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Alkimia : les pertes bondissent de 23 %, les passifs dépassent 420 MDT

09. Oktober 2026 um 11:55

Le groupe Alkimia a enregistré une perte nette de 54,6 millions de dinars en 2025, malgré une progression de ses revenus de 2,1 %. Ses capitaux propres consolidés affichent un solde négatif de 244,7 MDT.

Le groupe Alkimia a clôturé l’exercice 2025 sur une perte nette part du groupe de 54,6 millions de dinars tunisiens (MDT), contre 44,4 MDT en 2024, soit une aggravation de 23 %. Ses revenus consolidés ont atteint 172 MDT, contre 168,5 MDT un an auparavant. Dans le même temps, le total des passifs a grimpé à 420,2 MDT, contre 384,4 MDT à fin 2024, tandis que les actifs ont reculé à 175,5 MDT, contre 194,4 MDT.

Ces chiffres figurent dans les états financiers consolidés arrêtés au 31 décembre 2025, qui seront soumis à l’approbation de l’assemblée générale ordinaire convoquée le 8 octobre 2026. La situation des fonds propres s’est également détériorée. Les capitaux propres consolidés sont passés d’un déficit de 190,1 MDT en 2024 à un solde négatif de 244,7 MDT en 2025. Les dettes fournisseurs ont atteint 209,5 MDT, contre 199,6 MDT un an plus tôt. Les concours bancaires et autres passifs financiers ont augmenté à 44,4 MDT, contre 40,3 MDT. À l’inverse, les emprunts non courants ont diminué à 26,9 MDT, contre 30,5 MDT en 2024.

Des charges financières en hausse

Les charges financières nettes se sont établies à 28,7 MDT, contre 25,8 MDT en 2024. Les charges d’intérêts ont progressé à 27,8 MDT, contre 25,6 MDT. Tandis que les pertes de change ont atteint 0,93 MDT, contre 0,14 MDT. Les produits des placements ont augmenté à environ 647 000 dinars, contre 218 000 dinars lors de l’exercice précédent. La perte par action s’est élevée à 13,836 dinars, contre 11,248 dinars en 2024. Le capital social du groupe s’élève à 39,47 MDT, réparti en 3 947 253 actions d’une valeur nominale de 10 dinars chacune.

Des évolutions contrastées selon les produits

Les ventes de STPP ont reculé de 10,4 %, passant de 74,2 MDT en 2024 à 66,5 MDT en 2025. À l’inverse, le carbonate de sodium (Na2CO3) a enregistré une progression de 40,5 %, avec des revenus de 33,9 MDT, contre 24,1 MDT un an auparavant. Le sulfate de sodium a généré 32 MDT, contre 33,4 MDT en 2024. Les revenus du MAP se sont établis à 32,1 MDT, contre 32,7 MDT lors de l’exercice précédent. Enfin, Alkimia Commerciale, filiale intégrée au périmètre de consolidation, a réalisé 4,37 MDT de revenus, contre 2,28 MDT en 2024. Les données de l’exercice précédent ont été retraitées en conséquence.

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Société de transport du Sahel : une perte nette de 11,32 MDT en 2021

09. Oktober 2026 um 10:23

La Société de transport du Sahel a clôturé l’exercice 2021 sur un déficit net de 11,32 millions de dinars, contre 5,99 millions de dinars en 2020. Ses états financiers, arrêtés au 31 décembre 2021, font également apparaître un recul des revenus d’exploitation, passés de 56,52 millions à 50,596 millions de dinars.

 Les comptes de la Société de transport du Sahel (STS) pour l’exercice 2021 font ressortir une dégradation du résultat net par rapport à l’année précédente. En effet, l’entreprise a enregistré une perte de 11 322 836 dinars, alors que son déficit s’établissait à 5 999 298 dinars en 2020. 

Cette évolution intervient dans un contexte de diminution des revenus d’exploitation. Ceux-ci se sont élevés à 50 596 000 dinars en 2021; contre 56 520 000 dinars un an auparavant. C’est ce qu’il ressort des données figurant dans les états financiers de la société. Les charges d’exploitation et les autres postes comptables détaillés dans les documents financiers accompagnent cette évolution du résultat annuel. Les comptes présentent également les différentes composantes des produits et des charges, ainsi que la situation patrimoniale de la Société de transport du Sahel, à la clôture de l’exercice.

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Diaspora tunisienne : le cap historique des 2 milliards d’euros franchi à fin septembre

08. Oktober 2026 um 14:58

Les Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) confirment une fois de plus le rôle crucial de la diaspora comme pilier financier de la Tunisie.

Ainsi, à la fin du mois de septembre 2026, les transferts de la diaspora ont franchi la barre symbolique des 2 milliards d’euros (soit 6 893 millions de dinars). C’est ce que font ressortir les chiffres de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Il s’agit d’une hausse remarquable de près de 5 % par rapport à la même période en 2025 (6 563 MDT). Les TRE injectant 330 millions de dinars supplémentaires dans l’économie nationale en seulement un an.

C’est de toute évidence, un bol d’air pour l’économie tunisienne à deux niveaux. Tout d’abord, cela constitue un soutien direct aux ménages. En effet, dans un contexte économique sous tension, ces envois de fonds soutiennent directement le pouvoir d’achat des familles restées au pays. De même qu’ils dynamisent la consommation ainsi que l’investissement, notamment dans l’immobilier.

Dans un second temps, cela renforce le matelas des réserves en devises. Au final, aux côtés du tourisme et des exportations, la diaspora demeure l’une des principales sources d’incrément en devises. Contribuant ainsi à consolider les avoirs nets du pays et à stabiliser le dinar face à l’euro, mais aussi face au dollar.

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La BCT maintient son taux directeur à 7 %

08. Oktober 2026 um 09:56

Réunie le 7 octobre 2026, le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a décidé de laisser son taux directeur inchangé, à 7 %.

La Banque des banques rappelle que l’inflation est remontée de 5,4 % en août à 5,6 % en septembre, sous l’effet des produits alimentaires frais (+13 % sur un an, contre 11,7 % auparavant). Pour sa part, l’inflation sous-jacente reste stable à 5,1 % pour le troisième mois consécutif. La BCT justifie sa prudence par la hausse des prix internationaux de l’énergie. En effet, la facture énergétique atteint 11,3 milliards de dinars à fin août (contre 8,8 milliards un an plus tôt), ce qui pèse sur la balance commerciale. Le déficit courant s’élève à 4,694 milliards de dinars, soit 2,5 % du PIB (contre 1,6 % en 2025 à la même période).

Concernant les avoirs nets en devises, ils ont atteint 23,7 milliards de dinars, soit 92 jours d’importations, contre 104 jours un an plus tôt. L’institution d’émission insiste sur la nécessité de les préserver, notamment en maîtrisant le déficit énergétique. Quant à la croissance, elle ralentit à 2,3 % au deuxième trimestre (contre 2,6 % au premier), en raison d’un tassement de l’activité industrielle.

Par ailleurs, si les prix de l’énergie restent durablement élevés, s’inquiète la BCT, les marges de manœuvre de l’économie pourraient se réduire et les vulnérabilités s’accentuer. Pour ce faire, l’institut d’émission assure qu’il continuera de surveiller les prix, la demande, la liquidité bancaire et les équilibres extérieurs, se disant même prêt à agir pour ramener durablement l’inflation à des niveaux soutenables.

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Une fuite des états financiers d’UADH met en colère le CMF

07. Oktober 2026 um 21:51

L’affaire semble suffisamment grave pour le Conseil du Marché financier (CMF) soit obligé de saisir le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis. Selon des informations d’un confrère de la place, le gendarme de la Bourse de Tunis le CMF aurait constaté « la diffusion sur la page InfoBourse TN des états financiers de la société cotée Universal Auto Distributors Holding (UADH), avant leur publication officielle ». Ce qui, aux du CMF est à même constituer « une possible infraction pénale, au titre de l’article 81 de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier ».

Ces documents ont circulé alors que le contrôle préalable du CMF n’était pas achevé, et avant leur parution au bulletin officiel de l’instance et leur mise à la disposition du public. Une diffusion anticipée de cette nature, susceptible d’avantager certains investisseurs au détriment d’autres, soulève de sérieuses interrogations sur l’égalité d’accès à l’information et l’intégrité du marché.

Par conséquent, le CMF indique avoir demandé à UADH de fournir des explications sur les circonstances de cette fuite. En réponse, UADH affirme avoir mis ses états financiers à la disposition de ses actionnaires avant la tenue de son Assemblée générale ordinaire, conformément aux dispositions légales en vigueur. Elle assure ne pas connaître l’identité de la personne qui les a rendus publics avant la date officielle, rapporte le journal.

Mais tout état de cause, en saisissant le ministère public, le CMF entend donc faire établir les circonstances exactes de l’affaire, déterminer les responsabilités et obtenir que les suites légales appropriées soient données.

L’instance sait cette occasion pour rappeler que les informations financières doivent rester strictement confidentielles jusqu’à leur publication par les voies officielles. Elle précise que leur communication aux actionnaires, dans le cadre de la préparation des assemblées générales, ne saurait justifier leur diffusion en dehors des canaux et procédures prévus.

Affaire à suivre.

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Les charges financières en devises poursuivent leur repli

29. September 2026 um 08:44

L’effet de la baisse de l’endettement extérieur commence à être visible et significatif sur la balance des paiements. Les intérêts sur capitaux à long terme, qui avaient enregistré une nette baisse entre 2025 de 20,6%, à 2 017,2 MDT, poursuivent cette tendance en 2026. Fin août, ils se sont établis à 1 184,8 MDT contre 1 383,3 MDT sur la même période de l’année dernière. Bien évidemment, ces chiffres concernent l’intégralité des agents économiques, y compris les opérateurs privés.

Est-ce que c’est une bonne nouvelle? La réponse ne peut être que mitigée. D’une part, pour un pays qui peine à atteindre 100 jours de réserves en devises, exprimés en nombre de jours d’importation, c’est certainement une bonne nouvelle. Nous avons besoin de constituer un stock plus important qui permet de répondre plus facilement aux demandes des agents économiques. De plus, sans un niveau élevé et stable d’avoirs en devises, il ne faut pas espérer un nouveau code de change révolutionnaire.

Mais d’autre part, si le pays se prive de tous les financements étrangers, ce n’est pas nécessairement bon. Ne pas s’endetter en euros ou en dollars pour payer des dépenses courantes sans aucun retour est compréhensible et relève même de la bonne gouvernance. Mais en matière d’investissement, il faut ouvrir le pays.

La trajectoire idéale ne réside ni dans un endettement stérile ni dans une fermeture autarcique, mais dans une transition vers une dette vertueuse, celle qui finance des projets productifs et générateurs de devises, capables de s’auto-rembourser tout en propulsant la croissance économique à long terme.

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