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IA : Apple fait passer ses Mac à la vitesse supérieure

26. August 2026 um 15:03

Apple renforce sa gamme d’ordinateurs de bureau avec de nouvelles générations de Mac mini et de Mac Studio, conçues notamment pour répondre aux besoins croissants liés à l’intelligence artificielle. La firme mise sur des puces plus puissantes pour permettre l’exécution de modèles et d’agents IA directement sur les machines.

Le Mac mini passe à la puce M6, fabriquée avec un procédé de gravure en 2 nanomètres, tandis qu’une déclinaison équipée du M5 Pro est également proposée. Le Mac Studio bénéficie, lui, des processeurs M5 Max et M5 Ultra.

Des performances en forte progression

Le Mac mini M6 embarque un CPU de 12 cœurs et un GPU de 12 cœurs doté d’accélérateurs neuronaux. Selon Apple, cette nouvelle génération offre jusqu’à 40 % de performances CPU supplémentaires par rapport au Mac mini M4, tandis que les performances graphiques et celles liées au stockage peuvent être multipliées par deux. Le constructeur évoque également un gain pouvant atteindre quatre fois pour certaines tâches d’intelligence artificielle.

Avec ces caractéristiques, Apple positionne son petit ordinateur comme une plateforme capable de faire fonctionner localement des agents IA et des applications sollicitant régulièrement les ressources de la machine.

Le Mac Studio vise les modèles d’IA les plus exigeants

Le Mac Studio franchit un nouveau palier avec le M5 Ultra. Sa configuration maximale atteint 36 cœurs CPU, 80 cœurs GPU et 512 Go de mémoire unifiée. Apple estime que cette puissance permet notamment d’exécuter directement sur l’ordinateur des modèles de langage de très grande taille.

Les performances peuvent également être renforcées en connectant plusieurs Mac Studio via Thunderbolt 5, afin de répartir certaines opérations d’inférence entre plusieurs machines.

Les nouveaux ordinateurs seront commercialisés à partir du 22 septembre. Le Mac mini débutera à 899 dollars, tandis que le Mac Studio équipé du M5 Ultra sera proposé à partir de 5 499 dollars. Cette nouvelle génération arrive alors que l’essor des infrastructures dédiées à l’IA soutient fortement la demande en composants, notamment en mémoire.

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Véhicules électriques: jusqu’à 40% de baisse sur certains modèles en Tunisie

26. August 2026 um 14:34

Certains modèles de voitures électriques ont vu leur prix fondre de plus de 40%: un véhicule qui affichait 100 000 dinars il y a peu se négocie désormais autour de 58 000 dinars. C’est ce qu’a détaillé Abdelhamid Gannouni, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du transport à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), dans une vidéo diffusée sur la page Facebook de l’agence.

La mécanique derrière cette chute: un empilement d’incitations fiscales consolidées au fil des dernières lois de finances; droits de douane tombés à zéro contre 30% auparavant, TVA ramenée à 7% contre 19%, et taxe de circulation réduite de moitié.

Une fiscalité enfin adaptée

Le mode de calcul de la puissance fiscale a lui aussi été revu: jusqu’ici aligné sur celui des véhicules thermiques, il pénalisait à tort certains modèles électriques. Ces derniers se classent désormais entre 2-3 et 7 chevaux fiscaux selon leur gabarit.

La demande décolle, l’offre suit

La sortie du système des quotas a permis de faire grimper le nombre de modèles disponibles d’une quinzaine à plus de 60, avec des prix oscillant entre 45 000 et 65 000 dinars. Côté ventes, la dynamique est nette: après 500 à 520 immatriculations sur toute l’année 2025, la Tunisie en comptait déjà 185 sur les deux premiers mois de 2026.

Cette combinaison prix-fiscalité-choix est synonyme d’opportunité pour les concessionnaires et distributeurs prêts à diversifier rapidement leur catalogue. Néanmoins, cela nécessite le déploiement d’un important réseau de bornes de recharge publiques, un segment où la Tunisie a tout à construire et qui pourrait devenir un axe d’investissement à part entière pour les opérateurs de l’énergie et des services.

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Économie circulaire: la BAD élargit son programme en Afrique, la Tunisie n’en fait pas partie

26. August 2026 um 12:58

L’Angola, le Liberia, Madagascar et le Sénégal vont élaborer leur première feuille de route nationale pour l’économie circulaire avec l’appui du Fonds africain pour l’économie circulaire, administré par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Leur arrivée porte à 8 le nombre de pays engagés dans les différentes phases du programme.

Pour ces 4 économies, la prochaine étape consiste à identifier les secteurs dans lesquels le réemploi des ressources, le recyclage et la valorisation des déchets peuvent générer de nouvelles activités. Le programme prévoit notamment d’établir les priorités nationales, de renforcer la coordination entre les institutions et de définir les conditions nécessaires à la mise en œuvre de projets.

Le mouvement ne se limite pas à ces nouveaux entrants. Le Bénin, le Tchad, l’Éthiopie et Maurice sont déjà passés à la phase de mise en œuvre de leurs feuilles de route. Selon la BAD, 32 pays africains avaient répondu à son dernier appel à manifestations d’intérêt, ce qui témoigne d’un intérêt croissant pour ce modèle.

L’économie circulaire intéresse les gouvernements africains pour une raison qui dépasse la gestion des déchets. Elle offre un moyen de réduire la dépendance aux matières premières vierges et de conserver davantage de valeur dans les économies locales. Des résidus agricoles peuvent ainsi être transformés en énergie ou en intrants, tandis que les matériaux issus de produits usagés peuvent retourner dans les chaînes industrielles.

Cette logique touche des secteurs très différents. Les feuilles de route soutenues par la BAD ciblent notamment l’agriculture, la gestion de l’eau, la foresterie, le textile, la construction, l’industrie manufacturière, l’énergie et les plastiques.

Les premiers résultats donnent déjà une idée des ambitions. Le Tchad vise plus de 25 000 emplois verts d’ici 2035 et une réduction de 40 % des déchets non recyclés. Au Bénin, le plan d’action lancé en février 2026 prévoit un taux de recyclage de 25 % et la création de 300 entreprises spécialisées dans l’économie circulaire. Pour les quatre nouveaux pays, l’enjeu sera désormais de transformer une stratégie nationale en projets capables d’attirer des capitaux. Le Fonds prévoit pour cela une assistance technique destinée notamment à améliorer les cadres institutionnels et à structurer les projets. Cette phase intervient dans un contexte où l’Afrique cherche à financer davantage son industrialisation tout en réduisant la perte de valeur liée à l’exportation de ressources peu transformées. L’économie circulaire s’inscrit dans cette équation : produire davantage à partir des ressources déjà disponibles, développer des chaînes de valeur locales et faire émerger de nouvelles activités autour du recyclage, du réemploi et de la valorisation.

Et la Tunisie? Si elle ne figure pas parmi les pays concernés par cette nouvelle phase du programme de la BAD, la Tunisie n’est pas absente des démarches liées à l’économie circulaire. Récemment, à Khélidia, un projet d’assainissement soutenu par la Banque transforme notamment les eaux usées traitées et les boues en ressources susceptibles d’être valorisées dans l’agriculture. La BAD présente cette infrastructure comme un exemple de la manière dont les investissements dans les services essentiels peuvent aussi soutenir la réutilisation des ressources. La Tunisie dispose par ailleurs d’une stratégie nationale d’économie verte et circulaire, qui vise notamment à intégrer cette approche dans les politiques de développement.

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BAD : 5 milliards $ pour combler le déficit d’accès au financement des femmes africaines

26. August 2026 um 12:32

D’après les estimations de la Banque africaine de développement (BAD), les femmes africaines, qui représentent la moitié de la population du continent, font face à un déficit d’accès au financement à hauteur de 42 milliards de dollars.

Un constat qui a alimenté les priorités des récentes Assemblées annuelles 2026 de la Banque à Brazzaville, dédiées à la mobilisation du financement nécessaire au développement africain.

AFAWA, le bras armé de la Banque

C’est justement pour combler ce fossé que l’institution a lancé son initiative phare, AFAWA (Affirmative Finance Action for Women in Africa). Le programme vise 5 milliards de dollars à mobiliser via capitaux, réformes politiques et accompagnement des entrepreneures ; il a déjà noué plus de 200 partenariats bancaires et injecté 3,1 milliards de dollars dans des entreprises dirigées par des femmes.

Autre chantier en préparation : un Plan d’action pour l’égalité des sexes 2027-2031, censé remplacer l’accumulation de petites initiatives éparses par une stratégie d’ensemble touchant l’emploi et les infrastructures.

Un marché largement sous-desservi

Pour les intermédiaires financiers tunisiens et africains, ce déficit représente un marché largement sous-desservi : microfinance, garanties de crédit, fonds dédiés aux entrepreneures. Pour la BAD, miser sur les femmes n’est pas qu’une question de principe : c’est un choix économiquement rationnel pour la croissance du continent. Un argument qui pourrait inspirer davantage d’institutions financières tunisiennes à structurer des offres spécifiques pour les femmes entrepreneurs.

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Tunisie / Hydrogène vert : Berlin se frotte les mains

26. August 2026 um 11:14

Fin septembre, une délégation d’entreprises allemandes fera étape en Tunisie, après un premier passage en Algérie, pour explorer les opportunités liées à l’hydrogène vert, au Power-to-X et au stockage d’énergie.

Portée par l’agence energiewaechter GmbH et relayée localement par les chambres de commerce germano-tunisienne et germano-algérienne, cette tournée du 21 au 25 septembre culminera à Tunis le 23, avec un petit-déjeuner d’affaires puis un atelier dédié aux montages en consortium.

Toute la chaîne de valeur dans le viseur

Les industriels allemands s’intéressent aussi bien à la fourniture d’électrolyseurs et à l’intégration du renouvelable qu’au dessalement de l’eau, indispensable à la production d’hydrogène. Le transport n’est pas en reste, avec un intérêt marqué pour l’ingénierie des futurs réseaux de canalisations et leurs équipements associés. Côté débouchés, plusieurs industries lourdes sont visées ; chimie, engrais, phosphates, sidérurgie, avec la filière naissante de l’ammoniac vert.

Le corridor SoutH2 en toile de fond

Cette démarche s’inscrit dans la feuille de route tunisienne à l’horizon 2050, qui table sur 6 millions de tonnes exportées, avec un premier palier de 300 000 tonnes dès 2030 via l’infrastructure « H₂ Backbone ». À l’échelle régionale, le futur gazoduc SoutH2 ; quelque 3 300 kilomètres reliant l’Afrique du Nord au cœur industriel européen, vise une capacité de plus de 4 millions de tonnes annuelles, la liaison Tunisie-Italie ayant déjà obtenu le label de projet d’intérêt mutuel à Bruxelles.

Pour les acteurs tunisiens, cette mission constitue une passerelle concrète vers des partenariats en ingénierie, maintenance et certification aux côtés des groupes allemands. Mais la conversion de ce positionnement stratégique en projets bancables reste conditionnée à des investissements lourds dans le renouvelable et le dessalement, sans lesquels l’ambition du corridor risque de rester lettre morte.

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Export / Dattes tunisiennes : Deglet Nour tient la cadence, le bio monte en puissance

26. August 2026 um 09:45

L’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI) vient de publier son bilan de la campagne 2025/2026, et les chiffres confirment une embellie nette pour la filière des dattes en Tunisie : entre octobre et juillet, 144,1 mille tonnes ont quitté les ports tunisiens, soit 17 mille tonnes de plus qu’à la même période de l’année précédente. Il s’agit d’un gain de 13,3%. Côté recettes, la barre des 900 millions de dinars est désormais franchie, à 908,4 MD, contre 809,6 MD précédemment.

Impossible de parler dattes tunisiennes sans évoquer Deglet Nour : une variété qui capte à elle seule 84% des tonnages et pèse pour près de 94% dans les recettes globales, à 7,05 DT/kg. Sur l’ensemble de la filière, le kilo se négocie en moyenne à 6,30 DT, un tarif quasi stable malgré un repli marginal de moins d’un point. Le segment bio, lui, accélère franchement : ses volumes (8 257 tonnes) grimpent de 8,1%, mais ce sont surtout ses recettes qui s’envolent, avec un tiers de croissance supplémentaire, l’Allemagne restant de loin le principal client de la Tunisie dans ce segment.

Un marché qui se diversifie, un Sud qui s’étend

Près de la moitié des tonnages sont expédiés vers l’Europe ; l’Afrique et l’Asie se partagent le reste, chacune autour d’un cinquième. Autre signal intéressant : Tataouine, région peu connue pour ses palmeraies, commence à structurer une petite filière (une cinquantaine d’hectares), même si la question des ressources hydriques disponibles pour ces nouvelles plantations est problématique.

Le bio, la nouveauté entrepreneuriale

Le segment bio, en forte accélération sur les prix comme sur les volumes, ouvre une brèche pour les opérateurs de certification et de conditionnement premium. La diversification géographique vers l’Asie, encore modeste, reste un axe à exploiter pour les exportateurs cherchant à réduire leur dépendance au marché européen, à condition d’anticiper les contraintes hydriques qui pèsent déjà sur l’extension des palmeraies du Sud.

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Leoni veut poursuivre son expansion en Tunisie

26. August 2026 um 09:43

Leoni prévoit de poursuivre ses projets d’extension en Tunisie. Le groupe allemand, présent dans le pays depuis près de 50 ans, prévoit de poursuivre ses projets d’extension dans plusieurs régions. L’annonce intervient alors que l’industrie tunisienne des composants automobiles continue de renforcer sa place dans les chaînes de valeur européennes.

Le sujet était au centre d’une rencontre, lundi 24 août, entre Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, et Mohamed Larbi Rouis, président-directeur général de Leoni Tunisie. Le dirigeant a présenté l’activité du groupe et ses programmes futurs, en insistant sur la poursuite des projets d’extension prévus dans plusieurs régions.

Aucun montant d’investissement ni calendrier détaillé n’a toutefois été communiqué à ce stade.

L’implantation de Leoni en Tunisie remonte à 1977. Depuis, le groupe a développé plusieurs unités de production, notamment à Bizerte, Sousse et Monastir, et compte aujourd’hui environ 30 000 emplois dans le pays. Ses activités sont directement intégrées aux chaînes de production internationales de l’automobile et couvrent également les industries électrique et électronique.

Cette présence s’inscrit dans un secteur devenu stratégique pour l’économie tunisienne. En 2025, plus de 280 entreprises opéraient dans l’industrie automobile et les composants, pour environ 3,9 milliards d’euros d’exportations, selon la Tunisian Automotive Association(TAA). En juin 2026, l’association évoquait de son côté un secteur approchant environ les 4 milliards d’euros d’exportations et 120 000 emplois.

La dynamique continue également d’attirer de nouveaux investissements. Rappelons qu’en mai dernier, le groupe chinois Taikang Electronics a annoncé son projet de première usine à l’étranger dans la région de Sousse, avec un investissement destiné notamment à la production de composants électroniques automobiles et la création de 300 emplois directs.

 

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