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Saison été 2026: déjà en mauvaise santé, Tunisair et la CTN face à de nouveaux sacrifices

À l’approche de la saison estivale 2026, le gouvernement a décidé d’une série de mesures destinées à faciliter le retour des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE). Tunisair et la CTN, en tant que transporteurs publics, vont devoir supporter les coûts de cette politique sociale.

Tunisair et la Compagnie Tunisienne de Navigation (CTN) une nouvelle fois dos au mur cet été. Les deux transporteurs publics ont en effet été « appelés » par le gouvernement le 25 avril 2026 à consentir d’importants efforts tarifaires à destination des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) cet été.

Mais derrière l’affichage social et politique, la question de la soutenabilité économique de ces décisions se pose avec acuité.

Une politique tarifaire volontariste

Pour la saison été 2026, Tunisair est invitée à réserver un volume significatif de sièges à des tarifs préférentiels sur les lignes reliant la Tunisie aux principaux pays de résidence des TRE.

À cela s’ajoutent des avantages sur les bagages, la suppression des frais de modification ou d’annulation, la réduction des frais de service et même un prolongement de la période de voyage jusqu’à septembre.

La compagnie devra également renforcer ses offres promotionnelles d’early booking, et proposer des tarifs spécifiques pour les étudiants tout au long de l’année.

La CTN également impliquée

De son côté, la CTN est appelée à appliquer des réductions substantielles sur les billets, y compris pour les véhicules.

Des tarifs réduits sont à prévoir sur les lignes Marseille et Gênes, avec une attention particulière portée aux familles, notamment celles composées de quatre personnes avec véhicule. La mise en place de facilités de paiement et de grilles tarifaires différenciées en haute saison devra compléter ce dispositif.

Des entreprises publiques sous pression

Si ces mesures répondent à un objectif social légitime — soutenir le pouvoir d’achat des TRE et encourager leur retour — elles interviennent dans un contexte financier particulièrement préoccupant pour les deux transporteurs publics.

La situation de Tunisair est depuis plusieurs années qualifiée de critique. Endettement élevé, flotte vieillissante, retards chroniques : la compagnie peine à retrouver un équilibre, au point que certains observateurs n’hésitent plus à parler d’une entreprise en situation quasi-agonisante. Dans ce contexte, imposer des tarifs réduits, assortis d’avantages commerciaux supplémentaires, revient à rogner davantage sur des marges déjà très limitées et accentuer la précarité financière.

Lire aussi: Tunisair : le ministre du Transport parle d’un héritage lourd et promet un redressement accéléré.

La Compagnie Tunisienne de Navigation, bien que dans une situation légèrement moins médiatisée, n’échappe pas non plus aux difficultés structurelles. Coûts d’exploitation élevés, dépendance saisonnière et concurrence accrue pèsent sur ses performances.

Le paradoxe de la haute saison

Traditionnellement, la période estivale constitue pour ces deux entreprises une bouffée d’oxygène financière. C’est durant la haute saison qu’elles réalisent l’essentiel de leurs recettes, permettant de compenser les pertes accumulées durant les mois creux. Or, en instaurant des réductions massives précisément sur cette période stratégique, le gouvernement prend le risque de fragiliser davantage leur équilibre.

À cela s’ajoute un facteur aggravant : la volatilité des prix du kérosène, qui pourrait renchérir significativement les coûts d’exploitation du transport aérien. Dans un tel contexte, toute baisse de revenus unitaires devient encore plus difficile à absorber.

Une approche centrée sur le prix, au détriment de la qualité ?

Autre point d’interrogation : l’absence, dans ces annonces, de mesures concrètes visant à améliorer l’expérience globale des voyageurs. Ni Tunisair ni la Compagnie Tunisienne de Navigation ne semblent concernées par des engagements relatifs à la qualité de service dans les aéroports et les ports qui relèvent certes d’autres opérateurs (en l’occurrence OACA et OMMP) lesquels auraient dû également être impliqués dans la démarche.

Les problématiques récurrentes — délais d’attente, gestion des flux, lenteur de livraison des bagages — restent pourtant au cœur des critiques formulées par les usagers, notamment les TRE lors de leur retour estival et notamment sur l’aéroport Tunis-Carthage. En l’absence d’améliorations sur ces aspects, la baisse des tarifs pourrait apparaître comme une réponse partielle, voire insuffisante.

Entre impératif social et réalité économique

Les mesures arrêtés en conseil ministériel au niveau de la présidence du gouvernement s’appuient certes sur un impératif social mais ne répond à aucune logique de viabilité économique. Si elles répondent à une attente forte de la diaspora tunisienne, elles soulèvent des interrogations légitimes quant à leur impact sur ces deux entreprises publiques déjà fragilisées.

À court terme, l’effet d’annonce et la dimension symbolique sont indéniables. Mais à moyen terme, sans stratégie de redressement structurel ni amélioration tangible de la qualité de service, le risque est réel de voir ces décisions accentuer les difficultés de deux piliers du transport national, au moment même où ils devraient consolider leurs ressources.

©Destination Tunisie

*Illustration générée par l’IA

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Retour des Tunisiens de l’étranger : seuls 20 % envisagent un retour définitif

Von: walid
23. Dezember 2025 um 14:30

Réalisée entre mai et juin 2025 sur un échantillon de 1041 Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) dans différents pays du monde, une enquête intitulée “Le retour des Tunisiens de l’étranger : Freins, Incitations et Perspectives” a montré qu’en dehors des visites de vacances, seuls 20 % des Tunisiens établis à l’étranger déclarent souhaiter retourner définitivement en Tunisie et 59 % ne manifestent aucun intérêt pour un tel retour.

Présentés ce mardi à Tunis, les résultats de l’enquête révèlent, toutefois, que l’attachement à la patrie demeure fort chez les Tunisiens résidant à l’étranger puisque 56 % des participants indiquent retourner en Tunisie plusieurs fois par an et 35 % y reviennent au moins une fois par an.

Menée par l’Association des Tunisiens des Grandes écoles (ATUGE), mise en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) et financée par l’Union Européenne, l’enquête a montré que les motivations du retour temporaire sont principalement d’ordre familial (32 %) et liées au choix de passer la période de retraite en Tunisie (21 %).

Par ailleurs, 24 % des TRE interrogés ont exprimé leur volonté de lancer des projets d’investissement en Tunisie. Les données montrent également que 81 % des personnes sondées avaient initialement quitté le pays pour des raisons professionnelles, ce qui reflète le lien étroit entre la question du retour, le marché du travail et les opportunités d’investissement.

Les résultats indiquent que le désir de retour est conditionné par la disponibilité de facteurs favorables. Ainsi, 71 % des participants se disent intéressés par un retour en cas de disponibilité d’opportunités économiques, 81 % en cas de stabilité économique et politique, et 82 % si le climat d’investissement est facilité, notamment en ce qui concerne le capital-risque et l’accès aux financements bancaires.

S’agissant des obstacles au retour en Tunisie, l’étude a identifié plusieurs entraves majeures, au premier rang desquelles figure la rigidité du marché du travail, considérée par 71 % des répondants comme un obstacle fondamental, notamment en raison du manque d’emplois qualifiés et de la faiblesse des salaires.

En outre, 69 % de l’échantillon estiment que la rareté des opportunités entrepreneuriales et la difficulté de développer des projets en Tunisie constituent un frein important au retour, tandis que 62 % considèrent la lourdeur des procédures administratives comme un obstacle majeur.

Par ailleurs, 64 % des personnes interrogées ont indiqué que la dégradation de la qualité de vie et l’absence de conditions de vie adéquates représentent un obstacle à leur retour définitif. De plus, 58 % estiment que le poids du système fiscal et réglementaire constitue une barrière supplémentaire, en plus des difficultés liées à la bureaucratie.

À l’inverse, les résultats qualitatifs et quantitatifs ont permis d’identifier plusieurs facteurs d’attractivité susceptibles d’encourager le retour des Tunisiens résidant à l’étranger. L’étude souligne notamment l’importance d’améliorer les services de vie quotidienne, en particulier dans les domaines de la santé, de l’éducation, du transport et des infrastructures, de faciliter l’accès aux marchés économiques, de garantir la stabilité économique et politique, ainsi que d’améliorer et de simplifier le climat d’investissement, d’alléger la charge fiscale pesant sur les investisseurs et de simplifier les procédures administratives.

L’étude met également en évidence la nécessité de développer et d’améliorer les services liés au vieillissement et à la retraite, d’introduire davantage de flexibilité sur le marché du travail, de numériser et de moderniser l’administration ainsi que les services administratifs et bancaires, d’améliorer les services de transfert de fonds de l’étranger vers la Tunisie, et de renforcer les accords bilatéraux avec les pays de résidence afin d’améliorer les avantages accordés aux Tunisiens établis à l’étranger.

Enfin, les résultats de cette étude montrent que l’adoption de mesures ciblées est susceptible d’attirer les compétences tunisiennes à revenir dans leur pays. 83 % des participants estiment que la simplification des procédures administratives constitue un facteur fortement attractif pour un retour en Tunisie, 79 % considèrent que la simplification des règles bancaires et de la réglementation des changes encouragerait le retour, tandis que 76 % soulignent l’importance de la mise en place d’une protection sociale lors du retour en Tunisie.

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Maneken, la marque de glaces pour accompagner les vacanciers

Parce que les vacances se vivent aussi de manière gourmande grâce à Maneken, le glacier artisanal 100% tunisien, lance une nouvelle gamme à découvrir cet été en supermarchés, dans les épiceries fines et chez les épiciers du coin.

Créée en 2014 à Tunis, l’enseigne Maneken développe sur tout le territoire tunisien un concept différent de glace artisanale. Aujourd’hui, son réseau compte 8 points de vente et poursuit son développement en franchise. L’enseigne 100% tunisienne a, en outre, annoncé lors d’un événement tenu le 17 juillet à Tunis, le lancement de son activité de distribution en détails de toute une gamme de nouveaux produits. Slim Ben Nasr, fondateur d’Astrate Food, l’entreprise qui gère la marque Maneken, a déclaré lors de l’événement que Maneken a été créée avec passion. Elle évolue aujourd’hui pour toucher une large tranche de Tunisiens avec le lancement de l’activité B2C.

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De gauche à droite : Slim Ben Nasr, fondateur de Maneken, et Kamel Khlifi, Brand Manager Maneken.

Ingrédients naturels sélectifs

Maneken se distingue par son concept novateur de gaufres belges et de produits sucrés et salés frais et confectionnés à base d’ingrédients naturels. Chaque produit est préparé avec soin, utilisant des ingrédients de qualité et des recettes traditionnelles revisitées pour plaire à une clientèle diversifiée. Ses établissements sont conçus pour offrir un cadre cosy, accueillant et contemporain, invitant les clients à savourer un moment de plaisir gourmand.

Une palette de glaces sans sucre ajouté pour offrir une expérience unique, des crèmes glacées et sorbets sont parmi la large gamme de parfums proposés. Il s’agit aussi des gaufres, des Bubbles Waffles, des pâtisseries et des jus frais.

La glace artisanale abordable

En fait, Maneken n’est pas seulement un glacier mais un véritable laboratoire de création où les textures et les saveurs se mêlent harmonieusement. Chaque parfum raconte une histoire et une expérience différente. Kamel Khlifi, Brand Manager Maneken a, de son côté, indiqué que le lancement des produits B2C va permettre de rendre la glace artisanale accessible et abordable pour tous les Tunisiens. « Notre gamme de produits sera vendu aux supermarchés, chez l’épicerie fine, les petites superettes et l’épicier du coin.

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 L’équipe Maneken

Les pots, les cornets sont tous des nouveaux produits proposés en plusieurs parfums et goûts et en différents formats. « Nous nous positionnons en tant que marque haut de gamme basée sur des recettes composées d’ingrédients très sélectifs », a-t-il souligné. Pour la nouvelle gamme, le consommateur aura le choix entre 14 parfums entre pots et cornets avec 4 autres parfums sans sucre ajouté. Les diabétiques pourront profiter et déguster nos glaces artisanales sans se soucier de leur santé », a-t-il ajouté.

Objectif de couvrir 50% du territoire tunisien

Avec une présence concentrée essentiellement sur le Grand Tunis, à Sousse et à Sfax, l’enseigne de glace artisanale prévoit un plan de développement sur 4 ans pour couvrir 50% du territoire tunisien. En matière d’hygiène, l’entreprise est certifiée ISO 20000. « Toute notre machinerie est neuve d’autant plus que appliquons des normes d’hygiènes selon les standards européens », a-t-il conclu.

 

 

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