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Malgré les sanctions, l’UE importe un volume record de GNL russe

15. Juli 2026 um 18:44

Alors que Bruxelles s’est engagée à mettre fin aux importations de gaz russe d’ici 2027, les achats européens de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de l’usine russe de Yamal ont atteint un niveau record au premier semestre 2026. La France, la Belgique et l’Espagne concentrent l’essentiel des importations, illustrant la difficulté de l’Union européenne à se passer rapidement des approvisionnements russes.

Les importations européennes de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de la Russie ont atteint un niveau historique au cours des six premiers mois de 2026, en dépit de l’engagement de l’Union européenne de mettre un terme à ses achats de gaz russe d’ici 2027.

Selon les données du cabinet d’analyse Kpler, relayées notamment par le Financial Times, mardi 14 juillet, les pays de l’Union européenne ont importé près de 10 millions de tonnes de GNL en provenance du complexe Yamal LNG, soit une hausse comprise entre 16 % et 18 % par rapport à la même période de 2025.

La France demeure le premier acheteur européen de GNL issu de Yamal, devant la Belgique et l’Espagne. À elles seules, ces trois économies ont absorbé la quasi-totalité des cargaisons russes destinées au marché européen. Plus de 97 % de la production exportée par Yamal a ainsi été livrée vers des ports de l’Union européenne au premier semestre…

Cette progression intervient alors que Bruxelles a déjà interdit, depuis avril 2026, les importations de GNL russe réalisées dans le cadre de contrats à court terme. En revanche, les contrats de long terme restent autorisés jusqu’au 1er janvier 2027, avant une interdiction plus large des importations de gaz russe, qui s’étendra ensuite progressivement au gaz acheminé par gazoduc.

Un redéploiement des flux mondiaux

Cette forte demande européenne contraste avec la baisse des exportations russes vers l’Asie. Les livraisons de Yamal vers les marchés asiatiques ont chuté d’environ 74 % sur un an, l’Europe absorbant désormais l’essentiel de la production du site arctique.

Les analystes soulignent également que les infrastructures européennes — ports, terminaux méthaniers, chantiers navals et flotte spécialisée de méthaniers brise-glace — demeurent essentielles au fonctionnement de Yamal LNG, principal complexe russe de production de gaz naturel liquéfié.

Un paradoxe énergétique

Ces chiffres illustrent les contradictions de la politique énergétique européenne. Si l’Union européenne poursuit son objectif de réduire sa dépendance aux hydrocarbures russes, les impératifs de sécurité d’approvisionnement et les contrats en cours continuent de soutenir les importations de GNL russe.

Cette situation est également alimentée par les tensions persistantes sur les marchés mondiaux de l’énergie et par la volonté de plusieurs opérateurs européens de sécuriser leurs approvisionnements avant l’entrée en vigueur des interdictions prévues en 2027.

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Autoroute Tunis-Jelma : Le pont sur l’oued Zeroud, une première technique en Tunisie

15. Juli 2026 um 16:15

Le chantier de l’autoroute Tunis-Jelma avance avec un ouvrage présenté comme une première en Tunisie : le pont sur l’oued Zeroud, dont les travaux ont atteint 27% d’avancement. Cette infrastructure majeure est réalisée selon une technique de construction innovante, le « pont en caisson par poussage », adaptée aux contraintes du site et aux caractéristiques hydrauliques de l’oued.

Lors d’une visite de terrain effectuée mercredi 15 juillet 2026 dans les gouvernorats de Kairouan et Sidi Bouzid, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a inspecté l’état d’avancement du huitième lot de l’autoroute Tunis-Jelma, notamment les travaux du pont sur l’oued Zeroud.

Selon le ministère, cette technique de construction permet d’assurer une meilleure solidité de l’ouvrage tout en tenant compte de la configuration géographique particulière de la zone traversée. Il s’agit de la première fois qu’une grande infrastructure hydraulique de ce type est réalisée en Tunisie avec cette méthode.

Un pont stratégique sur le tracé de l’autoroute

Le pont sur l’oued Zeroud constitue l’un des ouvrages importants du huitième lot de l’autoroute Tunis-Jelma, qui s’étend sur 18,5 kilomètres, dont 11,5 kilomètres dans le gouvernorat de Kairouan et 7 kilomètres dans celui de Sidi Bouzid.

Parallèlement, le ministre a constaté le démarrage effectif de la pose de la couche de béton bitumineux au niveau du point kilométrique 183+400. Cette étape marque l’entrée du chantier dans une phase avancée, avec le début concret des travaux de revêtement de la chaussée.

Lire aussi : Tunisie : Quatre gouvernorats concernés par l’autoroute Tunis-Jelma

Rappelons que la technique du « pont en caisson par poussage » consiste à construire progressivement la structure du pont sur une zone de fabrication située à proximité, puis à la faire avancer horizontalement par poussées successives jusqu’à sa position finale au-dessus de l’obstacle à franchir. Cette méthode permet de limiter les interventions dans le lit de l’oued, de réduire les contraintes liées au chantier et d’améliorer la précision ainsi que la solidité de l’ouvrage. Utilisée pour la première fois en Tunisie pour une grande infrastructure de ce type, elle est particulièrement adaptée aux sites présentant des contraintes hydrauliques ou géographiques importantes.

Mise en service prévue fin 2027

Le ministre a indiqué que l’année 2026 doit constituer une année d’accélération pour la réalisation du corps de la route, appelant les entreprises chargées du projet à mobiliser les moyens nécessaires afin de respecter le calendrier prévu.

L’objectif annoncé reste l’entrée en exploitation de l’autoroute Tunis-Jelma à la fin de l’année 2027.

D’un coût global estimé à environ 1,7 milliard de dinars, le projet bénéficie d’un financement conjoint de l’État tunisien, de la Banque européenne d’investissement et du Fonds arabe pour le développement économique et social. Il est réparti en huit lots, avec un taux global d’avancement des travaux estimé à près de 40%, tandis que le huitième lot dépasse 47% de réalisation.

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Tunisie : Face à la canicule et aux coupures, la grogne sociale de plus en plus visible

15. Juli 2026 um 15:35

La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe la Tunisie met les réseaux d’électricité et d’eau sous une pression sans précédent. Depuis plusieurs jours, les témoignages de coupures de courant et d’interruptions de la distribution d’eau se multiplient dans plusieurs régions du pays, alimentant une colère grandissante sur les réseaux sociaux.

Face à cette situation, les autorités et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) expliquent que certaines coupures sont devenues inévitables afin de préserver la stabilité du réseau national et d’éviter un black-out généralisé.

Une demande électrique à des niveaux records

Selon le PDG de la STEG, Fayçal Trifa, la consommation d’électricité a atteint des niveaux historiques sous l’effet des températures extrêmes et du recours massif aux climatiseurs, notamment entre 13h et 17h, période où le réseau enregistre son pic de charge. À cette pression s’est ajoutée une panne technique sur une installation énergétique située dans l’est de l’Algérie, réduisant temporairement les capacités d’échange d’électricité entre les deux pays.

La Tunisie dispose d’une capacité installée estimée entre 6.000 et 6.300 MW, dont plus de 90 % proviennent de centrales thermiques alimentées au gaz naturel.

Le délestage privilégié pour éviter un effondrement du réseau

Pour préserver l’équilibre entre l’offre et la demande, la STEG recourt à des opérations de délestage, c’est-à-dire des coupures temporaires et ciblées destinées à empêcher un effondrement général du système électrique.

Lire aussi : Canicule en Tunisie : Le mercure grimpera jusqu’à 47°C ce mercredi

Ces interruptions, qui touchent différents quartiers selon une rotation, sont présentées par les responsables comme un mal nécessaire pour éviter un scénario de black-out similaire à celui qu’avait connu la Tunisie en septembre 2023.

L’eau également affectée

Les perturbations ne concernent pas uniquement l’électricité. Dans plusieurs localités, les habitants signalent également des interruptions prolongées de l’approvisionnement en eau potable.

Ces coupures sont souvent aggravées par les délestages électriques, les stations de pompage dépendant directement de l’alimentation en électricité. La hausse de la consommation d’eau liée aux fortes chaleurs accentue également les tensions sur le réseau hydraulique.

Une colère grandissante

Sur les réseaux sociaux, les internautes dénoncent des coupures qui surviennent parfois plusieurs fois par jour et qui compliquent fortement le quotidien.

Climatiseurs à l’arrêt, aliments qui se détériorent, difficultés pour les commerces, télétravail perturbé ou encore pénurie d’eau dans certains quartiers : les témoignages se multiplient, alors que les températures dépassent les 45 °C dans plusieurs régions et ont atteint un record de 48,2 °C à Nasrallah.

De nombreux citoyens réclament davantage de transparence sur les horaires des coupures et une meilleure communication de la part des autorités.

Une situation appelée à rester sous surveillance

La STEG appelle les consommateurs à rationaliser leur consommation, particulièrement durant les heures de pointe, afin de réduire la pression sur le réseau électrique national. Les autorités estiment que ces mesures demeurent nécessaires tant que les températures resteront exceptionnellement élevées.

Si les délestages permettent, selon les responsables, d’éviter un effondrement généralisé du système électrique, ils illustrent également les limites d’infrastructures soumises à une demande record, dans un contexte où les épisodes de chaleur extrême deviennent de plus en plus fréquents.

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48,2°C à Nasrallah, des régions suffoquent et le pic n’est pas encore passé !

15. Juli 2026 um 15:07

Les températures ont atteint des niveaux particulièrement élevés ce mercredi 15 juillet en Tunisie, plaçant plusieurs régions du pays sous une chaleur accablante. Selon les relevés de l’Institut national de la météorologie (INM) à 13 heures, le mercure a dépassé les 43°C dans de nombreuses stations, avec un maximum national de 48,2°C enregistré à Nasrallah, dans le gouvernorat de Kairouan.

Cette vague de chaleur touche principalement les régions du centre et de l’intérieur du pays. Derrière Nasrallah, Jendouba affiche 48,0°C, suivie de Gafsa avec 46,5°C. Béja enregistre 45,7°C, tandis que Sidi Bouzid et Maknassy atteignent chacune 45,5°C.

Les 45°C dépassés dans plusieurs régions

D’autres localités dépassent également les 45°C, notamment Enfidha (45,3°C), Kairouan (45,3°C), Mjez El Bab (45,2°C) et Oueslatia (45,2°C). Plus au nord-ouest, Le Kef affiche 44,4°C, alors que Sousse enregistre 44,7°C.

Lire aussi : Tunisie : Pourquoi la STEG multiplie les coupures d’électricité

Même les régions habituellement moins exposées aux fortes chaleurs connaissent des températures très élevées. Tajerouine atteint 43,8°C, Bou Arada 43,7°C, Siliana 43,5°C et La Manouba 43,5°C.

Les températures les plus élevées relevées à 13 heures sont les suivantes :

  • Nasrallah : 48,2°C
  • Jendouba : 48,0°C
  • Gafsa : 46,5°C
  • Béja : 45,7°C
  • Sidi Bouzid : 45,5°C
  • Maknassy : 45,5°C
  • Enfidha : 45,3°C
  • Kairouan : 45,3°C
  • Mjez El Bab : 45,2°C
  • Oueslatia : 45,2°C

Éviter toute exposition prolongée au soleil

Face à ces températures extrêmes, l’Institut national de la météorologie appelle les citoyens à éviter toute exposition prolongée au soleil, en particulier durant les heures les plus chaudes de la journée, et à s’hydrater régulièrement afin de limiter les risques liés à la canicule.

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Coupure de courant : comment se faire indemniser par la STEG en cas d’appareil endommagé ?

15. Juli 2026 um 13:41

Les coupures d’électricité et les variations de tension enregistrées ces derniers jours en Tunisie peuvent parfois endommager les appareils électroménagers. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) rappelle que les clients concernés peuvent demander une indemnisation, sous réserve de remplir certaines conditions et de fournir les justificatifs nécessaires.

Les documents à fournir

Intervenant mercredi 15 juillet sur Diwan FM, le PDG de la STEG, Fayçal Trifa, a précisé que toute demande d’indemnisation doit être accompagnée de pièces permettant d’établir la réalité et le montant du préjudice. Le dossier doit notamment comporter la facture d’achat de l’appareil endommagé, afin d’en justifier la valeur, ou une facture de réparation établie par un technicien ou un atelier spécialisé, détaillant la nature de la panne et le coût des réparations.

Les demandes doivent être déposées auprès de la direction régionale ou de l’agence STEG concernée dans les meilleurs délais. Le responsable souligne qu’un dépôt tardif peut compliquer les expertises techniques et ralentir l’instruction du dossier.

Une expertise avant toute indemnisation

Selon Fayçal Trifa, chaque dossier est examiné en coordination avec les compagnies d’assurance afin de déterminer si les dommages sont effectivement imputables au réseau électrique. Ce processus peut nécessiter un certain délai avant qu’une décision ne soit prise et, le cas échéant, qu’une indemnisation soit versée.

Le registre électronique des formalités du ministère de l’Industrie précise que la STEG indemnise les clients uniquement lorsque l’expertise établit que les dégâts résultent d’une anomalie du réseau. Dans le cas contraire, aucune compensation n’est accordée.

Les coupures ne provoquent pas systématiquement des dégâts

Le PDG de la STEG a par ailleurs expliqué que les opérations de délestage, mises en œuvre pour préserver la stabilité du réseau lors des pics de consommation, ne sont généralement pas responsables des dommages constatés sur les appareils électriques.

Il reconnaît toutefois que des incidents techniques exceptionnels peuvent provoquer des variations de tension au moment du rétablissement du courant, susceptibles d’endommager certains équipements, en particulier les appareils les plus anciens, souvent dépourvus de systèmes de protection intégrés. Les équipements récents sont, eux, généralement mieux protégés contre ce type de perturbations.

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Haythem El Mekki condamné à un an de prison en appel

15. Juli 2026 um 13:22

Le journaliste et chroniqueur Haythem El Mekki a annoncé, mercredi 15 juillet 2026, sa condamnation en appel à un an de prison dans une affaire judiciaire liée à des propos tenus publiquement. La décision concerne un dossier ouvert à Sfax en janvier 2024, après un premier jugement de non-lieu rendu en première instance.

Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, Haythem El Mekki a indiqué que la cour d’appel de Sfax avait infirmé le jugement initial du tribunal de première instance, qui avait prononcé un non-lieu, et l’avait finalement condamné à une peine d’un an d’emprisonnement.

Selon le chroniqueur, cette procédure s’inscrit dans une série de poursuites judiciaires engagées à son encontre ces dernières années. Il cite notamment trois affaires : une première ouverte à Gorjani en mai 2023, une deuxième à Sfax en janvier 2024 et une troisième à El Aouina en mars 2025, toutes liées, d’après lui, à des déclarations faites dans les médias ou à des publications sur les réseaux sociaux.

Une condamnation prononcée sur la base du Code des télécommunications

Haythem El Mekki affirme que les poursuites avaient initialement été engagées sur la base du décret-loi n°54 relatif à la lutte contre les infractions liées aux systèmes d’information et de communication, mais que la condamnation prononcée en appel repose finalement sur l’article 86 du Code des télécommunications.

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Canicule en Tunisie : Douze gouvernorats placés en vigilance orange

15. Juli 2026 um 13:02

Une vague de chaleur sans précédant frappe la Tunisie avec des températures pouvant atteindre localement 47 degrés Celsius. L’Institut national de la météorologie (INM) a placé douze gouvernorats en vigilance orange mercredi 15 juillet 2026, alors que cet épisode caniculaire devrait se prolonger jusqu’à la fin de la semaine, voire au début de la semaine prochaine.

Dans sa dernière carte de vigilance publiée mercredi matin et valable jusqu’au jeudi 16 juillet à 7 heures, l’INM a classé en niveau de vigilance élevé les gouvernorats de Béja, Jendouba, Le Kef, Siliana, Zaghouan, Kairouan, Sidi Bouzid, Sfax, Gafsa, Tozeur, Gabès et Kébili. Le reste du territoire est placé en vigilance jaune.

Selon les prévisions météorologiques, le temps restera chaud à localement très chaud sur l’ensemble du pays, avec un épisode de sirocco qui renforcera la sensation de chaleur, notamment dans les régions intérieures.

Jusqu’à 47°C dans les régions de l’intérieur

Pour ce mercredi 15 juillet, les températures maximales devraient varier entre 38 et 42°C sur les zones côtières et les hauteurs, tandis qu’elles atteindront 43 à 47°C dans les autres régions, particulièrement à l’intérieur du pays.

Cette hausse des températures s’inscrit dans une vague de chaleur durable qui concerne l’ensemble du pays. Intervenant mardi 14 juillet sur Diwan FM, le climatologue Ameur Bahba a indiqué qu’il ne s’agissait pas de plusieurs épisodes successifs, mais bien d’une seule et même vague de chaleur, qui devrait se poursuivre jusqu’à samedi ou dimanche.

L’expert prévoit une accentuation progressive de la chaleur dans les prochains jours, avec des pics pouvant atteindre 46 à 47°C dans le nord-ouest et les régions de l’intérieur, notamment à Jendouba, Béja, La Manouba et dans le bassin de la Medjerda.

Dans le centre et le sud, les températures devraient se maintenir entre 40 et 44°C, tandis que les régions côtières de l’est pourraient également dépasser les 40°C, hormis certaines zones bénéficiant davantage de l’influence maritime.

Les autorités appellent à limiter l’exposition

Face à ces fortes chaleurs, une vigilance particulière est recommandée pour les catégories les plus vulnérables, notamment les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes souffrant de maladies chroniques, ainsi que les travailleurs en extérieur et les sportifs.

Les recommandations restent les mêmes : boire régulièrement de l’eau, éviter l’exposition directe au soleil durant les heures les plus chaudes de la journée, privilégier les espaces frais, porter un couvre-chef et réduire les efforts physiques importants entre 12h et 16h.

En cas de malaise ou de symptômes liés à un coup de chaleur, les services de secours peuvent être contactés au 198.

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Tunisie-France : 70 ans de liens, des milliards d’échanges et une relation en pleine mutation

15. Juli 2026 um 12:35

À l’occasion de la célébration de la fête nationale française du 14 juillet, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a mis en avant la solidité des relations entre les deux pays, marquées par 70 ans de relations diplomatiques depuis l’indépendance tunisienne en 1956. Dans son discours, elle a insisté sur un partenariat fondé sur le respect de la souveraineté tunisienne, la coopération économique, l’innovation et les défis communs.

Une coopération économique qui demeure stratégique

La France reste le premier partenaire économique de la Tunisie. Les échanges commerciaux entre les deux pays continuent de progresser et les entreprises françaises conservent une place majeure dans l’économie tunisienne.

Selon Anne Guéguen, l’excédent commercial de la Tunisie vis-à-vis de la France a dépassé 3 milliards d’euros en 2025, soit davantage que les recettes touristiques générées par les visiteurs français, qui se sont élevées à 2,4 milliards d’euros. Un indicateur qui illustre le poids des exportations tunisiennes vers le marché français.

La coopération économique se traduit également par la présence de plus de 1.400 entreprises françaises ou à participation française implantées en Tunisie. Elles représentent près de 170.000 emplois directs et interviennent dans des secteurs aussi variés que l’industrie, les services, l’agroalimentaire ou les nouvelles technologies.

Au-delà des investissements, les deux pays développent également des initiatives communes en faveur de l’innovation, de l’entrepreneuriat et de la transformation numérique.

La jeunesse et l’innovation comme nouveaux piliers

L’ambassadrice a souligné l’importance accordée à la formation et à la mobilité des jeunes. Près de 20.000 élèves sont aujourd’hui scolarisés dans les établissements du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) en Tunisie, tandis qu’environ 16.000 étudiants tunisiens poursuivent leurs études en France.

La coopération s’étend également à l’enseignement supérieur et à la formation professionnelle avec le soutien à la modernisation des Instituts supérieurs des études technologiques (ISET) ainsi que l’ouverture de centres ELIFE à Sidi Bouzid et Tozeur.

Dans le domaine des nouvelles technologies, Anne Guéguen a rappelé l’organisation du Forum méditerranéen de l’intelligence artificielle (FMIA), lancé avec le ministère tunisien des Technologies de la Communication, comme illustration d’une coopération tournée vers l’innovation.

Eau, énergie et santé : des projets communs pour l’avenir

La coopération franco-tunisienne couvre également plusieurs secteurs stratégiques liés au développement durable.

L’ambassadrice a évoqué les projets consacrés à la gestion des ressources en eau ainsi que l’accompagnement de la transition énergétique, saluant le choix de la Tunisie de renforcer sa souveraineté énergétique grâce au développement du solaire et de l’éolien.

Dans le secteur de la santé, l’Agence française de développement finance notamment la construction de deux nouveaux hôpitaux à Gafsa et à Sidi Bouzid.

Plus de 116.000 visas délivrés en une année

La mobilité demeure l’un des principaux vecteurs des relations franco-tunisiennes.

Anne Guéguen a indiqué que la France avait délivré plus de 116.000 visas au cours de l’année écoulée, avec un taux de refus inférieur à 16 %. Elle a rappelé que la France demeure de loin le premier pays européen délivrant des visas aux ressortissants tunisiens.

Elle a également mis en avant le rôle des centaines de milliers de Tunisiens et de Franco-Tunisiens vivant en France, qu’elle a qualifiés de « pont » entre les deux rives de la Méditerranée.

Une relation appelée à évoluer

Au-delà des liens historiques, la coopération franco-tunisienne s’oriente désormais vers de nouveaux enjeux tels que l’intelligence artificielle, la transition énergétique, la santé, la formation, l’innovation et l’entrepreneuriat.

Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, Anne Guéguen a plaidé pour un partenariat fondé sur la confiance, le respect du droit international et la recherche de solutions communes face aux défis liés au climat, à l’énergie, à la santé ou encore à la sécurité.

Elle a conclu en rappelant que l’amitié entre la France et la Tunisie « se construit chaque jour, par des actes », réaffirmant la volonté de poursuivre une coopération qu’elle juge essentielle pour les deux pays.

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