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Allemagne : les métiers les plus recherchés pour les Tunisiens

20. September 2026 um 17:34

L’Allemagne poursuit ses efforts pour attirer des travailleurs étrangers mais qualifiés, étant donné que près de 160 métiers seraient en pénurie de main-d’œuvre en 2025, selon les chiffres de l’Agence fédérale allemande pour l’emploi.

Les besoins sont particulièrement importants dans les soins et professions médicales, le bâtiment et l’artisanat. Les conducteurs professionnels, cuisiniers et éducateurs figurent également parmi les profils recherchés. D’ailleurs, ici et là en Tunisie pullulent de centres de formation en langue allemande liée aux métiers sons tension dans le pays.

En effet, pour les Tunisiens, le secteur des soins constitue un débouché important. Le portail officiel Make it in Germany recense environ 31 000 postes vacants dans les établissements de soins. La Tunisie participe également au programme public Triple Win, qui facilite le recrutement de personnels soignants.

Quant aux rémunérations, elles varient selon les métiers. Ainsi, en 2024, le salaire brut mensuel médian était d’environ 4 275 € dans les soins, 3 048 € pour les conducteurs de poids lourds, 2 882 € pour les cuisiniers et plus de 6 000 € pour les experts en développement logiciel. On voit par conséquent pourquoi les jeunes et moins jeunes Tunisiens sont de plus en plus attirés par l’Allemagne. Et surtout de façon légale.

Mais comme l’a souligné plus haut, l’accès à ces emplois dépend de plusieurs conditions : niveau d’allemand, reconnaissance des qualifications et titre de séjour. Les recrutements de Tunisiens sont confirmés, mais leur nombre exact par métier reste actuellement indisponible.

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Contrôle économique : près de 3 900 infractions en quinze jours, symptôme d’un marché toujours mal maîtrisé

20. September 2026 um 08:08

Les services de contrôle économique ont relevé 3 879 infractions durant la première quinzaine de septembre 2026, selon les données publiées samedi 19 courant par le ministère du Commerce et du Développement des exportations. Les manquements à la transparence des transactions arrivent en tête (1 959), devant les dépassements de prix et pratiques spéculatives (1 178), les infractions liées à la qualité et à la métrologie (734) et le détournement de produits subventionnés (8).

Pour y parvenir, 1 198 équipes ont mené 26 741 visites, soit une infraction constatée pour environ sept contrôles. Ces opérations ont permis de saisir 21 tonnes de produits céréaliers subventionnés, 57 tonnes de fruits et légumes, 239 kg de viande de volaille, 324 litres de lait, 400 kg de sucre et 3,9 tonnes de fourrages. Le ministère signale aussi la saisie de 59 537 cahiers subventionnés, 9 121 articles de fournitures scolaires, 13 783 paquets de tabac et 129 000 litres d’eau minérale. Pour cette dernière catégorie, plus de 986 infractions ont été enregistrées depuis début août.

Ce bilan, que les autorités présentent comme la preuve d’une vigilance accrue, appelle pourtant quelques questions. Le poids des manquements à la transparence, qui représentent plus de la moitié des cas, laisse penser que des pratiques élémentaires (affichage des prix, facturation) restent loin d’être respectées. La rentrée scolaire, période sensible où les fournitures et les cahiers subventionnés attirent les convoitises, explique en partie ce pic, mais des pics similaires reviennent chaque année. Cela invite à s’interroger sur l’efficacité des sanctions et sur la capacité de l’État à traiter les causes plutôt que les symptômes : circuits de distribution opaques, tensions récurrentes sur l’approvisionnement, pouvoir d’achat sous pression qui alimente la spéculation.

L’écart entre les tonnes de produits subventionnés saisies et les huit seules infractions officiellement qualifiées de détournement mérite lui aussi des éclaircissements. Sans lecture plus détaillée des données, le risque est que ces chiffres, aussi spectaculaires soient-ils, servent davantage de vitrine que d’outil d’évaluation d’une politique de régulation qui peine à s’attaquer aux racines du problème.

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