Normale Ansicht

Karim Beguir et Jean-Paul Haton racontent la prochaine étape de l’IA et les priorités de la Tunisie

27. Juli 2026 um 16:01

L’intelligence artificielle évolue-t-elle progressivement ou connaît-elle une véritable rupture? C’est autour de cette question que se sont articulés les échanges entre Jean-Paul Haton, professeur émérite et l’un des pionniers européens de l’intelligence artificielle, et Karim Beguir, cofondateur d’InstaDeep, lors d’un panel consacré à l’avenir de l’IA en Tunisie.

Si leurs analyses diffèrent sur le rythme de cette transformation, elles convergent sur un point essentiel. La Tunisie dispose des compétences nécessaires pour prendre part à cette révolution technologique, mais elle devra désormais investir dans les infrastructures, la puissance de calcul et la recherche pour transformer ce potentiel en valeur économique.

Pour Jean-Paul Haton, né en 1948 et acteur de la recherche en intelligence artificielle depuis les années 1970, il est important de replacer les progrès actuels dans une perspective historique. Selon lui, l’IA ne commence pas avec ChatGPT.

Il rappelle que les premiers systèmes, dans les années 1980, reposaient sur ce que l’on appelle l’intelligence artificielle symbolique. Les connaissances étaient intégrées manuellement sous forme de règles élaborées par des experts. Cette approche est encore utilisée dans certains secteurs comme la banque ou l’industrie, mais elle reste limitée par la difficulté de maintenir et d’enrichir ces bases de connaissances.

L’arrivée de l’apprentissage à partir des données a ensuite profondément changé la donne. Grâce à la puissance de calcul et à l’explosion des volumes de données disponibles, les systèmes sont désormais capables d’apprendre seuls. Cette évolution ouvre déjà des applications concrètes dans l’imagerie médicale, la recherche scientifique ou encore l’agriculture de précision. En Tunisie, Jean-Paul Haton a notamment évoqué des travaux menés à Sfax autour de l’imagerie intelligente appliquée au secteur agricole.

Pour le chercheur, une nouvelle étape est aujourd’hui en train de s’ouvrir avec l’intelligence artificielle agentique. Ces systèmes seront capables d’exécuter des missions complètes plutôt que de répondre uniquement à une requête. Ils pourront rechercher des informations, organiser un achat, gérer un processus administratif ou coordonner plusieurs tâches de manière autonome.

Jean-Paul Haton estime néanmoins que les modèles actuels atteignent une limite importante. Ils produisent des résultats impressionnants mais ne comprennent pas réellement le monde qui les entoure. Ils fonctionnent essentiellement sur des probabilités sans disposer du bon sens qui permet, par exemple, de comprendre spontanément qu’un objet lâché tombera au sol. Pour lui, les prochaines avancées passeront par des modèles capables d’intégrer une meilleure compréhension du monde physique.

“Lorsqu’on dit que leur système raisonne, c’est pas vrai. Il raisonne parce que l’être humain raisonne derrière eux”, précise Jean-Paul Haton

Karim Beguir partage une lecture beaucoup plus rapide de cette évolution. Selon lui, novembre 2022 a marqué l’arrivée de l’intelligence artificielle générative auprès du grand public, mais le véritable tournant est intervenu en 2023. Depuis, les modèles progressent à un rythme inédit et repoussent constamment les limites qui semblaient encore infranchissables il y a quelques années. Le dirigeant d’InstaDeep estime que les capacités de raisonnement des nouveaux modèles progressent rapidement et que les débats sur leurs limites évoluent aussi vite que la technologie elle-même. À ses yeux, la véritable question n’est plus de savoir si l’intelligence artificielle sera capable de réaliser certaines tâches, mais comment les entreprises, les chercheurs et les administrations sauront exploiter ce potentiel.

Selon lui, la valeur ne résidera plus seulement dans l’accès aux outils d’intelligence artificielle, désormais largement disponibles, mais dans la capacité à poser les bonnes questions, à intégrer ces technologies dans les organisations et à imaginer de nouveaux usages.

“Le scaling en fait ne va pas s’arrêter. Il ne fait que commencer et c’est une opportunité pour nous tous”, souligne Karim Beguir

A dire vrai, les deux intervenants ont également insisté sur un enjeu stratégique pour la Tunisie. Former des ingénieurs ne suffit plus. Le pays doit aussi disposer de ses propres infrastructures de calcul. Plusieurs intervenants ont ainsi souligné que l’investissement dans des grappes de processeurs graphiques (GPU), indispensables au développement des modèles d’intelligence artificielle, constituerait un levier majeur pour renforcer l’autonomie technologique du pays. Ces infrastructures pourraient également contribuer au développement de solutions nationales en cybersécurité et à la protection des infrastructures critiques. Cette ambition suppose toutefois de relever un autre défi, celui de l’énergie. Les modèles d’intelligence artificielle nécessitent une puissance de calcul considérable et leur consommation énergétique augmente rapidement. Jean-Paul Haton a ainsi insisté sur l’importance de développer une intelligence artificielle plus sobre afin de concilier performances technologiques et durabilité.

Les échanges ont enfin mis en avant un constat partagé. La Tunisie dispose déjà d’un important vivier d’ingénieurs, de chercheurs et de talents reconnus à l’international. Le défi consiste désormais à leur donner accès aux moyens techniques nécessaires pour créer, entraîner et déployer leurs propres solutions depuis la Tunisie plutôt que de dépendre exclusivement des infrastructures étrangères.

Rappelons que ces discussions se sont déroulées dans le cadre de la troisième édition du Tunisia Global Forum (TGF), organisée le 21 juillet 2026 à Tunis par l’Association des Tunisiens des Grandes Écoles (Atuge). Le panel, intitulé “Bâtir les fondations d’une intelligence artificielle créatrice de valeur”, s’inscrit dans les travaux préparatoires du futur livre blanc tunisien sur l’intelligence artificielle, appelé à définir les grandes orientations du pays en matière d’IA, de souveraineté numérique et d’innovation.

L’article Karim Beguir et Jean-Paul Haton racontent la prochaine étape de l’IA et les priorités de la Tunisie est apparu en premier sur Managers.

Classement: Endeavor Catalyst en tête des investisseurs des futures licornes

27. Juli 2026 um 15:02

Les prochaines grandes entreprises technologiques ne naissent plus uniquement aux États-Unis ou en Chine. Elles émergent aussi en Afrique, en Amérique latine, en Europe de l’Est ou en Asie du Sud-Est. Et pour les repérer avant tout le monde, certains investisseurs ont fait de ces marchés leur terrain de prédilection. C’est ce que montre un classement consacré aux investisseurs ayant financé le plus grand nombre de futures licornes dans les marchés émergents, appelés “Elsewhere”, c’est-à-dire en dehors des grands pôles technologiques comme les États-Unis, la Chine, Royaume-Uni.

En tête du classement figure Endeavor Catalyst. Le fonds a investi dans 37 entreprises avant qu’elles ne deviennent des licornes, c’est-à-dire avant qu’elles n’atteignent une valorisation d’un milliard de dollars. Cette première place montre sa capacité à détecter très tôt les startups les plus prometteuses et à les accompagner dans leur développement.

L’écart avec les autres investisseurs est d’ailleurs important. Accel arrive en deuxième position avec 24 investissements, suivi de SoftBank avec 22. Viennent ensuite Index Ventures avec 21 et Tiger Global avec 18. D’autres grands noms du capital-risque, comme General Atlantic, Sequoia ou Bessemer Venture Partners, figurent également dans le Top 10.

Ce classement ne récompense pas simplement les investisseurs présents au capital de grandes entreprises. Il met en avant ceux qui ont pris le risque d’investir avant que ces startups ne valent un milliard de dollars. Autrement dit, ils ont misé sur leur potentiel alors qu’elles étaient encore en pleine croissance.

Cette stratégie demande une bonne connaissance des marchés locaux et une vision à long terme. Les startups évoluant dans les marchés émergents attirent parfois moins l’attention que celles des grands centres technologiques, mais elles offrent aussi des opportunités importantes pour les investisseurs capables d’identifier les futurs leaders. Par ailleurs, les nouveaux champions de la technologie peuvent désormais voir le jour dans de nombreux pays. En les finançant dès leurs premières étapes de croissance, des investisseurs comme Endeavor Catalyst contribuent à faire émerger des entreprises capables de se développer à l’échelle mondiale tout en restant ancrées dans leur marché d’origine.

Source: Pitchbook, CB Insights.

L’article Classement: Endeavor Catalyst en tête des investisseurs des futures licornes est apparu en premier sur Managers.

Les licornes ne naissent plus seulement dans la Silicon Valley

27. Juli 2026 um 13:48

Pendant longtemps, les startups valorisées à plus d’un milliard de dollars semblaient réservées à la Silicon Valley ou à quelques grands pôles technologiques comme la Chine. Aujourd’hui, la réalité est bien différente. Les futurs géants de la tech émergent de plus en plus dans des pays que l’on n’associait pas forcément à l’innovation.

C’est ce que montre le document “Unicorn Tracker” publié par l’organisation Endeavor, qui analyse l’évolution des licornes dans le monde.

Une licorne est une entreprise technologique non cotée en Bourse dont la valeur dépasse un milliard de dollars. Le terme a été créé en 2013 par l’investisseuse américaine Aileen Lee. À cette époque, ces entreprises étaient très rares. Sur près de 60 000 sociétés de logiciels et d’internet étudiées aux États-Unis, seules 39 avaient atteint cette valorisation.

En une dizaine d’années, le paysage a complètement changé. À la fin de 2024, le monde comptait plus de 1 400 licornes. Pour Endeavor, cette progression montre que l’innovation s’accélère et que les investisseurs sont prêts à soutenir davantage de jeunes entreprises à fort potentiel.

Autre évolution marquante, les licornes ne sont plus concentrées dans quelques pays. Près d’un quart d’entre elles se trouvent désormais en dehors des six grands marchés traditionnels que sont les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Royaume-Uni, l’Allemagne…

Cette nouvelle géographie de l’innovation se retrouve dans plusieurs régions. En Amérique latine, des entreprises comme Kavak au Mexique ou Betterfly au Chili se sont imposées. En Afrique, le Nigeria s’est fait une place grâce à des startups comme Flutterwave. En Europe, ElevenLabs en Pologne ou Factorial en Espagne illustrent également cette dynamique. L’Asie du Sud-Est n’est pas en reste avec Carsome en Malaisie ou Nium à Singapour.

Le rapport met aussi en avant le travail d’Endeavor Catalyst, le fonds d’investissement du réseau Endeavor. À la fin de 2024, son portefeuille comptait 68 licornes. Surtout, 71% de ces entreprises avaient été financées avant d’atteindre une valorisation d’un milliard de dollars. Autrement dit, le fonds cherche à repérer les futurs champions avant qu’ils ne deviennent des licornes.

Mais atteindre ce statut n’est pas une fin en soi. Certaines entreprises poursuivent leur croissance et entrent en Bourse, tandis que d’autres sont rachetées par de grands groupes. Dans les deux cas, elles continuent de créer de la valeur et inspirent une nouvelle génération d’entrepreneurs.

À travers cette étude, Endeavor montre que la course mondiale à l’innovation a changé de visage. Les startups à très forte croissance ne sont plus l’apanage de quelques grandes puissances. Elles émergent désormais dans un nombre croissant de pays, confirmant que la prochaine licorne peut voir le jour presque partout dans le monde.

L’article Les licornes ne naissent plus seulement dans la Silicon Valley est apparu en premier sur Managers.

JORT: les banques vont ouvrir une nouvelle voie de financement pour les PME et les petits projets

27. Juli 2026 um 11:56

Un nouveau mécanisme de financement destiné aux particuliers, aux porteurs de projets et aux petites entreprises entre progressivement en place en Tunisie. Un décret publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) fixe désormais les règles de fonctionnement des lignes de microfinancement d’honneur, un dispositif qui repose sur des financements sans intérêts et sans garanties exigées par les banques.

L’idée est de créer une enveloppe dédiée au financement de projets de petite taille et d’activités économiques qui rencontrent souvent des difficultés pour accéder aux crédits classiques. Pour cela, chaque banque devra ouvrir dans ses comptes un compte spécifique appelé “compte de la ligne de financement d’honneur”, destiné à gérer les montants consacrés à ce mécanisme.

Ce dispositif intervient après l’affectation par les banques d’une partie de leurs bénéfices réalisés au titre de l’exercice comptable 2025, conformément aux dispositions prévues par le Code de commerce. En effet, le décret n°2026-148 du 23 juillet 2026 précise les bénéficiaires de ces financements. Sont concernés les particuliers, les porteurs de micro-projets, les PME économiques ainsi que les sociétés communautaires. Le texte définit également les catégories de projets pouvant bénéficier de ce soutien. Un micro-projet est considéré comme une activité dont le montant total d’investissement ne dépasse pas 150 mille dinars, y compris les besoins en fonds de roulement.

Pour les PME, le dispositif concerne les entreprises dont les investissements, incluant la création et l’extension, se situent entre 150 mille dinars et 15 millions de dinars. L’objectif est donc de couvrir plusieurs profils, allant du particulier cherchant un appui financier limité jusqu’à l’entreprise ayant besoin d’un soutien pour développer son activité. D’ailleurs, l’un des principaux changements apportés par ce mécanisme concerne les conditions d’accès. Les financements accordés dans le cadre des lignes de microfinancement d’honneur sont des crédits à court terme, remboursables sur une durée maximale de 2 ans, sans intérêts. Les bénéficiaires peuvent également obtenir une période de grâce pouvant aller jusqu’à 6 mois. Autre particularité, les banques ne pourront pas demander de garanties ou de sûretés, quelle que soit leur nature. Une disposition qui vise à faciliter l’accès au financement pour des porteurs de projets qui disposent rarement d’actifs suffisants pour répondre aux exigences habituelles du système bancaire.

Jusqu’à 25 mille dinars pour les PME

Le décret fixe aussi les plafonds des financements. Les PME et les sociétés communautaires pourront bénéficier d’un montant maximal de 25 mille dinars. Les porteurs de micro-projets pourront obtenir jusqu’à 10 mille dinars, tandis que les particuliers pourront accéder à un financement pouvant atteindre 5 mille dinars pour couvrir des besoins de consommation.

Pour les banques, l’effort attendu est également précisé. À l’exception des établissements dont les statuts limitent le champ d’intervention, chaque banque devra consacrer au minimum 50% des dotations disponibles aux PME et aux sociétés communautaires.

Le décret prévoit également des délais précis pour éviter que les demandes restent bloquées. Les banques devront examiner les dossiers dans un délai maximum de 10 jours ouvrables bancaires à compter de leur dépôt. La réponse devra être communiquée au demandeur par un moyen laissant une trace écrite. En cas de refus, la banque devra expliquer les raisons de sa décision. L’étude des dossiers ne pourra générer aucun frais ni commission pour les demandeurs. Le principe retenu est celui de l’antériorité et de l’équité. Les demandes seront traitées en tenant compte de l’ordre de présentation et dans le respect d’un traitement équitable entre les bénéficiaires.

Un suivi assuré par la BCT

Le dispositif prévoit également un mécanisme de contrôle. Les commissaires aux comptes des banques devront établir chaque année un rapport sur le respect des obligations liées à ces lignes de financement. Ce rapport devra être transmis au ministère chargé des Finances et à la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans un délai maximum de 3 mois. En cas de non-respect des règles fixées par le décret, la BCT pourra intervenir et appliquer les sanctions prévues par le Code de commerce.

À travers ce mécanisme, les autorités cherchent à mobiliser une partie des ressources du secteur bancaire vers des projets de petite taille, souvent considérés comme trop risqués par les circuits classiques de financement. Reste à voir comment ce dispositif sera appliqué sur le terrain et quelle sera sa capacité réelle à répondre aux besoins des entrepreneurs, des jeunes porteurs de projets et des petites entreprises.

L’article JORT: les banques vont ouvrir une nouvelle voie de financement pour les PME et les petits projets est apparu en premier sur Managers.

Mouna Dahan Zgolli prend la tête du Conseil national de la statistique

27. Juli 2026 um 11:15

e Conseil national de la statistique a une nouvelle présidente. Mouna Dahan Zgolli, ingénieur général, a été nommée à ce poste par décret publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) du vendredi 24 juillet 2026.

Cette nomination intervient pour un mandat de 4  ans, renouvelable une seule fois, conformément aux règles qui encadrent le fonctionnement de cette instance rattachée au ministère de l’Economie et de la Planification. En effet, lee Conseil national de la statistique dispose d’un rôle central dans l’organisation du système statistique national. Il veille notamment à la coordination entre les différents producteurs de données publiques et contribue à l’amélioration de la qualité des informations statistiques utilisées pour orienter les politiques publiques et les décisions économiques.

Le décret publié au JORT précise également que Mouna Dahan Zgolli bénéficiera du rang et des avantages accordés à un secrétaire général de ministère, en application de l’article 2 nouveau du décret n°99-2797.

Cette nomination intervient dans un contexte où la disponibilité de données fiables devient un enjeu majeur pour le pilotage économique, la planification et le suivi des transformations que connaît le pays. Les statistiques publiques constituent en effet un outil essentiel pour mesurer les évolutions économiques et sociales et accompagner les choix stratégiques de l’Etat.

L’article Mouna Dahan Zgolli prend la tête du Conseil national de la statistique est apparu en premier sur Managers.

Secteur agroalimentaire: une plateforme pour aider les entreprises à anticiper les évolutions du marché

27. Juli 2026 um 09:21

Les entreprises tunisiennes de l’industrie agroalimentaire disposent désormais d’un nouvel outil pour suivre l’évolution de leur secteur et accéder à une information centralisée. Un Portail agroalimentaire tunisien vient d’être lancé afin de renforcer l’accès des professionnels à des données stratégiques et de faciliter leur prise de décision.

Cette plateforme a été développée par la Direction générale des industries alimentaires (DGIA) du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, en collaboration avec le Centre technique de l’agroalimentaire (CTAA) et le Pôle de compétitivité de Bizerte. Elle a bénéficié de l’appui du projet Croissance qualitative pour l’emploi (CQE), soutenu par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

L’objectif est de regrouper, sur une seule plateforme, des informations utiles aux industriels du secteur. Les entreprises pourront ainsi accéder plus facilement à une veille stratégique, à des données sectorielles ainsi qu’à des informations techniques et réglementaires susceptibles d’accompagner leurs décisions et d’améliorer leur compétitivité.

Au-delà de la simple mise à disposition d’informations, les concepteurs du portail souhaitent créer un espace collaboratif où les différents acteurs de la filière pourront partager leurs expertises et faire remonter leurs besoins. Le portail repose d’ailleurs sur une gouvernance commune entre plusieurs institutions publiques afin de garantir la fiabilité et l’actualisation des contenus proposés.

Le lancement officiel de la plateforme s’est déroulé le 23 juillet lors d’un atelier réunissant des représentants d’institutions publiques, des organisations professionnelles et des chefs d’entreprise. Cette rencontre a permis de présenter les fonctionnalités du portail et de recueillir les attentes des opérateurs dans une logique d’amélioration continue.

L’accès à la plateforme est gratuit. Les professionnels peuvent créer un compte et consulter les différents services proposés via le portail iaa.tn.

Rappelons que cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Croissance qualitative pour l’emploi (CQE), mis en œuvre par la GIZ Tunisie en partenariat avec le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Le projet est financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) ainsi que par l’Union européenne en Tunisie.

L’article Secteur agroalimentaire: une plateforme pour aider les entreprises à anticiper les évolutions du marché est apparu en premier sur Managers.

❌