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Canicule : le réseau électrique européen sous pression

24. Juni 2026 um 14:27

La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe actuellement l’Europe occidentale provoque une flambée spectaculaire des prix de l’électricité, atteignant des niveaux inédits depuis la crise énergétique de 2022.

En France, les tarifs de l’électricité sur les marchés de gros ont atteint des sommets durant les heures de forte consommation de l’après-midi et de la soirée, sous l’effet conjugué d’une demande accrue de climatisation et d’une offre énergétique sous tension.

Une chaleur extrême qui bat les records

Lundi 22 juin, la température a atteint 43,3 °C à Châteaumeillant, selon Météo-France. Les prévisions annoncent jusqu’à 42 °C dans l’ouest de la France pour la journée du jeudi 25 juin, tandis que certaines régions d’Espagne devraient enregistrer jusqu’à 44 °C ce mercredi… Les conséquences sanitaires sont déjà lourdes. Plus de quarante décès ont été associés à cet épisode caniculaire en France. Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a indiqué que les établissements de santé faisaient face à une augmentation significative des hospitalisations liées aux fortes chaleurs.

Sur le marché européen EPEX Spot, les prix de l’électricité ont atteint mardi des niveaux particulièrement élevés. En Belgique, ils ont culminé à 933,28 euros par mégawattheure entre 21 heures et 22 heures…

L’Europe du Nord à son tour frappée

Les alertes canicule s’étendent désormais à d’autres pays européens. L’Allemagne, le Luxembourg, la Suisse et le Royaume-Uni ont émis des avertissements sanitaires en prévision de températures exceptionnellement élevées.

Selon le Met Office britannique, le thermomètre pourrait atteindre 39 °C dans le sud de l’Angleterre ce mercredi et jeudi, dépassant largement le précédent record de juin établi à 35,6 °C.

La situation énergétique est aggravée par une faible production éolienne dans plusieurs régions européennes. Par ailleurs, certaines centrales nucléaires françaises voient leur capacité réduite en raison du réchauffement des cours d’eau utilisés pour leur refroidissement.

Les premières limitations ont été mises en œuvre lundi soir sur un réacteur de la centrale nucléaire de Golfech, dans le sud-ouest de la France. Mardi après-midi, une unité de la centrale de Nogent-sur-Seine a également réduit sa production.

EDF a averti que des baisses de puissance pourraient être décidées mercredi dans trois autres centrales nucléaires si les conditions météorologiques se maintiennent.

Risques accrus pour le réseau électrique

Dans ce contexte, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité français, RTE, a activé ses dispositifs de surveillance renforcée et se prépare à faire face à d’éventuelles perturbations ou défaillances du réseau.

Alors que la chaleur continue de gagner du terrain sur le continent, l’Europe se trouve confrontée à un défi inédit : maintenir la sécurité de son approvisionnement électrique tout en faisant face à des conditions climatiques extrêmes qui mettent à l’épreuve l’ensemble de ses infrastructures énergétiques.

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Transition énergétique : la Tunisie, 2e pays africain le plus performant en 2026

24. Juni 2026 um 14:11
La Tunisie se hisse à la deuxième place du classement africain de la transition énergétique en 2026, selon l’édition la plus récente de l’Energy Transition Index (ETI) publiée par le Forum économique mondial. Le pays occupe également le 62e rang mondial parmi les 118 économies évaluées, confirmant ainsi sa position parmi les leaders africains de la transformation énergétique.

Ce classement mesure la capacité des pays à construire des systèmes énergétiques à la fois sûrs, durables, abordables et capables d’accompagner la décarbonation de l’économie. Il prend en compte aussi bien la performance actuelle des systèmes énergétiques que la préparation des États à accélérer leur transition vers des sources d’énergie plus propres.

Avec un score global de 56 points, la Tunisie se place juste derrière le Nigeria, qui conserve la première position africaine. Elle devance notamment la Namibie, Maurice, le Maroc, l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Algérie et la Côte d’Ivoire, qui complètent le Top 10 continental.

Une performance portée par les fondamentaux du système énergétique

Le rapport met en avant les progrès réalisés par la Tunisie dans plusieurs domaines liés à la gestion de l’énergie, à l’efficacité énergétique et à l’intégration progressive des énergies renouvelables dans le mix électrique national.

La Tunisie affiche notamment un score de 62,4 points pour la performance de son système énergétique actuel, reflétant une relative stabilité de l’approvisionnement énergétique et des avancées dans les politiques de maîtrise de l’énergie.

Cette performance intervient dans un contexte où le pays cherche à réduire sa dépendance aux importations d’hydrocarbures, qui pèsent lourdement sur la balance énergétique nationale. Les autorités ont ainsi multiplié les initiatives destinées à encourager les investissements dans le solaire et l’éolien, deux ressources dont le potentiel demeure largement sous-exploité.

Des défis à relever pour accélérer la transition

Malgré ce classement favorable, le rapport souligne que la Tunisie dispose encore d’importantes marges de progression. Son score relatif à la préparation à la transition énergétique demeure inférieur à celui enregistré pour la performance du système actuel.

Parmi les principaux défis identifiés figurent la mobilisation des financements nécessaires aux grands projets énergétiques, l’amélioration du cadre réglementaire, le renforcement des infrastructures électriques ainsi que l’accélération du déploiement des énergies renouvelables.

Ces enjeux sont d’autant plus importants que la Tunisie s’est fixé des objectifs ambitieux en matière de transition énergétique, notamment porter la part des énergies renouvelables à 35 % de la production d’électricité à l’horizon 2030.

Le Nigeria en tête, une Afrique engagée dans la transformation énergétique

À l’échelle du continent, le Nigeria occupe la première place du classement africain. Selon le Forum économique mondial, cette performance s’explique par la mise en œuvre de réformes structurelles, l’amélioration du cadre d’investissement et le développement progressif des infrastructures énergétiques.

La Namibie complète le podium africain, suivie de Maurice et du Maroc. Plusieurs pays africains enregistrent des progrès notables grâce à l’essor des investissements dans les énergies renouvelables et à une prise de conscience croissante des enjeux liés à la sécurité énergétique et au changement climatique.

Le rapport relève toutefois que l’Afrique continue de faire face à des défis majeurs, notamment le déficit de financement, les insuffisances des réseaux électriques et les difficultés d’accès à l’énergie dans plusieurs régions.

Un signal encourageant pour la Tunisie

La deuxième place africaine obtenue par la Tunisie constitue un signal positif quant à la trajectoire empruntée par le pays dans le domaine énergétique. Elle témoigne des avancées réalisées au cours des dernières années, tout en rappelant l’ampleur des efforts encore nécessaires pour transformer le potentiel énergétique national en projets concrets et en investissements durables.

Top 10 africain de la transition énergétique en 2026 :

  1. Nigeria
  2. Tunisie
  3. Namibie
  4. Maurice
  5. Maroc
  6. Égypte
  7. Afrique du Sud
  8. Kenya
  9. Algérie
  10. Côte d’Ivoire.

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