moitié sont des femmes.

Adopté en 2016 et ratifié par 174 pays à la fin août 2026, l’Amendement de Kigali vise une réduction de 80 à 85 % de la consommation mondiale de HFC d’ici 2047. Sa pleine mise en œuvre, associée à des gains d’efficacité énergétique des appareils, pourrait éviter jusqu’à 1 °C de réchauffement mondial d’ici la fin du siècle.

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Intempéries : appel à la vigilance du ministère de l’Intérieur

Von: tmps
19. September 2026 um 16:30

-Le ministère de l’Intérieur a appelé, samedi, les citoyens à respecter un ensemble de recommandations visant à assurer leur sécurité et à prévenir les risques liés aux perturbations météorologiques attendues, qui pourraient être accompagnées de précipitations importantes susceptibles d’entraîner une hausse du niveau de certains oueds et cours d’eau.

Dans un communiqué publié sur sa page facebook, le ministère a notamment appelé les citoyens à faire preuve de vigilance, à respecter les règles de sécurité et à éviter de traverser les oueds et les cours d’eau, quel que soit leur niveau ou leur débit.

Il les a également exhortés à ne pas prendre de risques en traversant les routes et les points d’accumulation d’eau et à éviter de s’approcher des oueds et des zones basses pendant les précipitations.

Le ministère a, par ailleurs, appelé les usagers de la route à respecter les règles de circulation, notamment en ce qui concerne l’utilisation des feux, dont les feux antibrouillard et les feux clignotants, et à ne pas stationner les véhicules sur les voies susceptibles d’être empruntées par les eaux de ruissellement.

Il a recommandé aux conducteurs d’adapter leur vitesse, de faire preuve de prudence au volant, de céder le passage aux piétons et de respecter les distances de sécurité. Il les a également appelés à faire preuve de calme et de patience, à respecter les indications des agents de police et à laisser libre passage aux véhicules et moyens de secours et d’intervention afin de ne pas entraver leur circulation.

Le ministère de l’Intérieur a également invité les citoyens à suivre les communiqués et alertes diffusés par les structures compétentes.

Il a indiqué avoir mobilisé les moyens humains et matériels nécessaires pour informer, orienter et assister les usagers de la route. En cas de besoin, les citoyens peuvent contacter :

Protection civile : 198

Police nationale : 197

Garde nationale : 193

L’Institut national de la météorologie avait indiqué, dans un bulletin de suivi, que les conditions météorologiques resteraient favorables aux précipitations dans la plupart des régions durant la journée de samedi et dimanche.

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Alzheimer : le Centre du Razi devient centre régional collaborateur de l’OMS

Von: tmps
19. September 2026 um 16:05

« Le Centre Alzheimer relevant du service de neurologie de l’hôpital universitaire Razi à la Manouba a obtenu, officiellement, l’accréditation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour devenir un centre régional collaborateur pour la région de la Méditerranée orientale, spécialisé dans la formation et la recherche sur les maladies neurocognitives, notamment la démence et la maladie d’Alzheimer », a affirmé, ce samedi, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani.

Dans une déclaration aux médias en marge d’une visite effectuée au Centre Alzheimer, Ferjani a souligné que cette reconnaissance internationale est une fierté pour la Tunisie signalant que le centre contribuera, dans le cadre d’un programme conjoint avec l’OMS, au renforcement des capacités des institutions nationales et régionales et à l’amélioration des services de santé et de la prise en charge des patients.

« Cette accréditation est une reconnaissance des compétences tunisiennes dans différents domaines médicaux et de l’expertise développée par le centre, qui joue un rôle important face à l’augmentation du nombre de personnes âgées atteintes de la maladie », a-t-il ajouté.

A cette occasion, le ministre a réaffirmé l’engagement de son département à soutenir les patients, à développer la recherche, les traitements et les médicaments et à renforcer les dispositifs de prise en charge.

Il a également souligné que les personnes atteintes d’Alzheimer ont besoin, en plus des soins médicaux, d’un accompagnement familial et d’un soutien humain et solidaire.

De son côté, le chef de service de neurologie, Riadh Gouider, a indiqué que cette accréditation, qui coïncide avec la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer (21 septembre) intervient après plusieurs années de coopération avec l’OMS.

Celle-ci a notamment porté sur l’adaptation et l’utilisation d’outils numériques en Tunisie, la recherche scientifique, l’enseignement ainsi que la participation à l’élaboration de lignes directrices pour la prévention de la maladie.

Dans le cadre de son nouveau statut, le centre renforcera ses activités de recherche, notamment sur les caractéristiques génétiques de la maladie dans la région et sur les mécanismes permettant un dépistage précoce.

Il pourra également participer à des essais cliniques destinés à évaluer l’efficacité de nouveaux traitements et leur adéquation aux patients tunisiens.

Le programme prévoit aussi la constitution de bases de données régionales reliant les différents établissements de recherche, ainsi que la mise en place d’un environnement scientifique dédié à la formation des professionnels de santé et des chercheurs.

Ces efforts devraient contribuer à l’élaboration de stratégies sanitaires et de plans de prise en charge durables à l’échelle nationale et régionale.

Selon Riadh Gouider, cette reconnaissance permettra également au centre de disposer de moyens plus avancés pour mener une étude épidémiologique en Tunisie et déterminer avec davantage de précision le nombre de personnes atteintes.

Elle favorisera par ailleurs le développement du diagnostic précoce et la recherche de traitements innovants susceptibles de ralentir l’évolution de la maladie et d’améliorer la prise en charge, y compris sa couverture par la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM).

« En l’absence de statistiques nationales précises, les estimations font état de 50 mille à 70 mille personnes atteintes en Tunisie », a-t-il indiqué.

Riadh Gouider a relevé que le vieillissement de la population contribue à l’augmentation de la prévalence de la maladie, dont les répercussions sont à la fois psychologiques, sociales et économiques pour les patients et leurs familles. Les dépenses liées à l’accompagnement, aux équipements et aux soins peuvent ainsi représenter plusieurs fois le salaire minimum.

Ouvert en septembre 2010, le Centre Alzheimer assure des consultations, un accueil de jour, des activités de formation et de recherche scientifique. Il dispose également de cinq lits d’accueil quotidien. Près de 9 mille patients ont bénéficié de ses consultations depuis sa création, dont environ 800 ont eu recours à l’accueil de jour.

Le chef du service a toutefois souligné la nécessité de renforcer les ressources humaines afin d’élargir le rayonnement du centre en Tunisie et dans la région et, à terme, de favoriser la création de structures similaires dans les différentes régions du pays.

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Intempéries à Béja : des dégâts importants touchent l’infrastructure routière

Von: tmps
19. September 2026 um 15:38

Les fortes pluies qui se sont abattues, vendredi soir, sur les villes de Thibar, Téboursouk et Béja ont fortement endommagé le réseau routier.

Des habitants ont souligné à l’Agence TAP que les unités de la protection civile sont intervenues pour débloquer, notamment, la route régionale N°75 Thibar-Téboursouk, rétablir la circulation au niveau de la route reliant Djebba à Thibar et évacuer les eaux de pluie accumulées dansi un centre hospitalier de la région.

Les quantités de pluie enregistrées dans le gouvernorat de Béja, vendredi soir, ont atteint 30 mm à Thibar et Téboursouk, 12 mm à Béja et 9 mm à Oued Zarga.

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Rémunération : l’ATGEC appelle à renforcer l’égalité entre femmes et hommes

Von: tmps
19. September 2026 um 15:09

La présidente de l’association tunisienne de la gouvernance et de l’égalité des Chances entre les femmes et les hommes dans les postes de décision (ATGEC), Amel Sammoud Khammari a appelé à la nécessité de renforcer l’égalité effecive en matière de rémunération salariale et de parcours professionnels, estimant que l’égalité salariale constitue un droit fondamental ainsi qu’un élément fondamental de la justice économique et sociale et du développement durable.

Dans une déclaration à l’agence TAP, à l’occasion de la journée internationale de l’égalité de rémunération célébrée chaque année le 18 septembre, la présidente de l’association a indiqué que la Tunisie a adhéré, depuis des décennies, au processus international en faveur de l’égalité salariale, rappelant qu’elle a ratifié, en 1968, la Convention n° 100 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) relative à l’égalité de rémunération entre les travailleurs et les travailleuses pour un travail de valeur égale.

Selon elle, le défi consiste aujourd’hui à passer d’une égalité consacrée par les textes de loi à une égalité effective en matière de rémunération et de parcours professionnels, notamment en ce qui concerne le recrutement, la promotion, la formation et l’accès aux postes de responsabilité et de décision.

Pour elle, la notion de l’égalité ne devrait pas se limiter au principe « travail égal, salaire égal », mais elle devrait également englober l’égalité de rémunération pour un travail de valeur égale, sur la base de critères objectifs et transparents d’évaluation des emplois, des compétences et des responsabilités, appelant, à cet égard, à renforcer la production et la publication de données et de statistiques classées par sexe, secteur, profession et niveau de responsabilité, afin de permettre de mesurer avec précision les écarts de rémunération, d’en identifier les causes et de mettre en place les politiques appropriées pour y remédier.

Khammari a souligné, dans ce contexte, que la réduction des disparités doit aller de pair avec le parcours professionnel des femmes, notamment en ce qui concerne l’impact de la maternité et des responsabilités familiales sur leur accès à la formation, à la promotion et aux postes à responsabilité.

Elle a, dans ce sens, suggéré d’étudier la possibilité de mettre en place un mécanisme institutionnel afin de consacrer l’égalité dans les administrations et les institutions tunisiennes, à l’instar d’autres pays.

La présidente de l’ATGEC a encore mis l’accent sur l’importance de renforcer la transparence des systèmes de rémunération et des mécanismes de fixation des salaires et d’adopter des critères objectifs pour évaluer les emplois et les travaux de valeur égale, afin de garantir l’égalité des chances en matière de recrutement, de promotion, de formation et d’accès aux postes à responsabilité.

Elle a aussi jugé indispensable de développer des mécanismes permettant de mesurer et de publier les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes, afin de veiller à ce que le congé de maternité et les responsabilités familiales n’aient pas d’incidence négative sur le parcours professionnel, l’ancienneté et les chances de promotion.

Elle a, enfin, recommandé d’instaurer un mécanisme d’égalité au sein des administrations afin de suivre les questions liées à la discrimination et à l’égalité, d’accompagner les femmes dans leur parcours professionnel et de mettre en œuvre des programmes de réinsertion, de formation et de mise à jour des compétences après les périodes d’interruption liées à la maternité ou aux responsabilités familiales.L’objectif étant de favoriser la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, considérées comme faisant partie intégrante des politiques en faveur de l’égalité économique.

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Congélation des ovocytes : quand la médecine rencontre le désir de retarder la maternité

Von: tmps
19. September 2026 um 11:58

Par Mona BEN GAMRA 

Dans la pénombre tamisée d’une salle d’attente à Tunis, Nadia, 29 ans, réajuste le pli de son écharpe, les doigts tremblants. Il y a encore deux semaines, son quotidien oscillait entre ses responsabilités de cadre administrative et ses projets de vie. Puis le verdict est tombé, brutal, sans appel : cancer du sein. Un diagnostic qui glace le sang, mais qui s’est immédiatement accompagné d’un second choc, plus sourd et plus intime. Avant d’engager la chimiothérapie, son oncologue l’a mise en garde : les traitements toxiques risquent de détruire irréversiblement sa réserve ovarienne.

« On m’a parlé de survie, de protocole, de rémission. Mais au milieu de cette tempête, la seule pensée qui m’a accrochée à la vie, c’est l’idée de pouvoir être mère un jour », confie Nadia, la voix nouée par l’émotion. « Quand le médecin m’a expliqué qu’on pouvait congeler mes ovocytes avant de démarrer la chimie, j’ai vu une lueur d’espoir. Puis est venue la douche froide : les démarches, les incertitudes, la bureaucratie et le sentiment de courir contre la montre alors que mon corps se bat déjà contre la maladie. »

Le parcours de Nadia n’est pas un cas isolé. Il incarne le drame silencieux de milliers de jeunes femmes tunisiennes prises au piège entre les avancées technologiques de la médecine moderne, l’évolution rapide des structures sociales et un cadre juridique qui peine à épouser son époque.

Une médecine de pointe face au défi du temps

La technique existe pourtant bel et bien sur le sol national, bénéficiant d’une expertise reconnue à l’échelle régionale. « La congélation des ovocytes, c’est une procédure médicale pour conserver des ovocytes pour les utiliser par la suite pour concevoir », rappelle le Dr Béchir Zouaoui, ancien professeur agrégé en gynécologie-obstétrique. « Le concept s’est développé avec l’évolution technologique de la vitrification, c’est-à-dire le choc de froid pour conserver les ovocytes. Donc la vitrification passe d’une température ambiante à une température qui est très basse, rapidement. Ça permet de conserver la qualité des ovocytes, et la dévitrification nous permet de récupérer les ovocytes tels qu’ils ont été congelés. Et c’est le grand avantage ».

Sur le plan purement sanitaire, la préservation de la fertilité pour motif médical constitue une pratique validée. « Ce qui est nouveau, c’est la préservation de la fertilité qui existe depuis quelques années, une dizaine ou 15 ans, dans les hôpitaux et le secteur privé », précise le Dr Zouaoui. « Ce sont des femmes dont la fertilité risque d’être touchée par les traitements de la maladie, essentiellement le cancer du sein, les hémopathies… C’est une prise en charge documentée, réglementée. Les centres de PMA le font, cela dépend du médecin, ce n’est pas interdit par la loi. Je le fais dans mon centre de PMA pour certains cas ».

Cependant, le facteur biologique demeure impitoyable. Comme le souligne le spécialiste : « On congèle ce qu’on a recueilli. La femme ne peut donner que ce qu’elle a. Si elle a une bonne réserve ovarienne, on peut stimuler. Tout dépend de son âge et de sa réserve. À 45 ans, c’est déjà trop tard. L’idéal est d’avoir environ 20 ovocytes par cycle pour espérer un bébé. La procédure en elle-même est assez courte, et la conservation d’année en année reste limitée à 5 ans, sans frais supplémentaires ».

 

Le dilemme juridique : entre indication médicale et choix sociétal

Si Nadia entre théoriquement dans le cadre dérogatoire de l’exception médicale, l’accès à la congélation d’ovocytes se heurte à des verrous réglementaires stricts, particulièrement pour les femmes célibataires. Maître Habib Salaani, avocat, apporte un éclairage précis sur l’état du droit tunisien : « La législation tunisienne en vigueur ne prévoit pas, à ce jour, la possibilité pour une femme non mariée de procéder à une autoconservation de ses ovocytes pour convenance personnelle, en l’absence d’une indication médicale. La loi tunisienne n° 2001-93 du 7 août 2001 relative à la médecine de la reproduction encadre en effet la conservation des gamètes dans un cadre médical et thérapeutique. La question demeure donc posée pour les femmes qui souhaitent préserver leur fertilité en raison de leur âge, de leur parcours personnel ou de leur projet de vie, sans pathologie ni traitement médical susceptible d’altérer leur fertilité ».

L’article 6 de la loi de 2001 autorise certes une personne non mariée à congeler ses gamètes à titre exceptionnel en cas de traitement gonadotoxique (chimiothérapie ou radiothérapie). Mais même dans ce cas, ces ovocytes ne pourront être ultérieurement réimplantés que dans le cadre d’un mariage légalement reconnu.

Face à ces limites, le corps médical a pris l’initiative d’impulser le changement. C’est durant son mandat à la présidence de la Société tunisienne de gynécologie-obstétrique (STGO) que le Dr Béchir Zouaoui s’est imposé comme l’un des principaux instigateurs d’une refonte législative. « En Tunisie, on est parmi les premiers dans la PMA dans le monde arabe, en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne », rappelle-t-il. « La loi de l’assistance médicale à la procréation a été mise en place il y a environ 25 ans. Donc l’évolution technologique a évolué et l’évolution sociétale a changé. On a fait le projet de loi en janvier 2022. Cela a pris environ un an ou un an et demi, il a été validé par le Ministère, et on attend l’approbation par l’ARP ».

Ce projet de texte entend adapter les pratiques tout en instaurant des balises éthiques : « Ce qu’on a demandé dans la nouvelle loi, c’est de mettre des garde-fous pour toutes les procédures, surtout les idées sensibles. On a fixé des limites d’âge : à partir de 27 ans pour demander une préservation, et jusqu’à 45 ans comme limite supérieure », explicite le docteur Zouaoui.

 

La transition démographique et la mutation des modèles matrimoniaux

L’urgence d’une révision législative s’inscrit dans un paysage démographique en pleine mutation. Au lendemain de l’indépendance, la Tunisie avait été pionnière en matière de politique de limitation de la natalité et de planification familiale. Cependant, la réalité sociologique contemporaine impose un changement radical de paradigme : la politique publique doit désormais passer d’une logique de restriction à une politique d’accompagnement actif de la fertilité et des choix reproductifs des jeunes couples.

Les chiffres attestent de ce basculement historique. L’indice synthétique de fécondité en Tunisie est tombé à 1,7 enfant par femme en 2023, alors qu’il s’élevait encore à 2,4 en 2016. Cette chute vertigineuse, en deçà du seuil de renouvellement des générations (fixé à 2,1), s’explique par la combinaison du recul significatif de l’âge au premier mariage — qui dépasse aujourd’hui 29 ans pour les femmes — et des transformations structurelles des modes de vie.

Ce phénomène s’aligne sur des tendances globales observées à l’échelle internationale. Lors de la Journée internationale de la population, le Dr Rym Fayala, cheffe de l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la population) a présenté une étude d’envergure menée dans 73 pays auprès de 100 000 internautes âgés de 18 à 39 ans. Les conclusions sont éloquentes : 90 % des jeunes interrogés déclarent que la stabilité matérielle et la santé constituent leurs objectifs prioritaires dans la vie. Ils expriment un désir réel de se marier et d’avoir des enfants, mais exigent de le faire dans des conditions d’épanouissement optimales.

Najet Araari, chercheuse en sociologie spécialité genre et sexualité à la Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis (Université de Tunis), analyse cette dynamique : « S’il n’existe pas aujourd’hui d’études formelles démontrant que la société a pleinement intégré cette évolution, la congélation des ovocytes est une solution qui mérite d’être envisagée au regard de la hausse de l’âge moyen au mariage et du choix de certaines femmes de différer leur union ».

Selon la sociologue, cette question touche directement à l’autonomie reproductive : « Il s’agit de donner aux femmes et aux couples la possibilité de disposer d’une vraie marge de choix quant au moment de leur mariage et de leur maternité ». Dans un contexte marqué par le vieillissement progressif de la population tunisienne, permettre de concrétiser un projet d’enfant à un âge plus avancé représente une réponse démographique pertinente, alignant l’épanouissement individuel et l’intérêt collectif.

 

Justice reproductive et accessibilité : Le combat féministe

Au-delà des aspects techniques et sociologiques, la préservation de la fertilité pose la question fondamentale de la justice sociale. Dans le secteur privé, les protocoles de stimulation et de vitrification coûtent plusieurs milliers de dinars, rendant l’intervention prohibitive pour une grande partie des femmes. L’opération peut coûte, en effet,  environ 6000 DT dans le secteur privé et environ 250 DT  à l’hôpital Aziza Othmana . 

Le Dr Hedia Belhadj, présidente du Groupe Tawhida Ben Cheikh (Recherche et Action en Santé des femmes), pose le débat sur le terrain des droits humains et de l’égalité des genres :

« Le Groupe Tawhida Ben Cheikh, une association féministe qui milite pour l’exercice des droits sexuels et reproductifs et le droit de disposer de son corps, fonde son argument sur le droit inaliénable de toutes les femmes de décider quand et combien d’enfants elles souhaitent avoir durant leur vie reproductive. De la même façon que le droit d’avoir accès à des services de qualité de contraception et de bénéficier d’un avortement sécurisé lorsqu’elles le désirent, toutes les femmes ont le droit de concevoir au moment où elles le désirent. La femme, à la différence de l’homme, ne développe plus d’ovocytes après un certain âge et les ovocytes sont de meilleure qualité à un âge jeune, par conséquent la congélation des ovocytes rentre dans le cadre de l’égalité entre les sexes ».

Interrogée sur la nécessité d’une ouverture du cadre légal au-delà de l’indication médicale stricte, le Dr Belhadj se montre catégorique :

« Absolument, la congélation des ovocytes est un outil de l’exercice du choix de la personne de disposer de son corps, qu’elle soit en union ou pas. La restriction de la condition du mariage doit absolument être revue. À l’avenir, si l’âge au mariage continue à augmenter, la procédure devrait être disponible et abordable financièrement à toutes les femmes quel que soit leur statut matrimonial. La Tunisie a des personnes compétentes et des laboratoires qualifiés pour assurer ce service à moindre coût, pourvu que le conditionnement de la congélation soit assuré sur le temps. Une fois ratifiée, la réforme de la loi devrait être mise en pratique dans le cadre des services publics remboursés par la sécurité sociale ».

S’agissant de la baisse de la fécondité et des réticences institutionnelles, elle rappelle la ligne d’action du mouvement :

« La loi n’autorise pas la congélation d’ovocytes pour des raisons sociales pour des motifs de carrière ou en l’absence de partenaire. Mais vu l’augmentation de l’âge au mariage, le droit reproductif se pose pour une partie de la population. La question est donc d’actualité vu le taux de fécondité qui baisse ; toutefois, notre Groupe ne l’aborde que sous l’angle de la justice reproductive et du choix et droit des femmes de décider de la contraception, de l’avortement et de la conception. Le cadre légal actuel se focalise sur les couples mariés mais il est de plus en plus contesté. Le Groupe Tawhida continuera à travailler avec nos partenaires publics et de la société civile pour faire avancer le plaidoyer, l’information et l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive ».

 

Donner du temps à l’espoir

Pour Nadia, l’urgence ne s’embarrasse pas de débats théoriques. Entre deux rendez-vous médicaux, son calendrier se mesure en jours. Dans quelques semaines, la chimiothérapie commencera. Pouvoir congeler ses ovocytes représente son ancre dans la tempête, l’affirmation que la maladie ne dictera pas seule le cours de son existence. Mais il existe aussi d’autres cas de femmes qui préfèrent retarder leur fertilité  alors qu’elles ne sont pas encore mariées. Et c’est là que la médecine et la loi rencontrent le désir de la maternité.  

Alors que le projet de loi révisé dort dans les tiroirs de l’Assemblée des Représentants du Peuple en attente de sa ratification officielle, la réalité du terrain, elle, n’attend pas. Entre la chute des naissances, le désir d’émancipation professionnelle des jeunes femmes, les obstacles économiques et les urgences oncologiques, la Tunisie se trouve à la croisée des chemins. L’exigence est claire : moderniser sa législation sur la santé reproductive pour transformer une prouesse médicale d’exception en un droit accessible, équitable et protecteur de l’avenir de sa jeunesse.

Mona BEN GAMRA 



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Météo : vigilance face aux fortes précipitations attendues cet après-midi

Von: tmps
19. September 2026 um 10:48

Des chutes de pluies seront attendu, samedi, sur la plupart des régions où elles seront temporairement orageuses et parfois abondantes l’après midi sur les régions de l’Ouest surtout sur les gouvernorats de Gafsa, Kasserine et Sidi Bouzid, selon le bulletin de suivi publié par l’institut National de la Météorologie (INM).

Ces précipitations s’étendront progressivement vers les régions de l’Est surtout sur les régions de Sfax, du Sahel, du Cap Bon, le Grand Tunis et Bizerte où les quantités pluviométriques maximales oscilleront entre 20 et 40 mm, atteignant localement 60 mm avec le soufflement d’un vent fort lors de l’apparition des averses orageuses.

Les pluies continueront, dimanche 20 septembre 2026, sur la plupart des régions et seront parfois diluviennes sur les régions du Nord et de l’Ouest, selon la même source.

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Tunis : un colloque consacré à la gouvernance des entreprises publiques

Von: tmps
19. September 2026 um 09:42

Les directeurs généraux des entreprises et établissements publics se sont réunis, vendredi, à Tunis, autour d’une question centrale : Comment mieux gouverner.

Contexte : Colloque sous le signe de « Gouvernance des entreprises publiques : leadership responsable et performance efficace », dont les travaux ont été présidés par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari.

Dans son allocution, le ministre a souligné que la réforme de la gouvernance exige une transition vers un modèle institutionnel fondé sur la clarté des objectifs, la rapidité dans la prise des décisions, l’anticipation des risques et l’évaluation des performances, précisant qu’une bonne gouvernance implique nécessairement une définition précise des responsabilités, cite un communiqué du ministère de l’Industrie.

Zouari a en outre décliné les priorités de son département : Il est question de renforcer le rôle stratégique des conseils d’administration, de déployer des indicateurs de performance couplés à un système d’alerte précoce, de revaloriser la fonction d’inspection et d’ancrer la transparence dans une logique de redevabilité.

C’est dire, une feuille de route rigoureuse assortie d’une approche concrète fondée sur la trilogie : définir les responsabilités, fixer les délais et assurer le suivi.

Les échanges ont mis en lumière les tensions que vivent ces structures, dont notamment, la concurrence accrue, les finances publiques sous pression, le déficit de confiance entre l’État et ses entreprises.

Le colloque a également permis de plancher sur les leviers pour y remédier, plaidant pour le développement des capacités productives, l’amélioration de la compétitivité économique et la promotion de la qualité des services publics sans esquiver les obstacles liés à la mise en oeuvre des principes de gouvernance.

De son côté, le secrétaire d’État chargé de la transition énergétique, Wael Chouchène a exhorté les participants à puiser dans les réussites internes plutôt que de chercher des modèles ailleurs, recommandant d’accélérer les projets, de pérenniser le service public et de miser sur l’efficacité de la gestion

Le colloque a réuni le président du Haut comité du contrôle administratif et financier, Imed Hazgui, le président du comité général de la fonction publique, Hatem Aïchaoui, ainsi que les directeurs généraux et hauts cadres des établissements et entreprises publics sous tutelle.

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Météo : prévisions du samedi 19 septembre 2026

Von: tmps
19. September 2026 um 09:00

Le ciel sera marqué par des passages nuageux sur la plupart des régions, parfois plus denses sur le littoral oriental. Les températures maximales oscilleront entre 28 et 31 °C sur le Nord et le Sahel, et varieront de 32 à 36 °C sur le reste du territoire. Le vent soufflera de secteur nord, relativement fort près des côtes orientales, tout en restant faible à modéré ailleurs. La mer sera agitée le long des côtes de l’Est et peu agitée à localement ondulée au Nord.

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Alzheimer : une mobilisation nationale pour agir dès les premiers signes

Von: tmps
19. September 2026 um 08:30
 Le samedi 19 septembre 2026, des journées portes ouvertes seront organisées dans plusieurs gouvernorats afin d’informer, de dépister et d’orienter les personnes concernées

Sous l’égide du ministère de la Santé et avec le soutien des Directions régionales de la Santé, la Fédération Tunisienne de Neurologie et de Neurosciences organise, en collaboration avec l’Association Alzheimer Tunisie et avec l’appui des Laboratoires Médis, une journée nationale de sensibilisation à l’occasion de la Journée Mondiale de la Maladie d’Alzheimer, célébrée le 21 septembre de chaque année.

Placée sous le slogan « Si vous commencez à oublier, nous sommes avec vous… et nous ne vous oublierons pas », cette mobilisation se déploiera dans près de vingt centres de soins publics et privés répartis sur : le Grand Tunis, Bizerte, Béja, Jendouba, Zaghouan, Nabeul, Sousse, Kairouan, Sidi Bouzid, Monastir, Mahdia, Sfax, Gafsa, Médenine et Gabès.

L’objectif est de rapprocher l’information et le dépistage des citoyens, mais aussi d’encourager les familles à consulter dès l’apparition de signes inhabituels.

▪ Reconnaître les signes qui doivent alerter

Un oubli occasionnel ne signifie pas nécessairement Alzheimer. En revanche, des troubles de la mémoire qui se répètent, des difficultés à s’orienter ou à accomplir des gestes familiers, ainsi que certains changements de comportement doivent conduire à demander l’avis d’un spécialiste.

Tout au long de la matinée, les participants pourront mieux comprendre la maladie, ses symptômes et ses facteurs de risque. Les neurologues et les médecins de première ligne présents répondront aux questions du public et apporteront des conseils sur la prévention, le diagnostic précoce et l’accompagnement du patient et de sa famille.

Le Pr Riadh Gouider, président de la Fédération Tunisienne de Neurologie et de Neurosciences a déclaré dans ce cadre :

Plus les premiers signes sont repérés tôt, plus nous pouvons orienter rapidement le patient et aider sa famille à mettre en place un accompagnement adapté. Nous invitons toutes les personnes qui s’interrogent sur leur mémoire ou celle d’un proche à ne pas attendre et à venir nombreuses profiter de cette journée de dépistage, rencontrer les neurologues et poser leurs questions. »

 Cette journée s’adresse aux personnes qui constatent des troubles de la mémoire, mais également aux familles, aux aidants et à tous ceux qui souhaitent mieux connaître la maladie d’Alzheimer.

Mohamed Sahbi RAMMAH

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Empfangen — 18. September 2026 ⏭ Französischsprachig

Les Bleus : Zinédine Zidane annonce sa première liste

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18. September 2026 um 18:36

Le nouveau sélectionneur de France, Zinédine Zidane, a dévoilé vendredi sa toute première sélection à la tête des Bleus, une liste de 23 joueurs convoqués en prévision des prochains matches de la Ligue des nations de l’UEFA.

Zidane a concocté un mélange de fraîcheur et d’audace, avec un groupe résolument tourné vers l’avenir, en faisant la part belle à la jeunesse triomphante et à de grandes surprises.

Le technicien tricolore a ainsi dynamité son secteur offensif en intégrant des visages totalement inattendus, parmi eux l’attaquant de Rennes, Estéban Lepaul, récompensé pour son excellent début de saison et meilleur joueur de la Ligue la saison dernière, accompagné par la première apparition chez les A du solide défenseur central de Liverpool, Jérémy Jacquet.

L’intégration de ces nouveaux visages est complétée par l’arrivée du gardien de but toulousain Guillaume Restes, qui vient bousculer la hiérarchie des doublures dans la cage tricolore.

Au rayon des grands retours et des confirmations, Zidane a choisi de relancer Pierre Kalulu, performant en Italie et de retour au premier plan pour solidifier le flanc droit de la défense.

Au milieu de terrain, l’ancien maître à jouer du Real Madrid redonne sa confiance à Lucas Da Cunha et réinstalle Andy Diouf dans un rôle hybride, tout en confiant sans surprise les clés du jeu aux cadres de la nouvelle génération, menés par le capitaine Kylian Mbappé, Eduardo Camavinga et Warren Zaïre-Emery.

Ce groupe profondément remanié entrera immédiatement dans le vif du sujet avec quatre matches successifs en Ligue des Nations. Les Bleus devront ainsi se déplacer en Turquie le 25 septembre et le 28 en Belgique, avant de recevoir l’Italie le 2 octobre et la Belgique trois jours plus tard.

Voici la liste complète des 23 joueurs convoqués:

– Gardiens  : Mike Maignan (AC Milan), Guillaume Restes (Toulouse), Robin Risser (Lens)

– Défenseurs : Andy Diouf (Inter Milan), Jérémy Jacquet (Liverpool), Pierre Kalulu (Juventus), Ibrahima Konaté (Real Madrid), Jules Koundé (Barcelone), Maxence Lacroix (Chelsea), Adrien Truffert (Bournemouth), Dayot Upamecano (Bayern Munich).

– Milieux : Eduardo Camavinga (Real Madrid), Rayan Cherki (Manchester City), Lucas Da Cunha (Côme), Manu Koné (AS Rome), Adrien Rabiot (AC Milan), Warren Zaïre-Emery (PSG).

– Attaquants : Bradley Barcola (Liverpool), Ousmane Dembélé (PSG), Désiré Doué (PSG), Estéban Lepaul (Rennes), Kylian Mbappé (Real Madrid), Michael Olise (Bayern Munich).

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Intempéries : la Protection civile appelle les citoyens à la prudence

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18. September 2026 um 14:12

La Protection civile tunisienne a appelé vendredi les citoyens à respecter plusieurs consignes de sécurité afin de prévenir les risques liés aux fortes pluies et aux perturbations météorologiques.

Dans un message de sensibilisation publié sur les réseaux sociaux, la Protection civile recommande notamment d’éviter de circuler en voiture dans les zones inondées et de rester à l’écart des oueds et des zones susceptibles d’être submergées.

Elle appelle également à suivre les prévisions météorologiques ainsi que les bulletins d’information de la Protection civile, à ne pas s’approcher des cours d’eau et des oueds, même lorsque leur niveau semble normal, et à limiter les déplacements non essentiels pendant les épisodes orageux.

Les citoyens sont en outre invités à ne pas tenter de traverser les oueds ou les routes inondées et à vérifier la sécurité de leurs habitations, notamment l’état des toitures et des systèmes d’évacuation des eaux, afin de s’assurer qu’ils ne sont pas obstrués.

Sur le plan de la sécurité électrique, la Protection civile recommande de débrancher les appareils électriques non essentiels et de veiller à ce que les installations électriques soient correctement protégées contre tout contact avec l’eau.

En cas d’urgence, les citoyens sont invités à composer le **198**, numéro de la Protection civile.

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Météo : fortes pluies orageuses prévues au Nord-Ouest et au Centre

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18. September 2026 um 13:30

Des cellules orageuses accompagnées de pluies localement abondantes sont attendues vendredi l’après-midi sur les régions du Nord-Ouest et du Centre, s’étendant progressivement vers les régions de l’Est où les quantités pluviométriques seront comprises entre 20 et 40 mm, selon un bulletin de suivi publié par l’Institut National de la Météorologie (INM). Ces pluies concerneront pendant la nuit les régions du Sud-Ouest avec des chutes de grêles et un vent fort lors de l’apparition des cellules orageuses.

L’INM précise que des pluies sont  attendues demain, samedi 19 septembre 2026, sur la plupart des régions, parfois abondantes sur les régions du Centre- Ouest et du Sud et localement sur les côtes Est.

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Rage : vaccination de plus de 6300 animaux

Von: tmps
18. September 2026 um 12:22

La campagne de lutte contre la rage lancée dans le gouvernorat de Jendouba, depuis début septembre, a permis de vacciner 6300 chats et chiens, a indiqué à l’Agence TAP, la cheffe de service de la production animale au Commissariat régional au développement agricole (CRDA), Wiem Mouelhi.

Les premiers vaccins antirabiques ont été réalisés, à la fin du mois d’août, par des vétérinaires et des techniciens au CRDA répartis sur sept centres à Ghardimaou, Oued Mliz, Fernana, Jendouba, Boussalem, Ain Draham et Tabarka, a-t-elle souligné.

Des séances de prévention de la rage seront organisées dans les écoles primaires de la région, à l’occasion de la journée mondiale contre la rage (28 septembre), selon la même source.

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Les épisodes de chaleur du futur : plus fréquents et plus étendus

Von: tmps
18. September 2026 um 10:15

La CESAO vient de publier des fiches d’information par pays RICCAR, initiative régionale pour l’évaluation des impacts du changement climatique sur les ressources en eau et la vulnérabilité socioéconomique dans la région arabe. Cette initiative constitue le premier cadre régional coordonné permettant de comprendre comment le changement climatique remodèle les pays arabes. Qu’en est-il de la Tunisie ?

Les fiches d’information par pays RICCAR ont été élaborées à partir d’ensembles de modèles climatiques régionaux à haute résolution. Ces fiches documentent un net réchauffement historique, une augmentation des températures extrêmes et de forts contrastes spatiaux dans les régimes de précipitations, et ce, pour des climats allant des systèmes de pluies hivernales méditerranéennes et des influences de la mousson de la mer d’Oman aux vastes déserts hyperarides de la région.

Cette série de fiches d’information fournit collectivement des données probantes pour la coordination des politiques, l’évaluation des risques climatiques et la planification de l’adaptation dans les 22 États arabes. 

Avant toute chose, il faut savoir que deux scénarios RCP (Representative Concentration Pathways/Trajectoires représentatives de concentration) ont été utilisés dans la fiche de notre pays, et ce, afin de définir une fourchette plausible de conditions climatiques futures. 

Le premier (le plus optimiste), le RCP2.6, est un scénario à faibles émissions et à forte atténuation, compatible avec une décarbonation rapide et une diminution du forçage radiatif au cours du siècle.

Le second (le plus pessimiste), le RCP8.5, est un scénario à fortes émissions et à forçage élevé, reflétant un avenir marqué par une croissance continue des émissions et des interventions limitées en matière de politique climatique.

La fiche pour notre pays présente une synthèse des projections climatiques futures.

Ainsi, il est indiqué que la température devrait augmenter dans tous les scénarios : de 0,7 °C selon le scénario RCP2.6 et de 0,9 °C selon le scénario RCP8.5 à court terme, et de 0,9 °C selon le scénario RCP2.6 et de 1,7 °C selon le scénario RCP8.5 à moyen terme.

 

Des contrastes spatiaux restent importants

Le réchauffement est le plus marqué dans les régions intérieures occidentales, où les conditions continentales, la faible humidité et les intrusions d’air saharien amplifient la sensibilité par rapport à la côte méditerranéenne.

La fiche précise que, chez nous, l’on compte, actuellement, en moyenne 61 jours de forte chaleur, c’est-à-dire supérieure à 35 °C, par an, avec une forte variabilité spatiale. À court terme, les projections indiquent une augmentation uniforme d’environ 14 jours dans les deux scénarios, qui s’accentuera à moyen terme pour atteindre 16,1 jours dans le scénario RCP2.6 et 28,3 jours dans le scénario RCP8.5. 

Cela représente une évolution marquée vers des épisodes de chaleur plus fréquents, plus longs et plus étendus.

L’amplitude thermique diurne (l’écart entre la température la plus basse enregistrée le matin et la température la plus haute observée l’après-midi d’une même journée) est en moyenne de 11,2 °C, avec une fourchette comprise entre 8,7 et 12,8 °C, et ne devrait varier que très légèrement, plus ou moins 0,3 °C. 

Cependant, les contrastes spatiaux restent importants : l’amplitude thermique diurne s’élargit à l’intérieur des terres, tandis que le long du golfe de Gabès, elle se rétrécit dans le scénario RCP8.5, les températures nocturnes augmentant plus rapidement.

 

Baisses pour les précipitations 

L’on peut lire, sur la fiche, que les précipitations pendant la saison des pluies s’élèvent en moyenne à 23 mm par mois. Les projections indiquent des baisses médianes de 1,4 à 1,5 mm par mois à court terme et de 1,2 à 1,6 mm par mois à moyen terme. 

Les précipitations de la saison sèche sont déjà faibles, avec des baisses modestes de 0,3 à 1,0 mm par mois à court terme et de 1,3 mm par mois à moyen terme. 

Selon la fiche, ces changements reflètent un affaiblissement des trajectoires des tempêtes méditerranéennes à court terme, tandis qu’un réchauffement plus marqué dans le scénario RCP8.5 pourrait compenser en partie la baisse des précipitations en augmentant la disponibilité de l’humidité atmosphérique.

La sécheresse, mesurée en jours secs consécutifs (correspondant au plus grand nombre de jours d’affilée durant lesquels les précipitations quotidiennes sont inférieures à 1 mm), s’élève en moyenne à 97 jours par an. 

À court terme, elle devrait augmenter de 8,6 jours dans le scénario RCP2.6 et de 7,6 jours dans le scénario RCP8.5. 

À moyen terme, l’augmentation prévue est de 7,5 jours dans le scénario RCP2.6 et de 16,0 jours dans le scénario RCP8.5, en raison d’une diminution de la fréquence des précipitations.

Il est ajouté que l’évaporation s’élève en moyenne à 16 mm par mois et est limitée par l’humidité. Les projections indiquent des baisses de 0,8 mm par mois dans le scénario RCP2.6 et de 0,6 mm par mois dans le scénario RCP8.5 à court terme, et de 1,0 mm par mois dans les deux scénarios à moyen terme. 

Sous le scénario RCP8.5, l’évaporation diminue de plus de 5 mm par mois dans les zones intérieures, tandis que de légères augmentations sont observées le long de la côte en raison d’une plus grande disponibilité en humidité provenant de la mer Méditerranée.

L’humidité relative (rapport entre la quantité de vapeur d’eau présente dans l’air et la quantité maximale que l’air peut contenir à la même température, exprimé en pourcentage) s’établit en moyenne à 52% et diminue de 0,8% dans le scénario RCP2.6 et de 0,3% dans le scénario RCP8.5 à court terme, puis de 0,9% dans le scénario RCP2.6 et de 0,5% dans le scénario RCP8.5 à moyen terme. 

 

Zouhour HARBAOUI



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A l’approche du dépôt du PLF 2027 : le niveau d’exécution du budget 2026 en question

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18. September 2026 um 09:25

Alors que l’année 2026 entame son dernier trimestre, le compte à rebours est désormais lancé avant le dépôt du projet de loi de Finances 2027 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), prévu au plus tard le 15 octobre 2026, conformément à l’article 42 de la loi organique du budget.

Pendant que se préparent les arbitrages et les discussions autour du prochain exercice budgétaire, l’état d’avancement et le niveau d’exécution de la loi de Finances 2026 soulèvent plusieurs questions.

 

Issam Chouchane : «Il convient de se référer au rapport d’exécution du budget»

«Le calendrier budgétaire est encadré par des délais prévus par la loi organique du budget. L’article 62 prévoit que le gouvernement présente à l’ARP, après l’expiration du premier semestre de chaque année budgétaire, un rapport sur l’exécution du budget et sur l’application des dispositions de la loi de Finances de l’année», a remarqué le député de l’ARP, Issam Chouchane.

Dans une déclaration au journal «Le Temps», le député a affirmé qu’à ce jour, aucun rapport relatif au budget de l’État pour l’année 2026, ni aucun document portant sur le niveau d’exécution du budget au cours des six premiers mois de l’année, n’a été transmis à la Commission des finances de l’ARP.

Issam Chouchane a également évoqué plusieurs dispositions introduites par l’ARP dans la loi de Finances 2026, dont certaines propositions à caractère social. Il a notamment cité le dispositif consacré aux diplômés chômeurs de longue durée.

Cette disposition a suscité un important débat, a-t-il rappelé, soulignant que le Président de la République avait appelé à plusieurs reprises à favoriser l’emploi des personnes concernées et à leur garantir leur droit au travail. Malgré ces orientations, le député affirme qu’aucune avancée concrète n’a, jusqu’à présent, été enregistrée quant à la mise en œuvre de cette disposition.

«Pour déterminer précisément quelles dispositions de la loi de Finances 2026 ont été effectivement appliquées et lesquelles sont restées en suspens, il convient de se référer au rapport d’exécution du budget», a-t-il indiqué.

Ce document, a-t-il expliqué, doit être présenté à la Commission des finances afin de permettre aux députés d’examiner le niveau d’application des différentes dispositions de la loi de Finances.

«Plusieurs dispositions inscrites dans la loi de Finances 2026 n’ont pas été appliquées, tandis que d’autres l’ont été», a-t-il relevé.

À titre d’exemple, Issam Chouchane a cité les dispositions relatives au rééchelonnement des dettes, affirmant que les établissements financiers et bancaires avaient commencé à interagir avec ces dispositions.

À l’inverse, plusieurs mesures restent, selon lui, sans application effective. Outre le dispositif destiné aux diplômés chômeurs de longue durée, le député a notamment évoqué le régime FCR, ainsi que l’avantage fiscal destiné aux Tunisiens résidant à l’étranger qui, selon lui, n’est toujours pas entré en vigueur.

Il a également cité la mesure relative à l’octroi d’une voiture par famille, qui n’aurait pas encore été mise en œuvre. «Une grande partie des dispositions n’a pas été appliquée», a-t-il souligné.

Au-delà du suivi de l’exercice en cours, le député souligne que la fonction exécutive est tenue de présenter, tous les six mois, un rapport sur l’exécution du budget, notamment afin de permettre aux députés de suivre l’évolution des équilibres financiers et de disposer d’une base pour l’élaboration du prochain projet de loi de finances.

Dans le même ordre d’idées, Issam Chouchane a fait référence à l’article 40 de la loi organique du budget, qui prévoit la présentation, avant la fin du mois de juillet de chaque année, des hypothèses et des grandes orientations du budget de l’État pour l’année à venir. «Or, ces éléments n’auraient pas encore été transmis à l’ARP», affirme le député.

 

Tarek Mahdi : «Les lois ne sont plus de simples textes en attente de décision»

Pour sa part, le député Tarek Mahdi a souligné que la priorité revient désormais au gouvernement, en tant qu’autorité chargée de la fonction exécutive, de mettre en œuvre les lois adoptées plutôt que d’en différer l’application.

«Les lois approuvées par l’ARP, promulguées par le Président de la République et publiées au JORT, sont devenues des lois en vigueur. Elles ne sont plus de simples textes en attente de la décision», a-t-il déclaré.

Dans ce cadre, le député appelle à une mise en œuvre effective de ces dispositions sur le terrain, notamment celles relatives à l’intégration des diplômés chômeurs de longue durée. Il cite également d’autres mesures adoptées par l’ARP, portant notamment sur l’utilisation des drones dans le secteur agricole, le dispositif relatif aux voitures, l’ouverture de comptes bancaires en devises, ainsi que diverses mesures de facilitation dans plusieurs domaines.

«Le texte législatif a été adopté, la volonté politique s’est exprimée et la loi a été publiée. Il appartient désormais à l’autorité exécutive de passer à l’application», a-t-il insisté.

Le député a notamment évoqué plusieurs textes liés au Code des changes, à l’investissement et à l’encouragement de l’investissement, estimant que certaines de ces dispositions pourraient contribuer à faciliter l’entrée de devises dans le pays.

S’agissant des attentes liées au projet de loi de Finances 2027, Tarek Mahdi estime que la priorité devrait être donnée à l’application effective des lois déjà adoptées en 2026, plutôt qu’à l’introduction de nouveaux textes.

Il appelle également à accorder une attention particulière aux investisseurs, qu’il considère comme un élément essentiel dans la dynamique de développement économique.

 

Raouf Fkiri : «Faire preuve de davantage de détermination»

De son côté, le député Raouf Fkiri a indiqué que, dès la préparation de la loi de Finances 2026, un accord avait été établi avec le ministère des Finances afin de privilégier une approche participative.

«Toutefois, à ce jour, le suivi de plusieurs dispositions inscrites dans la loi de Finances 2026 fait apparaître que certaines d’entre elles n’ont toujours pas été mises en œuvre», a-t-il souligné.

Le député a notamment cité le dispositif consacré aux diplômés chômeurs de longue durée, qui avaient accueilli favorablement l’adoption de cette mesure par l’ARP avant sa promulgation et sa publication au JORT.

S’agissant des difficultés qui entravent la mise en œuvre de ces dispositions, Raouf Fkiri estime que le principal problème réside dans le volet réglementaire, notamment dans l’élaboration des textes d’application nécessaires à leur entrée en vigueur.

Le député a rappelé que les bénéficiaires avaient été répartis en quatre catégories. Selon lui, le gouvernement aurait pu accélérer davantage la mise en œuvre, notamment pour les deux premières catégories, qui concernent les personnes âgées de plus de 40 ans et celles justifiant de plus de dix années de chômage.

Ces deux critères, souligne-t-il, ne nécessitent pas un travail d’interprétation ou de sélection particulièrement complexe, puisqu’ils reposent essentiellement sur des données objectives, à savoir l’âge et l’année d’obtention du diplôme.

Le député rappelle, par ailleurs, que la mise en œuvre du dispositif est prévue sur une période de trois ans. Dans ce cadre, estime-t-il, le gouvernement aurait pu commencer par les premières catégories, dont l’identification ne nécessiterait pas, selon lui, de procédures complexes.

À cela s’ajoute la question de la plateforme numérique qui devait accompagner la mise en œuvre du dispositif. Pour Raouf Fkiri, celle-ci aurait dû être opérationnelle plus rapidement, d’autant plus que la Tunisie dispose, selon lui, des compétences nécessaires pour concevoir et gérer ce type de plateformes. 

Plus largement, le député considère que ces questions restent surmontables et nécessitent surtout, selon lui, une plus grande détermination de la part du gouvernement. Il reconnaît toutefois l’existence de contraintes budgétaires, tout en estimant que celles-ci ne devraient pas constituer le seul critère dans l’évaluation des politiques publiques. 

En ce qui concerne les attentes autour de la loi de Finances 2027, Raouf Fkiri a indiqué que les différents blocs parlementaires travaillent actuellement sur des propositions d’amendement concernant certaines dispositions qui seront soumises par le gouvernement.

Dans cette perspective, les députés réfléchissent notamment à des mesures susceptibles de simplifier certaines procédures, en particulier dans le domaine des autorisations, mais aussi dans le cadre de la promotion de l’investissement et de la création de projets.

Nouha MAINSI



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Kaïs Saïed : La santé publique a été victime d’un sabotage délibéré

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18. September 2026 um 08:48

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, jeudi, au palais de Carthage, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, pour faire le point sur l’avancement de plusieurs projets sanitaires à travers le pays.

Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a réaffirmé que la santé est  » un droit élémentaire et fondamental », devant être garanti à tous les citoyens sur un pied d’égalité.

Il a indiqué que plusieurs projets ont abouti, notamment, dans la lecture d’analyses biologiques et d’imagerie médicale à distance, ce qui a épargné aux patients le calvaire des déplacements inutiles et a écourté les longues périodes d’attente.

Le président Saïed a en outre affirmé que la santé publique est « un système intégré qui a été délibérément ciblé et sciemment mis à genoux », soulignant que plusieurs de projets ont accusé des retards injustifiés malgré la disponibilité des crédits nécessaires et ont été intentionnellement bloqués, tout comme les équipements qui y sont associés.

Il a imputé ces entraves à « ceux qui sont impliqués dans la corruption ou dont les cœurs sont malades », estimant qu’ils ne peuvent être amendés que par « une reddition de comptes juste et équitable » pour leurs manoeuvres et agissements  désavoués.

Le chef de l’État a également rendu hommage aux compétences du corps médical tunisien, toutes catégories confondues, médecins, paramédicaux et personnels de soutien, soulignant que l’intérêt porté par plusieurs pays au recrutement de cadres médicaux tunisiens, y compris ceux à la pointe du progrès scientifique, « n’est pas le fruit du hasard ».

Il a dans ce contexte loué les mérites des compétences nationales, qualifiant l’école médicale tunisienne de « référence mondiale » et de « fierté nationale » et plaidant en faveur d’un nouveau cadre juridique à même de libérer davantage les potentialités créatrices de ces cadres dans l’exercice de leurs missions.

Le président Saïed a conclu en exprimant sa conviction que le secteur de la santé ainsi que les autres services publics de l’Etat « retrouveront leur vitalité conformément aux aspirations du peuple », assurant que « l’œuvre de construction se poursuivra sans relâche, car tel est le chemin de la révolution et le cours de l’Histoire. »

 

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Pression fiscale et investissement : l’indispensable équilibre

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18. September 2026 um 08:35

Par Kamel ZAIEM

Le contenu du projet de loi de Finances pour l’année 2027 continue de figurer parmi les priorités de la gestion du budget de l’Etat. Etant parfaitement conscient de l’importance d’orienter ce projet vers plus d’efficacité et de justice sociale, le Chef de l’Etat a appelé à alléger la pression fiscale actuelle afin d’ouvrir les portes aux investissements et à la création de nouveaux projets et surtout de continuer à lutter pour se débarrasser définitivement des lenteurs administratives qui constituent un lourd handicap pour aller de l’avant…

Le Président de la République, Kaïs Saïed, a examiné, lors d’une réunion tenue hier après-midi, mardi 15 septembre, au palais de Carthage, avec la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, et le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, la préparation du projet de loi de Finances pour l’année prochaine.

Saïed a notamment souligné la nécessité d’inscrire les orientations retenues dans le projet de loi de Finances dans le cadre du plan quinquennal adopté, de manière à garantir l’équilibre régional recherché, à créer des opportunités d’emploi et à assurer concrètement la dignité des citoyens, dans le cadre de choix exclusivement nationaux.

Le Président de la République a également insisté sur la nécessité d’éviter d’accentuer la pression fiscale et de faciliter la création de projets, qu’il s’agisse de sociétés communautaires ou d’initiatives privées. Il a déploré le nombre important d’obstacles auxquels se heurtent les porteurs de projets, ainsi que la multiplication des situations dans lesquelles les citoyens sont confrontés à des lenteurs administratives ou à des formules devenues récurrentes, telles que : «J’ai pris connaissance» ou encore «Application de la réglementation en vigueur».

En rappelant ces formules qui demeurent, malheureusement, d’actualité, le Président Kaïs Saïed a voulu montrer qu’il suit régulièrement et méticuleusement ce qui se passe quotidiennement dans les administrations et qu’il fera tout pour changer cette triste réalité.

A ce propos, il a souligné qu’un responsable doit soit assumer pleinement ses responsabilités et faire preuve d’un véritable esprit de responsabilité et d’un engagement sans limites, soit comprendre que la Nation n’a pas besoin de lui. Les nations, a-t-il affirmé, ne se construisent ni dans l’attentisme, ni dans la méfiance, ni avec des mains tremblantes, mais avec l’esprit d’un combattant engagé sur le front.

Un équilibre fragile

Et si le Président de la République a insisté sur la nécessité d’alléger la pression fiscale, c’est qu’il est conscient que cette réforme est, aujourd’hui, plus qu’impérative.

Qu’en est-il, exactement, aujourd’hui ?

À 25,9% du produit intérieur brut (PIB) en 2025, la pression fiscale tunisienne se classe au premier rang du Maghreb et du monde arabe. C’est le constat que dresse une lecture comparative des données du Fonds monétaire international (FMI) et des ministères des Finances de la région. Mais derrière ce chiffre respectable se cachent plusieurs réalités moins flatteuses.

La Tunisie devance la Turquie (24,0% en 2024), le Maroc (23,1%), l’Égypte (13,6%) et la moyenne africaine (16,1%). Ce positionnement a une conséquence directe sur la compétitivité fiscale. Avec un revenu par habitant comparable à celui de ses voisins, la Tunisie supporte une charge fiscale supérieure à la leur, ce qui pèse sur les décisions d’investissement et, en bout de chaîne, sur le pouvoir d’achat des ménages.

Qu’on le veuille ou pas, le climat des affaires est loin d’encourager l’investissement : mesures douanières drastiques, souvent imprévisibles, fiscalité agressive, où la patente devient un outil de harcèlement plutôt qu’un instrument de régulation et impôt sur la fortune qui, d’une part, satisfait les uns mais qui, de l’autre, refroidit les ardeurs des étrangers souhaitant acquérir des biens en Tunisie.

De même, l’entrepreneur est parfois traité comme un suspect au moment où l’informel triomphe, bénéficiant de tous les avantages : pas de taxes, pas de contrôles, pas de normes —et une concurrence déloyale qui écrase les acteurs formels.

A l’évidence, la pression fiscale est élevée pour un pays à revenu intermédiaire, supérieure à tous ses voisins directs, mais insuffisante pour combler un déficit public persistant. L’État collecte davantage chaque année en valeur absolue et continue d’emprunter pour financer environ un cinquième de ses dépenses. La solution ne viendra ni d’une hausse supplémentaire des taux, qui pèserait encore davantage sur la compétitivité ni d’un relâchement budgétaire, mais d’une rationalisation des exonérations fiscales et d’une évaluation rigoureuse de leur efficacité réelle.

L’État doit explorer des alternatives aux mesures temporaires, notamment en élargissant l’assiette fiscale, en incitant les travailleurs du secteur informel à intégrer le marché du travail et en instaurant des taux attractifs afin d’accroître les recettes fiscales sans alourdir la charge fiscale des contribuables. 

 

Les solutions pratiques ne manquent pas

Que peut-on faire, en Tunisie, pour allier stabilité de la fiscalité et conditions idéales d’investissement ? On peut citer, à titre indicatif, l’exemple turc. Il s’agit d’un pays confronté, lui aussi, à des défis économiques, et qui a choisi une stratégie radicalement opposée : attirer, encourager et faciliter.

L’Etat turc a mis en place un impôt sur les sociétés réduit à 9% pour les industriels exportateurs, 14% pour les autres exportateurs et 0% pour les entreprises de services installées dans le centre financier d’Istanbul. Exonérations douanières, subventions sociales, terrains alloués, les avantages successoraux pour les entrepreneurs internationaux n’ont pas manqué. 

C’est ce qui explique, en grande partie, la ruée des investisseurs qui ont débarqué pour profiter de tels avantages avec le résultat économique positif qu’on connaît.

Et si les équilibres financiers exigent une certaine précaution dans l’établissement des normes de la fiscalité et dans la bonne gestion de la pression fiscale, les experts sont unanimes quant à la nécessité d’opter pour de bonnes solutions, dont l’allégement de la fiscalité sur l’investissement productif, en s’inspirant par exemple du modèle turc qui est un premier pas à prendre en considération et en prime, réduire l’impôt sur les sociétés pour les exportateurs, les industriels et les startups. Ou encore réformer les douanes en passant d’une logique punitive à une logique facilitatrice, lutter contre l’informel par l’incitation, pas seulement par la répression, renforcer la gouvernance, simplifier les procédures administratives à travers une digitalisation réelle et généralisée, créer des zones économiques spéciales avec une fiscalité réduite, des procédures accélérées et un guichet unique et sécuriser les investisseurs étrangers par des garanties juridiques, une stabilité des contrats et une protection contre l’arbitraire.

Et si le Chef de l’Etat intervient aujourd’hui avec sagesse et avec tout le sens de responsabilité qui l’habite pour inciter le gouvernement à rectifier le tir, c’est que le moment est venu pour mettre en place une gouvernance sérieuse et protectrice, mais également souple et ouverte qui prenne en compte les changements à travers le monde et la nécessité de s’y impliquer avec responsabilité et vigilance.

Le Président de la République a montré la voie et il s’agit d’adhérer à ces nouveaux choix avec la célérité qui s’impose et avec la sincère volonté de changer tout ce qui ne va pas. 

Sur le plan intérieur, il est grand temps d’ouvrir sérieusement, sans trembler, le dossier de l’informel et de l’intégrer dans le circuit économique légal.

De même, rien n’est perdu en matière d’investissements, surtout étrangers, car la Tunisie jouit d’atouts considérables avec sa position géographique, ses compétences, sa jeunesse, son énergie, sa fidèle diaspora et une volonté politique inébranlable pour permettre à notre pays de dépasser ses problèmes et d’entrevoir le futur avec  beaucoup d’espoir et des ambitions légitimes.

 

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Météo : prévisions du vendredi 18 septembre 2026

Von: tmps
18. September 2026 um 08:23

Le ciel sera marqué par des passages nuageux sur la plupart des régions, parfois plus denses sur le littoral oriental. Les températures maximales oscilleront entre 28 et 31 °C sur le Nord et le Sahel, et varieront de 32 à 36 °C sur le reste du territoire. Le vent soufflera de secteur nord, relativement fort près des côtes orientales, tout en restant faible à modéré ailleurs. La mer sera agitée le long des côtes de l’Est et peu agitée à localement ondulée au Nord.

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