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Un Pacte national pour accélérer la digitalisation de la santé en Tunisie

01. Oktober 2026 um 21:45

La Tunisie a signé un Pacte national pour la santé visant à accélérer la transformation numérique du secteur et à renforcer la couverture sanitaire universelle. Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a insisté sur la nécessité de passer rapidement à la mise en œuvre des accords conclus lors de la première édition TeleHealth Connect 2026. 

À l’occasion de la cérémonie de signature du Pacte national pour la santé, Ferjani a souligné que la numérisation du secteur permet de réduire les difficultés liées aux déplacements des patients, notamment les coûts financiers et les contraintes physiques. Cette transformation s’inscrit dans l’objectif de parvenir à une couverture sanitaire universelle. Il a appelé à passer de la signature des accords à la mise en œuvre concrète des initiatives annoncées, notamment dans le domaine de la santé mentale. Et cette édition a ouvert de nouvelles perspectives de coopération avec plusieurs pays, organisations internationales et start-up tunisiennes.

Toujours selon le ministre, la Tunisie dispose des atouts nécessaires pour devenir un pays de référence dans le domaine de la santé numérique, notamment grâce au développement des hôpitaux numériques et à l’utilisation de l’intelligence artificielle. Mustapha Ferjani a insisté sur la nécessité de faire des données numériques un instrument de souveraineté, de renforcer la protection des données personnelles et de garantir l’autonomie de la Tunisie dans ce domaine.

Il a par ailleurs annoncé la tenue, en décembre prochain au Japon, d’une réunion consacrée à l’élaboration, avec les partenaires tunisiens, d’une feuille de route pour la couverture sanitaire universelle. Cette feuille de route devra préciser les priorités, le calendrier de mise en œuvre et les modalités d’évaluation de l’impact des initiatives engagées.

Lire aussi : Bientôt un nouveau plan de développement sanitaire axé sur l’équité et l’accès pour tous

Le ministre des Technologies et de la communication, Sofiene Hemissi, abonde dans le même sens et affirme que la transformation numérique devait contribuer à développer le système de santé, à élargir l’accès aux services médicaux et à réduire les disparités régionales.

Dans ce cadre, il a présenté quatre priorités: le développement du système national intégré d’information sanitaire et un dossier médical numérique partagé, l’accélération du développement de la télémédecine et du projet d’hôpital numérique. Il en va de même de l’utilisation de l’intelligence artificielle et les données pour améliorer la santé publique, notamment la veille épidémiologique et la planification. Et enfin la garantie de  l’inclusion numérique et réduire les inégalités entre les régions et les catégories sociales. Cependant, le ministre a insisté sur la nécessité de protéger les données de santé, de renforcer la cybersécurité et de préserver le contrôle humain dans l’utilisation de l’intelligence artificielle.

Il a également appelé à une meilleure coordination entre les ministères et les institutions concernées, ainsi qu’à un renforcement des partenariats avec l’Organisation mondiale de la santé, l’Union internationale des télécommunications (ITU), les entreprises technologiques, les centres de recherche et les start-up tunisiennes.

Selon lui, la réussite de la santé numérique ne doit pas être mesurée en termes de nombre de plateformes lancées, mais par son impact concret sur la vie des citoyens : réduction des délais d’attente, amélioration de l’accès aux soins spécialisés, meilleure disponibilité des médicaments et amélioration du parcours des patients.

Le satisfécit de Keiko Inoue…

Présente lors de cet événement, Keiko Inoue, directrice régionale des pratiques dans les domaines de l’éducation et des compétences, du genre, de la santé et des politiques sociales pour la région du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord, de l’Afghanistan et du Pakistan auprès de la Banque mondiale, s’est félicitée de participer à la cérémonie de signature du Pacte national pour la santé en Tunisie. Elle a salué les réalisations tunisiennes dans le domaine de la santé numérique, soulignant que la Tunisie était le seul des seize pactes nationaux pour la santé en cours de signature à accorder une place aussi importante à la transformation numérique.

Elle a rappelé le soutien apporté au gouvernement tunisien pendant la pandémie de Covid-19, notamment dans le domaine de la préparation et du renforcement du système national de santé. Elle a estimé que la Tunisie était désormais prête à franchir une nouvelle étape dans le développement de son système de santé et a réaffirmé la volonté de la Banque mondiale de continuer à soutenir le pays sur la voie de la couverture sanitaire universelle et de la santé numérique.

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Ouael Chouchene : « Le défi n’est plus la planification, mais la rapidité d’exécution »

01. Oktober 2026 um 16:55

Ouael Chouchene, secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique au ministère de l’Industrie, en inaugurant le Salon international de la transition énergétique (SITE 2026), a affirmé que la transition énergétique fait désormais consensus et que l’enjeu principal n’est plus la planification, mais la vitesse d’exécution.

Face aux bouleversements géopolitiques, à la volatilité des marchés énergétiques et aux tensions sur les chaînes d’approvisionnement, la sécurité énergétique est redevenue une priorité absolue. « L’énergie est avant tout une question de souveraineté, de sécurité économique et de compétitivité », a-t-il souligné.

Ouel Chouchene rappelle que la Tunisie a déjà entamé sa transition, la part des énergies renouvelables dans le mix électrique étant passée de 4 % il y a deux ans à environ 9 % aujourd’hui. Si ce progrès confirme que la stratégie porte ses fruits, il met aussi en évidence l’ampleur du chemin restant à parcourir. La canicule exceptionnelle de l’été 2026 a révélé les vulnérabilités du système électrique national, imposant selon lui une accélération simultanée sur tous les fronts.

Les projets en cours couvrent les grands parcs renouvelables, le régime des autorisations et de l’autoproduction, le renforcement du réseau, le stockage, l’efficacité énergétique et l’interconnexion électrique. L’objectif étant de « construire un système plus robuste et plus résilient ». 

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Transition énergétique : Et si la solution venait des banques et du foncier ?

01. Oktober 2026 um 16:54

Lors du 4ᵉ Salon international de la transition énergétique (SITE 2026), un panel d’experts a dressé un état des lieux sans équivoque : la Tunisie accuse un retard critique dans le déploiement des énergies renouvelables, avec un taux actuel de 9,2% contre un objectif de 35% à l’horizon 2030. Ce retard, aggravé par une dépendance gazière de plus de 70% vis-à-vis de l’Algérie et la pression sur les finances publiques, expose l’économie aux fluctuations des prix internationaux.

Les banques tunisiennes disposent de fonds dédiés aux énergies renouvelables, créés principalement pour bénéficier d’avantages fiscaux (exonération d’impôt dans les zones éligibles du Sud et du Centre-Ouest), et dotés de liquidités confortables qu’elles doivent impérativement utiliser sous deux ans, mais elles peinent à identifier des projets à rentabilité à long terme, d’autant que la transformation des dépôts à court terme en crédits à moyen/long terme reste limitée à 7–10 ans maximum, alors que les projets renouvelables nécessitent des horizons plus longs pour être rentables.

Le risque de change constitue un obstacle structurel majeur : les crédits des bailleurs internationaux sont octroyés en devises aux banques, mais transférés en dinars aux entreprises, et l’ancien mécanisme public de couverture (Fonds de péréquation de change) a été remplacé par des instruments de marché (TCX), plus coûteux et moins accessibles, selon Ahmed Karam, expert international en finances et président du conseil d’administration de TLF, qui propose de réactiver un fonds de couverture combiné aux garanties internationales et au fonds de garantie tunisien (couvrant jusqu’à 75% du coût du projet). Les taux d’intérêt pratiqués (7–10%) rendent le financement onéreux, mais le Fonds de transition énergétique, autorisé par la loi de finances 2026, permet une bonification de 3 points, ramenant le taux effectif à environ 7%, tandis que certains bailleurs offrent des subventions couvrant jusqu’à 10% du coût du projet.

Les garanties classiques (terrain, équipements, contrat STEG, assurances) ne suffisent pas toujours et le fonds de garantie intervient en complément, mais les procédures d’indemnisation restent complexes et lentes (jusqu’à trois ans), d’où la proposition de réformer le dispositif pour automatiser le refinancement et accélérer l’indemnisation, parallèlement au développement par les banques de services de conseil gratuit pour aider les promoteurs à structurer des business plans crédibles.

Que font les institutions internationales et publiques?

Amira Klibi, spécialiste en énergie à la Banque mondiale, a rappelé l’engagement de l’institution à travers un portefeuille d’environ 1 milliard de dollars (BIRD, SFI, MIGA), finançant le renforcement du réseau, l’interconnexion ELMED (268,4 millions de dollars) et l’amélioration de la performance de la STEG. Néjia Gharbi, directrice générale de la Caisse des Dépôts et de Consignation (CDC), a souligné le rôle de la CDC dans la mobilisation et

l’orientation des financements vers des projets stratégiques, tout en dérisquant les investissements.

Cinq réformes prioritaires pour accélérer

Les intervenants ont formulé cinq recommandations structurantes : Créer une agence foncière pour les énergies renouvelables, sur le modèle de l’agence foncière industrielle, pour rendre disponibles des terrains connectés au réseau STEG. Verdir la politique monétaire et le crédit bancaire, en imposant aux banques des règles de gestion des risques environnementaux. Créer une autorité de régulation des énergies renouvelables, chargée du suivi, du contrôle et de la supervision du futur marché carbone. Développer un marché carbone volontaire, supervisé par cette autorité et confié à la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis. Et enfin instaurer un guichet unique public-privé, délivrant un « passeport » regroupant tous les avantages (financement, subventions, fiscalité).

Les banques sont prêtes à jouer un rôle accru, mais nécessitent un cadre réformé (accès au foncier, régulation claire, couverture du risque de change, simplification des procédures). Le partenariat public-privé est jugé indispensable pour accélérer les investissements.

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Transition énergétique : Ouael Chouchane appelle à “accélérer sur tous les fronts”

01. Oktober 2026 um 16:52

Ouael Chouchane, Secrétaire d’État à la transition énergétique, a ouvert le SITE 2026 en appelant à une accélération massive des projets. La part des renouvelables est passée de 4% à 9% en deux ans, mais la canicule 2026 a révélé les vulnérabilités du réseau. Grands projets, stockage, efficacité énergétique et interconnexion sont prioritaires pour “ construire un système plus robuste et résilient”.

“L’énergie est une question de souveraineté et de compétitivité. “Wael Chouchane a lancé un appel pressant à l’accélération lors de l’ouverture du SITE 2026. Avec 9% de renouvelables dans le mix électrique (contre 4% il y a deux ans), la Tunisie progresse, mais la canicule exceptionnelle de l’été a exposé les fragilités du système. La priorité : déployer simultanément grands projets, stockage, efficacité énergétique et interconnexions pour bâtir un réseau “plus robuste et résilient”.

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SITE 2026- Financement, change, garanties : la triple équation du renouvelable

01. Oktober 2026 um 16:30

L’ouverture du 4ᵉ Salon international de la transition énergétique (SITE 2026) a eu lieu, ce 1er octobre 2026, au siège de l’UTICA. A cette occasion, un panel dédié au financement des projets d’énergies renouvelables a mis en lumière les contraintes structurelles qui freinent le déploiement massif des énergies propres en Tunisie. L’accent a aussi été mis sur les réformes prioritaires pour accélérer la transition.

La Tunisie s’est fixé l’objectif d’atteindre 35 % d’énergies renouvelables dans son mix électrique à l’horizon 2030. Or, le taux actuel ne dépasse pas 9,2 %. C’est ce que font ressortir les derniers chiffres présentés lors du salon SITE 2026. 

La canicule de l’été 2025, avec plus de 15 jours de températures extrêmes, a impacté la pression sur le réseau électrique. Ce qui a amené  à agir au plus vite pour mieux renforcer la résilience énergétique du pays.

Les banques disposent de liquidités, mais cherchent des projets bancables

Les intervenants ont souligné que les banques tunisiennes ont créé des fonds dédiés aux énergies renouvelables. Et ce dans le but de  bénéficier d’avantages fiscaux. Comme par exemple les exonérations d’impôt lorsque les projets sont réalisés dans des zones éligibles, notamment le Sud et le Centre-Ouest.

Ces fonds disposent de liquidités confortables et doivent utiliser leurs ressources sous deux ans. Cependant, ils peinent à identifier des projets à rentabilité à long terme. La transformation des dépôts à court terme en crédits à moyen/long terme reste limitée à 7–10 ans maximum. Alors que les projets renouvelables nécessitent des horizons plus longs pour être rentables.

Risque de change : un frein majeur au financement

Un autre obstacle identifié concerne le risque de change. En effet, les crédits des bailleurs internationaux sont octroyés en devises aux banques, mais transférés en dinars aux entreprises pour éviter que ces dernières ne supportent la volatilité du taux de change.

L’ancien mécanisme public de couverture (Fonds de péréquation de change) a été remplacé par des instruments de marché (TCX). C’est ce qu’a rappelé Ahmed Karam, expert international en Finances et président du Conseil d’administration TLF. Ils sont plus coûteux et moins accessibles pour les banques locales. A cet égard, il a rappelé qu’une proposition a été formulée pour réactiver un fonds de couverture du risque de charge, combiné aux garanties internationales et au fonds de garantie tunisien, qui couvre jusqu’à 75 % du coût du projet.

Taux d’intérêt élevés, mais des mécanismes de bonification existent

Les taux d’intérêt pratiqués suivent les conditions du marché, autour de 7–10 %, rendant le financement onéreux pour les promoteurs. Toutefois, le Fonds de transition énergétique, autorisé par la loi de finances 2026, permet une bonification de trois points de pourcentage, ramenant le taux effectif à environ 7 %.

Certains bailleurs de fonds internationaux offrent également des subventions couvrant jusqu’à 10 % du coût du projet, venant compenser partiellement la charge d’intérêt.

Les garanties classiques (terrain, équipements, contrat STEG, assurances) ne suffisent pas toujours à convaincre les banques de financer les projets. Alors, le fonds de garantie intervient en complément. Mais les procédures d’indemnisation restent complexes et lentes, pouvant s’étaler sur trois ans en cas de défaillance.

Une réforme est proposée pour automatiser le refinancement et accélérer l’indemnisation, afin de renforcer la crédibilité du dispositif de garantie.

Les banques et bailleurs développent désormais des services de conseil gratuit pour aider les promoteurs à structurer des business plans crédibles, choisir les fournisseurs et piloter l’investissement. Certaines banques encouragent même la mutualisation de projets sur un même terrain pour réduire les coûts et favoriser les synergies.

La Banque mondiale : un partenaire engagé

Amira Klibi, spécialiste en énergie à la Banque mondiale, souligne que la BM accompagne la Tunisie à travers ses trois filiales (BIRD, SFI, MIGA), avec un portefeuille global d’environ 1 milliard de dollars dédié au secteur énergétique.

  • BIRD finance le renforcement du réseau (corridor Sud-Nord), l’interconnexion Tunisie-Italie (ELMED, 600 MW, 268,4 millions de dollars) et un programme d’amélioration de la performance de la STEG.
  • SFI mobilise des financements pour les projets IPP (Independent Power Producers) renouvelables.
  • MIGA fournit des garanties pour sécuriser les investissements privés.

La Banque mondiale a appuyé également les régimes d’autoproduction (600 MW en cours) et la réforme des autorisations. Elle travaille aussi sur les projets de concession pour les grands projets.

La Caisse des Dépôts : un investisseur public stratégique

La Caisse des Dépôts se positionne comme un investisseur public accompagnant les transitions majeures (énergie et numérique). Néjia Gharbi, directrice Générale de la CDC revient sur le rôle de la CDC qui mobilise et oriente les financements vers des projets stratégiques, tout en dérisquant les investissements. Elle souligne la complexité des projets renouvelables, notamment en termes de rentabilité, de procédures d’autorisation et de coordination multipartite.

Cinq réformes prioritaires pour accélérer la transition

Les intervenants ont formulé cinq recommandations structurantes :

  1. Créer une agence foncière pour les énergies renouvelables, sur le modèle de l’agence foncière industrielle, pour rendre disponibles des terrains connectés au réseau STEG et réduire les coûts d’acquisition.
  2. Verdir la politique monétaire et le crédit bancaire, en imposant aux banques des règles de gestion des risques environnementaux et en offrant des conditions préférentielles pour les projets verts.
  3. Créer une autorité de régulation des énergies renouvelables, chargée du suivi, du contrôle et de la régulation du secteur, ainsi que de la supervision du futur marché carbone.
  4. Développer un marché carbone volontaire, supervisé par cette autorité et confié à la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis pour la gestion quotidienne.
  5. Instaurer un guichet unique public-privé, sur le modèle du programme de mise à niveau des entreprises, pour délivrer un « passeport » regroupant tous les avantages (financement, subventions, fiscalité) et éviter les démarches administratives multiples.

La question essentielle est de savoir si les banques sont prêtes à jouer un rôle accru dans le financement de la transition énergétique, dans un cadre réformé (accès au foncier, régulation claire, couverture du risque de change, simplification des procédures). Le partenariat public-privé est jugé indispensable pour accélérer les investissements, à l’image des projets de centrales électriques réalisés avec des partenaires internationaux.

Comme l’a résumé Ahmed Karam : « Accélérer, accélérer, accélérer » doit devenir le mot d’ordre pour garantir un approvisionnement énergétique efficace, durable et sécurisé, condition sine qua non d’une croissance économique régulière.

L’article SITE 2026- Financement, change, garanties : la triple équation du renouvelable est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

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