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Le déficit commercial du Maroc bondit de 26,5 % à fin juillet

02. September 2026 um 16:44

Le déficit commercial du Maroc continue de se creuser. Il a atteint 244,69 milliards de dirhams (MMDH) au terme des sept premiers mois de 2026. Soit une hausse de 26,5 % par rapport à la même période de 2025, selon l’Office des changes.

Cette dégradation s’explique principalement par une progression beaucoup plus rapide des importations que des exportations du Maroc. Les achats de biens à l’étranger ont augmenté de 15,9 %, soit 74,48 milliards de dirhams supplémentaires, pour atteindre 544,045 MMDH.

Dans le même temps, les exportations n’ont progressé que de 8,4 %, gagnant 23,17 milliards de dirhams pour s’établir à 299,34 MMDH. Cette évolution a entraîné un recul de 3,8 points du taux de couverture, qui s’est établi à 55 %.

Forte progression de la facture énergétique

La hausse des importations concerne plusieurs grandes catégories de produits. Les importations de produits bruts ont enregistré la progression la plus spectaculaire, avec une hausse de 52,2 %, pour atteindre 36,94 MMDH. La facture énergétique s’est également fortement alourdie, progressant de 29,1 % à 81,20 MMDH.

Les importations de biens d’équipement ont augmenté de 20,8 %, à 133,20 MMDH. Tandis que celles de produits finis de consommation ont progressé de 12,3 %, à 129,87 MMDH. Les achats de demi-produits et de produits alimentaires, pour leur part, sont en hausse respectivement de 4,3 % et 3 %.

L’automobile et l’aéronautique soutiennent les exportations

Du côté des exportations, la progression demeure principalement portée par les secteurs automobile et aéronautique. Les ventes automobiles ont augmenté de 14,9 %, atteignant 107,14 MMDH. Tandis que les exportations aéronautiques ont progressé de 19,7 %, à 20,56 MMDH. Ces performances ont toutefois été partiellement neutralisées par le recul de plusieurs autres filières exportatrices.

Les exportations de phosphates et dérivés par le Maroc ont ainsi diminué de 7,8 %, celles du textile et cuir de 5,5 %. Alors que le secteur de l’électronique et de l’électricité a enregistré une baisse de 2,9 %.

Le commerce des services offre néanmoins un contrepoids à la dégradation de la balance des biens. L’excédent de la balance des services a progressé de 13,2 %, atteignant 95,48 MMDH à fin juillet. Cette amélioration résulte d’une progression simultanée des exportations de services, en hausse de 13,1 % à 193,38 MMDH, et des importations, qui ont augmenté de 12,9 % à 97,90 MMDH.

Les chiffres de l’Office des changes du Maroc mettent ainsi en évidence une dynamique contrastée du commerce extérieur marocain. A savoir que les secteurs automobile et aéronautique continuent de soutenir les exportations, mais leur progression ne suffit pas à compenser l’envolée des importations, notamment énergétiques et industrielles.

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Face à l’inflation, la Fed n’exclut pas une hausse des taux

02. September 2026 um 14:01

Membre du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, Michael Barr a déclaré mardi 1er septembre que si l’inflation ne diminue pas rapidement, la solution appropriée serait que la Banque centrale américaine relève les taux d’intérêt.

« L’inflation reste très élevée — et l’est depuis plus de cinq ans », a déclaré M. Barr lors d’un discours prononcé à une conférence. Tout en précisant que « si l’inflation montre qu’elle n’est pas suffisamment maîtrisée, alors je pense que nous devrions agir de manière décisive pour relever les taux d’intérêt », a-t-il ajouté.

Il a toutefois noté que « si certaines tendances dans les données me donnent l’assurance que l’inflation se modère et se dirige vers 2 %; alors je pense que nous pouvons prendre un peu plus de temps pour évaluer notre position politique ».

Le responsable a également souligné que l’économie américaine se porte bien, grâce aux investissements dans les technologies d’intelligence artificielle. Il a ajouté que le marché du travail est stable, avec un taux de chômage relativement faible.

Le gouverneur de la Réserve fédérale, Kevin Worth, a laissé entendre la semaine dernière que la possibilité d’une hausse des taux d’intérêt restait ouverte. Déclarant aussi lors du symposium économique annuel de Jackson Hole, organisé par la Fed de Kansas City dans le Wyoming : « Nous devons être convaincus que l’inflation sous-jacente évolue vers notre objectif, de manière claire et suffisamment rapide. Sinon, nous aurons du travail à faire. »

Au final, les marchés financiers anticipent une hausse de 25 points de base du taux directeur de la Réserve fédérale, actuellement fixé entre 3,50 % et 3,75 %, lors de sa réunion des 15 et 16. Plusieurs responsables de la Fed ont indiqué être ouverts à une telle hausse, invoquant des indicateurs d’inflation qui restent constamment supérieurs à l’objectif de 2 %.

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Chine : progression de 7 % des créations d’entreprises à capitaux étrangers

02. September 2026 um 09:26

Le nombre de nouvelles entreprises financées par des capitaux étrangers a augmenté de 7 % en Chine au premier semestre 2026, témoignant d’un regain d’intérêt des investisseurs internationaux pour le marché chinois.

Cette progression intervient dans un contexte où Pékin multiplie les mesures destinées à améliorer l’environnement des affaires, attirer les capitaux internationaux et consolider la présence des entreprises étrangères dans les secteurs considérés comme stratégiques.

La hausse du nombre de nouvelles implantations constitue un signal positif pour l’économie chinoise, alors que le pays cherche à soutenir l’investissement et à renforcer son ouverture aux entreprises internationales, selon un rapport de l’agence chinoise Xinhua publié le 1er septembre.

L’augmentation des créations d’entreprises à capitaux étrangers traduit notamment l’intérêt persistant des groupes internationaux pour l’important marché chinois, malgré les tensions commerciales et géopolitiques qui continuent de peser sur les échanges mondiaux.

Pékin cherche depuis plusieurs années à rassurer les investisseurs étrangers, notamment en élargissant progressivement l’accès à certains secteurs et en simplifiant les procédures administratives. Cette politique vise également à préserver la place de la Chine dans les chaînes mondiales de production et à encourager l’implantation d’activités à plus forte valeur ajoutée.

Pékin veut stabiliser les capitaux étrangers

Le gouvernement chinois considère les investissements étrangers comme un élément important du soutien à la croissance et à l’emploi. L’enjeu est également de maintenir l’attractivité du pays face à la diversification des chaînes d’approvisionnement engagée par de nombreuses multinationales.

Dans un environnement international marqué par les tensions commerciales, les restrictions technologiques et les stratégies de relocalisation ou de diversification des entreprises, la capacité de la Chine à continuer d’attirer de nouveaux investisseurs étrangers représente un enjeu économique majeur.

La hausse enregistrée au premier semestre pourrait ainsi conforter Pékin dans sa volonté de poursuivre l’ouverture de son économie et de renforcer les conditions d’accueil des entreprises internationales.

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L’inflation accélère à 3,3 % en août dans la zone euro

02. September 2026 um 09:05

Dans les vingt-et-un pays utilisant l’euro depuis l’entrée de la Bulgarie dans la zone le 1er janvier 2026, l’inflation annuelle est passée de 2,9 % en juillet à 3,3 % en août. Il s’agit de son niveau le plus élevé depuis septembre 2023.

Le principal facteur de cette nouvelle accélération est l’énergie. Dans la zone euro, les prix énergétiques ont progressé de 14,3 % sur un an en août, contre 10,3 % en juillet. L’énergie affiche ainsi de loin le taux d’inflation le plus élevé parmi les principales composantes de l’indice.

Les services ont, pour leur part, enregistré une hausse annuelle de 3 %, contre 3,3 % en juillet, quand les biens industriels hors énergie, l’alimentation, l’alcool et le tabac ont augmenté de 1,2 %.

L’évolution de l’inflation sous-jacente apporte toutefois un élément plus favorable. Hors énergie et produits alimentaires non transformés, la hausse annuelle des prix dans la zone euro a légèrement reculé à 2,4 %. Cette modération reste cependant insuffisante pour compenser le choc énergétique, qui contribue fortement à la remontée de l’inflation globale.

Avec une inflation de 3,7 %, la Grèce se situe désormais nettement au-dessus de la moyenne de la zone euro, mais reste néanmoins derrière certains pays, comme l’Espagne (où l’inflation atteint 4,5 %), la Belgique, à 4,2 %. La France affiche, à l’inverse, une hausse des prix limitée à 2,7 %, contre 2,9 % en Allemagne.

Ces nouvelles données témoignent du retour de tensions inflationnistes en Europe après la relative accalmie du premier semestre. La vigueur des prix de l’énergie constitue désormais un facteur déterminant pour l’évolution de l’inflation et pour les perspectives de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

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