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Tunisie | Les modalités d’application de l’impôt sur la fortune

14. Juni 2026 um 12:46

La Direction générale des études et de la législation fiscales, relevant du ministère des Finances, a publié la Note générale n° 13 de 2026, expliquant les dispositions de l’article 88 de la loi de finances de 2026 relatives à l’impôt sur la fortune. (Ph. Ministère des Finances, Tunis).

Cette mesure remplace officiellement les dispositions de l’article 23 de la loi de finances de 2023 concernant l’«impôt sur la fortune immobilière», le transformant en un impôt plus large englobant l’«impôt sur la fortune».

La note fournit toutes les modalités d’application de l’impôt sur la fortune dans sa nouvelle définition juridique, notamment suite à la publication par la Direction générale des impôts du calendrier fiscal, qui fixait au 30 juin 2026 la date limite de déclaration de cet impôt.

Dans le cadre de la réforme fiscale en cours et de l’élargissement de l’assiette fiscale, l’«impôt sur la fortune» est entré en vigueur début 2026, conformément aux dispositions de l’article 88 de la loi n° 17 de 2025 portant application de la loi de finances.

Cette nouvelle mesure remplace les dispositions précédentes relatives à l’impôt sur la fortune immobilière (institué par décret en 2022), établissant ainsi une nouvelle approche législative qui englobe tous les types d’actifs, y compris les biens meubles et les actifs financiers, et s’affranchit de la définition restrictive de la propriété immobilière.

Patrimoine net supérieur à 3 millions de dinars

L’impôt sur la fortune vise directement les personnes physiques dont le patrimoine total et les bénéfices nets atteignent ou dépassent 3 millions de dinars tunisiens, calculés au 1er janvier de l’année d’acquisition.

Le législateur a adopté un barème progressif pour le calcul de cet impôt, avec un taux de 0,5 % sur les bénéfices totaux compris entre 3 et 5 millions de dinars et un taux de 1 % sur les bénéfices totaux supérieurs à 5 millions de dinars.

La loi impose à toute personne imposable d’inclure les biens de ses enfants mineurs à charge dans sa déclaration de revenus annuelle, tandis qu’elle exempte les biens de ses enfants majeurs, qui doivent déclarer leurs propres biens séparément. En cas de propriété conjointe ou indivise, chaque personne est tenue de préciser avec exactitude ses droits et parts de propriété sur le formulaire de déclaration de revenus.

Élargissement de l’assiette fiscale

Contrairement à la mesure précédente, limitée aux biens immobiliers, la nouvelle taxe englobe désormais tous les actifs corporels et incorporels. Elle se divise en deux grandes catégories. La première concerne les biens immobiliers, incluant tous les biens et droits réels (pleine propriété, propriété foncière, usufruit et servitude), qu’ils soient construits (appartements, maisons, bureaux, etc.), en construction ou constitués de terrains nus et d’espaces verts.

Leur valeur est déterminée sur la base d’une déclaration sur l’honneur ou d’une évaluation ajustée par l’administration au moyen de mécanismes légaux (théorisation et vérification).

La deuxième catégorie concerne les biens meubles, qui se divisent en biens meubles par nature (tels que les équipements et les véhicules) et en biens meubles par droit, incluant les obligations, les titres, les actions et les participations dans des sociétés.

Les titres cotés en bourse sont évalués selon leur cours de bourse au 31 décembre de l’année précédant l’année d’investissement.

Résidence principale et biens professionnels exonérés

Par ailleurs, la loi de finances de 2026 a approuvé un ensemble d’exonérations stratégiques non prises en compte dans l’assiette fiscale, notamment la résidence principale du contribuable qui est totalement exonérée, indépendamment de sa valeur monétaire ou de sa superficie. Cette exonération s’étend aux annexes construites et non construites ainsi qu’au mobilier qui y est effectivement utilisé.

Les biens immobiliers, les biens meubles et les valeurs mobilières destinés à un usage professionnel sont également exonérés, à condition qu’ils soient inscrits au bilan du contribuable ou fassent l’objet d’une déclaration de revenus professionnels.

Les actions et participations dans des sociétés (sociétés à responsabilité limitée ou sociétés par actions) sont également exonérées si le contribuable (ainsi que ses enfants mineurs) détient directement au moins 50 % du capital social. Les sociétés de personnes et les sociétés à responsabilité limitée sont également exonérées en raison de leur nature professionnelle.

Le législateur a également exonéré les dépôts bancaires et postaux. La loi exempte totalement les fonds déposés dans les banques ou à la Poste tunisienne, y compris les comptes d’épargne logement et scolaire, les comptes d’épargne en actions (CEA), les comptes d’épargne-investissement et les primes versées au titre des contrats d’assurance-vie (ou takaful).

Les véhicules non utilitaires d’une puissance fiscale de 12 chevaux ou moins sont également exonérés, tandis que les véhicules de luxe (d’une puissance supérieure à 12 chevaux) sont soumis à la taxe, sauf s’ils sont utilisés à des fins professionnelles et inscrits dans la comptabilité.

Référence territoriale et délais légaux

La loi, en ce qui concerne la compétence territoriale d’application de l’impôt, établit le principe d’universalité pour les résidents, ce qui signifie que l’impôt s’applique à tous les biens des Tunisiens et résidents de Tunisie, qu’ils soient situés en Tunisie ou à l’étranger. Pour les non-résidents, en revanche, l’impôt est limité aux biens immobiliers et mobiliers situés sur le territoire tunisien.

La loi fixe la fin juin de chaque année comme date limite pour le dépôt de la déclaration annuelle d’impôt et le paiement des sommes dues auprès des centres des impôts compétents (selon le lieu d’établissement ou la résidence principale). Ces déclarations et paiements peuvent également être effectués par voie électronique grâce aux systèmes et méthodes sécurisés mis à disposition par le ministère des Finances afin de simplifier les démarches pour les contribuables.

Il convient de noter que cette procédure, qui doit être mise en œuvre au cours du premier semestre 2026, est pleinement soumise aux dispositions du Code des droits et procédures fiscaux pour tout ce qui concerne les mécanismes de contrôle, le contrôle des infractions, l’imposition de sanctions, d’amendes et de délais de prescription.

D’après Tap.

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Tunisie – Le 30 juin 2026, premier paiement du nouvel impôt sur la fortune!

14. Juni 2026 um 10:39

Retenez bien cette date, si vous êtes assujetti à l’impôt sur la fortune.: mardi 30 juin 2026

Dans une note explicative qu’il vient de publier, le ministère des Finances détaille « les modalités d’application du nouvel impôt sur la fortune », instauré par la loi de finances 2026. Il y est indiqué que « la première déclaration ainsi que le paiement de cet impôt doivent être effectués au plus tard le 30 juin 2026 ». Ce nouvel impôt, qui remplace l’ancien impôt sur la fortune immobilière créé en 2023, concerne « les personnes physiques dont la valeur nette de l’ensemble des biens et actifs atteint ou dépasse 3 millions de dinars au 1er janvier de l’année d’imposition ».

Ensuite, la note rappelle que le taux est fixé à 0,5 % pour la tranche comprise entre 3 et 5 millions de dinars et à 1 % pour la part dépassant 5 millions de dinars. Les biens des enfants mineurs à charge doivent être intégrés à la déclaration du contribuable.

Contrairement à l’ancien dispositif limité aux biens immobiliers, le nouvel impôt couvre l’ensemble du patrimoine, notamment les biens immobiliers, les véhicules, les équipements, les actions, les obligations et les parts sociales. Les résidents sont imposés sur leurs biens situés en Tunisie et à l’étranger, tandis que les non-résidents ne sont concernés que par les actifs détenus en Tunisie.

Ceci étant, la loi prévoit plusieurs exonérations, notamment pour la résidence principale, les biens affectés à une activité professionnelle, certaines participations dans les sociétés, l’épargne bancaire et postale, les contrats d’assurance-vie ainsi que les véhicules de faible puissance fiscale.

Les déclarations et paiements peuvent être effectués auprès des recettes des finances ou via les plateformes électroniques du ministère.

Ce nouvel impôt s’inscrit dans le cadre de la réforme fiscale visant à élargir l’assiette de l’impôt.

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