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BAD : 15 millions de dollars pour les entreprises nord-africaines en forte croissance

24. August 2026 um 14:58

Le Groupe de la Banque africaine de développement vient d’approuver un investissement de 15 millions de dollars dans le fonds RMBV North Africa Fund III, confirmant sa volonté d’accompagner les entreprises en forte croissance de la région.

L’opération prend une dimension plus large grâce à un apport de 20 millions de dollars de l’institution italienne de financement du développement, la Cassa Depositi e Prestiti, mobilisé via la Plateforme pour la croissance et la résilience en Afrique (GRAf), un dispositif né du partenariat entre Rome et la BAD dans le cadre du Plan Mattei. Au total, l’enveloppe conjointe atteint donc 35 millions de dollars.

Un fonds ciblé pour les ETI et PME nord-africaines

Née de la transformation d’Abraaj North Africa, RMBV est aujourd’hui une société de gestion indépendante dédiée au capital-investissement, couvrant l’ensemble de la région (Égypte, Tunisie, Maroc, Algérie). Son troisième fonds cible en priorité les entreprises de taille intermédiaire et les PME à forte croissance, avec une attention particulière portée aux secteurs qui touchent concrètement le quotidien des populations locales. L’accompagnement promis va bien au-delà du simple financement et englobe : gestion, stratégie et gouvernance, dans une logique de création d’emplois pérennes à l’échelle régionale.

Impact sur l’entrepreneuriat en Tunisie

Pour les PME et ETI tunisiennes en quête de financement de croissance, ce type de véhicule offre une alternative au crédit bancaire classique, avec un accompagnement stratégique en prime. L’implication croissante d’institutions comme la BAD et la CDP dans la région confirme également l’intérêt des bailleurs internationaux pour l’écosystème entrepreneurial nord-africain, un signal positif pour les porteurs de projets locaux en recherche de partenaires financiers.

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La Tunisie et la Belgique misent sur les investissements pour changer d’échelle

21. August 2026 um 10:59

La Tunisie veut attirer davantage d’investissements belges. Le sujet était au cœur de la rencontre, jeudi 20 août, à Tunis, entre le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti et le nouvel ambassadeur de Belgique en Tunisie, Jan De Pauw.

La demande intervient alors que la présence économique belge est déjà bien installée. Selon les statistiques FIPA 2025 citées par l’ambassade de Belgique en Tunisie, 222 investissements belges sont actuellement recensés dans le pays. Ils représentent plus de 19 200 emplois. La Belgique figure ainsi parmi les principaux investisseurs étrangers en Tunisie en nombre d’entreprises, d’emplois créés et d’investissements directs étrangers.

L’enjeu pour Tunis est désormais de faire progresser cette présence. Lors de l’entretien, Mohamed Ali Nafti a appelé à accroître le volume des investissements belges et à renforcer les échanges dans les secteurs d’intérêt commun. Il a également insisté sur l’importance de multiplier les visites bilatérales de haut niveau pour faire émerger de nouveaux projets. Cette coopération ne se limite pas à l’industrie. Les relations entre les deux pays couvrent également le commerce, l’enseignement supérieur, la culture et le tourisme. Chaque année, la Tunisie accueille autour de 100 000 visiteurs belges.

Le prochain enjeu sera aussi de voir dans quels secteurs cette coopération peut se développer. Une mission économique wallonne est notamment annoncée en Tunisie en décembre 2026 avec un intérêt pour des secteurs comme l’eau, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, le stockage, les déchets et l’environnement. Cette orientation donne un aperçu des domaines où de nouveaux partenariats pourraient se développer.

La mobilité constitue un autre volet de la discussion. Le ministre tunisien a appelé à renforcer la coopération en matière de mobilité humaine “dans les deux sens”. Derrière cette formule se trouvent notamment les questions liées aux compétences, aux études et aux parcours professionnels entre les deux pays. Selon le communiqué, pour le nouvel ambassadeur belge, l’objectif est désormais d’élargir les domaines de coopération et de faire évoluer les relations bilatérales vers un partenariat qualifié de “stratégique”.

Après plus de 7 décennies de relations diplomatiques, le sujet n’est donc plus seulement de maintenir les liens existants. Pour Tunis, l’enjeu est désormais de convertir une présence belge déjà significative en davantage d’investissements, de projets et d’emplois.

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Budget 2027: quels projets passeront vraiment?

20. August 2026 um 09:07

Le gouvernement prépare un budget 2027 qui veut faire davantage de place à l’investissement. Mais le signal le plus intéressant du Conseil ministériel tenu mercredi à La Kasbah n’est pas la liste des secteurs prioritaires. Il se trouve dans la méthode annoncée. En effet, les projets devront être sélectionnés en fonction de leur maturité, de leur faisabilité financière et de leur impact socioéconomique. 

Pour les entreprises et les investisseurs, c’est un point à suivre. Car entre une priorité inscrite dans un document de politique publique et un projet effectivement financé, l’écart peut être important. Le gouvernement semble vouloir réduire cet écart en privilégiant les projets suffisamment préparés pour passer rapidement à l’exécution. Cette orientation concerne d’abord l’investissement public, mais elle peut aussi avoir un effet sur l’investissement privé. Les infrastructures, l’énergie, l’eau ou encore la transformation numérique constituent en effet des conditions nécessaires au développement de nombreuses activités. La question sera donc moins de savoir quels secteurs sont déclarés prioritaires que de voir quels projets seront effectivement retenus et à quel rythme ils seront réalisés. L’énergie constitue l’un des dossiers où cet enjeu est particulièrement visible. En outre, la volatilité des prix des hydrocarbures expose directement les équilibres extérieurs et les coûts de l’économie. Qui plus est, l’accélération de la transition énergétique et le renforcement de la production nationale apparaissent ainsi comme des choix qui dépassent la seule politique énergétique. Ils touchent aussi la compétitivité des entreprises et la prévisibilité de leurs coûts. Même logique pour l’eau et l’agriculture. Le gouvernement veut renforcer la souveraineté alimentaire et hydrique. Pour les acteurs économiques, l’enjeu est très concret: sécuriser les ressources nécessaires à la production et réduire l’exposition aux aléas extérieurs. Les résultats dépendront toutefois des projets qui seront retenus et des moyens qui leur seront consacrés. Le numérique et l’intelligence artificielle figurent également parmi les orientations du prochain budget. Là encore, la question centrale sera celle du passage de l’intention à l’exécution. La dépêche ne précise ni les enveloppes prévues ni les applications ciblées. Il est donc encore trop tôt pour mesurer l’impact de cette priorité sur les entreprises, notamment sur leur accès aux infrastructures numériques ou aux dispositifs d’accompagnement. Le même principe vaut pour les entreprises publiques. Leur réforme et la modernisation de leur gouvernance restent parmi les sujets annoncés. Pour le secteur privé, leur évolution peut avoir des conséquences sur la qualité de certains services, les relations avec les fournisseurs et, plus largement, sur le fonctionnement de plusieurs marchés. Mais les modalités de cette réforme ne sont pas encore précisées. 

Ces choix arrivent dans une économie qui a enregistré une croissance de 2,4% au premier semestre 2026. La reprise agricole, les industries mécaniques et électriques, le tourisme et les investissements directs étrangers ont contribué à cette progression. Le taux de chômage a également reculé à 14,9%, contre 15,3% un an auparavant. Ces chiffres donnent au gouvernement un contexte un peu plus favorable pour préparer 2027. Ils ne signifient pas pour autant que les marges de manœuvre sont larges. L’économie reste exposée au ralentissement mondial, aux tensions géopolitiques et aux fluctuations des prix de l’énergie. C’est pourquoi le projet de budget sera surtout jugé sur ses arbitrages. Les orientations sont désormais posées. Reste à savoir combien de projets pourront être financés, dans quels secteurs et selon quel calendrier.

Pour les entreprises, c’est cette deuxième étape qui sera déterminante. Le projet de loi de finances permettra de voir si les priorités annoncées se traduisent par de nouvelles opportunités d’investissement, des projets publics effectivement lancés ou des moyens supplémentaires accordés aux secteurs considérés comme stratégiques.

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Retards de paiement : la FTAPME presse l’État de régler les créances des PME

30. Juni 2026 um 10:14

La Fédération tunisienne des artisans et petites et moyennes entreprises (FTAPME) hausse une nouvelle fois le ton. Dans un communiqué publié lundi 29 juin 2026, elle dénonce la persistance des retards de paiement de plusieurs entreprises et établissements publics envers leurs fournisseurs, malgré l’exécution des prestations et le respect des procédures contractuelles. L’organisation estime que...

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PME : Mehdi Barbouch dénonce une « asphyxie » fiscale et la concurrence du marché parallèle

18. Juni 2026 um 10:28

La pression fiscale, la contrebande, les retards de paiement de l’État et les difficultés d’accès au financement menacent la survie d’une partie croissante des petites et moyennes entreprises tunisiennes. C’est le constat dressé par le président de la Fédération tunisienne des artisans et petites et moyennes entreprises (FTAPME), Mehdi Barbouch, qui a alerté sur la...

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« Citoyen superviseur » : la FTAPME veut faire des citoyens les contrôleurs de l’administration

15. Juni 2026 um 13:34

La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (FTAPME) appelle à la mise en place d’une plateforme numérique et d’une application mobile baptisées « Citoyen superviseur ». Dans un communiqué publié dimanche 14 juin 2026, l’organisation estime que cet outil permettrait aux citoyens, aux artisans et aux chefs d’entreprise de signaler les...

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