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Les prix du pétrole bondissent après de nouvelles frappes américaines sur l’Iran

09. Juli 2026 um 23:13

Les prix du pétrole ont prolongé leurs gains ce jeudi après de nouvelles frappes américaines sur des cibles iraniennes dans la nuit du mercredi aujeudi, ravivant les inquiétudes concernant l’approvisionnement en brut au Moyen-Orient. Ces tensions alimentent la crainte que la reprise des hostilités ne perturbe le transport maritime à travers le détroit d’Ormuz et ne compromette le redressement récent des exportations du Golfe.

Le brut WTI progressait de 1,12% à 74,34$ le baril ce matin, tandis que le Brent gagnait 1,12% à 78,89$ le baril. Le brut est resté nettement orienté à la hausse même après avoir réduit une partie de ses gains. Le Brent et le WTI avaient bondi de plus de 8% lors de la session précédente, après que le président Donald Trump a déclaré mercredi le cessez-le-feu américano-iranien effectivement caduc, ordonné de nouvelles frappes sur des cibles iraniennes et averti de possibles actions militaires supplémentaires, poussant Téhéran à menacer de fermer le détroit d’Ormuz.

Le regain de conflit menace la reprise des approvisionnements du Golfe

La dernière escalade fait suite à une série d’attaques contre des navires commerciaux à proximité du détroit d’Ormuz, qui ont ravivé les craintes quant à la sécurité de l’un des corridors énergétiques les plus importants au monde. Un pétrolier qatari transportant du GNL, un pétrolier saoudien et au moins un autre navire commercial ont été touchés lors d’incidents distincts au cours des deux derniers jours, tandis qu’un autre tanker a signalé avoir été atteint par un projectile non identifié au large des côtes d’Oman, déclenchant un incendie mais sans faire de victimes. Ces attaques ont conduit plusieurs pétroliers et méthaniers à retarder ou annuler leur transit prévu dans ce détroit, les opérateurs réévaluant les risques sécuritaires.

Le Centre conjoint d’information maritime dirigé par les États-Unis a par la suite relevé le niveau de menace pour la navigation dans le détroit d’Ormuz à « sévère », tandis que l’Organisation maritime internationale a appelé les navires à faire preuve d’une extrême prudence lors du transit par cette route. Dans ce contexte, Washington a lancé de nouvelles frappes sur des cibles iraniennes, affirmant vouloir dégrader la capacité de Téhéran à menacer le transport maritime commercial, tandis que l’Iran a averti qu’il riposterait contre les actifs militaires américains et a réitéré ses menaces concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Le regain de conflit a jeté un nouveau doute sur la reprise récente des exportations pétrolières du Golfe. Le trafic de pétroliers à travers Ormuz s’était progressivement amélioré à la suite du cessez-le-feu du mois dernier, mais les opérateurs craignent désormais que de nouvelles attaques contre des navires commerciaux ne freinent cette reprise et ne menacent à nouveau les flux de brut en provenance du Golfe Persique.

Au final, les marchés suivent désormais attentivement l’évolution du conflit américano-iranien, les conditions de navigation dans le détroit d’Ormuz et tout signe de perturbations supplémentaires des exportations de brut au Moyen-Orient.

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L’Iran riposte aux frappes américaines, la région replonge dans l’escalade

09. Juli 2026 um 19:54

Les affrontements entre les États-Unis et l’Iran ont connu une nouvelle escalade jeudi, quelques heures avant l’inhumation du guide suprême Ali Khamenei à Machhad. Washington a lancé une vaste série de frappes contre des installations militaires iraniennes, tandis que Téhéran a riposté en visant plusieurs pays alliés des États-Unis dans le Golfe. Cette reprise des hostilités fragilise davantage le protocole d’accord conclu le 17 juin et ravive les craintes d’un conflit régional de grande ampleur.

Washington frappe quatre-vingt-dix cibles

Pour la deuxième nuit consécutive, l’armée américaine a mené des frappes de grande envergure contre l’Iran. Selon Washington, près de 90 objectifs militaires ont été visés, notamment des systèmes de défense antiaérienne, des installations de surveillance côtière ainsi que des sites de stockage de missiles et de drones situés sur la côte sud du pays.

Le président américain Donald Trump a déclaré que la trêve était désormais « terminée », qualifiant les dirigeants iraniens de « malades », tout en laissant ouverte la possibilité d’une reprise des négociations par ses émissaires.

Téhéran dénonce des frappes contre des infrastructures civiles

Les autorités iraniennes accusent les États-Unis d’avoir également ciblé des infrastructures civiles afin de perturber les funérailles d’Ali Khamenei. Selon Téhéran, plusieurs ponts ainsi que la liaison ferroviaire reliant Téhéran à Machhad ont été endommagés, compliquant le déplacement des fidèles venus assister à l’inhumation.

Des frappes ont également été signalées à proximité de la centrale nucléaire de Bouchehr, la seule actuellement en activité en Iran, selon des responsables iraniens cités par les médias officiels.

D’après les autorités iraniennes, les bombardements américains ont fait 17 morts et 93 blessés.

Le détroit d’Ormuz au cœur de la crise

L’escalade intervient dans un contexte de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Washington accuse Téhéran d’être responsable d’attaques contre plusieurs navires commerciaux. En réponse, l’Iran affirme avoir pris le contrôle des conditions de navigation dans le détroit, imposant des droits de passage aux navires empruntant cette voie maritime essentielle.

Des représailles contre les alliés de Washington

En riposte aux bombardements américains, les forces iraniennes ont lancé de nouvelles frappes contre plusieurs pays du Golfe considérés comme des alliés de Washington, notamment le Koweït, Bahreïn et le Qatar.

En Jordanie, les systèmes de défense ont également intercepté plusieurs missiles, une première depuis le 11 juin, illustrant l’élargissement des tensions à l’ensemble de la région.

Des funérailles sous haute tension

Malgré les combats, des dizaines de milliers de fidèles se sont rassemblés à Machhad pour accompagner Ali Khamenei vers sa dernière demeure, au sein du sanctuaire de l’imam Reza, principal lieu saint du chiisme en Iran.

La sécurité a été renforcée tout au long de la cérémonie. Un avion de chasse a notamment escorté l’appareil transportant la dépouille de l’ancien guide suprême jusqu’à Machhad.

Dans ce climat de forte tension, plusieurs observateurs estiment que les perspectives diplomatiques entre Téhéran et Washington sont désormais fortement compromises, tandis qu’Israël a de nouveau averti qu’il se réservait le droit de lancer de nouvelles opérations militaires contre l’Iran si nécessaire.

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L’équation iranienne : ingénieurs, drones et souveraineté

09. Juli 2026 um 10:17

Alors que les tensions américano-iraniennes pèsent sur l’environnement régional, la question des ingénieurs devient un indicateur stratégique de puissance, de fuite des compétences et de résilience économique.  En Iran, la formation scientifique reste massive malgré les sanctions et l’isolement international.

L’Iran formerait chaque année entre 230 000 et 234 000 ingénieurs, soit davantage que la France et l’Allemagne réunies, et à un niveau comparable à celui des États-Unis. C’est ce que révèlent les données relayées par la chaîne de télévision française BFMTV et l’Institut de statistique de l’UNESCO.  Cette capacité de formation explique pourquoi l’Iran est souvent cité parmi les grands pôles mondiaux de production de profils techniques; malgré un contexte de sanctions et de fortes tensions régionales.

Cette performance repose sur une politique de long terme en faveur des filières scientifiques et technologiques. En effet, le pays a massivement développé son enseignement supérieur technique, notamment aux sciences, à l’ingénierie et aux technologies, dans une logique d’autonomie industrielle et de montée en gamme du capital humain.

Autre fait marquant : la forte présence des femmes dans ces filières. Dans ce contexte actuel, l’Iran a fait de la formation scientifique un levier stratégique, en misant sur le nombre, la spécialisation et la continuité de son système universitaire.

Au-delà du chiffre, cette dynamique révèle un choix politique clair : investir dans le savoir pour consolider une puissance technologique au sein du pays. Dans un monde où les ressources humaines qualifiées deviennent un avantage géopolitique, l’Iran  souhaiterait-il maintenir un haut niveau de formation, malgré les contraintes extérieures, qui reste un facteur de puissance symbolique et industrielle? Tout dépendra de la suite…

On peut se demander si cette puissance de formation se traduit réellement dans la vie des quotidienne des Iraniens. Car les sources disponibles montrent un contraste net entre un système universitaire productif et une économie encore sous forte contrainte.

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L’Iran accuse les États-Unis d’avoir visé des infrastructures civiles

09. Juli 2026 um 10:03

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran connaît une nouvelle escalade. Après les frappes américaines menées dans la nuit de mercredi à jeudi contre des installations militaires iraniennes, Téhéran accuse Washington d’avoir également ciblé des infrastructures civiles, notamment des ponts ferroviaires. Le ministère iranien des Affaires étrangères qualifie ces attaques de « crime de guerre flagrant », tandis que les Gardiens de la révolution annoncent des représailles contre des bases militaires américaines dans le Golfe.

Les tensions entre Washington et Téhéran se sont fortement aggravées après une nouvelle vague de frappes américaines ayant visé l’Iran dans la nuit du 8 au 9 juillet.

Selon l’armée américaine, près de 90 cibles militaires ont été frappées, dont des systèmes de défense antiaérienne, dans le cadre d’une opération décidée par le président Donald Trump. Cette offensive intervient au lendemain de la déclaration du président américain annonçant la fin du cessez-le-feu entre les deux pays, après des attaques contre des navires dans le détroit d’Ormuz.

Téhéran dénonce des frappes contre des infrastructures civiles

L’Iran affirme toutefois que les bombardements américains ne se sont pas limités à des objectifs militaires. Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères accuse les États-Unis d’avoir frappé plusieurs infrastructures civiles, notamment deux ponts ferroviaires situés dans les provinces orientales, sur la ligne reliant le nord-est du pays à la ville sainte de Machhad, où se déroulent ce jeudi les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei.

Le ministère indique également que plusieurs sites ont été touchés dans les provinces côtières du sud du pays.

« Un crime de guerre flagrant »

Les autorités iraniennes ont condamné « dans les termes les plus forts » ces attaques, estimant qu’elles constituent « un crime de guerre flagrant » au regard du droit international.

Téhéran affirme que ces frappes contre des infrastructures civiles représentent une nouvelle escalade et réaffirme sa « détermination à défendre son intégrité territoriale, sa souveraineté et sa sécurité nationale ».

Des représailles contre des bases américaines

En réponse aux frappes américaines, les Gardiens de la révolution ont annoncé avoir lancé des attaques contre des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.

Cette riposte marque une nouvelle étape dans l’escalade militaire entre les deux pays, faisant craindre un élargissement du conflit à l’ensemble de la région du Golfe.

Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités iraniennes, au moins 14 personnes ont été tuées et 78 autres blessées au cours des frappes américaines menées ces deux derniers jours. Le bilan pourrait encore s’alourdir alors que les opérations militaires se poursuivent et que les tensions restent extrêmement vives entre Washington et Téhéran.

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