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Sabri Lamouchi … Et bis repetita

17. Juni 2026 um 17:37

Sabri Lamouchi est-il le seul responsable de ce que certains considèrent comme une nouvelle débâcle de notre football national ? Comme en toute chose, la complexité est au rendez-vous.

A regarder de près, tout le monde peut remarquer que le courroux se déverse pour l’essentiel sur les entraîneurs et les arbitres, quasiment toujours responsables des mauvais résultats aussi bien de nos équipes nationales que de nos clubs.

Impossible n’est pas tunisien ! C’est la troisième fois dans l’histoire du football tunisien qu’un entraîneur national se trouve limogé alors que l’équipe est en pleine course pour un titre. Vous vous souvenez peut-être. Youssef Zouaoui fut le premier. Et c’était, à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), que la Tunisie organisait, en 1994. Remplacé par Faouzi Benzarti, la Tunisie n’avait pourtant pas pu arracher de victoire lors de la seconde rencontre (1-1).

Le second sur la liste à être limogé pour avoir eu de maigres résultats lors des deux premières rencontres de la phase finale de la Coupe du monde de Football de 1998, en France, est Henryk Kasperczak : 2-0 face à l’Angleterre et 1-0 face à la Colombie. Et c’est son adjoint, Ali Selmi, qui dirigera la troisième rencontre de la poule face à la Roumanie (1-1).

Le dernier limogeage vient de se dérouler sous nos yeux, après une lourde défaite face à la Suède lors de la présente Coupe du monde au Mexique (1-5), le 15 juin 2026. Sabri Lamouchi qui a perdu, en amical, le 6 juin 2026, devant la Belgique (0-5), a été remplacé, en toute hâte, par le technicien français, Hervé Renard.

Lire aussi: Mondial 2026 : Renard remplace Lamouchi à la tête des Aigles de Carthage

Une tactique qui ne pouvait conduire au succès

Des limogeages accompagnés par un large mécontentement évidemment de la rue sportive qui a estimé que l’entraîneur national assume une grande responsabilité dans ces trois résultats. Et qui a conduit, encore une fois, au remplacement du sélectionneur national.

Un vécu qui a toujours un nom : la responsabilité quasi entière du coach qui, à en croire, notamment les analystes des plateaux radio et Tv, a choisi des joueurs et une tactique qui ne pouvaient conduire au succès.

Et encore une fois, disons-le sans ambages, et au risque de nous répéter qu’il s’agit là d’un bis repetita qui risque, à ce qu’on voit, de se reproduire. Même si évidemment des commentateurs n’ont pas manqué de mettre le doigt sur les insuffisances et autres disfonctionnements du sport roi en Tunisie. Sans doute pas assez.

Les discours ne sont pas rationnels

Il serait sans doute bon de relever avant d’aller plus loin que rares sont les sélectionneurs qui sont partis de leur propre gré dans notre football. Les deux derniers en charge de l’équipe nationale, en date, Mondher Kebaier et Sami Trabelsi, ont été carrément limogés. Ou contraints au départ !

A regarder de près, tout le monde peut remarquer que le courroux se déverse pour l’essentiel sur les entraîneurs et les arbitres, quasiment toujours responsables des mauvais résultats autant de nos équipes nationales que de nos clubs. Et lorsqu’on s’attaque aux questions du management des équipes ou encore des infrastructures et autres formations dans notre football, on a l’impression, souvent, que les discours ne sont pas rationnels et tiennent quelquefois de règlements de comptes lorsqu’il ne s’agit pas de prises de positions partiales, subjectives et mêmes régionalistes.

Absence d’une évaluation exacte

Pour revenir aux entraîneurs, on s’étonne souvent que des techniciens autrefois limogés soient quelque temps après de nouveau appelés à la rescousse. Et accueillis quelquefois comme des sauveurs. Que de techniciens vilipendés, atteignent des sommets lorsqu’ils sortent du carcan de notre football.

Ces lignes ne veulent pas dire que Sabri Lamouchi n’a pas gaffé. Loin s’en faut. Mais, il faut savoir raison garder. Inutile de dire, à ce juste propos, que la responsabilité ne peut être assumée par un seul homme. Encore moins un seul facteur ne peut toujours conduire à la réussite ou à l’échec.

A-t-on assez évoqué le contrat signé avec Sabri Lamoucih ? Et pourquoi ce dernier ne contenait pas des conditions traitant d’objectifs à atteindre comme ce fut le cas du moins pour son prédécesseur ?

Difficile de croire que l’épisode Sabri Lamouchi ne puisse pas se reproduire en l’absence d’une évaluation exacte de notre vécu footballistique national et que disparaisse certains freins – pour ne pas dire – des handicaps qui, à chaque fois, ne sont pas pris en considération et en compte et solutionné comme il se doit.

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Ouverture du festival labo théâtre de Korba : une approche novatrice

Von: farhat
17. Juni 2026 um 16:31

Chaque mois de juin depuis 2021, le festival labo théâtre transforme Korba  et ses environs en un vaste terrain d’expérimentation où la culture ne se contente pas d’occuper des salles, mais s’infiltre partout, jusque dans les lieux les plus inattendus.Le coup d’envoi du Festival  du théâtre  laboratoire de Korba , qui s’étalera jusqu’au 19 juin, a été donné, lundi soir, au  Centre Culturel Hassan Zegouli de Korba, en présence de comédiens, d’artistes, d’auteurs, ainsi que d’une foule nombreuse venue assister à cet évènement culturel.

Organisé en partenariat avec le Centre Culturel Hassan Zegouli de Korba et le Centre des Arts Dramatiques et du Spectacle de Nabeul, sous l’égide de la Délégation Régionale aux Affaires Culturelles de Nabeul, le festival qui  a pour thème « Théâtre et Espaces Alternatifs propose une série d’ateliers et de représentations théâtrales et offre également aux jeunes des laboratoires de théâtre participants l’opportunité de se rencontrer et d’échanger.  Décentraliser, explorer, faire dialoguer les disciplines et les publics, le festival agit comme un révélateur. Théâtre, musique, danse,  performance, arts visuels, tout cohabite, se croise, se répond. Korba refuse les frontières, qu’elles soient disciplinaires ou géographiques. Le festival  rassemble des publics qui ne se croisent pas forcément le reste de l’année.

Le festival, dédié aux laboratoires de théâtre au sein des institutions culturelles, s’est ouvert avec une représentation de « Rawdat Al-Ushaaq » (Le Jardin des Amoureux) de l’artiste Moez Achouri. Le festival de cette année s’adresse à 32 jeunes stagiaires issus de sept institutions de formation théâtrale : les Centres des arts dramatiques et du spectacle de Nabeul, Sfax, Zaghouan et Béja, ainsi que l’espace privé « Small Theatre Space » à Medenine, l’Espace Artu à Médenine et le Laboratoire de recherche à Korba. Au programme plusieurs ateliers de formation présentés au café Sidi Maaouia à Korba., répartis en quatre laboratoires : un atelier de mise en scène dans des espaces municipaux avec le comédien et metteur en scène Houssem Sahli ; un atelier de diction corporelle pour acteurs avec le professeur Moez Hamza ; un atelier de voix et de diction rythmique avec le chanteur d’opéra Montasser Bazaz  et un atelier de scénographie numérique avec le professeur Abdelkrim Dhaifallah.

Pourquoi le nom de « Laboratoire théâtrale» ? 

Parce que le Laboratoire est un lieu d’expérimentation.Un espace où l’acteur peut tenter, analyser, se tromper, recommencer, et ainsi révéler tout son potentiel.Un lieu où l’échec devient une étape nécessaire de la création.Le théâtre  Laboratoire de  propose différents « LAB », conçus pour accompagner chaque comédienne et comédien dans son parcours artistique. Sa pédagogie allie exigence et liberté, rigueur et créativité, pour permettre à chacun de trouver sa singularité

Monji Lamloumi, directeur artistique du Festival de Théâtre Laboratoire, a déclaré que le thème de la cinquième édition, « Le théâtre  de laboratoire dans les espaces alternatifs », englobe diverses dimensions, notamment le rapport de l’acteur au rythme, à la scénographie et à l’aménagement de l’espace non théâtral. Il a expliqué que travailler avec le concept d’espace alternatif peut constituer une solution au problème auquel est confronté le secteur en Tunisie : la reconstruction ou la restauration des espaces culturels (centres culturels, théâtres de plein air).

Houssem Sahli, animateur de l’atelier de mise en scène du Festival de théâtre Laboratoire, a souligné que les laboratoires représentent une approche novatrice, servant de centres de recherche pour tous les aspects du métier d’acteur et de professionnel du théâtre en transition entre le statut d’amateur et de professionnel. Il a ajouté que le festival s’adresse à un public de jeunes issus de centres d’art dramatique et de spectacle vivant, ainsi que de certains centres privés. Il a insisté sur l’importance de ce festival pour l’exploration des enjeux théâtraux à travers un dialogue participatif et interactif, et a précisé que la sélection de cette édition privilégie le travail avec des espaces alternatifs, dépassant les limites des salles de théâtre classiques comme la loge, et allant à la rencontre du public dans son intimité.

                       Kamel Bouaouina

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Passeport en 30 mn: de nouvelles mesures pour les Tunisiens de l’étranger

17. Juni 2026 um 10:36

La Tunisie compte environ 1,8 million de Tunisiens résidant à l’étranger (TRE). Chaque été, les aéroports, ports et guichets administratifs en Tunisie entrent dans un rythme particulier, porté par le retour de la diaspora. Ce mouvement saisonnier, très attendu par de nombreuses familles, s’accompagne aussi d’une pression forte sur les services de passeports. Pour y répondre, de nouvelles mesures ont été mises en place, selon l’agence TAP. 

Au ministère de l’Intérieur, un espace dédié a été aménagé au sein de la Direction générale de la police des frontières et des étrangers. L’objectif est d’accélérer les démarches sur place: dans certains cas, un passeport peut être délivré ou renouvelé en moins de 30 minutes, explique Moez Thabet, directeur des passeports et des documents de voyage.

Le dispositif ne se limite pas aux bureaux administratifs classiques. Deux guichets de passeports ont été installés directement à bord des ferries “Carthage” et “Tanit”, en partenariat avec la Compagnie tunisienne de navigation. Une initiative déjà testée l’été dernier, qui avait permis de délivrer environ 800 passeports pendant les traversées.

Les principaux points d’entrée du pays ont également été intégrés au dispositif. Au port de La Goulette et à l’aéroport international de Tunis-Carthage, des bureaux permettent désormais de traiter certaines situations sur place, notamment lorsqu’un passeport expiré est découvert au moment du voyage.

Le réseau s’étend aussi à l’étranger. Des bureaux consulaires ont été ouverts cette année à Tokyo, Pékin et Abidjan, avec d’autres ouvertures annoncées à Varsovie et Belgrade. L’objectif est de rapprocher davantage les services administratifs des Tunisiens résidant hors du pays.

En parallèle, une nouvelle étape de digitalisation est engagée. Une plateforme permet d’accélérer plusieurs démarches et la demande de passeport peut désormais se faire en ligne, avec paiement électronique et prise de rendez-vous. Une évolution qui vise surtout à réduire les déplacements et à rendre les procédures plus simples au quotidien.

 

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