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Rentrée scolaire : La Fédération de l’enseignement secondaire appelle au boycott de « Vie scolaire »

07. September 2026 um 15:29

La Fédération générale de l’enseignement secondaire appelle les enseignants à boycotter la nouvelle plateforme « Vie scolaire » jusqu’à la correction des dysfonctionnements qu’elle affirme avoir constatés. Dans un communiqué publié lundi 7 septembre, la fédération syndicale dénonce notamment des problèmes liés aux inscriptions, aux mutations, à l’affectation automatique des élèves et à la répartition pédagogique. À quelques jours de la rentrée, le ministère de l’Éducation n’a pas encore publié de réponse détaillée à ces griefs.

Une plateforme encore jugée « en phase d’expérimentation »

La Fédération générale de l’enseignement secondaire estime que la plateforme n’a pas atteint un niveau de préparation suffisant pour être imposée aux établissements à l’approche de la rentrée.

Dans son communiqué, elle affirme que le nouveau système présente encore des insuffisances dans plusieurs opérations administratives et pédagogiques. La fédération précise toutefois qu’elle ne s’oppose pas au principe de la numérisation de l’administration scolaire, mais conteste les conditions dans lesquelles cette nouvelle plateforme est déployée.

La plateforme « Vie scolaire » constitue pourtant l’un des principaux nouveaux outils numériques du ministère pour la rentrée 2026-2027. Le ministère l’a officiellement présentée en août comme un portail destiné à regrouper plusieurs services liés à la vie scolaire.

Le syndicat cite plusieurs opérations qui seraient affectées par des difficultés : inscription des élèves, mutations, affectation automatique et distribution pédagogique, ainsi que la gestion des emplois du temps. Ces problèmes, selon la fédération, pourraient compliquer le travail des personnels administratifs et des enseignants à l’approche de la rentrée.

Il convient toutefois de noter qu’à ce stade, aucune communication publique du ministère ne confirme l’ampleur ou l’étendue de ces difficultés. Le ministère continue pour sa part de présenter la plateforme comme un outil central de la numérisation des services scolaires.

Un appel au boycott avant la rentrée

Face à cette situation, la Fédération générale de l’enseignement secondaire demande à ses adhérents et aux personnels concernés de ne pas utiliser la plateforme jusqu’à la résolution des problèmes qu’elle dénonce et à la réunion des conditions qu’elle considère nécessaires à son fonctionnement.

La fédération estime que les établissements ne doivent pas supporter les conséquences de difficultés techniques liées à un système dont ils ne maîtrisent pas la conception. Elle met également en avant les difficultés déjà rencontrées par les établissements en matière de ressources humaines, d’équipements et d’infrastructures.

La question est désormais de savoir si cet appel aura des conséquences concrètes sur la préparation de la rentrée, prévue les 14 et 15 septembre 2026 selon les catégories d’élèves.

L’enjeu concerne notamment les opérations administratives qui doivent être finalisées avant l’arrivée des élèves : affectations, répartition des classes, emplois du temps et autres données nécessaires au fonctionnement des établissements.

Pour l’heure, aucun blocage généralisé n’est établi. Le risque évoqué par le syndicat reste donc à mesurer au niveau des établissements et des différentes opérations concernées.

1,89 million d’élèves inscrits

Cette contestation intervient alors que l’utilisation de « Vie scolaire » s’est progressivement généralisée au cours des dernières semaines. Webdo avait déjà consacré plusieurs articles à la plateforme, notamment à l’inscription en ligne et à l’espace destiné aux enseignants.

En attendant, à une semaine de la rentrée scolaire, 1,89 million d’élèves, soit 90% des élèves concernés, sont désormais inscrits sur la plateforme « Vie scolaire ». En trois jours, près de 199.000 nouvelles inscriptions ont ainsi été enregistrées, alors que la rentrée scolaire est fixée au 15 septembre 2026.

La procédure commence par la création d’un compte sur la plateforme, puis par l’identification de l’élève concerné. Le paiement des frais peut ensuite être effectué à distance à travers plusieurs moyens électroniques.

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UGTT – SNJT : Les enjeux sociaux au cœur d’une rencontre

07. September 2026 um 14:27

Le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Zied Dabbar, a reçu lundi 7 septembre le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Slaheddine Selmi. Les discussions ont porté sur l’état des libertés, la situation économique et sociale ainsi que sur le rôle de la société civile, dans un contexte marqué notamment par l’arrestation du journaliste Mohamed Yousfi, a rapporté l’agence TAP. Les deux parties ont également souligné l’importance de renforcer leur coordination et leur action commune.

Selon les communiqués du SNJT et de l’UGTT, relayész par l’agence TAP, la rencontre a notamment permis d’évoquer l’état des libertés publiques et de la presse ainsi que les poursuites visant des journalistes dans l’exercice de leur métier.

L’UGTT a exprimé sa solidarité avec le SNJT et avec les journalistes faisant l’objet d’arrestations ou de poursuites judiciaires. L’arrestation récente de Mohamed Yousfi, dont la garde à vue a été prolongée lundi de 48 heures, a notamment été évoquée.

Cette dimension intervient alors que le dossier de Mohamed Yousfi suscite depuis plusieurs jours des réactions du SNJT et d’autres organisations professionnelles.

Les difficultés économiques et sociales également évoquées

Les discussions n’ont toutefois pas porté uniquement sur la liberté de la presse.

Le SNJT indique que Zied Dabbar et Slaheddine Selmi ont également abordé la situation économique et sociale du pays, ainsi que les responsabilités des différentes composantes de la société civile face aux crises actuelles.

Les deux organisations ont insisté sur la nécessité de renforcer leur action commune et leur coordination. Le communiqué évoque une présence accrue des composantes sociales et davantage d’initiatives pour faire face aux difficultés du pays.

Une rencontre qui s’inscrit dans une dynamique récente

Cette réunion intervient quelques jours après l’annonce, le 3 septembre, par l’UGTT, l’Ordre national des avocats et la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) de la création d’un cadre permanent de coordination commun. Les trois organisations avaient alors appelé à un dialogue sociétal et indiqué que leur initiative pouvait être ouverte à d’autres composantes partageant leurs objectifs.

La rencontre entre l’UGTT et le SNJT s’inscrit donc dans un contexte plus large de concertations entre organisations de la société civile.

Mais aucune annonce ne fait état, à ce stade, d’une intégration du SNJT dans le cadre UGTT–avocats–LTDH. Le communiqué parle de renforcer l’action commune et la coordination entre les composantes de la société civile, sans annoncer la création d’une nouvelle structure formelle.

La réunion s’est tenue au siège du SNJT, en présence de Jihene Laouati, membre du bureau exécutif du syndicat, et de Slim Bouzidi, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé des jeunes travailleurs et des associations.

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Le secrétaire général de l’UGTT reçu par le président du SNJT

Von: tmps
07. September 2026 um 13:37

L’état des libertés, la situation économique et sociale et les responsabilités de la société civile ont été au centre d’un entretien, lundi, entre le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Zied Dabbar, et le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Slaheddine Selmi.

Selon un communiqué du SNJT, la rencontre a été l’occasion d’exprimer « une solidarité avec le Syndicat et les journalistes poursuivis en justice dans l’exercice de leur métier », notamment à la suite de l’arrestation récente du journaliste Mohamed Yousfi, placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête.

Les deux parties ont insisté sur la nécessité de renforcer leur action commune et de consolider la coordination entre les composantes de la société civile.

« Au-delà d’une solidarité de circonstance, cette rencontre traduit la nécessité pour les composantes sociales d’être plus présentes, mieux coordonnées et davantage porteuses d’initiatives, pour défendre le pays, les droits et les libertés publiques, et contribuer à faire face aux crises actuelles », précise la même source.

La rencontre s’est déroulée au siège du SNJT, en présence de Jihene Laouati, membre du bureau exécutif du SNJT, et de Slim Bouzidi, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé des jeunes travailleurs et des associations.

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UGTT – SNJT: concertation autour des libertés

07. September 2026 um 10:53

Zied Dabbar, président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), accompagné de Jihene Ellouati, membre du bureau exécutif, a été reçu par le secrétaire général de l’UGTT Slaheddine Selmi  et son adjoint, Slim Bouzidi. Au cœur des échanges : une solidarité sans équivoque avec les journalistes arrêtés ou poursuivis pour avoir simplement exercé leur métier. 

Cette rencontre ne se limite pas à un geste symbolique. Elle sonne comme un appel à mobiliser toutes les forces civiles pour faire face à la crise multidimensionnelle que traverse le pays : libertés publiques rognées, tensions économiques et sociales exacerbées. Les deux syndicats insistent sur la nécessité d’un travail commun renforcé, où la défense des droits civiques va de pair avec la lutte pour la justice sociale.

Un message clair : les libertés ne se négocient pas

En ces temps de restrictions accrues, le SNJT et l’UGTT réaffirment une conviction partagée : protéger les journalistes, c’est protéger la démocratie. Leur alliance stratégique vise à construire un front plus large, plus coordonné et plus proactif pour défendre les droits fondamentaux.

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