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Le grand oublié du Plan de développement ? Les médias, déplore le SNJT

01. Juli 2026 um 13:01

Alors que l’Assemblée des représentants du peuple examine le projet de Plan de développement 2026-2030, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) estime que celui-ci laisse de côté un acteur essentiel du développement : les médias. Dans un communiqué publié mercredi 1er juillet 2026, le syndicat appelle les députés à corriger cette lacune en intégrant...

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Médias absents du plan 2026-2030 : le SNJT interpelle les députés

01. Juli 2026 um 12:24

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a appelé les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) à intégrer une vision pour le secteur de la presse et des médias dans le projet de plan de développement 2026-2030, actuellement en discussion au Parlement, dont il déplore l’absence totale dans le texte.

Dans un communiqué, l’organisation professionnelle indique suivre avec intérêt les débats parlementaires sur ce plan, censé fixer les priorités économiques et sociales de l’État pour les cinq prochaines années. Elle affirme toutefois avoir constaté qu’aucune des composantes du projet n’aborde ce secteur, alors que celui-ci ne se limite plus, selon elle, à un simple domaine professionnel mais fait désormais partie intégrante de l’environnement institutionnel nécessaire à tout développement réussi.

Le syndicat justifie sa demande par plusieurs arguments. Il rappelle d’abord que le développement ne se réduit pas à des projets, des investissements et des indicateurs de croissance, mais repose aussi sur la transparence, la circulation de l’information, la reddition des comptes et la participation citoyenne au suivi des affaires publiques, autant de fonctions qu’il juge impossibles à assurer sans des médias professionnels, libres et indépendants. Il cite ensuite l’expérience d’autres pays où un secteur médiatique solide et autonome ne constitue pas une charge pour l’État mais contribue au contraire à la réussite des politiques publiques : il instaure la confiance, freine la propagation de rumeurs et permet de détecter les dysfonctionnements avant qu’ils ne s’aggravent. Le SNJT met enfin en avant la dimension économique du secteur, qu’il présente comme un domaine prometteur lié à l’économie numérique et aux industries culturelles et créatives, générateur d’emplois et d’investissements.

Pour combler cette lacune, le syndicat propose sept axes à intégrer au projet de plan. Il demande en premier lieu la reconnaissance des médias comme secteur productif relevant de l’économie culturelle et numérique, ainsi que la mise en place de politiques garantissant la pérennité des entreprises de médias et soutenant leur transition numérique. Il réclame par ailleurs une consolidation du cadre législatif et institutionnel afin de garantir l’indépendance des médias, le pluralisme et la liberté de la presse, de même qu’un meilleur accès à l’information et aux données publiques, gage de transparence dans le suivi de l’action publique.

Le syndicat plaide aussi pour une politique nationale d’éducation aux médias et de lutte contre la désinformation, intégrée au système éducatif, pour l’implication des médias comme partenaires dans le suivi de l’exécution du plan de développement grâce à un accès aux données sur les projets publics, et souhaite enfin un programme national de modernisation des médias publics.

Le SNJT précise que cette demande ne relève pas d’une revendication corporatiste ni de la défense d’intérêts professionnels, mais vise à compléter les fondements mêmes du développement, qui suppose selon lui des institutions solides, une administration transparente et une opinion publique en mesure de suivre et d’évaluer l’action des pouvoirs publics. Le syndicat invite les députés à profiter du débat en cours pour enrichir le texte dans ce sens, avant l’adoption définitive du plan de développement 2026-2030.

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Plan 2026-2030 : les députés doutent de la faisabilité des objectifs

01. Juli 2026 um 09:20

Les hypothèses économiques et financières retenues dans le Plan de développement 2026-2030 suscitent des interrogations au sein de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Les députés ont notamment exprimé des doutes sur la possibilité d’atteindre les objectifs fixés en matière de croissance, d’investissement, d’emploi et d’équilibres financiers. Et ce, dans un contexte marqué par la pression sur les finances publiques, l’alourdissement du service de la dette et l’augmentation des besoins de financement. Ces observations ont été formulées lundi 30 juin 2026, lors d’une séance préliminaire consacrée à l’examen du projet de plan.

À cette occasion, les parlementaires ont estimé que sa concrétisation dépend largement de l’achèvement de plusieurs réformes législatives. Ils ont cité la révision du cadre juridique de l’investissement, du Code des changes ainsi que de la législation encadrant le développement local et régional. Ils ont également insisté sur la nécessité d’harmoniser les différents textes législatifs afin de simplifier l’exécution des projets et de réduire les contraintes administratives.

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Les membres de la commission ont, par ailleurs, relevé que les projets inscrits dans le document ne s’intègrent pas dans une vision nationale globale capable d’accompagner une transformation structurelle de l’économie.

De ce fait, ils ont appelé à une meilleure articulation entre les projets locaux, régionaux et nationaux, dans le but de renforcer l’intégration entre les régions et d’assurer une utilisation plus efficace des ressources publiques.

Des retards qui freinent l’investissement

Au cours des débats, les députés ont également attiré l’attention sur les retards enregistrés dans la réalisation des projets publics. Ils les attribuent aux délais de règlement des entreprises chargées de leur exécution. Une situation qui, selon eux, ralentit l’investissement et affecte l’activité économique.

Les députés ont, en outre, plaidé pour une approche davantage adaptée aux spécificités des différentes régions. Et ce, en tenant compte de leurs ressources naturelles, de leur capital humain et de leurs atouts concurrentiels. Ils ont également appelé à développer des systèmes économiques intégrés favorisant l’investissement, la création d’emplois et le renforcement de l’intégration économique entre les territoires.

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Un suivi renforcé de la mise en œuvre

Ainsi, les députés ont recommandé une révision des priorités du projet de plan à travers une classification des projets fondée sur leur rentabilité économique et sociale. Ils ont également demandé la mise en place d’indicateurs de performance clairement définis, accompagnés de mécanismes de suivi et d’évaluation destinés à faciliter la mise en œuvre du plan.

Enfin, ils ont estimé que le rapport de la Commission des finances et du budget devrait comporter des recommandations opérationnelles assorties d’un calendrier précis, afin de permettre à l’Assemblée des représentants du peuple de mesurer le niveau d’engagement du gouvernement dans l’application des programmes et des réformes prévus par le Plan de développement 2026-2030.

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