Normale Ansicht

IA et métiers de demain : un camp d’été virtuel à Mahdia pour initier les jeunes

Von: tmps
12. August 2026 um 20:03

Où envoyer ses enfants durant la saison estivale ? Au-delà des séjours «farniente», les camps d’été séduisent de plus en plus les jeunes Tunisiens et les parents. Sport, langues, arts, sciences : l’offre s’enrichit. Alors que l’Intelligence artificielle transforme déjà les métiers, l’éducation et la vie quotidienne, un programme inédit entend offrir aux jeunes Tunisiens une longueur d’avance. À Rejiche, un camp d’été pédagogique propose bien plus qu’un simple moment de détente : un véritable projet éducatif centré sur l’épanouissement et la responsabilisation des jeunes. Il se tiendra du 11 au 14 août 2026 au Village des Langues de Rejiche (gouvernorat de Mahdia), consacré au numérique et à l’IA, destiné aux enfants et adolescents. Une initiative qui ambitionne de transformer les vacances scolaires en véritable laboratoire d’innovation.

Loin d’être un simple atelier d’initiation à l’informatique, ce camp de Rejiche propose une expérience pratique où les participants apprendront à utiliser les outils d’intelligence artificielle pour créer des images, produire des vidéos, concevoir des présentations et développer des projets collaboratifs. Encadrés par des formateurs spécialisés, les jeunes découvriront comment l’IA peut devenir un véritable assistant de travail et un levier de créativité plutôt qu’un simple gadget technologique. Aucune compétence préalable n’est exigée. La formation est ouverte à tous les jeunes, animés par la curiosité et l’envie d’apprendre. 

Une immersion dans l’univers de l’Intelligence artificielle

Placé sous le thème «Les parcours de l’intelligence artificielle dans l’apprentissage : de zéro à l’autonomie», cet événement est organisé à la demande de l’Association Tunisienne des Initiatives Éducatives (ATIE), en partenariat avec l’Agence Nationale de la Sécurité Cybernétique (ANSC) et le Village des Langues. Selon un communiqué de l’ATIE, cette manifestation vise à familiariser les participants avec les applications les plus récentes de l’intelligence artificielle dans le domaine éducatif. Le programme combinera des ateliers de formation pratique avec un volet culturel et récréatif diversifié.

L’association précise que ce rassemblement s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’innovation pédagogique et de la démocratisation de la culture numérique au sein du système éducatif, afin d’accompagner la transformation digitale en cours dans le secteur de l’enseignement. Ce camp essaie de renforcer les compétences des participants dans l’utilisation des applications d’intelligence artificielle dans le processus éducatif, grâce à un programme de formation alliant théorie, pratique et développement des compétences. Il vise à transformer des enfants, de simples utilisateurs passifs de technologies, en véritables créateurs, innovateurs et entrepreneurs technologiques. Une ambition concrétisée à travers des activités où les enfants ne se contentent pas de manipuler des outils ou de suivre des instructions toutes faites, mais où ils développent de véritables projets. Les enfants apprennent concrètement en résolvant des défis réels, en développant des projets innovants du début à la fin, en construisant et en présentant des solutions technologiques tangibles.

 

Pourquoi un tel programme est-il bénéfique pendant les vacances ?

Les vacances représentent une période idéale pour développer des compétences complémentaires à celles acquises à l’école. Au-delà de l’occupation du temps libre, ce type de camp permet aux enfants de découvrir des technologies qui façonneront les métiers de demain. Ils apprennent à utiliser l’intelligence artificielle de manière responsable, à produire plutôt qu’à simplement consommer des contenus numériques et à collaborer autour de projets innovants. Cette approche favorise également l’autonomie, la curiosité intellectuelle et l’esprit d’initiative, des qualités de plus en plus recherchées dans les études supérieures comme sur le marché de l’emploi.

Pour les parents, il s’agit d’un investissement dans le capital humain de leurs enfants, en leur offrant des compétences qui pourront leur servir tout au long de leur parcours académique et professionnel. C’estpourquoi le programme met l’accent sur des compétences désormais essentielles dans un monde en pleine mutation numérique. Au cours des quatre journées, les participants apprendront notamment à créer des contenus visuels grâce à l’IA générative, produire des vidéos créatives, communiquer efficacement avec les assistants intelligents (prompt engineering), développer leur esprit d’équipe à travers des projets collaboratifs, participer à un hackathon créatif et présenter leurs réalisations. L’objectif est également de renforcer la pensée critique, la créativité, la résolution de problèmes et la confiance en soi.

Kamel BOUAOUINA

 

L’article IA et métiers de demain : un camp d’été virtuel à Mahdia pour initier les jeunes est apparu en premier sur Le Temps News.

INS : légère hausse des prix de l’immobilier bâti au quatrième trimestre 2025

Von: tmps
12. August 2026 um 11:45

L’indice des prix de l’immobilier bâti a augmenté de 0,3%, au quatrième trimestre 2025, par rapport au troisième trimestre 2025, selon de récentes données publiées par l’Institut National de la Statistique (INS). Cette hausse est expliquée par l’augmentation des prix des maisons de 1,8% contre une baisse des prix des appartements de 0,3%.

Hausse de 5,6 %, en glissement annuel des prix de l’immobilier bâti

En glissement annuel, l’indice des prix de l’ensemble de l’immobilier bâti a enregistré une hausse de 5,6 %, au quatrième trimestre 2025, par rapport à la même période de 2024.

 Cette progression s’explique, notamment, par une augmentation de 5,7 % de l’indice des prix des appartements et de celui des maisons de 5,6 %.

Selon les résultats de l’indice des prix de l’immobilier bâti par région, les prix ont augmenté de 2,9 % dans le Grand Tunis, tandis que la région du Sahel (Nabeul, Sousse, Mahdia et Monastir) a enregistré une hausse de 6,9 %.

Pour les prix des terrains constructibles, ils ont enregistré, en glissement annuel, une hausse de 3,9%.

Cette augmentation a atteint 4,8 % dans le Grand Tunis, 5,3 % dans la région du Sahel (Nabeul, Sousse, Mahdia et Monastir) et 3,6 % dans la région de Sfax et du Sud.

 En revanche, les prix de l’immobilier bâti dans la région du Nord-Ouest ont enregistré une baisse de 1,1 %.

En variation trimestrielle, l’indice des prix des terrains constructibles a enregistré, au niveau national, une hausse de 1,9 %, au quatrième trimestre 2025.

Les prix ont augmenté de 2,4 % dans le Grand Tunis et de 2,6 % dans la région du Sahel (Nabeul, Sousse, Mahdia et Monastir).

Baisse du volume des transactions

Le volume des transactions, corrigé des effets saisonniers, a enregistré au quatrième trimestre 2025, par rapport au troisième trimestre de la même année, une baisse de 2,9 % pour les terrains résidentiels, de 2,4 % pour les maisons et de 4,9 % pour les appartements.

(D’après Tap)

L’article INS : légère hausse des prix de l’immobilier bâti au quatrième trimestre 2025 est apparu en premier sur Le Temps News.

Logements sociaux : 16 familles de martyrs et de blessés de la Révolution relogées à Manouba

Von: tmps
12. August 2026 um 11:17

Seize familles de martyrs et de blessés de la Révolution, affiliées à la Fondation « Fidaa », ont reçu mardi les clés de logements individuels dans le lotissement social « Riadh » à El Fejja (gouvernorat de La Manouba). La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari, en présence de la région, Mahmoud Chouaïb.

L’attribution concerne 5 familles de martyrs d’attaques terroristes et 11 blessés de la Révolution, bénéficiaires de la 5ᵉ tranche de ce projet. Ces logements, dont certains dépassent 250 m², ont été cédés sous forme de contrats de location-vente, moyennant des mensualités symboliques ne dépassant pas 70 dinars.

Le président de la Fondation « Fidaa », Ahmed Jaâfar, a précisé à l’agence TAP que 28 ressortissants de l’établissement figurent sur la liste finale de ce projet résidentiel. Dans les prochaines semaines, 16 autres blessés de la Révolution recevront leurs logements au fil des livraisons, ce qui portera à 240 le nombre total de familles bénéficiaires ayants droit à l’échelle nationale à travers le programme spécifique de logement social.

Jaâfar a souligné que cette mesure concrétise le droit de priorité garanti par la loi aux familles de martyrs et blessés de la Révolution, ainsi qu’aux victimes d’opérations terroristes parmi les forces armées, de sécurité, de la garde présidentielle et de la douane.

Présente à la cérémonie, Salha Jendoubi, mère d’un martyr tombé lors d’une opération terroriste à Tataouine en mai 2016, a exprimé sa joie et salué le rôle de la Fondation Fidaa, estimant que cette remise, coïncidant avec le dixième anniversaire du martyre de son fils,constitue une reconnaissance symbolique et un hommage aux familles des victimes.

(D’après Tap)

L’article Logements sociaux : 16 familles de martyrs et de blessés de la Révolution relogées à Manouba est apparu en premier sur Le Temps News.

Monastir : une secousse tellurique de 2,8 degrés enregistrée au large des côtes

Von: tmps
12. August 2026 um 10:21

Les stations de surveillance sismique de l’Institut national de météorologie (INM) ont enregistré une secousse tellurique de magnitude 2,8 sur l’échelle de Richter à minuit et 7 minutes (00h07), mercredi, au large des côtes du gouvernorat de Monastir. L’épicentre de la secousse a été localisé à 35,68 degrés de latitude et 11,13 degrés de longitude, selon une première analyse.

 

L’article Monastir : une secousse tellurique de 2,8 degrés enregistrée au large des côtes est apparu en premier sur Le Temps News.

Manouba : 13 femmes pionnières distinguées à l’occasion de la Fête nationale de la Femme

Von: tmps
12. August 2026 um 10:18

La ministre de la famille, de la femme, de l’enfance et des personnes âgées, Asma Jebri, a présidé,  mardi, les festivités de la quatrième édition de l’initiative « Najihet Bledi », organisée dans le gouvernorat de la Manouba, comme dans l’ensemble des régions de la République, à l’occasion de la Fête nationale de la femme tunisienne célébrée chaque 13 août.

Treize femmes, issues de différentes tranches d’âge, domaines et secteurs d’activité, ont été distinguées lors de cet événement, en hommage à leur travail, leur persévérance et leur engagement sans faille.

La ministre a également visité l’exposition régionale de commercialisation des produits féminins, inaugurée mardi soir et ouverte jusqu’au jeudi.

Ses pavillons ont accueilli des femmes rurales, des membres de groupements agricoles, des porteuses de projets ainsi que des bénéficiaires des différents programmes d’autonomisation économique du ministère.

L’exposition a mis à l’honneur la femme productive, en donnant une large visibilité aux initiatives artisanales, domestiques et entrepreneuriales féminines, et en valorisant la capacité de ces femmes à transformer leurs compétences et leurs idées en projets concrets, améliorant leurs conditions économiques et renforçant leur présence dans la vie économique et sociale.

Le public a pu découvrir une large gamme de produits traditionnels et artisanaux, agricoles, alimentaires, cosmétiques et faits main, ainsi que des témoignages inspirants de réussite féminine dans les domaines de la production et de l’entrepreneuriat.

La directrice adjointe chargée des affaires de la femme, Samah Yahyaoui, a souligné que cette quatrième édition adopte une vision renouvelée, célébrant les femmes actives dans les sciences, les arts, l’économie, l’entrepreneuriat et l’éducation, en reconnaissance de leur rôle moteur dans le développement local et régional.

Elle a précisé que cette édition revêt une dimension inédite : organisée simultanément dans 24 gouvernorats, selon le même programme et la même orientation, elle se mue en une célébration nationale unifiée des femmes de Tunisie et de leurs contributions au développement et à la cohésion sociale.

(D’après Tap)

 

L’article Manouba : 13 femmes pionnières distinguées à l’occasion de la Fête nationale de la Femme est apparu en premier sur Le Temps News.

Et si la Tunisie cessait enfin de confier ses eaux usées à la mer ?

Von: tmps
12. August 2026 um 10:15

Instruit par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

De la cuisine familiale aux stations d’épuration, chaque litre d’eau suit un trajet qui finit trop souvent sur le littoral. Alors que les plages tunisiennes subissent une pression croissante et que le pays manque d’eau, une autre doctrine devient possible : économiser à la source, séparer les rejets domestiques et industriels, traiter à un niveau élevé, puis transférer et réutiliser l’eau épurée à l’intérieur du pays. Il ne s’agit pas de déplacer la pollution, mais de cesser de considérer la mer comme l’exutoire naturel de nos villes.

La mer tunisienne n’est pas seulement une frontière géographique. Elle est un patrimoine, une mémoire collective, une source de nourriture, un espace de travail et l’un des rares lieux où toutes les catégories sociales peuvent encore se rencontrer. Elle soutient la pêche, le tourisme, les loisirs familiaux et une part essentielle de l’identité nationale. Pourtant, nous continuons à lui confier une fraction de ce que nos maisons, nos villes et nos industries ne parviennent pas à gérer correctement. Nous avons fini par regarder le littoral comme l’extrémité naturelle du réseau d’assainissement, comme si la mer était une conduite sans fin capable de diluer les erreurs humaines.

Or la mer ne fait pas disparaître la pollution. Elle la transforme, la déplace avec les courants, la concentre parfois dans les sédiments et finit toujours par nous la rendre : odeurs, algues, plages déconseillées, poissons raréfiés, conflits avec les pêcheurs, dégradation paysagère et risques sanitaires. En juin 2026, le ministère tunisien de la Santé a déconseillé la baignade dans 49 points du littoral sur 539 sites surveillés, contre 28 l’année précédente. La majorité des zones contrôlées demeure conforme, mais la hausse est suffisamment nette pour rappeler que le problème ne relève plus de l’accident isolé. Il se forme au croisement de la densité urbaine, de réseaux vieillissants, de stations saturées, d’activités industrielles et de rejets transportés par les oueds, les canaux ou les conduites.

Le trajet invisible de l’eau : de la maison au rivage

La crise commence bien avant la plage. Chaque jour, dans le silence ordinaire des cuisines, des salles de bain et des buanderies, l’eau entre dans les maisons, sert, nettoie, emporte, puis disparaît dans les canalisations. Une fois évacuée, elle semble ne plus nous concerner. Pourtant, ce trajet invisible relie directement nos gestes domestiques aux réseaux d’assainissement, aux stations d’épuration, aux nappes phréatiques, aux oueds et, finalement, à la mer. L’eau gaspillée ou chargée de produits difficiles à traiter ne s’efface pas, elle augmente les volumes à collecter, alourdit les coûts de traitement et accroît la probabilité d’un rejet insuffisamment épuré.

La question ne se limite d’ailleurs pas aux litres consommés. Les huiles versées dans l’évier, les lingettes jetées dans les toilettes, les détergents agressifs, les désinfectants utilisés sans mesure, les restes chimiques et les microplastiques compliquent le travail des stations. Ce qui quitte la maison rejoint un système qui n’a pas toujours la capacité de tout retenir. La sobriété domestique ne relève donc pas uniquement de l’économie sur la facture, elle constitue le premier niveau de prévention environnementale.

Quand l’assainissement ne suit plus

L’assainissement est une chaîne : collecter, transporter, traiter, contrôler, puis rejeter ou réutiliser. En théorie, l’eau quitte la maison, rejoint un réseau ou une installation individuelle, passe par une station et retourne au milieu naturel dans des conditions acceptables. En pratique, cette chaîne peut se rompre à chaque étape. Dans les zones non raccordées, des fosses mal dimensionnées, rarement vidangées ou installées sur des sols inadaptés peuvent contaminer les nappes. Dans les villes, les conduites fissurées, les canalisations obstruées, les branchements illicites et l’urbanisation rapide exercent une pression permanente sur des réseaux parfois dépassés.

La réponse traditionnelle consiste à éloigner l’émissaire ou à prolonger une conduite sous-marine. Une telle mesure peut réduire l’exposition immédiate d’une plage, mais elle ne transforme pas le principe général : un rejet au large reste un rejet. Il ne récupère ni l’eau, ni les nutriments, ni l’énergie potentielle des boues. Il déplace le problème hors du champ visuel sans fermer le cycle.

La mer ne doit plus être le dernier maillon

La proposition qui s’impose peut être formulée clairement : la Tunisie devrait organiser progressivement l’assainissement domestique et industriel loin de la mer, en faisant de l’intérieur du pays le lieu du traitement avancé, du stockage sécurisé et de la réutilisation. Il ne s’agit en aucun cas de transporter des eaux sales pour les abandonner dans une autre région. Il s’agit de rompre avec l’idée que le milieu marin constitue la destination ordinaire des effluents, même après un traitement partiel.

Le schéma doit être une chaîne complète et fermée. Les eaux domestiques seraient soumises à un traitement secondaire performant, puis à un traitement tertiaire adapté aux usages prévus : filtration, désinfection, réduction des matières en suspension, maîtrise de l’azote et du phosphore et contrôle des contaminants. Les eaux industrielles, plus complexes, devraient être séparées autant que possible et prétraitées à la source. Une station municipale ne peut pas être tenue de neutraliser indifféremment des solvants, des colorants, des métaux lourds et des effluents domestiques. L’industrie polluante doit assumer le coût réel de sa production, conformément au principe pollueur-payeur.

Les pôles intérieurs ne seraient pas nécessairement des infrastructures gigantesques. Plusieurs plateformes régionales pourraient être reliées aux grands bassins urbains et industriels. Chacune associerait une station modernisée, des réservoirs étanches, des lagunes de maturation contrôlées lorsque la géologie le permet, un laboratoire de suivi, des capteurs et un réseau de distribution vers des usages identifiés. L’eau épurée pourrait alimenter des cultures autorisées, des fourrages, des plantations forestières, des pépinières, des espaces verts, le nettoyage urbain, certains procédés industriels, des réserves contre les incendies ou, dans des conditions scientifiques rigoureuses, la recharge contrôlée de certaines nappes.

L’éloignement de la mer deviendrait ainsi un avantage. Il rapprocherait l’eau récupérée des territoires qui en ont besoin. La contradiction actuelle est difficile à défendre : nous rejetons une eau potentiellement valorisable sur la côte tout en pompant davantage dans les barrages et les nappes pour irriguer l’intérieur. Le nouveau modèle relierait deux urgences nationales : sauver la mer et sécuriser l’eau.

Les pays sans littoral prouvent que la mer n’est pas indispensable

Une évidence internationale permet de dépasser l’objection selon laquelle toute grande ville aurait besoin d’un débouché marin. Des pays entiers vivent sans accès à la mer et assurent pourtant l’assainissement de leurs villes et de leurs industries. La Suisse, dépourvue de littoral maritime, raccorde plus de 97% de sa population à une station centrale d’épuration. Elle a renforcé au fil du temps ses exigences de traitement, y compris contre les micropolluants, et considère l’amélioration de la qualité de ses eaux comme l’une des réussites environnementales majeures des dernières décennies.

Dans les régions arides, l’expérience devient encore plus instructive. Windhoek, capitale de la Namibie, transforme depuis 1968 une partie de ses eaux usées en eau potable grâce à un traitement avancé et à une surveillance rigoureuse. L’installation moderne peut produire environ 21.000 mètres cubes par jour et couvrir une part importante des besoins urbains. La leçon pour la Tunisie n’est pas de reproduire immédiatement la réutilisation potable directe. Elle est de comprendre qu’une ville confrontée à une rareté structurelle peut considérer ses eaux usées comme une ressource stratégique plutôt que comme un déchet honteux à éloigner.

À Amman, la station d’As-Samra traite les effluents de plusieurs millions d’habitants, prend en charge environ 70% des eaux usées du pays et contribue à l’irrigation en aval. Elle récupère également de l’énergie grâce au biogaz et à l’hydraulique. Dans chaque cas, la géologie, les coûts et les usages diffèrent, mais le principe demeure : la mer est une option géographique, pas une obligation technique.

Une idée originale, déjà présente dans la réflexion tunisienne

Faire de l’éloignement du littoral un principe national donne à cette proposition sa force politique. Elle n’est pourtant pas une rêverie détachée des réalités tunisiennes. Le ministère de l’Environnement a déjà mentionné une étude de faisabilité portant sur le transfert des eaux usées traitées du Grand Tunis vers des zones de réutilisation à l’intérieur du pays. Des documents officiels ont évoqué des destinations comme Zaghouan ou Kairouan pour l’irrigation et la recharge des nappes. L’intuition existe donc depuis longtemps : une partie de l’eau produite sur le littoral peut avoir une seconde vie à l’intérieur.

Ce qui manque est le passage de l’étude à la doctrine, puis de la doctrine au projet. Une idée ne transforme le réel que lorsqu’elle entre dans un calendrier, un budget, un territoire et un système de contrôle. La nouvelle doctrine pourrait tenir en trois règles : la mer ne doit plus recevoir ce qui peut être traité et réutilisé ; les rejets industriels doivent être prétraités avant d’entrer dans le réseau public ; chaque mètre cube épuré doit être affecté à un usage ou à un milieu récepteur clairement défini, surveillé et justifié.

Transformer l’assainissement en moteur de développement intérieur

Le premier bénéfice serait agricole. Une eau épurée de qualité constante peut sécuriser certaines cultures autorisées, soutenir les fourrages, les arbres forestiers, les pépinières et les ceintures vertes. Elle ne remplacera pas toute l’eau conventionnelle et ne convient pas à tous les usages. Mais elle peut réduire la pression sur les nappes et offrir une ressource plus prévisible. Cette réussite exige des contrats clairs, une tarification accessible, une garantie de qualité et un accompagnement agronomique. Aucun agriculteur ne peut accepter durablement une eau dont la composition change sans information.

Le bénéfice le plus visible resterait toutefois littoral. Moins de rejets signifie moins de pression bactérienne et chimique, moins d’eutrophisation, moins de conflits avec les pêcheurs et davantage de chances de rendre certaines plages aux habitants. La restauration prendra du temps, car les sédiments et les écosystèmes conservent la mémoire de la pollution. Mais l’arrêt progressif des apports est la première condition de toute guérison.

Commencer au Nord, mesurer, corriger et étendre

Le Nord constitue un terrain logique pour une première expérimentation. Le Grand Tunis concentre de grands volumes d’eaux usées, des stations à moderniser, des zones côtières fragilisées et, à distance raisonnable, des territoires agricoles susceptibles d’utiliser une partie de l’eau récupérée. Le choix exact ne devrait toutefois pas être imposé depuis un bureau. Il doit résulter d’une étude multicritère portant sur la topographie, la géologie, les nappes, la distance, l’énergie, les vents, les villages voisins, les terres disponibles, les besoins agricoles et les risques d’inondation.

Le pilote devrait porter sur un volume maîtrisable. Une conduite fermée transférerait l’eau après traitement avancé vers un site intérieur sécurisé. Le réseau pourrait alimenter un réservoir, quelques exploitations volontaires, une plantation forestière et, éventuellement, une zone humide expérimentale. Les industries raccordées seraient identifiées et soumises à des normes de prétraitement. Des capteurs mesureraient en continu les paramètres essentiels, tandis qu’un laboratoire indépendant réaliserait des contrôles réguliers.

La gouvernance devrait réunir l’ONAS, les ministères concernés, les communes, les universités, les agriculteurs, les industriels, les associations et les représentants des habitants. Une autorité indépendante devrait pouvoir suspendre la distribution en cas de non-conformité. Les citoyens proches du site ne doivent pas découvrir le projet lorsque les travaux commencent. Ils doivent participer au choix, connaître les risques, comprendre les bénéfices et disposer d’un mécanisme de plainte.

Le coût sera inévitablement opposé à la proposition. Il faudra des conduites, des pompes, des stations modernisées, des laboratoires et une maintenance rigoureuse. Mais le coût pertinent n’est pas seulement celui du chantier. Il faut lui comparer celui de l’inaction : plages perdues, maladies, recul de la pêche, affaiblissement touristique, pompage excessif des nappes, conflits sur l’eau et restauration future des écosystèmes. Une infrastructure écologique paraît chère lorsque les dégâts qu’elle évite restent hors des comptes.

De la maison à la réforme nationale

L’État ne peut toutefois demander aux citoyens d’être exemplaires si les réseaux fuient, si les stations saturent ou si les analyses restent opaques. La gouvernance est décisive : cartographier les réseaux, identifier les branchements illicites, publier les résultats, sanctionner les rejets non conformes et aider les ménages modestes et les petites activités à se mettre aux normes.

La Tunisie n’a plus les moyens de perdre en même temps sa mer et son eau douce. Elle ne peut pas réclamer de nouveaux barrages, de nouveaux forages ou davantage de dessalement tout en rejetant vers le littoral une eau qui pourrait, après traitement, irriguer, refroidir, nettoyer, reverdir ou soutenir certaines réserves. Continuer ainsi reviendrait à payer deux fois : d’abord pour collecter et traiter imparfaitement l’eau usée, ensuite pour produire une nouvelle eau destinée aux besoins que la première aurait pu satisfaire.

Commençons par un pôle pilote dans le Nord. Modernisons une station, séparons réellement les rejets industriels, transférons une eau déjà épurée vers un site intérieur sécurisé, distribuons-la à des usages identifiés, valorisons les boues et contrôlons chaque étape. Puis mesurons honnêtement les résultats. Si l’expérience réussit, d’autres pôles pourront être conçus autour de Sousse, Monastir, Sfax, Gabès ou d’autres bassins, chacun adapté à sa géographie et à ses besoins.

La mer tunisienne n’est pas un égout sans fond. La protéger ne consiste pas à nettoyer le sable au début de l’été ni à repousser les conduites de quelques centaines de mètres. Cela exige de repenser tout le chemin de l’eau, depuis la maison et l’usine jusqu’à la station, puis depuis la station jusqu’au champ, à l’arbre, à l’industrie ou au réservoir. Chaque litre a un trajet, chaque fuite a un coût et chaque rejet a une destination. Les pays sans littoral l’ont compris par nécessité. La Tunisie doit le comprendre par intelligence : ce qui peut redevenir une ressource ne doit plus être abandonné à la mer.

De l’évacuation à la circularité

Pendant longtemps, l’assainissement a été pensé comme une simple évacuation : éloigner les eaux sales des habitations pour réduire les odeurs et les maladies. Cette première étape fut un progrès sanitaire majeur, mais elle reposait sur une illusion : ce qui disparaissait de la vue semblait réglé. Avec l’urbanisation et la croissance des volumes, une deuxième étape s’est imposée : il ne suffisait plus d’évacuer, il fallait traiter. Aujourd’hui, une troisième étape devient nécessaire : réduire à la source, séparer les rejets, traiter à un niveau élevé, contrôler, réutiliser et attribuer à chaque mètre cube une destination utile. L’histoire de l’assainissement doit ainsi passer de la culture de l’éloignement à celle de la circularité.

Du cercle vicieux au cercle vertueux

Le cercle vicieux suit cinq maillons : consommation excessive et produits polluants dans les foyers ; hausse des volumes et de la charge des eaux usées ; réseaux vétustes ou saturés ; stations dépassées ; rejets partiellement traités vers les oueds et le littoral. Le cercle devient vertueux lorsque chaque niveau agit : sobriété domestique, prétraitement industriel, entretien des réseaux, traitement tertiaire, transfert sécurisé, réutilisation contrôlée, valorisation des boues et publication transparente des résultats. La proposition d’assainir loin de la mer n’est donc pas un simple déplacement géographique, elle change la finalité de tout le système.



L’article Et si la Tunisie cessait enfin de confier ses eaux usées à la mer ? est apparu en premier sur Le Temps News.

Tataouine : 13 femmes distinguées et des projets « Raïdet » validés à l’occasion de la Fête de la Femme

Von: tmps
12. August 2026 um 10:09

Une cérémonie régionale festive s’est tenue, mardi, au siège du gouvernorat de Tataouine, à l’occasion de la Fête nationale de la femme, en présence du secrétaire général du gouvernorat, Ali Lani.

S’exprimant lors de cette manifestation, Lani a mis en exergue le rôle central de la femme tunisienne dans la société, soulignant que ses droits et sa situation font partie intégrante des politiques publiques de l’État.

Il a également mis l’accent sur l’impératif d’associer pleinement la femme au processus de développement, en tant qu’acteur productif dans tous les secteurs, reflétant ainsi sa contribution à la construction de l’État en tant que partenaire incontournable.

Lani a par ailleurs réaffirmé l’engagement constant de l’État à défendre les droits de la femme, y compris sa protection contre toutes les formes de discrimination.

Il a appelé l’ensemble des acteurs concernés à s’inscrire dans cette perspective et à redoubler d’efforts pour ancrer le principe de l’égalité des chances entre femmes et hommes dans tous les domaines, soulignant que la fête nationale de la femme représente une étape nationale majeure pour renouveler la reconnaissance de son rôle pionnier dans le processus de construction nationale.

De son côté, le délégué régional de la femme, de la famille et de l’enfance a indiqué que le ministère de tutelle a mis sur pied plusieurs programmes et mécanismes de financement et de soutien permettant de valoriser le rôle de la femme en tant que partenaire agissant dans la société.

Ces efforts se sont traduits par une série d’acquis, dont les plus importants demeurent l’autonomisation économique et sociale de la femme, son insertion professionnelle et l’appui qui lui est apporté.

Dans le cadre du programme « Najihet Bledi », le secrétaire général du gouvernorat a honoré 13 femmes distinguées, reconnues pour leur rayonnement et leur action dans la région, ayant laissé leur empreinte dans de nombreux secteurs.

Des certificats d’approbation relatifs au programme « Raïdet » ont également été remis à plusieurs porteuses de projets.

Des attestations de fin de formation ont en outre été délivrées à des diplômées des centres de formation relevant de la délégation régionale de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT) à Tataouine.

(D’après Tap)

 

L’article Tataouine : 13 femmes distinguées et des projets « Raïdet » validés à l’occasion de la Fête de la Femme est apparu en premier sur Le Temps News.

La famille aujourd’hui : est-elle encore une référence pour les enfants ?

Von: tmps
12. August 2026 um 09:36

De tout temps et dans toutes les sociétés du monde, les enfants sont considérés comme un don providentiel destiné aux parents pour faire leur joie et leur bonheur et préserver la continuité de la race humaine. De leur côté, les parents sont tenus pour être une bonne référence pour leurs enfants qui leur servira de guide tout au long de leur vie. C’est en imitant les parents que l’enfant apprend à s’épanouir et à se construire. C’est au sein de la famille, première école, qu’il reçoit les premiers préceptes de la morale à travers le comportement de ses parents et de ses aînés, lesquels préceptes sont vite intériorisés et lui serviront de premières règles d’une socialisation future, lors de son intégration à la vie en communauté (l’école et la société). 

Pourtant, de nos jours, l’enfant peut avoir, en dehors de la famille, différentes références. La sagesse populaire qui disait «Ton aîné d’une nuit est plus réfléchi que toi» ne signifie plus grand-chose pour les jeunes d’aujourd’hui. Ces derniers vous diront que les adultes et les séniors ont déjà vécu leur époque qui ne ressemblait pas à la leur, si bien qu’ils ne représentent pas de référence à leurs yeux. Les parents sont-ils encore un bon repère pour leurs enfants ? Donnent-ils toujours le bon exemple à leur progéniture ? Les enfants d’aujourd’hui imitent-ils en tout leurs géniteurs ou bien ont-ils d’autres sources d’identification et d’autres modèles à suivre ?

La famille, première école de la vie

 Les parents sont sans doute la source principale de toutes les valeurs morales et humaines que l’enfant apprend dès sa naissance et jusqu’à l’âge de l’école. C’est en effet au cours de cette période, que Freud désigne par «le postulat des cinq premières années», que la personnalité de l’enfant commence à se construire en s’imprégnant de tout ce qui provient de ses parents ; et tout ce qu’il perçoit par l’œil ou par l’oreille restera gravé dans sa mémoire jusqu’au jour où il se manifestera sous forme d’actes ou de paroles. Des études sociologiques ont pu montrer que plusieurs cas de violence perpétrés au sein de l’école proviennent d’élèves issus de familles qui usent de la violence (verbale ou physique) pour régler leurs affaires. Un enfant ne naît pas méchant, ni menteur, ni timide, ni peureux, ni agressif… C’est le milieu familial qui fait de lui porteur de tel ou tel caractère. Pour qu’un individu soit bon, serviable, honnête, tolérant, courageux…, il faut bien qu’il ait déjà vu toutes ces bonnes qualités chez ses parents, dans son milieu familial. 

On pourrait dire qu’il s’agit là d’une vision classique de l’éducation dépassée par les événements, que de nos jours, les enfants échappent de plus en plus au joug familial et que d’autres nouveaux facteurs sont entrés en jeu depuis l’avènement de la télévision et d’autres nouveaux moyens de communication qui ont déteint énormément sur le comportement de nos enfants. Nous en convenons. Mais toujours est-il que les fondements de toute éducation sont édifiés au sein de la famille. Il y a bien sûr l’école qui complète l’éducation de la famille, mais elle n’est jamais en mesure de remplacer les parents dans leur tâche éducative. La rue et la vie en société sont également des facteurs qui pourraient influer, positivement ou négativement, sur la formation de la personnalité de l’enfant. 

De nouveaux repères entrent en jeu

Aujourd’hui, les nouvelles technologies de la communication ont un impact direct sur le comportement de l’enfant de par son contact permanent avec la télévision et l’ordinateur. Certains pensent, à juste titre, qu’aujourd’hui, l’éducation de l’enfant n’est pas l’apanage des seuls parents mais que la formation morale, sociale, culturelle et intellectuelle de l’enfant est tributaire d’autres nouveaux moyens qui, en principe, doivent être le complément de la famille et non son substitut. En effet, l’école ne peut rien faire pour un élève impoli, turbulent ou agressif, car ces caractères sont acquis au sein de la famille et il s’y est tellement habitué qu’il lui est difficile de s’en débarrasser ! L’école peut cependant apprendre la discipline, procurer le savoir et le savoir-faire et assurer la formation nécessaire à l’élève pour le préparer à la vie professionnelle. La prise en charge de l’enfant par l’école ne signifie jamais la démission totale des parents, comme certains le pensent ; au contraire, un minimum d’encadrement est exigé pour compléter le rôle de l’école. De même l’Internet, devenu un outil incontournable d’apprentissage, d’information et de formation, peut nuire à la personnalité de l’enfant s’il n’est pas utilisé à bon escient. 

 

Autres temps, autres mœurs

Il est vrai qu’à partir d’un certain âge, les parents ne constituent plus la seule référence de l’enfant qui se tourne de plus en plus vers d’autres modèles auxquels il s’identifie : un acteur préféré, un chanteur favori, un professeur, un footballeur… Il en résulte qu’une imitation servile de ces personnages s’empare parfois de l’enfant jusqu’à l’idolâtrie. Ces nouvelles références ne sont pas forcément de mauvais exemples pour l’enfant, elles peuvent être une source d’enrichissement de sa personnalité puisqu’elles représentent pour lui l’archétype de la réussite, du bonheur et de la célébrité, choses auxquelles aspirent tous les enfants. Cependant, il y a toujours cette résurrection de certains traits communs avec les parents qui se manifeste spontanément ou par atavisme et qui fait que le modèle parental demeure toujours le plus influent quel que soit le pouvoir exercé par d’autres modèles. Et là aussi, les parents doivent se montrer tolérants avec leur progéniture car ils ne peuvent prétendre donner le bon exemple en tous points et en permanence, car tout est relatif, surtout dans ce monde en perpétuel changement et où même la cellule familiale est mise à rude épreuve. N’empêche qu’elle reste encore le parangon des principales valeurs morales et le havre privilégié de tous les enfants en quête d’amour et de protection. 

Quelques avis sur la question                                                                                                                                                                                             

Les personnes interrogées ont été choisies exprès parmi des enseignants, mariés et pères d’enfants, étant donné la nature éducative du sujet. La question posée est la suivante : aujourd’hui, les parents sont-ils considérés comme un exemple à suivre par leurs enfants ? En voici les réponses. 

Naceur, 54 ans, prof d’anglais : «Ce n’est pas toujours évident, les rapports parents/enfants changent avec le temps. Actuellement, nos enfants passent beaucoup plus de temps dans la rue avec leurs copains qu’à la maison avec les parents. C’est à peine qu’ils échangent quelques paroles de temps en temps. Un «bonjour» le matin, un «bonne nuit» le soir ! En l’absence de communication, les enfants n’arrivent pas à comprendre l’importance des parents dans leur vie. Ce n’est que dans les moments difficiles qu’ils se tournent vers leurs parents.»

Jamel, 52 ans, prof de philo : «Pour donner l’exemple à leurs enfants, cela suppose un contact permanent avec eux. Or, aujourd’hui, les parents sont rarement consultés par leurs enfants sur les sujets personnels et leurs relations sont devenues matérialistes par excellence. En effet, les parents ne sont bons qu’à satisfaire les besoins matériels des enfants ; quant aux valeurs morales, ils n’ont plus le temps d’en parler avec leurs enfants. En l’absence de dialogue, quel exemple peuvent-ils donner à leurs enfants ?»

 Zouhaier, 67 ans, prof à la retraite : «Oui, pourquoi pas ! Cela dépend de l’éducation reçue par l’enfant dès sa prime enfance. C’est à partir de ce moment que l’enfant enregistre tout ce qui provient de ses parents, actes et paroles. Et ainsi, peu à peu, les caractères parentaux s’enracinent dans son esprit si profondément qu’il ne pourra plus s’en débarrasser. Les vertus qu’il a apprises de ses parents le protègeront toute sa vie de toute dépravation !»

Lotfi, enseignant retraité : «Nous assistons actuellement à un effritement du tissu familial. La famille n’est plus prise dans son cadre restreint (le père, la mère et les enfants) ; la rue, l’école, l’Internet et la société en général sont les nouvelles sources dans lesquelles nos enfants vont s’abreuver. Les parents sont en effet relégués au second plan. Les enfants ont d’autres modèles à suivre, leurs idéaux sont à chercher en dehors du cadre familial. D’ailleurs, l’adage qui dit «tel père, tel fils» ne fait plus la règle aujourd’hui !»

Hechmi KHALLADI 



L’article La famille aujourd’hui : est-elle encore une référence pour les enfants ? est apparu en premier sur Le Temps News.

Mendicité des enfants : l’Etat social en action

Von: tmps
12. August 2026 um 08:31

Par Ahmed NEMLAGHI

La lutte contre la mendicité des enfants s’inscrit désormais parmi les dossiers qui interrogent directement la capacité de l’État à traduire sa politique sociale en mesures concrètes de protection des populations les plus vulnérables. Dans cette perspective, le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées travaille à l’élaboration d’un plan d’action multisectoriel destiné à lutter contre le phénomène de la mendicité des mineurs et à favoriser leur réintégration dans leur environnement familial.

L’annonce intervient en réponse à une question écrite du député Yosri Baouab consacrée à l’augmentation de la mendicité ainsi qu’aux différentes formes d’exploitation auxquelles peuvent être exposés les enfants et les personnes vulnérables. La réponse du ministère, publiée le vendredi 7 août 2026 sur le site officiel de l’Assemblée des représentants du peuple, témoigne de la volonté de traiter le phénomène non plus uniquement sous l’angle de l’intervention ponctuelle, mais à travers une approche plus globale associant prévention, protection, accompagnement social et réintégration familiale. Cette orientation s’inscrit dans la politique sociale défendue par le Président Kaïs Saïed, qui place régulièrement la lutte contre l’exclusion et la protection des catégories vulnérables parmi les priorités de l’action publique. La question de la mendicité des enfants constitue, à cet égard, un révélateur particulièrement sensible des difficultés sociales auxquelles certaines familles demeurent confrontées.

Voir un enfant mendier dans la rue ne peut être considéré comme un simple phénomène social parmi d’autres. Derrière cette présence visible se trouvent souvent des situations complexes : pauvreté, fragilité familiale, décrochage scolaire, absence de ressources, marginalisation ou exploitation économique. L’enfant qui sollicite directement les passants peut lui-même être victime d’un système qui le dépasse. C’est précisément pour cette raison que la lutte contre la mendicité des mineurs ne peut se limiter à éloigner les enfants des espaces publics. Une intervention exclusivement répressive risquerait de déplacer le problème sans traiter ses causes. Le véritable enjeu consiste à identifier les circonstances qui ont conduit l’enfant à la rue, à déterminer s’il est victime d’exploitation et à mettre en place une réponse adaptée à sa situation personnelle et familiale. L’approche annoncée par le ministère semble s’inscrire dans cette logique. 

Une étude de terrain pour comprendre les causes

Le ministère de la Famille travaille actuellement à finaliser une étude de terrain consacrée à la mendicité des enfants. Cette démarche est essentielle car toute politique publique efficace doit reposer sur des données fiables permettant d’identifier l’ampleur du phénomène, ses caractéristiques et surtout ses causes.

Qui sont ces enfants ? Dans quelles régions sont-ils les plus nombreux ? Quelle est leur situation familiale ? Sont-ils scolarisés ? Sont-ils accompagnés par leurs parents ou par d’autres adultes ? Dans quelle mesure sont-ils victimes d’exploitation économique ? Autant de questions auxquelles une étude sérieuse doit permettre de répondre. La connaissance du terrain permettra ensuite de mieux cibler les interventions et d’éviter les réponses uniformes à des situations qui peuvent être profondément différentes.

Vers un plan d’action multisectoriel

Le choix d’un plan d’action multisectoriel constitue l’un des éléments les plus importants de la démarche annoncée. La mendicité des enfants ne relève pas du seul ministère chargé de l’Enfance. Elle concerne également les affaires sociales, l’éducation, la santé, la justice, les collectivités locales, la sécurité et les structures spécialisées dans la protection de l’enfance. Elle concerne aussi, au-delà des institutions, les familles et la société dans son ensemble. La coordination entre ces différents acteurs apparaît donc indispensable. Un enfant retrouvé dans la rue ne doit pas être considéré uniquement comme un problème d’ordre public, il doit être identifié comme un enfant en situation de vulnérabilité nécessitant une évaluation sociale et familiale. Cette approche suppose une intervention coordonnée permettant de déterminer rapidement les mesures appropriées.

Les délégués à la protection de l’enfance jouent ici un rôle central. Selon la réponse du ministère, ils interviennent dès un signalement faisant état d’un enfant en situation d’errance ou victime d’exploitation économique. Cette intervention permet d’évaluer la situation et de décider des mesures de protection nécessaires. Dans certains cas, l’enfant peut être réintégré dans sa famille lorsque celle-ci présente les garanties nécessaires à sa protection. Dans d’autres situations, notamment lorsque l’environnement familial est lui-même à l’origine du danger ou ne permet pas d’assurer la sécurité du mineur, un placement dans une structure spécialisée peut être envisagé.

Cette individualisation de la prise en charge est essentielle. Tous les enfants rencontrés dans la rue ne se trouvent pas dans les mêmes circonstances. Certains peuvent être victimes d’une exploitation organisée, d’autres peuvent être poussés par leur famille à contribuer aux revenus du foyer, tandis que d’autres encore peuvent être confrontés à une rupture familiale ou scolaire. La réponse doit donc être adaptée à chaque situation.

L’objectif affiché de réintégration familiale mérite une attention particulière.

Ramener un enfant dans sa famille ne constitue une solution durable que si les conditions ayant conduit à la mendicité ont été identifiées et prises en charge.

Si une famille est confrontée à une pauvreté extrême, le simple retour de l’enfant au domicile risque de reproduire rapidement la même situation.

La réintégration doit donc être accompagnée d’un soutien social permettant à la famille de retrouver une stabilité suffisante. C’est là que la politique sociale prend toute sa dimension. La lutte contre la mendicité des enfants doit être liée aux politiques de lutte contre la pauvreté, d’accès aux soins, de maintien dans le système éducatif, d’insertion professionnelle des parents et d’accompagnement des familles vulnérables. L’enfant ne peut être protégé durablement si son environnement social demeure fragile.

La prévention comme priorité

La meilleure protection reste souvent celle qui permet d’empêcher l’enfant de se retrouver dans la rue. Cela suppose de renforcer les mécanismes de détection précoce des situations de fragilité familiale et de décrochage scolaire. L’école joue, dans ce domaine, un rôle déterminant. Un enfant absent régulièrement, déscolarisé ou présentant des signes de vulnérabilité doit pouvoir faire l’objet d’un accompagnement avant que sa situation ne se transforme en rupture. Les services sociaux doivent également disposer des moyens nécessaires pour intervenir auprès des familles en difficulté. La prévention doit ainsi permettre de passer d’une logique d’intervention après l’apparition du problème à une logique d’anticipation.

La mendicité des enfants pose également une question fondamentale de dignité.

Un enfant n’a pas vocation à assurer les revenus de sa famille dans la rue. Il a droit à l’éducation, à la protection, aux soins, à la sécurité et à un environnement familial stable. La société ne peut donc considérer comme normale la présence de mineurs sollicitant quotidiennement les passants. Mais la responsabilité collective ne consiste pas davantage à stigmatiser les familles pauvres. Il faut distinguer la pauvreté de l’exploitation. Une famille en difficulté doit être accompagnée et soutenue. Une personne qui exploite un enfant à des fins économiques doit, en revanche, répondre de ses actes conformément à la loi. Cette distinction est fondamentale pour éviter que la lutte contre la mendicité ne se transforme en une politique de sanction des plus pauvres.

La question de la mendicité des enfants constitue finalement un test pour l’État social.

Une politique sociale ne se mesure pas seulement au montant des aides distribuées. Elle se mesure aussi à la capacité de l’État à identifier les situations d’exclusion, à intervenir rapidement et à permettre aux personnes vulnérables de retrouver progressivement leur autonomie.

Dans cette perspective, la démarche engagée par le ministère de la Famille s’inscrit dans une conception plus large de la justice sociale défendue par Kaïs Saïed.

L’objectif est de ne pas laisser certaines catégories de la population en dehors des mécanismes de protection publique. L’enfant constitue naturellement l’une des premières priorités. La protection de l’enfance ne peut toutefois être dissociée de la situation économique des familles. Une véritable politique de prévention doit donc agir simultanément sur les causes sociales et sur leurs conséquences.

Une responsabilité collective

La lutte contre la mendicité des enfants ne peut enfin être laissée aux seules institutions. Les citoyens ont également un rôle à jouer. Donner de l’argent directement à un enfant dans la rue peut répondre à un réflexe de compassion parfaitement compréhensible, mais cette pratique ne permet pas nécessairement de résoudre la situation. Elle peut parfois contribuer, malgré les bonnes intentions, à maintenir l’enfant dans un système de mendicité. La réponse la plus efficace consiste plutôt à signaler les situations préoccupantes aux services compétents afin que l’enfant puisse bénéficier d’une véritable prise en charge. Cette responsabilité collective suppose également une évolution du regard porté sur ces enfants. Ils ne doivent être ni ignorés ni considérés comme une nuisance dans l’espace public. Ils sont avant tout des mineurs dont la vulnérabilité exige une protection particulière.

L’élaboration d’un plan multisectoriel constitue une étape importante. Mais sa réussite dépendra de sa mise en œuvre concrète. Il faudra disposer de moyens humains et financiers suffisants, renforcer les structures d’accueil, assurer la formation des intervenants et surtout garantir une coordination efficace entre les différents services. Il faudra également mesurer régulièrement les résultats obtenus : diminution du nombre d’enfants exposés à la mendicité, maintien ou retour à l’école, amélioration de la situation familiale, réduction des situations d’exploitation et accompagnement durable des familles concernées. La politique publique ne pourra être considérée comme efficace que si elle produit des changements visibles dans la vie des enfants.

La lutte contre la mendicité des enfants dépasse donc largement la question de l’occupation de l’espace public. Elle touche au modèle de société que la Tunisie entend construire.

Un pays qui aspire à renforcer son État social ne peut accepter que des enfants soient contraints de passer leurs journées dans la rue pour contribuer aux ressources d’un foyer ou qu’ils deviennent les instruments d’une exploitation économique.

L’étude annoncée par le ministère et le futur plan d’action multisectoriel peuvent constituer une occasion de rompre avec les interventions ponctuelles et de construire une politique durable.

Mais cette politique devra s’appuyer sur une conviction essentielle : protéger l’enfant, ce n’est pas seulement le retirer de la rue. C’est agir sur les causes qui l’y ont conduit, protéger sa famille lorsqu’elle est vulnérable, sanctionner ceux qui l’exploitent et lui garantir les conditions nécessaires pour retrouver le chemin de l’école, de la stabilité et de la dignité.

C’est à cette condition que la lutte contre la mendicité des mineurs pourra véritablement devenir un volet concret de la justice sociale et non une simple réponse administrative à un phénomène visible dans les rues tunisiennes.

 

L’article Mendicité des enfants : l’Etat social en action est apparu en premier sur Le Temps News.

Météo : prévisions du mercredi 12 août 2026

Von: tmps
12. August 2026 um 07:57

Ciel dégagé à peu nuageux ce mercredi, selon les prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Le vent soufflera de secteur Est, faible à modéré puis se renforçant relativement, l’après-midi, près des côtes et au sud.

La mer sera houleuse dans la région de Cap Serrat et peu agitée dans le reste des côtes.

Les températures seront stationnaires et les maximales seront comprises entre 32 et 36 degrés dans les régions côtières et sur les hauteurs et oscilleront entre 37 et 42 degrés  ailleurs avec coups locaux de sirocco.

L’article Météo : prévisions du mercredi 12 août 2026 est apparu en premier sur Le Temps News.

Empfangen — 11. August 2026 Französischsprachig

Flambée du prix des œufs : chaleur et hausse des charges en cause

Von: tmps
11. August 2026 um 20:01

Cuisiner une omelette pourrait bientôt coûter plus cher, à cause du prix des œufs. Les éleveurs, qui ne peuvent plus absorber le coût du transport, de l’énergie et de l’alimentation des poules, demandent au secteur de la grande distribution de répercuter ces hausses dans les rayons. Les clients de certains supermarchés ont déjà remarqué l’augmentation des prix d’œufs. Les 4 œufs sont vendus actuellement à 1d400 contre un dinar en juillet. Une situation qui suscite l’inquiétude des consommateurs.

Le premier élément à retenir, c’est simple. Les fortes chaleurs enregistrées ces dernières semaines, combinées aux coupures d’électricité, ont lourdement affecté les élevages de volailles. Les poules pondeuses, affectées par la chaleur, ont cessé de s’alimenter et ne consomment que de l’eau. Résultat : une chute significative de la production. Le marché reste tendu. Quand l’offre bouge plus lentement que la demande, les prix montent. À l’échelle d’un panier de courses, on la sent vite. Si la canicule en est partiellement responsable, les producteurs pointent surtout du doigt les spéculateurs qui sont accusés de profiter de la situation pour gonfler les prix et finissent par empocher des marges supérieures à celles des producteurs eux-mêmes. Cette spéculation aggrave la pression sur les consommateurs, mais aussi sur les éleveurs.

Des coûts de production toujours élevés

Au-delà de la baisse de la productivité, les professionnels sont confrontés à une hausse continue des coûts de production, en particulier pour l’alimentation animale, l’énergie et le transport. Beaucoup peinent à maintenir leur rentabilité. Environ 70% des charges seraient liées à des intrants importés, notamment l’alimentation animale et les vaccins, exposant fortement la filière aux fluctuations des marchés internationaux. Cette dépendance réduit, selon lui, la compétitivité du secteur face à d’autres pays producteurs de la région, mieux positionnés en termes de coûts. Les élevages doivent aussi faire face à des ajustements de cheptel. Résultat, la pression se fait sentir sur les prix en rayon.

On pourrait penser qu’une hausse de prix fait baisser la consommation. Ici, ce n’est pas le cas. Les volumes achetés par les ménages sont en hausse en cette période estivale avec les fêtes de mariage et l’afflux des touristes. C’est un point clé. Les œufs restent un produit de base. Un aliment simple, pratique et souvent indispensable dans la cuisine du quotidien. L’œuf reste un aliment de forte valeur nutritionnelle, et son accessibilité relative par rapport aux autres sources de protéines en fait un produit très sollicité. Ce déséquilibre entre offre réduite et demande élevée ne fait qu’amplifier la hausse.

À court terme, rien n’indique un retour rapide à des prix plus doux. Le marché dépend de l’équilibre entre production et demande en magasin. Tant que cet équilibre reste fragile, les prix peuvent rester élevés, voire bouger encore. Les œufs augmentent encore parce que le marché reste serré et que les ménages continuent d’en acheter beaucoup. Pour l’instant, la baisse ne semble pas pour demain. Et au rayon frais, cela se voit déjà très bien. Les autorités compétentes pourront intervenir pour réguler le marché et rétablir un équilibre juste entre les intérêts des producteurs et ceux des consommateurs. Un retour progressif à la normale est envisageable avec la baisse des températures attendue dans les prochains jours.

Kamel BOUAOUINA

 

L’article Flambée du prix des œufs : chaleur et hausse des charges en cause est apparu en premier sur Le Temps News.

Allocation aux catégories pauvres : le montant mensuel relevé à 280 dinars 

Von: tmps
11. August 2026 um 19:15

Un arrêté conjoint du ministre des Affaires sociales et de la ministre des Finances, daté du 5 août 2026, portant modification de l’arrêté du 10 juillet 2024 relatif à l’augmentation de l’allocation monétaire accordée aux catégories pauvres, a été publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) le 7 août 2026.

En vertu de ce nouveau texte, l’allocation monétaire mensuelle accordée aux catégories pauvres, fixée à 260 dinars, est désormais relevée à 280 dinars.

Le texte précise toutefois que le montant de cette allocation ne peut dépasser celui des transferts monétaires mensuels directs accordés dans le cadre du programme «Amen Social», désormais fixé à 280 dinars.

«Cette nouvelle mesure prend effet à compter du 1er janvier 2026», conformément aux dispositions de l’arrêté.

À ce titre, il convient de rappeler que l’article premier de l’arrêté conjoint du 10 juillet 2024, portant augmentation de l’allocation monétaire accordée aux catégories pauvres, prévoyait déjà une revalorisation de cette allocation, qui était alors fixée à 180 dinars et qui avait été portée à 240 dinars.

En outre, une nouvelle revalorisation était intervenue en 2025. En effet, un arrêté conjoint du ministre des Affaires sociales et de la ministre des Finances, daté du 29 août 2025 et modifiant l’arrêté du 10 juillet 2024, avait porté le montant de l’allocation monétaire mensuelle de 240 à 260 dinars.

Cette nouvelle augmentation des allocations accordées aux catégories pauvres s’inscrit dans le cadre du renforcement du rôle social de l’État, une orientation régulièrement mise en avant par le président de la République, Kaïs Saïed, et érigée en l’un des principaux axes de la politique sociale et économique du pays.

Cette orientation a notamment guidé l’élaboration de la loi de Finances pour 2026 et figure également parmi les grandes lignes du projet de loi de Finances pour 2027, récemment présentées par la Présidence du gouvernement.

Dans ce cadre, les orientations retenues prévoient notamment de poursuivre le renforcement du rôle social de l’État, à travers une meilleure prise en charge des catégories à revenus limités et des catégories vulnérables, l’amélioration de leur pouvoir d’achat ainsi que le renforcement de la qualité des services publics.

380.000 bénéficiaires en 2025, contre 263.000 en 2021

S’agissant des bénéficiaires des allocations sociales, lors des discussions du projet de loi de Finances pour 2026 à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, avait indiqué qu’en février 2025, le nombre total de bénéficiaires des allocations mensuelles avait atteint environ 380.000 personnes, soit près de 12% de la population, contre 263.000 personnes, représentant 8% de la population, en 2021.

«Une augmentation nette de 117.000 bénéficiaires, soit une progression d’environ 31% en quatre ans», avait-il précisé.

Dans ce contexte, le ministre avait rappelé que le programme «Amen Social» regroupe un ensemble de prestations destinées à soutenir les familles à faible revenu et à renforcer la cohésion sociale. «Le dispositif comprend notamment la gratuité des soins et l’accès aux soins à tarif réduit, dont bénéficient environ un million de familles», avait-il souligné.

Par ailleurs, le ministre avait indiqué que le dispositif comprend également un programme d’autonomisation économique destiné aux personnes inscrites au régime d’aide sociale. Celui-ci bénéficiait alors à 1.080 personnes, avec pour objectif de favoriser leur inclusion économique et leur autonomie financière.

En ce qui concerne le nombre de familles pauvres, selon les dernières données communiquées par le ministère des Affaires sociales en 2022, la Tunisie comptait environ 963.000 familles pauvres et à revenu limité.

Nouha MAINSI



L’article Allocation aux catégories pauvres : le montant mensuel relevé à 280 dinars  est apparu en premier sur Le Temps News.

Le chanteur Lotfi Bouchnak galvanise son public au festival international de Nabeul

Von: tmps
11. August 2026 um 14:06

Comme à son accoutumée, le chanteur aux registres musicaux polyvalents Lotfi Bouchnak  promet une soirée estivale à la hauteur des attentes de ses fans au festival international de Nabeul.Sous les ovations d’un public très nombreux et avec son élégance coutumière en Jebba  traditionnelle, Lotfi Bouchnak s’est lancé dans l’interprétation d’un grand classique de la chanson arabe  sous forme de Mouwachat et de Dawer  avant d’enchaîner les plus beaux tubes de son vaste répertoire en commençant par  « Ya Nouar El Louz » et « Ritek Ma Na’raf Wein » . Avec sa voix de stentor, Lotfi Bouchnak a empli le vaste théâtre de plein air  par des mélodies merveilleuses berçant un public venu en masse partager des délices d’initiés avec un maître inégalé de la chanson arabe et qui fascine le public  par son art raffiné,  là où il passe à travers les plus grands festivals du monde. Il a excellé ce soir en interprétant « Enta Shamsi », « Nassaya » et « Kif Shabaht Khayalak », sous l’impulsion d’un public enthousiaste qui, loin de se contenter d’écouter, forma un chœur, chantant et mémorisant les mélodies.

Sur des sonorités mélodieuses, Lotfi  BouchnaK a ébloui l’assistance avec son tube  « Kif Shabaht Khayalak », une chanson attachante, pleine d’amour  qui démontre l’étendu et la grande diversité du répertoire de cet artiste hors pair.. Son immense sensibilité d’artiste compositeur, sa virtuosité  de luthiste et son charisme de chanteur ont fait de lui l’artiste le plus accompli de sa génération de la  lignée des grands maîtres de la chanson arabe contemporaine.  Bouchnak a enflammé l’hémicycle, interprétant une vingtaine de pièces, aux refrains repris en chœur par le public qui a occupé la piste de danse dans une ambiance euphorique. Les échanges entre l’artiste et son public ont donné à la soirée une chaleur particulière.

Entre deux morceaux, Lotfi glisse quelques vers poétiques, faisant voyager son public dans un univers de mots et de mélodies. Pendant près de deux heures, ce grand chanteur a maintenu une énergie constante, entraînant avec lui une assistance composée majoritairement de jeunes et des familles. L’événement est vécu comme un moment rare. «Je suis profondément ému et fier de chanter ici.. Je me sens parmi les miens mais ce soir, je tiens à remercier du fond du cœur ce public merveilleux», a-t-il déclaré à chaud à la fin de son spectacle.

                      Kamel Bouaouina

Photos Berrazagua  

L’article Le chanteur Lotfi Bouchnak galvanise son public au festival international de Nabeul est apparu en premier sur Le Temps News.

Jeux Méditerranéens Tarente 2026 : une délégation record de 181 athlètes tunisiens

Von: tmps
11. August 2026 um 13:41
La Tunisie participera à la 20ᵉ édition des Jeux Méditerranéens Tarente 2026 avec la plus importante délégation sportive de son histoire pour des Jeux disputés hors de ses frontières.

Dans un communiqué du 7 août 2026, le Comité National Olympique Tunisien (CNOT) a indiqué que la délégation tunisienne se compose de 272 personnes : 181 athlètes (69 femmes et 112 hommes) accompagnés de 10 médecins et 11 arbitres.

D’après la même source, les athlètes tunisiens s’aligneront dans 28 disciplines sportives :

1- Sports collectifs :

  • Basket-ball 3×3 (du 29 août au 2 septembre) : 4 femmes, 4 hommes
  • Football (du 22 août au 1ᵉʳ septembre) : 19 hommes
  • Handball (du 22 août au 1ᵉʳ septembre) : 16 femmes, 16 hommes
  • Volley-ball (du 22 au 31 août) : 12 hommes

2- Sports individuels :

  • Athlétisme (du 30 août au 3 septembre) : 2 femmes, 3 hommes
  • Aviron (du 31 août au 3 septembre) : 4 femmes, 4 hommes
  • Boxe(du 22 au 27 août) : 2 femmes, 3 hommes
  • Pétanque / Boules (du 22 au 25 août) : 5 femmes, 6 hommes
  • Canoë-kayak (du 21 au 23 août) : 1 femme, 4 hommes
  • Cyclisme (du 22 au 24 août) : 4 hommes
  • Équitation (du 30 août au 1ᵉʳ septembre) : 5 hommes
  • Escrime (du 22 au 24 août) : 4 femmes, 1 homme
  • Gymnastique (du 25 août au 2 septembre) : 2 femmes, 2 hommes
  • Haltérophilie (du 31 août au 2 septembre) : 3 femmes, 3 hommes
  • Judo (du 28 au 30 août) : 5 femmes, 1 homme
  • Karaté (1ᵉʳ et 2 septembre) : 2 femmes, 3 hommes
  • Natation (du 22 au 25 août) : 2 femmes, 3 hommes
  • Nage avec palmes (26 et 27 août) : 4 femmes, 3 hommes
  • Tir à l’arc (du 25 au 28 août) : 1 femme, 1 homme
  • Tir sportif (du 26 au 31 août) : 2 femmes, 2 hommes
  • Taekwondo (22 et 23 août) : 4 femmes, 4 hommes
  • Triathlon (du 29 août au 1ᵉʳ septembre) : 2 hommes
  • Tennis (du 25 au 31 août) : 2 hommes
  • Padel (du 22 au 28 août) : 2 femmes, 2 hommes
  • Planche à voile (Voile : du 27 août au 2 septembre) : 1 femme

Selon le CNOT, cette participation constitue un nouveau record pour la Tunisie en termes de nombre de participants et de disciplines représentées à l’étranger. Le record national historique reste celui des Jeux de Tunis en 2001 (309 participants).

Pour rappel, les Jeux Méditerranéens – Tarente 2026 se dérouleront du 21 août au 3 septembre 2026 en Italie. Cette édition accueillera plus de 5 000 athlètes de 26 nations, et les épreuves se tiendront sur 41 sites.

Mohamed Sahbi RAMMAH

L’article Jeux Méditerranéens Tarente 2026 : une délégation record de 181 athlètes tunisiens est apparu en premier sur Le Temps News.

Gabès : Saïed dénonce les ravages de la pollution et pose des conditions strictes pour la reprise des activités

Von: tmps
11. August 2026 um 12:15

Le président de la République, Kais Saied a effectué lundi soir une visite de terrain dans le gouvernorat de Gabès (sud-est), où il a fustigé les ravages de la pollution et dénoncé ce qu’il a qualifié de « pollution politique », liant la dégradation de l’environnement à la corruption.

Lors de son déplacement à la plage Al-Salam « Shatt al-Salam », le chef de l’État a souligné que la question environnementale était devenue une « cause nationale ». Il a affirmé que les habitants de Gabès ont payé un « prix exorbitant » en raison des activités du Groupe Chimique Tunisien (GCT), tout en accusant certains cercles d’avoir comploté, depuis 2011, pour démanteler ce complexe industriel afin de le vendre à bas prix. « Nos institutions et entreprises publiques ne sont pas à vendre », a-t-il insisté, cité dans un communiqué de la présidence de la République.

Il a annoncé, à cet effet, que seules les unités de production ayant été réparées et mises aux normes seront autorisées à fonctionner, afin de garantir aux habitants de Gabès leur droit de vivre dans un milieu décent.

Dans son discours prononcé à cette occasion, Saied a également souligné que « le peuple souhaite démanteler la corruption et garantir une juste reddition de comptes », insistant sur le fait que la ville de Gabès, avec ses caractéristiques naturelles uniques, notamment ses montagnes, ses plages et ses oasis, est l’une des villes les plus touchées, « car elle est victime non seulement de la pollution environnementale, mais aussi de la pollution politique ».

Il a insisté sur le droit des citoyens à un environnement sain, libéré de toute forme de pollution, « au sens propre comme au sens figuré ». .

Le président de la République a également souligné que les habitants de Gabès ont fait obstacle à ceux qui voulaient « investir dans la misère » et ont déjoué les plans de ceux qui, non seulement souhaitaient abandonner ce complexe, mais aussi attiser les flammes de la sédition. « Ce que notre peuple de Gabès a accompli restera gravé dans l’histoire », a-t-il lancé.

Le chef de l’Etat s’est rendu, ensuite au siège du gouvernorat de Gabès, où il s’est entretenu avec le gouverneur de la région et des députés locaux, déclarant que le pays menait actuellement une « guerre sur tous les fronts » contre les complots visant la stabilité de l’État.

Toujours à Gabès, Saied s’est rendu à l’Hôpital universitaire, où il a constaté l’encombrement des services et le manque de moyens, tout en rendant hommage à la solidarité des citoyens qui ont fait des dons privés pour améliorer les conditions de soins. Il a ensuité inspecté un oued (cours d’eau) laissé à l’abandon depuis des décennies et qui fera l’objet, bientôt, de travaux de curage.

Pour le chef de l’Etat, « le diagnostic est clair » et « le temps est désormais à l’action ».Il a prévenu, ainsi, les responsables administratifs que « celui qui n’assume pas ses responsabilités comme il se doit devra laisser sa place à ceux qui les porteront avec honnêteté ». Invoquant le verset cora

`

L’article Gabès : Saïed dénonce les ravages de la pollution et pose des conditions strictes pour la reprise des activités est apparu en premier sur Le Temps News.

Exportation : nouvelles exigences pour les produits forestiers

Von: tmps
11. August 2026 um 10:27

L’exportation de produits forestiers est désormais soumise à la présentation d’une attestation d’origine et de stock délivrée par les services compétents de la Direction générale des forêts, ont indiqué lundi la Direction générale de la santé végétale et du contrôle des intrants agricoles et la Direction générale des forêts dans un communiqué conjoint adressé aux exportateurs.

L’attestation doit préciser la quantité concernée ainsi que le numéro de la facture d’exportation. Elle sera présentée aux contrôleurs de la santé végétale aux points de passage lors du contrôle documentaire des cargaisons de produits forestiers destinées à l’exportation.

Pour davantage d’informations, les exportateurs peuvent contacter les services compétents de la Direction générale de la santé végétale et du contrôle des intrants agricoles ainsi que ceux de la Direction générale des forêts.

L’article Exportation : nouvelles exigences pour les produits forestiers est apparu en premier sur Le Temps News.

Police municipale : plus de 1.000 infractions constatées en deux jours

Von: tmps
11. August 2026 um 09:44

Les unités de police municipale ont mené des opérations de terrain du 7 au 9 août 2026 à travers tous le pays.

Ces opérations ont permis de dresser 448 procès-verbaux pour infractions économiques et 630 procès-verbaux pour infractions sanitaires.

Selon un communiqué publié lundi sur le site officiel du ministère de l’Intérieur, ces opérations ont également permis d’effectuer 327 saisies, d’émettre 130 procès-verbaux et d’appréhender 27 personnes recherchées par différentes unités de sécurité et instances judiciaires.

Les unités de police municipale ont également procédé au démantèlement de 1090 étalages anarchiques, à la saisie de 137 balances ainsi que 41 motos et 13 véhicules dont les papiers ne sont pas en règle.

 

L’article Police municipale : plus de 1.000 infractions constatées en deux jours est apparu en premier sur Le Temps News.

Mercato : Ronald Araujo quitte le FC Barcelone pour Liverpool en prêt

Von: tmps
11. August 2026 um 09:32

Le défenseur international uruguayen du FC Barcelone Ronald Araujo rejoint Liverpool pour un an en prêt, ont annoncé lundi soir les deux clubs.

« J’ai vraiment hâte de commencer, je suis très content », a réagi le défenseur central de 27 ans, cité dans le communiqué des Reds.

Il s’agit de la deuxième recrue à ce poste cet été à Liverpool, après l’arrivée du jeune Français Jérémy Jacquet, recruté à Rennes pour 63 millions d’euros.

Ces renforts viennent épauler l’expérimenté Virgil van Dijk en charnière centrale pour compenser les départs de l’Anglais Rhys Williams et du Français Ibrahima Konaté, désormais au Real Madrid.

Joueur de Barcelone depuis 2019, Ronald Araujo y a porté le brassard de capitaine à de nombreuses reprises la saison dernière, mais a aussi connu plusieurs blessures et a fait une pause d’un mois en décembre pour préserver sa santé mentale.

 Aussi capable de jouer au poste de latéral droit, l’Uruguayen aux 27 sélections faisait partie du groupe pour le Mondial-2026 mais n’a pas pu y disputer la moindre minute en raison d’une gêne musculaire.

L’article Mercato : Ronald Araujo quitte le FC Barcelone pour Liverpool en prêt est apparu en premier sur Le Temps News.

Gabès : Saïed examine la situation environnementale et les problèmes de pollution

Von: tmps
11. August 2026 um 08:16

Le président Kaïs Saïed a effectué lundi une visite non annoncée dans le gouvernorat de Gabès pour s’enquérir de la situation environnementale et des principales difficultés auxquelles est confrontée la région, appelant à des solutions urgentes, notamment au problème de la pollution.

Le président a souligné la nécessité de traiter la situation environnementale à Gabès en s’attaquant aux sources de pollution et en mettant fin à leurs conséquences, à travers des solutions urgentes et efficaces, tout en œuvrant à résoudre les problèmes structurels à long terme.

Cette visite intervient dans le cadre du suivi par la présidence de la République du dossier environnemental à Gabès, où la population réclame depuis plusieurs années la fin de la pollution industrielle, notamment autour des unités relevant du Groupe chimique tunisien.

Le président Saïed avait chargé une équipe de travail de proposer des solutions urgentes à la situation environnementale dans la région.

Il avait reçu, en janvier 2026, le rapport final de cette équipe et ses recommandations, affirmant alors sa volonté de prendre les mesures nécessaires, notamment sur les plans technique, financier et structurel, pour mettre fin aux sources de pollution dans la ville.

La pollution à Gabès est notamment liée aux activités industrielles de transformation du phosphate et de production d’engrais et de produits chimiques, qui ont généré pendant des décennies des émissions et des rejets de déchets industriels dans l’environnement marin.

L’article Gabès : Saïed examine la situation environnementale et les problèmes de pollution est apparu en premier sur Le Temps News.

Météo : prévisions du mardi 11 août 2026

Von: tmps
11. August 2026 um 08:01

-Ciel dégagé à peu nuageux ce mardi, selon les prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Le vent soufflera de secteur Est, faible à modéré puis se renforçant relativement, l’après-midi, près des côtes et au sud.

La mer sera houleuse dans la région de Cap Serrat et peu agitée dans le reste des côtes.

Les températures seront stationnaires et les maximales seront comprises entre 32 et 36 degrés dans les régions côtières et sur les hauteurs et oscilleront entre 37 et 42 degrés  ailleurs avec coups locaux de sirocco.

L’article Météo : prévisions du mardi 11 août 2026 est apparu en premier sur Le Temps News.

❌