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La créativité humaine à l’épreuve de l’intelligence artificielle

29. September 2026 um 22:39

En sa qualité de membre du Bureau de la 20e session du Comité de la Convention de 2005 de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, la Tunisie participe, du 29 septembre au 1er octobre 2026, à la réunion de consultation consacrée à la révision des Directives opérationnelles sur la mise en œuvre de cette Convention dans le nouvel environnement numérique.

Dans son intervention, l’Ambassadeur Délégué permanent de Tunisie auprès de l’Unesco, M. Dhia Khaled, a souligné l’importance de préserver la créativité humaine face aux mutations profondes liées à l’essor de l’intelligence artificielle.

Il a, par ailleurs, mis l’accent sur l’importance de la transparence et de la responsabilité dans l’utilisation de l’IA, ainsi que sur la priorité qui doit être accordée à la préservation de la diversité culturelle et linguistique dans l’environnement numérique.

Il a, également, souligné la nécessité de réduire la fracture numérique et de garantir aux pays en développement un accès plus équitable aux nouvelles technologies et infrastructures numériques à travers, notamment, le renforcement des capacités, la formation et le transfert des expertises et du savoir-faire.

Communiqué

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Reyad Kesri raconte la face intime de sa mère Warda El Djazaïria

29. September 2026 um 07:37

Pendant des décennies, Warda El Djazaïria a incarné l’une des plus grandes voix de la chanson arabe. Son timbre puissant, son interprétation habitée et son attachement à l’Algérie ont fait d’elle une artiste hors norme, admirée bien au-delà des frontières du monde arabe. Mais derrière la diva, décédée le 17 mai 2012, se cachait une femme confrontée aux sacrifices, aux choix difficiles, à la maladie et aux épreuves familiales. C’est cette face intime que révèle son fils, Reyad Kesri, dans ‘‘Vivre avec une légende’’, un témoignage rare qui éclaire autrement le parcours d’une icône.

Djamal Guettala

Loin des biographies classiques, l’ouvrage ne cherche pas seulement à raconter une carrière exceptionnelle. Il dévoile le quotidien d’une femme qui a dû concilier les exigences de la scène, les responsabilités familiales et les combats personnels. À travers le regard de son fils, Warda apparaît dans toute sa complexité : artiste adulée, mère attentive, femme fragile et personnalité engagée.

Reyad Kesri revient d’abord sur l’histoire familiale qui a façonné le destin de Warda. Son père, Mohamed Kesri, originaire du Constantinois, a joué un rôle essentiel dans son parcours en lui permettant de poursuivre son rêve artistique. La séparation du couple, au début des années 1970, est racontée avec pudeur, loin des polémiques et des jugements.

Une femme face aux épreuves

Grandir auprès de Warda signifiait vivre entre deux mondes : celui de la vie ordinaire et celui des projecteurs. Le fils de la chanteuse décrit les foules, les voyages, les grands hôtels et cette célébrité permanente qui accompagnait chaque déplacement. Mais il raconte aussi son propre chemin, ses difficultés scolaires et son besoin de construire une identité indépendante.

Avec le temps, Reyad devient plus qu’un fils : il devient le protecteur de sa mère. Face aux problèmes de gestion, aux contrats déséquilibrés et aux personnes profitant de sa notoriété, il prend progressivement en charge ses intérêts professionnels. «Et sans que je m’en rende pleinement compte, je n’étais plus seulement le fils de Warda. Je devenais l’un de ses remparts», écrit-il,résumant ainsi la relation particulière entre une mère célèbre et un fils qui a choisi d’être son soutien dans un univers parfois impitoyable.

Au fil des décennies, Warda dépasse le simple statut d’artiste. Sa popularité immense fait d’elle une figure culturelle et parfois politique. Reyad Kesri raconte une chanteuse dont les prises de position, les engagements et l’identité algérienne ont parfois suscité des réactions au-delà du monde musical. «Elle posait problème parce que Warda n’était plus seulement une artiste : elle était devenue un symbole», note Reyad, dont le livre révèle aussi une femme déterminée, attachée à sa dignité et à son exigence artistique. Et même lorsqu’elle est confrontée aux difficultés, elle refuse de renoncer.

Les chapitres consacrés à sa santé sont parmi les plus bouleversants. Hépatite C, cancer du sein, diabète, problèmes cardiaques et greffe du foie : Warda affronte une succession d’épreuves avec une force exceptionnelle. «On a souvent cru que ma mère allait mourir. Les médecins le disaient… Elle, pourtant, continuait à vivre», témoigne Reyad, en citantl’un des médecins de Warda : «Votre mère devrait inspirer mes patients. Ils se plaignent de mourir alors qu’ils n’ont qu’une seule de ses maladies.»

Jusqu’au bout, une question demeure essentielle pour elle : «Quand pourrai-je chanter ? » Une phrase qui résume son rapport unique à la musique et à son public.

L’héritage d’une voix éternelle

Les dernières pages du livre prennent une dimension testamentaire. Reyad Kesri raconte les derniers combats de sa mère et son ultime apparition sur scène à Baalbeck en 2011, un moment qui symbolise une fidélité absolue à son métier.

Après sa disparition, une autre question se pose : comment préserver la mémoire d’une artiste de cette dimension ? Face aux nouvelles technologies permettant de recréer artificiellement les voix disparues, Reyad exprime ses réserves : « Certaines voix, une fois éteintes, méritent autre chose que d’être malmenées par des intelligences artificielles.»

Pour lui, le respect passe aussi par la reconnaissance des artistes de leur vivant : «J’aurais préféré que l’on célébrât davantage les vivants.»

Dans les dernières pages, il livre enfin la plus belle définition de sa mère : «Il n’y avait pas une seule Warda, mais plusieurs. Celle de la scène et celle de la maison. La femme engagée et la mère inquiète. La diva adulée et la malade fragile. Une fleur de chaque jardin. Et, à travers elles, le parfum d’une vie intensément vécue.»

Avec ce livre, Reyad Kesri signe bien plus qu’un énième hommage posthume à sa mère. Il propose un document précieux sur une époque, sur la chanson arabe et sur une artiste dont la voix continue de traverser les générations. Derrière la légende Warda, il révèle surtout le portrait d’une femme libre, exigeante et profondément humaine.

‘‘La voix, le sang et la vie. Fragments d’une présence : Warda El Jazayria’’, de Reyad Kesri, Éditions Dalimen, 13 mai 2026.

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Tarek Mami, une voix tunisienne de France Maghreb 2 s’est éteinte

29. September 2026 um 07:33

Le journaliste tunisien Tarek Mami est décédé dimanche 27 septembre 2026, à l’âge de 71 ans. Fondateur et président de France Maghreb 2, il avait consacré plusieurs décennies au journalisme et à la radio, devenant une figure connue du paysage médiatique franco-maghrébin.

Sa disparition a suscité de nombreux hommages dans le milieu radiophonique et auprès de ceux qui avaient suivi son parcours entre la France et le Maghreb.

L’aventure de France Maghreb 2 avait commencé en 1987. Tarek Mami en avait fait au fil des années un espace d’information, de débat et de proximité destiné notamment aux publics maghrébins établis en France.

Journaliste et juriste de formation, il s’était également investi dans la défense des radios indépendantes. De 2009 à 2018, il avait notamment assuré le secrétariat national du Syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes (Sirti).

Son activité journalistique l’avait conduit à recevoir au micro de France Maghreb 2 de nombreuses personnalités politiques françaises et maghrébines. Ses interviews témoignaient de la place occupée par la station dans les échanges entre les deux rives de la Méditerranée.

Une voix attachée à la Tunisie

Tarek Mami avait conservé un lien étroit avec la Tunisie et avec les préoccupations des Tunisiens établis à l’étranger. La question de la communauté tunisienne en France, les relations entre les deux pays et l’actualité maghrébine occupaient régulièrement une place dans son travail.

Son attachement à son pays natal trouvera une dernière expression dans ses obsèques. Selon l’avis de décès communiqué par sa famille, un recueillement aura lieu mardi 29 septembre 2026 à l’hôpital Jean Jaurès, à Paris, avant la prière funéraire à la mosquée de Chevilly-Larue après la prière du Dohr.

Le défunt sera ensuite rapatrié sur l’île de Djerba, en Tunisie, où il sera inhumé.

Cette dernière étape donne une dimension particulière à la disparition de celui qui avait passé une grande partie de sa vie professionnelle en France tout en maintenant un lien avec la Tunisie.

Une page de la radio franco-maghrébine

Le parcours de Tarek Mami appartient à une époque où la radio représentait pour les populations maghrébines de France un moyen essentiel d’information, de dialogue et de maintien du lien avec les pays d’origine.

Depuis, les réseaux sociaux et les plateformes numériques ont profondément transformé les usages médiatiques. Les radios pionnières de cette période ont néanmoins laissé une empreinte durable auprès de leurs auditeurs.

Avec Tarek Mami disparaît l’un de ceux qui ont contribué à faire vivre cet espace médiatique entre la France et le Maghreb.

À sa famille, à ses proches, à ses collaborateurs et à l’équipe de France Maghreb 2, Kapitalis adresse ses sincères condoléances.

Que Dieu accueille le défunt dans Sa miséricorde et apporte réconfort à sa famille.

Guettala Djamal

Articles de Tarak Mami parus dans Kapitalis :

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