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Le gouverneur de la BCT, nouveau membre du Conseil de l’IMA

22. September 2026 um 20:23

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, a participé du 16 au 18 septembre 2026, à Nairobi, aux 48es Réunions annuelles de l’Association des banques centrales africaines.

En sa qualité de président de la sous-région Afrique du Nord au sein du bureau de l’ABCA pour la période 2025-2026, il a plaidé pour la création d’une « Union africaine de résilience monétaire et financière », préalable, selon lui, à une future union monétaire durable.

À l’issue de ces réunions, le gouverneur de la BCT a été élu membre du conseil d’administration de l’Institut monétaire africain, dont la création est en cours. Les discussions ont également porté sur la coopération monétaire, l’intégration économique et le renforcement de l’autonomie financière du continent.

Fethi Zouhaier Nouri a par ailleurs participé à un symposium consacré à l’intégration monétaire africaine ainsi qu’à une conférence sur l’intelligence artificielle, la gouvernance des données et la transformation numérique des banques centrales.

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Tunisie-BAD : deux accords de garanties pour 700 millions de dinars

22. September 2026 um 20:09

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et Malinne Blomberg, directrice générale adjointe du bureau de la Banque africaine de développement (BAD) en Tunisie, ont signé, mardi 22 septembre 2026, deux accords de garantie entre la République tunisienne et la Banque.

Ces accords portent sur deux financements destinés à la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) et au Groupe chimique tunisien. Ils ont également été signés par les présidents-directeurs généraux des deux entreprises, Abdelhamid Menja et Omar Bouzouada.

Le premier financement, d’un montant de 111,5 millions d’euros, soit environ 377 millions de dinars, contribuera à la réalisation d’un projet visant à améliorer les performances techniques et énergétiques du réseau d’eau potable du Grand Tunis.
Le second financement, d’une valeur de 110 millions de dollars, soit environ 321 millions de dinars, sera consacré à un projet de soutien à la mise à niveau environnementale et à la modernisation des unités de production du Groupe chimique.

Dans son intervention, Samir Abdelhafidh a souligné que ces deux projets s’inscrivaient dans les priorités et orientations stratégiques du Plan de développement 2026-2030, notamment en matière de sécurité alimentaire et hydrique, de sécurité énergétique et de protection de l’environnement.

Le ministre a également mis en avant la volonté du gouvernement de soutenir les entreprises publiques stratégiques afin de leur permettre d’améliorer leurs performances et leur efficacité, et de réaliser les objectifs économiques et sociaux.

Il a, par ailleurs, salué le niveau de coopération entre la Tunisie et la BAD, ainsi que le rôle de la Banque dans l’accompagnement du développement économique et social du pays.

De son côté, Malinne Blomberg a confirmé la solidité de la coopération entre les deux parties et la disponibilité de la BAD à poursuivre son soutien à la mise en œuvre des priorités et programmes de développement de la Tunisie.

Elle a souligné l’importance des deux projets, notamment pour renforcer la sécurité hydrique et alimentaire, réduire la pollution environnementale, améliorer l’efficacité énergétique, soutenir l’activité économique et contribuer à l’amélioration des conditions de vie.

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BM-Tunisie: 900 millions de dollars par an pour relever le défi hydrique

22. September 2026 um 19:07

Le rapport de la Banque mondiale souligne que l’amélioration des précipitations et la hausse du niveau des barrages enregistrées l’année dernière ont apporté un répit à court terme, sans pour autant modifier les défis hydriques structurels auxquels la Tunisie reste confrontée.

Pour traduire le Plan Eau 2050 en résultats durables, le gouvernement prévoit des investissements d’environ 900 millions de dollars par an jusqu’au milieu du siècle. Toutefois, ces financements dans les infrastructures devront être accompagnés de réformes visant à renforcer la gouvernance de l’eau, améliorer la viabilité financière du secteur et accroître la performance des opérateurs de services.

Parmi les mesures jugées prioritaires figurent la modernisation du Code des eaux, la mise en place d’un cadre réglementaire pour la réutilisation des eaux usées traitées, l’amélioration du recouvrement des coûts et la protection des ménages vulnérables.

La Banque mondiale recommande également de réduire les pertes dans les réseaux, d’accélérer la digitalisation des services et de renforcer la gestion de l’irrigation. Ces réformes sont considérées comme essentielles pour garantir la sécurité hydrique et préserver les perspectives économiques de la Tunisie.

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BM-Tunisie : La croissance atteint 2,4% au premier semestre 2026

22. September 2026 um 18:51

Selon le dernier Bulletin de conjoncture économique pour la Tunisie de la Banque mondiale, intitulé « Le défi de l’eau en Tunisie : de la pénurie à la résilience », l’économie tunisienne évolue depuis plusieurs années sur une trajectoire de croissance modérée. Elle demeure également vulnérable à la hausse des prix des importations et aux déséquilibres persistants des finances publiques.

La croissance économique a atteint 2,7% en 2025 et 2,4% en glissement annuel au premier semestre 2026, soutenue notamment par la reprise de l’agriculture, des industries mécaniques et électriques ainsi que du tourisme. Selon les prévisions de la Banque mondiale, elle devrait toutefois ralentir à 2,3% en 2026, avant de s’établir à une moyenne de 2,1% sur la période 2027-2028.
Sur le marché du travail, le taux de chômage a reculé à 14,9% au deuxième trimestre 2026. Les femmes restent néanmoins confrontées à une situation nettement plus défavorable, avec un taux de chômage de 21,6%, soit près du double de celui enregistré chez les hommes.

La pénurie d’eau, un risque économique majeur

Dans son chapitre spécial, la Banque mondiale souligne que la sécurité hydrique constitue un facteur de plus en plus déterminant pour la croissance économique et la création d’emplois en Tunisie.

Le pays dispose actuellement d’environ 380 mètres cubes d’eau douce renouvelable par habitant et par an, un niveau largement inférieur au seuil international de pénurie absolue d’eau. Le changement climatique, l’augmentation de la demande et la dégradation des ressources devraient accentuer la pression sur un système hydrique déjà fortement fragilisé.

Le coût économique de l’inaction pourrait être considérable. Selon le rapport de la Banque mondiale, la pénurie d’eau pourrait entraîner une baisse de 6,4% du PIB tunisien d’ici 2050.

L’agriculture figure parmi les secteurs les plus exposés. Elle emploie environ 14% de la population active nationale et jusqu’à la moitié des travailleurs dans les zones rurales. En l’absence de mesures d’adaptation, le stress hydrique et climatique pourrait entraîner la disparition d’au moins 30% des emplois agricoles d’ici le milieu du siècle, tout en réduisant sensiblement la production agricole.

Les répercussions ne se limiteraient pas au secteur agricole. Elles concerneraient également le tourisme, l’agro-industrie, l’industrie et l’ensemble des activités dépendantes de l’accès à l’eau.

La sécurité hydrique, un levier de création d’emplois

La Banque mondiale souligne toutefois que la sécurité hydrique ne doit pas être perçue uniquement comme un enjeu environnemental ou comme un facteur de risque. Elle représente également une opportunité de renforcer la résilience de l’économie tunisienne, de stimuler l’investissement et de créer de nouveaux emplois.

Soutenu par le Groupe de la Banque mondiale, le programme RESEau constitue, à cet égard, une initiative majeure destinée à renforcer la résilience du secteur de l’eau en Tunisie. Sa première phase devrait générer environ 4 000 emplois permanents et 13 400 emplois temporaires.

Selon le communiqué de la Banque mondiale, la sécurité hydrique est ainsi fondamentale pour préserver les capacités de production, soutenir l’emploi et favoriser une croissance plus résiliente. La gestion durable des ressources en eau apparaît donc comme une priorité économique, sociale et environnementale pour la Tunisie.

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Rachid Amri annonce le début des travaux du port Enfidha pour 2028

22. September 2026 um 13:23

Va-t-il enfin se concrétiser, le port d’Enfidha dont on entend parler depuis des années ? D’ailleurs, des études ont été réalisées depuis longtemps, et une commission chargée de cette étude remonte à 2008. Peut-on convenir d’une date fixe ? Finalement, le ministre des Transports, Rachid Ami, a réagi et a déclaré clairement que les travaux du port d’Enfidha débuteront au début de 2028. Cela a été annoncé lors de la conférence « Seaports Days ». Il a également ajouté que les études réalisées précédemment sont actuellement en cours de mise à jour, et que les travaux doivent commencer d’ici un an et demi.
En ce qui concerne le financement, le ministre a confirmé que toutes les options de financement sont envisagées, que ce soit par le biais de prêts ou de partenariats. Il a indiqué qu’il existait de nombreuses possibilités.

Autrement dit, on se demande s’il y a une intention de partenariat public-privé (PPP) ou autres… Pour l’instant, rien n’est encore clair.

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Tunisie – USA : vers l’innovation pour moderniser les infrastructures portuaires

22. September 2026 um 12:53

Annoncé dès les années 1990, étudié à partir de 2008, jamais construit : le projet de port en eau profonde d’Enfidha symbolise à lui seul les ambitions inabouties de la Tunisie en matière d’infrastructures.

Le congrès « Seaports Days » a réuni ce mardi 22 septembre 2026 des experts, des responsables tunisiens et des acteurs du secteur portuaire et du transport maritime. Y participaient également des représentants du secteur privé américain et d’institutions financières américaines et internationales.

Étaient aussi présents lors de cette conférence le ministre des Transports, Rachid Amri, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie Bill Bazzi  ainsi que des responsables de plusieurs institutions tunisiennes concernées par le secteur du transport maritime et des ports, notamment la Direction générale du transport maritime du ministère des Transports, l’Office de la marine marchande et des ports (OMMP), la Société du port de Nabeul (SPE), la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) et bien d’autres…

Le ministre des Transports, Rachid Amri, a identifié plusieurs chantiers structurants. Il a cité à cet égard la modernisation des sept ports commerciaux (Radès, Bizerte, Sousse, Sfax, Gabès, Zarzis et La Goulette), le développement des zones logistiques qui leur sont associées, ainsi que le renforcement des liaisons ferroviaires et routières. L’objectif étant de mieux désenclaver les plateformes portuaires. À cela s’ajoutent la digitalisation et le verdissement des opérations portuaires. L’ensemble de ces projets est ouvert à la coopération internationale, que ce soit en matière d’expertise technique que de financement.

Pour sa part, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a souligné que « la Tunisie a une vision pour le développement et la modernisation du secteur maritime et a besoin de partenaires dans ce domaine ».

Interrogé sur ce que peuvent apporter les institutions et les experts américains, il a répondu : « Les entreprises américaines disposent d’infrastructures de pointe. Nombre d’entre elles réalisent d’importants projets d’infrastructure, tant aux États-Unis qu’à l’international. Ces entreprises excellent non seulement dans la construction de ports et de navires, mais elles respectent aussi les normes internationales, notamment les normes de qualité et la souveraineté nationale. Elles proposent également des financements et soutiennent les projets de modernisation. »

 

Projet du port d’Enfidha : des entreprises américaines envisagent d’y participer

A cet égard, on peut noter la participation de la DFC (U.S. International Development Finance Corporation). « Lors de cet atelier, l’ambassade a réuni des entreprises américaines intéressées par les ports, notamment les ports en eaux profondes, ainsi que des institutions financières prêtes à apporter leur soutien dans ce domaine. Elles possèdent une longue expérience et sont disposées à la partager avec leurs partenaires locaux » a rappelé M. Bazzi.

Interrogé par L’Économiste Maghrébin sur les solutions qui façonnent le secteur portuaire, l’ambassadeur Bill Bazzi a déclaré : « J’ai mentionné certaines de ces entreprises. Elles sont très expérimentées dans les projets d’infrastructures de très grande envergure, qu’il s’agisse de construction que de reconstruction ».  Tout en ajoutant : « Les entreprises et institutions américaines peuvent offrir à la Tunisie un package complet associant ingénierie de pointe, respect des normes internationales et solutions de financement adaptées, notamment pour les projets structurants comme le port en eaux profondes d’Enfidha et la modernisation des ports de Radès, Bizerte, Zarzis et Gabès. »

 

 

Expertise technique : construction, rénovation et gestion portuaire

Ainsi, les États-Unis disposent d’un réseau portuaire dense et diversifié (Atlantique, Pacifique, Grands Lacs, fleuves intérieurs), avec des entreprises spécialisées dans la construction et la reconstruction d’infrastructures portuaires (quais, zones logistiques), la gestion de projets en eaux profondes, qu’il s’agisse de grands que de petits chantiers, ainsi que l’intégration de technologies avancées (systèmes de manutention automatisés, digitalisation des opérations, sécurité et sûreté portuaire). Ces entreprises sont habituées à travailler selon des normes internationales strictes (qualité, sécurité, environnement) et à s’adapter aux exigences locales, tout en respectant la souveraineté nationale.

Sur le plan financier, la DFC est active en Tunisie et peut accompagner les projets portuaires via des prêts garantis et des lignes de crédit  ainsi que des mécanismes de partenariats public-privé (PPP) et de financement de projet (project finance). D’autres institutions financières américaines sont également prêtes à proposer leurs services aux partenaires tunisiens, avec une volonté claire de soutenir la modernisation des infrastructures portuaires.

Projet d’Enfidha : un champ d’opportunités pour les acteurs américains

Les estimations avancées des années 2020 du coût du projet  de port en eaux profondes d’Enfidha, étaient autour de 5 milliards de dinars tunisiens. En 2026, ce chiffre doit être révisé à la lumière de l’inflation, des évolutions technologiques et des nouveaux standards environnementaux. Plus encore, un tel projet pourrait servir de plateforme intermédiaire sur les routes maritimes internationales, générant des retombées indirectes pour l’économie tunisienne. Mais une chose est certaine : il faut penser “système de transport” dans son ensemble. Même si  la Tunisie a investi dans le transport aérien, notamment via la multiplication des aéroports à Monastir et Enfidha, le transport de marchandises repose toujours sur le maritime et le ferroviaire. 

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