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Médicaments : Kamel Idir plaide pour des « décisions courageuses » en faveur de la production tunisienne

25. September 2026 um 15:27

Quarante usines pharmaceutiques, 355 millions de dinars d’exportations et une industrie que Kamel Idir estime capable de jouer un rôle beaucoup plus important dans la couverture des besoins du pays. Le président de l’Association tunisienne des médicaments génériques (ATMG) plaide pour des « décisions courageuses » en faveur de la production nationale et estime que...

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Automédication : quand le remède peut devenir pire que le mal 

Von: tmps
24. September 2026 um 10:14

Prise d’anti-inflammatoires à la moindre douleur, usage détourné de corticoïdes, surconsommation de paracétamol, antibiotiques pour des infections virales, tisanes traditionnelles toxiques… Le recours aux médicaments sans prescription est devenu la norme pour une majorité de Tunisiens. Chaque jour, des milliers de citoyens franchissent la porte d’une pharmacie ou ouvrent l’armoire à pharmacie familiale pour y puiser un traitement de leur propre initiative.

 Près de 61% des Tunisiens achètent leurs médicaments directement en pharmacie sans prescription médicale préalable, selon une enquête de l’Institut National de la Consommation (INC). Une étude régionale menée dans le gouvernorat de Béjà a également révélé que 96% d’un échantillon de patients atteints de maladies cardiovasculaires pratiquent l’automédication, avec une prise d’antibiotiques dans 56,9% des cas.

Le coût global annuel du marché de l’automédication en Tunisie est évalué à environ 730 millions de dinars. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a, quant à elle, souligné récemment que 40% des dépenses de santé globales en Tunisie sont directement financées de la poche des ménages (Out-of-Pocket), notamment pour l’achat direct de médicaments. 

Favorisé par le coût perçu des consultations médicales, l’engorgement des structures de santé publiques et la facilité d’accès aux officines de quartier, ce comportement est perçu à tort comme une alternative inoffensive et économique. Pourtant, le médicament n’est pas une marchandise ordinaire. Derrière la promesse d’un soulagement immédiat se cache une réalité médicale complexe, car toute substance pharmacologiquement active possède un profil d’effets indésirables, de contre-indications et de toxicités potentielles.

La fausse sécurité des médicaments en vente libre

L’une des idées reçues les plus tenaces consiste à croire qu’un médicament disponible sans ordonnance est totalement sans danger. L’exemple du paracétamol, pilier incontournable de la pharmacie familiale, illustre parfaitement ce piège. Largement utilisé contre la fièvre et les douleurs du quotidien, le paracétamol est un produit très sûr lorsqu’il est consommé aux doses recommandées. En revanche, en cas de surdosage -parfois involontaire lorsque le patient cumule plusieurs spécialités commerciales contenant la même molécule sans le savoir-, il devient extrêmement toxique pour le foie, pouvant entraîner des lésions hépatiques irréversibles, voire mortelles. Il en va de même pour les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène ou l’acide méfénamique. Très prisés pour calmer une rage de dents, un mal de dos ou une douleur articulaire, ces médicaments pris de manière incontrôlée peuvent provoquer de graves ulcères gastriques, des hémorragies digestives ou une détérioration brutale de la fonction rénale. De plus, pris lors d’une infection bactérienne non identifiée, les anti-inflammatoires peuvent masquer les signes d’aggravation et favoriser la propagation de l’infection dans l’organisme, avec des conséquences parfois très dramatiques. 

L’un des dangers les plus pernicieux de l’automédication réside dans l’affaiblissement ou la disparition temporaire des symptômes. En étouffant la douleur, la toux ou la fièvre sans en traiter la cause profonde, le patient s’accorde une fausse sensation de guérison. Ce répit artificiel peut retarder de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, le diagnostic d’une pathologie sous-jacente grave : infection profonde, trouble cardiaque, affection métabolique ou lésion tumorale. Lorsque le malade finit par consulter un médecin en raison de la réapparition ou de l’aggravation de ses souffrances, la maladie a parfois évolué vers un stade avancé, compliquant considérablement la prise en charge du patient et les chances de guérison.

Une extension abusive aux médicaments sous prescription

Sous nos latitudes, l’automédication ne se limite malheureusement pas aux antalgiques ou aux sirops légers. Elle dérive très fréquemment vers la réutilisation d’anciennes ordonnances ou l’achat direct de produits soumis en principe à une prescription stricte. C’est notamment le cas des antibiotiques, consommés de manière anarchique dès l’apparition d’un état grippal ou d’un mal de gorge. Destinés exclusivement à combattre les infections bactériennes, les antibiotiques n’ont aucune efficacité contre les virus responsables de la grippe ou d’un rhume banal. 

L’ingestion inappropriée de ces traitements expose le patient à des effets secondaires immédiats : troubles digestifs (nausées, diarrhées, douleurs abdominales), réactions allergiques parfois sévères (éruptions cutanées, difficultés respiratoires, chocs anaphylactiques) et interactions dangereuses avec d’autres traitements. À long terme, cette surconsommation incontrôlée alimente le phénomène mondial de la résistance bactérienne, rendant les antibiotiques inefficaces lorsque le patient en aura réellement besoin.

La Tunisie occupe d’ailleurs le 12e rang mondial en matière de consommation d’antibiotiques, selon une étude publiée fin 2025 par la revue scientifique Our World in Data en collaboration avec One Health Trust, un cabinet de recherche spécialisé dans la lutte contre les maladies infectieuses et la résistance aux médicaments.

Les Tunisiens consomment en moyenne 28 doses quotidiennes pour chaque 1.000 habitants, soit une quantité beaucoup plus élevée que la moyenne mondiale de 18 doses quotidiennes.

Dans le monde arabe, les Tunisiens ne sont ainsi devancés que par les Égyptiens (50 doses quotidiennes pour 1.000 habitants).

 

Interactions médicamenteuses et risques d’accoutumance

Pour les personnes souffrant de maladies chroniques (hypertension artérielle, diabète, insuffisance rénale ou cardiaque), l’automédication s’apparente à un véritable jeu de roulette russe. La prise spontanée d’un simple décongestionnant nasal à base de vasoconstricteurs peut provoquer des poussées hypertensives graves. De même, l’association de certains antalgiques ou anti-acides avec des traitements anticoagulants ou antidiabétiques peut annuler leur effet thérapeutique ou, au contraire, en démultiplier la toxicité.

Par ailleurs, le recours chronique à certains médicaments en vente libre ou détournés de leur usage comme les laxatifs, les sprays nasaux, les antihistaminiques sédatifs ou les anxiolytiques crée un phénomène d’accoutumance et de dépendance physique et psychologique, installant le patient dans un cercle vicieux dont il est difficile de sortir sans accompagnement médical.

Face à ce défi de santé publique, la réponse ne réside pas dans l’interdiction absolue ou la culpabilisation du patient, mais dans la sensibilisation et la responsabilisation de tous les acteurs. Le citoyen doit réapprendre à considérer le médicament pour ce qu’il est : un produit de santé puissant qui nécessite le respect strict des doses, des durées et des indications.

Le pharmacien, premier professionnel de santé de proximité, joue à ce titre un rôle déterminant de verrou sécuritaire. En renforçant son devoir de conseil, en refusant la délivrance injustifiée de médicaments à risque et en orientant systématiquement vers une consultation médicale au moindre doute, il constitue le meilleur rempart contre les dérives de l’automédication. 

Walid KHEFIFI

 

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L’Agence nationale des médicaments renforce sa veille et lance un appel au signalement

Von: farhat
23. September 2026 um 16:36

L’Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANMPS) appelle les citoyens et les professionnels de santé à signaler tout médicament ou produit de santé suspecté d’être sous standard ou falsifié, afin de contribuer à la protection de la santé publique.
Sont considérés comme produits sous-standard les produits pharmaceutiques autorisés mais qui ne répondent pas aux normes ou spécifications de qualité requises. Les produits falsifiés sont, quant à eux, des produits médicaux dont l’identité, la composition ou la source sont présentées de manière trompeuse, délibérée ou frauduleuse, précise l’ANMPS dans une publication diffusée sur sa page officielle.
Elle indique, par ailleurs, qu’un produit est considéré suspect notamment en cas d’emballage anormal, d’aspect inhabituel, d’effet inattendu, de vente en dehors des circuits autorisés ou encore de prix anormalement bas.
Le signalement est ouvert à toute personne, notamment aux patients, consommateurs, professionnels de santé, pharmacies, établissements de soins, associations et autres parties intéressées.
Trois moyens sont mis à leur disposition : un formulaire en ligne disponible sur le site de l’ANMPS, l’envoi d’un mail à l’adresse dpm@rns.tn, ou un courrier officiel déposé au bureau d’ordre du ministère de la Santé.
Afin de faciliter et d’accélérer le traitement des signalements, il est recommandé de fournir le nom du produit, son dosage et sa forme, ainsi que, si possible, son numéro de lot et sa date de péremption.
Les signalements doivent également préciser la nature du problème constaté, le lieu et les circonstances de l’acquisition ou de la constatation et, dans la mesure du possible, être accompagnés de photographies du produit, de son emballage et de son étiquetage.
Après réception, les signalements font l’objet d’une évaluation par les experts de l’ANMPS. Selon le niveau de risque pour la santé, l’Agence peut notamment décider du retrait d’un lot, de la suspension de sa commercialisation ou de l’information des professionnels de santé et du public.
L’ANMPS assure que l’identité du signalant est traitée de manière confidentielle et n’est communiquée à des tiers qu’avec son accord ou dans le cadre légal ajoutant que le signalement peut également être effectué de manière anonyme.

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Trafic de médicaments | Un ressortissant étranger arrêté à Tunis

16. September 2026 um 23:44

​Les agents de la police judiciaire de Bab Bhar sont parvenus à mettre la main sur un ressortissant étranger impliqué dans une affaire de trafic et de contrebande de médicaments.

​L’opération a été lancée sur la base de renseignements faisant état d’activités suspectes liées à la collecte illégale de stocks de médicaments en vue de leur acheminement clandestin.

Après coordination avec le ministère public, un piège a été tendu, et a permis l’arrestation en flagrant délit du suspect et les perquisitions ont abouti à la saisie d’une importante quantité de médicaments de diverses catégories, précise Mosaïque FM, citant une source proche du dossier.

​Sur ordre du ministère public, le suspect a été placé en garde à vue, alors que les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices.

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CNAM : Une révision des maladies et médicaments pris en charge se prépare

15. September 2026 um 18:21

Le dispositif de prise en charge des maladies, médicaments et produits médicaux en Tunisie pourrait prochainement évoluer. Le ministère de la Santé indique qu’une révision globale est actuellement menée avec le ministère des Affaires sociales, sous la supervision de la présidence du gouvernement, avec un enjeu direct pour les assurés sociaux.

Un dispositif en cours de réexamen

Dans une réponse officielle à une question parlementaire en date du 10 septembre, le ministère de la Santé fait état de travaux portant notamment sur la classification des maladies ainsi que sur les listes des médicaments, produits et équipements médicaux pris en charge.

Cette démarche concerne donc plusieurs composantes du dispositif actuel de couverture, sans pour autant modifier, à ce stade, les règles appliquées aux assurés de la CNAM.

Le ministère précise que les travaux sont conduits en coordination avec le ministère des Affaires sociales. La supervision de la présidence du gouvernement souligne par ailleurs que le dossier dépasse le seul cadre sanitaire et touche directement au fonctionnement de la couverture sociale.

Pas encore de nouvelles règles pour les assurés

L’annonce ne signifie toutefois pas qu’une nouvelle liste de maladies ou de médicaments est déjà arrêtée. Aucun nouveau plafond de prise en charge ni aucune date d’entrée en vigueur d’un dispositif révisé n’ont été annoncés dans la réponse ministérielle.

Pour les assurés, l’enjeu sera surtout de connaître les critères retenus pour cette révision et ses conséquences concrètes sur les soins et produits actuellement couverts.

À ce stade, plusieurs questions restent donc ouvertes : quelles pathologies seront concernées par la nouvelle classification ? Quels médicaments, produits ou équipements feront l’objet d’un réexamen ? Les niveaux de prise en charge seront-ils modifiés ? Et surtout, quand ces éventuelles évolutions pourraient-elles entrer en vigueur ?

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