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Énergie : la dette des Britanniques explose

30. August 2026 um 14:59

Les ménages britanniques accumulent une dette sans précédent auprès de leurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Selon un rapport du The Guardian publié le 24 août, l’encours pourrait atteindre 7 milliards de livres d’ici la fin de 2026, alors que les prix de l’énergie doivent encore augmenter à l’automne. La hausse des cours du gaz, alimentée par les tensions au Moyen-Orient, accentue la pression sur le pouvoir d’achat.

La crise énergétique continue de peser lourdement sur les ménages britanniques. Leur dette cumulée auprès des fournisseurs d’électricité et de gaz a atteint 6 milliards de livres en juin 2026, un niveau record, et pourrait grimper jusqu’à 7 milliards de livres (environ 8,2 milliards d’euros) d’ici la fin de l’année, selon les estimations citées par The Guardian.

Cette nouvelle détérioration intervient après une augmentation de quelque 500 millions de livres de la dette énergétique au cours des douze derniers mois. Elle traduit les difficultés persistantes de nombreuses familles à régler leurs factures dans un contexte de prix élevés de l’électricité et surtout du gaz.

La situation risque de s’aggraver dans les prochains mois. Le régulateur britannique Ofgem doit relever de 4 % le plafond des tarifs énergétiques à partir d’octobre, portant la facture annuelle moyenne d’un ménage à environ 1 723 livres. Cette hausse concerne quelque 22 millions de foyers soumis aux tarifs variables…

La remontée des prix de gros du gaz constitue le principal facteur de cette nouvelle pression sur les factures. La guerre au Moyen-Orient a perturbé les marchés mondiaux de l’énergie et renchéri les approvisionnements européens.

La dette devient une composante de la facture

L’augmentation des impayés ne concerne pas seulement les ménages incapables de régler leurs factures. Elle finit également par peser sur l’ensemble des consommateurs. Selon les données citées par The Guardian, les coûts liés aux impayés sont intégrés dans les factures énergétiques. Les consommateurs solvables contribuent ainsi indirectement à absorber une partie des pertes générées par les dettes accumulées auprès des fournisseurs.

Cette mécanique crée un cercle vicieux : la hausse des prix provoque davantage d’impayés, tandis que le coût de ces impayés contribue à son tour à alourdir les factures.

La flambée des dettes énergétiques britanniques est directement liée à la situation des marchés internationaux. Le Royaume-Uni reste fortement exposé aux fluctuations des prix du gaz. Or, les perturbations provoquées par le conflit au Moyen-Orient ont entraîné une forte remontée des cours mondiaux.

Les marchés européens doivent notamment composer avec des stocks de gaz relativement tendus et des incertitudes concernant les approvisionnements. Cette situation pourrait maintenir les prix à des niveaux élevés pendant l’hiver.

Le gouvernement sous pression

Le gouvernement britannique tente de limiter l’impact de la crise sur les ménages. La suppression temporaire de la TVA sur l’électricité doit permettre une économie d’environ 45 livres par foyer et par an. Mais cette mesure risque d’être largement absorbée par la hausse du plafond tarifaire d’octobre. Le gouvernement est donc confronté à une pression croissante pour mettre en place un dispositif plus durable en faveur des ménages vulnérables. Les organisations du secteur de l’énergie réclament notamment la création d’un tarif social permanent, destiné aux ménages les plus exposés à la précarité énergétique.

Les perspectives restent préoccupantes. Certaines projections évoquent une nouvelle hausse du plafond tarifaire en janvier 2027, qui pourrait porter la facture annuelle moyenne vers 1 870 livres si les prix de gros restent élevés. Le Royaume-Uni se retrouve ainsi face à un double défi : contenir les prix de l’énergie tout en empêchant que l’endettement des ménages ne devienne structurel.

Avec 6 milliards de livres de dettes déjà accumulées et un risque de dépasser les 7 milliards d’ici décembre, la crise énergétique britannique change de nature : elle n’est plus seulement une crise des prix, mais désormais aussi une crise de solvabilité des ménages.

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Mondial 2030 : La crise Maroc-Espagne s’invite dans la coorganisation

30. August 2026 um 09:30

La crise entre le Maroc et l’Espagne autour de Ceuta déborde désormais sur un dossier particulièrement stratégique pour les deux pays : le Mondial 2030. Alors que de nouvelles révélations attribuées au groupe de hackers Jabaroot alimentent les tensions, deux formations espagnoles ont déjà demandé de remettre en cause la coorganisation de la compétition avec le Maroc.

Le dossier est suffisamment sensible pour arriver devant le Congrès espagnol. Pedro Sánchez doit comparaître jeudi 3 septembre devant les députés pour rendre compte de la gestion par son gouvernement des événements survenus à Ceuta depuis le 30 juillet.

La séance doit notamment porter sur les entrées irrégulières par voie maritime depuis le Maroc et les mesures envisagées pour garantir les frontières espagnoles et européennes.

Sumar et Vox ciblent le Mondial

La crise avait déjà atteint le terrain sportif au début du mois d’août.

Le 5 août, Sumar a déposé au Congrès une proposition non contraignante demandant à l’Espagne de ne plus organiser la Coupe du monde 2030 avec le Maroc.

Le texte demande au gouvernement espagnol de saisir la FIFA, la Fédération espagnole de football et le gouvernement portugais afin de réexaminer le modèle actuel d’organisation commune entre l’Espagne, le Portugal et le Maroc.

Un jour plus tard, Vox a présenté une initiative allant dans le même sens, estimant que les événements survenus à Ceuta les 30 et 31 juillet avaient remis en cause la confiance nécessaire à une candidature commune.

Fait politique inhabituel, Vox a ensuite annoncé qu’il voterait également en faveur de la proposition de Sumar. Deux formations situées aux antipodes de l’échiquier politique espagnol convergent ainsi sur un même objectif concernant le Maroc.

Ces initiatives n’ont toutefois pas valeur de décision et ne signifient pas que la coorganisation du Mondial 2030 soit actuellement remise en cause par la FIFA.

Jabaroot ajoute une dimension sécuritaire

Depuis, un autre dossier est venu alimenter les tensions.

Le groupe de hackers Jabaroot a diffusé le 24 août une importante quantité de données présentées comme concernant plus de 70.000 membres ou collaborateurs des services de sécurité et de renseignement marocains.

Selon le média espagnol The Objective, cinq membres de l’ambassade du Maroc à Madrid et onze membres de consulats marocains en Espagne figureraient dans les données divulguées.

Ces informations ont été reprises samedi par Le Monde dans une analyse de la dégradation des relations entre Rabat et Madrid. Vox réclame désormais l’expulsion des diplomates concernés.

La présence d’une personne dans les fichiers diffusés par Jabaroot ne suffit cependant pas à établir son appartenance à un service de renseignement. Les affirmations des hackers doivent donc être distinguées des éléments indépendamment vérifiés.

El País relève de son côté que la « cyberguerre » qui frappe le Maroc depuis 2025 s’est désormais étendue à la crise de Ceuta. Jabaroot prétend notamment disposer d’autres informations concernant les événements migratoires de juillet, sans avoir apporté jusqu’ici de preuves indépendantes permettant d’établir ses accusations.

Madrid maintient le dialogue avec Rabat

Malgré cette accumulation de tensions, le gouvernement espagnol évite pour l’heure l’affrontement diplomatique direct.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a affirmé vendredi que sa communication avec son homologue marocain Nasser Bourita restait constante et que la coopération avec le Maroc demeurait essentielle.

Il a toutefois réaffirmé sans ambiguïté la souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla.

Le Mondial 2030 n’est donc pas, à ce stade, institutionnellement menacé. Mais la compétition est désormais entrée dans le débat politique espagnol autour de la crise avec Rabat, à moins de quatre ans d’une Coupe du monde que les deux voisins doivent précisément organiser ensemble.

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Quatre pays sud-américains unissent leurs forces autour du cuivre et du lithium

30. August 2026 um 09:28

Quatre pays d’Amérique du Sud veulent renforcer leur coopération autour des minerais stratégiques. Riches en cuivre et en lithium, les quatre pays cherchent à peser davantage dans les chaînes d’approvisionnement mondiales liées à la transition énergétique, tout en attirant financements et investissements.

Le Chili, l’Argentine, la Bolivie et le Pérou franchissent une nouvelle étape dans leur coopération minière. Les quatre pays ont publié vendredi 28 août une déclaration commune destinée à renforcer leur coordination dans le domaine des minerais stratégiques.

L’initiative intervient alors que la demande mondiale de matières premières indispensables à la transition énergétique ne cesse de progresser. Cuivre et lithium occupent une place centrale dans cette stratégie, notamment pour la fabrication des batteries, des véhicules électriques, des réseaux électriques et de nombreuses technologies liées à la décarbonation.

Constituer un pôle minier régional

Les quatre gouvernements entendent renforcer la place de l’Amérique du Sud dans les chaînes mondiales d’approvisionnement en minerais stratégiques. L’objectif est de mieux coordonner leurs politiques et de favoriser le développement de projets communs.

La déclaration prévoit notamment la recherche d’un soutien technique et financier auprès des organisations multilatérales. Les gouvernements souhaitent également lancer des appels communs à destination des secteurs public et privé afin de financer de nouveaux projets. Ces initiatives concerneront notamment la recherche, l’innovation et le renforcement des capacités institutionnelles dans le secteur des minerais stratégiques.

Le rapprochement intervient dans un contexte de compétition croissante autour des ressources nécessaires à l’électrification de l’économie mondiale.

L’Argentine, la Bolivie et le Chili occupent une position particulièrement importante dans le domaine du lithium, tandis que le Chili et le Pérou figurent parmi les principaux producteurs mondiaux de cuivre. La mise en commun des ressources, des capacités techniques et des financements pourrait permettre aux quatre pays de renforcer leur pouvoir de négociation face aux grands groupes miniers et aux puissances industrielles à la recherche d’approvisionnements sécurisés.

Attirer davantage d’investissements

Au-delà de l’exploitation des gisements, les gouvernements souhaitent favoriser le développement de nouvelles capacités de recherche et d’innovation. L’enjeu est également de ne pas limiter la région à l’exportation de minerais bruts, mais de renforcer progressivement sa participation aux chaînes de valeur associées aux nouvelles technologies.

Les appels conjoints au secteur privé devraient ainsi faciliter l’émergence de projets régionaux et attirer davantage de capitaux dans l’exploration, l’exploitation et la transformation des ressources. Cette alliance intervient alors que les grandes puissances cherchent à sécuriser leurs approvisionnements en minerais critiques. Cuivre, lithium et autres matières premières stratégiques sont devenus des actifs géopolitiques majeurs, au même titre que certaines ressources énergétiques.

La déclaration du 28 août ne constitue pas encore la création d’une organisation minière intégrée. Elle pose néanmoins les bases d’une coopération plus étroite entre quatre producteurs disposant de ressources essentielles à la transformation du système énergétique mondial.

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Ben Guerdane : Une marche syndicale lundi contre le « resserrement économique »

30. August 2026 um 06:57

Une marche de protestation est annoncée lundi 31 août 2026 à Ben Guerdane pour dénoncer la détérioration de la situation économique et du développement dans la ville, ainsi que les difficultés persistantes affectant le commerce transfrontalier à Ras Jedir.

Le rassemblement doit partir à 9h du siège de l’Union locale du travail de Ben Guerdane, à l’appel de l’Union régionale du travail de Médenine et de l’Union locale.

La décision a été prise samedi 29 août lors d’une réunion du bureau exécutif de l’Union locale avec des représentants des syndicats de base.

Selon les organisateurs, la mobilisation vise à protester contre ce qu’ils qualifient de « resserrement économique continu », la détérioration de la situation du développement à Ben Guerdane et la perturbation de l’activité du commerce transfrontalier à travers Ras Jedir depuis plus de deux ans.

L’organisation syndicale appelle les habitants de la ville à participer à la marche.

Ras Jedir au centre des revendications

La situation du commerce à travers Ras Jedir constitue depuis plusieurs mois l’un des principaux motifs de mécontentement à Ben Guerdane.

En mai dernier, le député Ali Zghoudoud avait notamment affirmé que les échanges commerciaux en provenance de Libye étaient fortement perturbés depuis mars 2024, évoquant des délais pouvant atteindre plusieurs jours pour certains voyageurs et commerçants.

Il convient toutefois de distinguer ces difficultés du fonctionnement du poste-frontière lui-même. Ras Jedir demeure ouvert et la circulation des personnes et des véhicules se poursuit. Les revendications portent essentiellement sur les conditions dans lesquelles s’effectuent les échanges et sur les restrictions affectant le petit commerce transfrontalier.

Une mobilisation après plusieurs jours de tension

Cette marche intervient également dans un contexte particulièrement lourd pour Ben Guerdane.

La ville a été frappée par le récent naufrage d’une embarcation transportant des migrants irréguliers, dont le bilan définitif s’est établi à 15 morts — 14 originaires de Ben Guerdane et un de Zarzis — et un survivant.

Dans un communiqué publié le 23 août, l’Union locale du travail avait déjà réclamé des solutions urgentes aux problèmes économiques et sociaux de la région et appelé à résoudre les difficultés du commerce transfrontalier à Ras Jedir. Elle avait alors elle-même établi un lien entre la situation économique de la ville et les risques pris par certains jeunes pour tenter de rejoindre l’Europe.

Le nouvel appel à manifester lundi marque ainsi le passage à une mobilisation syndicale organisée autour de revendications économiques et de développement, sans que la marche soit officiellement présentée comme directement liée au naufrage.

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Canicule : 633 prises en charge recensées, aucun bilan des décès communiqué

30. August 2026 um 06:56

Le ministère de la Santé a recensé 633 consultations et prises en charge sanitaires « liées aux répercussions de la vague de chaleur » entre le 1er juillet et le 29 août 2026. Publié après les alertes lancées par les jeunes médecins, ce premier chiffre national ne s’accompagne toutefois d’aucune donnée sur les décès.

Dans son communiqué consacré au « suivi de la situation sanitaire durant la vague de chaleur », le ministère indique suivre l’évolution de la situation en coordination avec les structures sanitaires régionales.

Il fait état précisément de « 633 cas de consultation et de prise en charge sanitaire liés aux répercussions de la vague de chaleur » enregistrés en près de deux mois.

Le communiqué ne précise pas combien de ces cas ont nécessité une hospitalisation, combien étaient graves ou ont été admis en réanimation. Il ne fournit pas non plus de ventilation par région.

Les décès ne sont pas évoqués

Plus significatif au regard des interrogations apparues ces dernières heures, le ministère ne fournit aucun bilan des décès liés à cet épisode de chaleur.

Cette absence intervient après l’alerte lancée par l’Organisation tunisienne des jeunes médecins sur la situation dans les établissements hospitaliers.

Son président, Wajih Dhakkar, avait notamment affirmé vendredi que l’organisation avait recensé 13 décès en 24 heures, tout en faisant état de 21 cas de coups de chaleur nécessitant une réanimation au seul hôpital Habib-Bourguiba de Sfax.

Dans son nouveau communiqué, le ministère de la Santé ne revient pas sur le chiffre des 13 décès et ne communique aucun bilan des morts. Les 633 consultations et prises en charge annoncées ne permettent donc ni de confirmer ni d’infirmer le bilan évoqué par le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins.

Lire aussi: Canicule : Les jeunes médecins alertent, leur président évoque 13 décès en 24 heures

La continuité des services mise en avant

Le ministère insiste en revanche sur le fonctionnement du système de soins. Il affirme qu’aucune interruption dans la continuité des services n’a été enregistrée.

Selon le communiqué, des mécanismes de coordination et de suivi ont été activés aux niveaux local et régional, permettant d’anticiper les besoins et de mobiliser les ressources nécessaires en fonction de l’évolution de la situation.

Le département de la Santé salue également les efforts des personnels médicaux, paramédicaux et administratifs et assure poursuivre la mobilisation des moyens médicaux et techniques nécessaires dans les différentes régions du pays.

Il renouvelle enfin ses recommandations à la population : éviter l’exposition directe au soleil pendant les heures les plus chaudes, boire régulièrement de l’eau et accorder une attention particulière aux personnes âgées, aux enfants et aux malades chroniques.

Avec les 633 consultations et prises en charge désormais officiellement recensées, une première mesure nationale de l’impact sanitaire de la canicule est donc disponible. Son bilan humain, lui, reste à établir.

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Eau, électricité, prix : 56 députés réclament des comptes au gouvernement

30. August 2026 um 06:56

Ils sont 56 députés à réclamer la tenue d’une session parlementaire extraordinaire pendant les vacances de l’Assemblée, en présence des membres du gouvernement. Le seuil constitutionnel est numériquement franchi. Reste une question autrement plus importante : quelle suite peut réellement avoir cette initiative ?

Les signataires veulent consacrer cette session à la situation sociale, économique et aux services publics, dans un contexte marqué notamment par les coupures d’eau et d’électricité, la hausse des prix et les difficultés d’approvisionnement en certains produits.

Les députés évoquent plus largement une dégradation des services essentiels et estiment que la situation dépasse de simples dysfonctionnements conjoncturels pour poser la question de la capacité de l’État à gérer les crises et à répondre aux besoins des citoyens.

Le seuil du tiers dépassé

L’article 71 de la Constitution prévoit que, durant les vacances parlementaires, l’Assemblée des représentants du peuple peut se réunir en session extraordinaire à la demande du président de la République ou du tiers de ses membres, pour examiner un ordre du jour déterminé.

Selon les données du site officiel de l’ARP citées par la TAP, 152 députés sont actuellement en exercice. Avec 56 signataires, l’initiative représente près de 37% des députés et dépasse donc numériquement le tiers requis.

Interrogé par l’agence TAP, le député Mohamed Ali, l’un des initiateurs de la démarche, a indiqué que le nombre de signataires était encore susceptible d’augmenter, d’autres députés ayant manifesté leur soutien à la tenue de cette session.

Il estime également que le nombre de députés ayant rejoint l’initiative dépasse le seuil du tiers prévu par la Constitution.

Une session, mais avec quelle portée ?

La demande des 56 députés ne se limite pas à obtenir une réunion de l’Assemblée. Les signataires souhaitent également interpeller l’exécutif sur les causes de la dégradation des services essentiels et la répétition des crises.

Ils proposent d’entendre les responsables concernés, de présenter les données disponibles à l’opinion publique, mais aussi d’examiner les responsabilités politiques et administratives ainsi que les mesures urgentes susceptibles d’être prises.

Obtenir la réunion de l’Assemblée et peser sur l’action gouvernementale constituent toutefois deux questions différentes.

La Constitution de 2022 organise les rapports entre les institutions autour d’un exécutif dans lequel le président de la République occupe une place centrale. Son article 100 dispose que le chef du gouvernement et les ministres mettent en œuvre la politique générale de l’État conformément aux orientations et aux choix définis par le président de la République.

Dans ce cadre, une éventuelle session extraordinaire permettrait surtout aux députés d’interroger publiquement les membres du gouvernement sur les coupures d’eau et d’électricité, les prix, la situation sanitaire ou encore les difficultés d’approvisionnement.

La portée concrète de cette initiative dépendrait ensuite des réponses apportées par l’exécutif et des suites susceptibles d’être données aux demandes formulées par les élus.

Pour l’heure, les 56 signatures permettent de franchir le seuil numérique prévu par la Constitution. Reste désormais à savoir si cette initiative débouchera effectivement sur la convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée.

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