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Formation en comptabilité carbone entre la CCIT et l’UAF

08. Juli 2026 um 20:52

Une convention de partenariat a été signée, mercredi 8 juillet, entre la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT) et l’Unité d’Appui à la Formation (UAF) de la FEDELEC/FNM (Fédération nationale de l’électricité et de l’électronique/ Fédération Nationale de la Métallurgie) relevant de l’UTICA afin de mettre en œuvre des formations de spécialisation en « Comptabilité Carbone » à l’École Pratique de Commerce de la CCIT.

D’après la chambre, cette initiative s’inscrit dans le cadre des programmes TAKWEEN et « Suisse de Promotion de l’Importation » (SIPPO), financés par la Coopération Suisse à travers Swisscontact, qui accompagnent le développement des compétences et la compétitivité des entreprises tunisiennes, notamment exportatrices. L’objectif étant de répondre aux enjeux du carbone aux frontières.

La convention prévoit l’organisation de trois sessions pilotes de formation co-certifiées public-privé, réparties entre deux sessions destinées aux professionnels des entreprises exportatrices adhérentes à la CCIT et une session dédiée aux jeunes primo-demandeurs d’emploi.

Cette double orientation illustre la volonté des deux parties de répondre à la fois aux besoins immédiats des entreprises, confrontées aux nouvelles exigences internationales en matière de comptabilité carbone, et à l’enjeu plus large de l’employabilité des jeunes diplômés tunisiens.

Avec TAP

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Concours d’accès aux collèges pilotes : légère amélioration du taux de réussite 

Von: tmps
08. Juli 2026 um 09:29

Joie, surprise, soulagement, pleurs et déception. Comme chaque année, toutes les émotions sont au rendez-vous pour les élèves du primaire après l’annonce des résultats du concours d’accès aux collèges pilotes (appelé couramment sixième). Admis ou recalé ? Le verdict est tombé hier matin.

Les résultats du concours national d’entrée aux collèges pilotes (sixième année primaire) pour l’année 2026 ont été dévoilés par le ministère de l’Education. 17.710 élèves ont obtenu une note de 10/20 ou plus, soit un taux de réussite de 35,66%. Parmi les admis, 5.317 élèves ont été admis en sixième. Sur les 62.497 élèves inscrits à l’examen, 49.661 se sont présentés. Le ministère de l’Éducation a précisé que 5.317 candidats admis ont été orientés vers des écoles préparatoires. Les deux meilleurs élèves sont Yosri Souissi, de l’école primaire Hay El Mostakbal de Sfax 1, et Salma Faïdi, de l’école primaire Menzel Mehiri de Kairouan, tous deux ayant obtenu la note de 19,20 sur 20. Les deux admis n’ont pas cessé de rendre hommage à leurs parents, à l’administration de l’école et à leurs enseignants qui les ont accompagnés et encouragés tout au long de l’année. Ce taux de réussite est en légère augmentation par rapport à 2025 où, sur les 64.079 élèves inscrits, seuls 51.584 se sont présentés aux épreuves. Parmi les présents, 17.703 candidats ont obtenu une moyenne supérieure ou égale à 10 sur 20, soit un taux de réussite de 34,32%. Toutefois, seulement 2.683 élèves ont été orientés vers les collèges pilotes.

Phobie de la «sixième»?

Pourquoi un taux de réussite aussi réduit cette année encore ? Quelles sont les origines et les explications de ce taux d’échec dans cette session ? Des questions qui s’imposent d’elles-mêmes, qui préoccupent les premiers concernés et qui ouvrent un débat sur ce taux faible. Chacun a son propre angle de vision, des responsables administratifs, des professeurs et des élèves que nous avons rencontrés. Le taux de réussite est en baisse, il a même atteint 42% en 2017 et 2018, 50.35% en 2019, 45,44% en 2020, 36.15% en 2023 et 39,67% en 2024. La sixième restera un diplôme important. Mais il ne doit plus être considéré comme l’aboutissement du système. Il doit devenir une étape dans un parcours cohérent, construit progressivement et tourné vers l’avenir. La réussite éducative ne se mesure pas uniquement à la sortie de l’école primaire. Elle se mesure à la capacité d’un jeune à transformer ses talents en projet de vie. Face à un échec scolaire, il est essentiel de comprendre d’où il provient. L’enfant est en souffrance et il faut savoir pourquoi. Il va avoir tendance à se décourager rapidement s’il ne réussit pas malgré ses efforts. Les problèmes peuvent être divers et variés : difficultés d’apprentissage, manque de concentration, anxiété de performance, peur de l’échec, manque de confiance en soi. Ces facteurs peuvent entraver la capacité de l’enfant à mobiliser ses ressources. Il est important de ne pas se baser sur des interprétations mais sur des faits. Faire un bilan pour comprendre ce qu’il se passe est une étape cruciale. Il y a toujours une raison à l’échec scolaire que rencontre l’enfant. Réussir à identifier les signes de l’échec scolaire peut être un processus délicat. Certains signes peuvent être évidents, comme un manque d’intérêt pour l’école. Il y a d’autres signes moins patents. Ils incluent des changements dans le comportement de l’enfant, le refus de parler de l’école, l’impact du milieu familial et l’affichage de stress ou d’anxiété. Il est important d’être attentif à ces signes pour repérer les signes de l’échec scolaire chez l’élève. Ridha Zahrouni, président de l’Association tunisienne des parents et des élèves, précise que la principale explication réside dans le choix de nombreux élèves de ne pas participer au concours, notamment lorsqu’ils estiment ne pas avoir le niveau requis pour accéder aux collèges pilotes. Il a rappelé que le concours de la sixième n’est pas obligatoire, mais constitue une voie d’accès aux établissements préparatoires pilotes. Cette situation, selon lui, pousse certains élèves à renoncer à l’examen, soit parce qu’ils pensent ne pas pouvoir réussir, soit parce qu’ils préfèrent éviter de confronter leur niveau réel à une évaluation nationale, précisant que l’obligation de passer cette épreuve permettrait d’évaluer le niveau des classes et des établissements éducatifs, en faisant du concours un outil de diagnostic du système scolaire tunisien.

 Le privé fait-il mieux que le public ?

Lorsque l’on considère évaluations nationales et examens, les écoles privées affichent de meilleurs résultats que les écoles publiques. Est-ce le simple reflet de leur composition sociale plus favorisée ? Ou faut-il y voir un «effet» propre à ces établissements ? Pour Nadia, enseignante dans une école privée, « les élèves du privé bénéficient d’un encadrement plus renforcé, de cours de soutien, d’un environnement social plus favorable, de diverses ressources pour leurs apprentissages». Samia, enseignante, estime que «les écoles privées enregistrent de meilleurs résultats que les établissements publics. D’importantes différences sont observées dans les résultats d’apprentissage entre les secteurs public et privé. Les écarts sont tout particulièrement marqués en français et en mathématiques.»

Toutefois, l’école publique occupe une place importante dans l’imaginaire collectif des Tunisiens. 50% des personnes sondées ne sont pas prêtes à abandonner l’école publique, même si elles possèdent les moyens financiers pour inscrire leurs enfants dans le secteur privé. En dépit des efforts quantitatifs, le système éducatif tunisien souffre encore de défaillances qualitatives majeures qui persistent. Le passage d’une classe à une autre dans le primaire sans tenir compte des exigences de possession des compétences des élèves a impacté la qualité de l’apprentissage, ce qui a augmenté artificiellement la qualité de l’enseignement. Le ministère de l’éducation devra ainsi revoir les méthodes et programmes d’enseignement, la formation des enseignants, la pédagogie, les cours de soutien, l’enseignement préscolaire, etc. dans le cadre d’une réforme globale dans l’objectif d’améliorer la qualité de l’enseignement dans le public.

Kamel BOUAOUINA

 

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Étudiants tunisiens à l’étranger : les transferts bondissent à 658 millions de dinars

08. Juli 2026 um 08:50

Les transferts financiers destinés à couvrir les frais de scolarité et de stages académiques à l’étranger ont enregistré une forte progression en 2025. Selon le rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT), ces dépenses ont atteint 658 millions de dinars, contre 507,3 millions de dinars en 2024, soit une hausse de près de 30 %.

Le rapport, remis au président de la République, Kaïs Saïed, par le gouverneur de la Banque centrale, Fethi Zouhair Nouri, lundi 6 juillet 2026, indique que cette augmentation, conjuguée à la hausse des dépenses liées au pèlerinage (Hajj et Omra), a contribué à porter les dépenses de voyages à caractère personnel à 2,993 milliards de dinars en 2025, contre 2,779 milliards de dinars un an auparavant.

Plus de 30 000 étudiants tunisiens poursuivent leurs études à l’étranger

La Tunisie compte aujourd’hui plus de 30 000 étudiants inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur à l’étranger. La France demeure leur première destination, tandis que l’Allemagne s’impose comme le deuxième pays d’accueil, avec près de 7 000 étudiants tunisiens recensés en 2024.

Cette dynamique se reflète dans les comptes extérieurs. Le rapport de la BCT fait état d’un déficit du poste « services d’enseignement » de 494,7 millions de dinars en 2025, contre 327,1 millions de dinars en 2024, traduisant un creusement de l’écart entre les recettes et les dépenses liées aux études à l’étranger.

Des plafonds de transfert relevés

Afin d’adapter le dispositif aux besoins des étudiants, la Banque centrale a publié, le 5 septembre 2025, la circulaire n°10-2025, révisant les conditions et procédures des transferts destinés au financement des études et des stages académiques hors de Tunisie.

Cette réforme prévoit notamment le relèvement de l’allocation mensuelle de 3 000 à 4 000 dinars, ainsi que de l’allocation d’installation, portée de 4 000 à 6 000 dinars. Le bénéfice de ces transferts a également été étendu aux étudiants effectuant des stages académiques à l’étranger.

Lors de son entretien avec le gouverneur de la BCT, le président de la République a également pris connaissance des résultats de la participation de la Tunisie en tant qu’invitée d’honneur au congrès financier annuel de la Banque de Russie. Il a réaffirmé le rôle de la Banque centrale dans le soutien à l’économie nationale, tout en soulignant que les performances économiques et financières du pays doivent se traduire par une amélioration tangible des conditions de vie des citoyens dans toutes les régions.

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