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Blockchain: les talents de l’INSAT s’imposent à l’international

17. August 2026 um 15:05

Les étudiants de l’Institut national des sciences appliquées et de technologie (INSAT) se sont distingués dans le cadre du programme international «Deep Dive into Blockchain 2026», qui a réuni des étudiants et des talents issus de plus de 65 pays. Cette participation a donné lieu à plusieurs performances tunisiennes dans différentes étapes du programme.

Rayan Hanfi et Amna Salmi ont décroché la première place en Afrique du Sud, tandis que Maryem Ouertani s’est classée quatrième à Zurich, en Suisse. La participation tunisienne s’est également distinguée à travers Anas Souaidi, sélectionné pour prendre part à l’encadrement et à l’enseignement dans le cadre du programme à Zurich.

Ces résultats témoignent du niveau des étudiants tunisiens dans un domaine technologique spécialisé. Ils illustrent également leur capacité à se mesurer à des participants venus de nombreux pays dans le cadre d’un programme consacré à la blockchain.

Une dynamique de valorisation des compétences scientifiques et technologiques tunisiennes

La performance de l’INSAT s’inscrit ainsi dans une dynamique de valorisation des compétences scientifiques et technologiques tunisiennes. La blockchain, au même titre que d’autres technologies numériques, constitue un domaine dans lequel la formation et l’exposition à des programmes internationaux peuvent permettre aux jeunes talents de développer leur expertise et de se confronter à des environnements technologiques internationaux.

 

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Métro de Sfax: la BAD intervient, le projet reprend vie

17. August 2026 um 14:49

Publié le 22 juillet dernier par la Banque africaine de développement, l’appel à manifestations d’intérêt pour recruter le futur bureau d’études du métro de Sfax est clôturé ce lundi 17 août, à 16h00 GMT. Le cabinet retenu interviendra pendant dix à douze mois, entre la mi-octobre 2026 et la mi-août 2027, d’après la fiche de poste diffusée par la banque, pour remettre à jour l’ensemble des paramètres techniques, économiques et financiers de la première tranche de la ligne T1.

Un don accordé par le Fonds de développement urbain et municipal, l’un des instruments gérés par la BAD, couvre le coût de cette étude préparatoire. Onze années se sont écoulées depuis la création, en juillet 2015, de la Société du métro léger de Sfax (SMLS), sans que le projet n’ait basculé dans sa phase opérationnelle.

Le nerf de la guerre: convaincre un partenaire privé

Le mandat du futur consultant dépasse la simple mise à jour de chiffres anciens. Il faudra revisiter les projections de fréquentation, chiffrer la viabilité économique de la ligne et vérifier que son financement reste supportable pour les finances publiques, tout en reprenant les estimations de dépenses liées à la construction et à l’exploitation.

Un modèle financier devra ensuite permettre de comparer différentes formules de montage contractuel. Le cabinet sera aussi chargé d’un travail de prospection auprès des acteurs privés susceptibles de s’engager dans le projet, avant d’accompagner la SMLS et les autorités dans le choix définitif du schéma de partenariat, puis dans la constitution des documents de mise en concurrence, dossiers de consultation, ébauches de contrats et règles du dialogue avec les candidats compris.

Ce schéma de PPP avait pourtant déjà reçu deux feux verts institutionnels, celui de l’Instance générale de partenariat public-privé fin 2021, puis celui du ministère des Finances au milieu de l’année 2022, sans que la question centrale, la répartition des coûts et des risques entre l’État et l’opérateur privé, n’ait depuis été tranchée.

Un réseau de 70 km pour désengorger le Grand Sfax

Le futur métro s’inscrit dans le cadre d’un projet de transport collectif plus large pour l’agglomération: à terme, deux lignes de tramway complétées par trois lignes de bus à haut niveau de service doivent couvrir près de 70 kilomètres. La section prioritaire, elle, ne représente que 13,5 kilomètres, entre le centre-ville et Chihiya.

L’enjeu démographique n’est pas marginal: le gouvernorat rassemblait 1 047 468 habitants fin 2024, d’après l’Institut national de la statistique et la zone visée par le projet couvre sept communes totalisant plus de 500 000 habitants, selon la BAD. Dans ce périmètre, les transports collectifs ne captent plus qu’environ un cinquième des trajets motorisés, l’essentiel se faisant en voiture particulière ou en taxi.

Impact sur l’écosystème économique sfaxien

Ce nouveau round d’études illustre une contrainte récurrente des grands projets d’infrastructure tunisiens: la validation politique d’un montage en PPP ne suffit pas à enclencher le financement tant que le modèle économique et le partage des risques ne sont pas précisés pour l’investisseur privé.

Le volet prospection confié au futur consultant est à ce titre déterminant, car il conditionnera l’appétit effectif des bailleurs et opérateurs internationaux pour le dossier. Pour l’écosystème économique sfaxien, un projet de cette ampleur – mobilité, BTP, ingénierie, services associés – représente un potentiel significatif s’il aboutit, mais le calendrier publié par la BAD suggère que les conditions d’un passage aux travaux ne seront pas réunies avant l’été 2027 au plus tôt.

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Legatum Prosperity Index 2026 : 75e sur 161 pays, la Tunisie devance ses voisins nord-africains

17. August 2026 um 13:49

La Tunisie occupe la 75e place sur 161 pays au Legatum Prosperity Index 2026, publié annuellement depuis 2007 par l’institut britannique Legatum Institute. Sur les cinq autres pays nord-africains couverts par l’étude, aucun ne fait mieux : le Maroc arrive juste derrière (76e), suivi de l’Algérie (83e), puis, avec un écart plus marqué, la Libye, (115e), l’Égypte (120e) et le Soudan, dernier de la zone (152e).

Le pays n’a toutefois jamais retrouvé son meilleur classement historique, la 66e place, obtenue en 2017 ; depuis, sa position s’est progressivement dégradée, sans que ses voisins régionaux ne parviennent pour autant à le dépasser.

Une économie moyennement industrialisée

Le rapport situe l’économie tunisienne dans la catégorie des économies moyennement industrialisées, avec un produit intérieur brut qui franchit le seuil des 51 milliards de dollars. Le pays compte 12,4 millions d’habitants, sur un territoire bordé de 1 200 kilomètres de côtes donnant sur la Méditerranée.

Côté échanges extérieurs, l’huile d’olive, les dattes, le textile et les machines électriques constituent les points forts à l’exportation ; à l’inverse, le pays reste dépendant de l’étranger pour son blé, ses produits pétroliers raffinés, son gaz naturel et une partie de son parc automobile importé.

Un point repère pour l’investissement et l’entrepreneuriat

Ce classement, construit à partir d’indicateurs socio-économiques et institutionnels, offre un point de repère utile pour situer l’attractivité relative de la Tunisie face à ses voisins régionaux, sans pour autant refléter une dynamique récente favorable.

Pour les investisseurs et les porteurs de projets, la lecture par filière reste plus parlante que le rang global : la base exportatrice existante, huile d’olive, dattes, textile, machines électriques, dessine des secteurs déjà structurés autour desquels de nouvelles capacités de production ou de transformation pourraient se greffer.

La dépendance aux importations énergétiques et céréalières, elle, continue de peser sur les équilibres macroéconomiques et, par ricochet, sur le climat dans lequel s’inscrivent les décisions d’investissement.

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Intentions d’investissement dans l’industrie: un second semestre 2026 en or se profile à l’horizon

17. August 2026 um 12:04

Chaque semestre depuis 2001, l’Institut national de la statistique interroge un échantillon d’industriels tunisiens sur leurs intentions d’investissement; sa dernière campagne, menée en mai 2026 auprès de 1 085 entreprises, débouche sur le chiffre le plus élevé depuis six ans.

L’indicateur retenu, un solde compris entre -100 et +100, oppose simplement le pourcentage de patrons qui disent vouloir investir davantage à celui qui annonce une baisse: ce n’est donc pas une somme en dinars ou un nombre de projets lancés, mais une orientation d’ensemble. Pour le second semestre 2026, ce solde attendu atteint 26 points, à un cran seulement du plafond historique de la série, 27 points, touché au premier semestre 2020. Le semestre en cours, lui, s’est soldé avec 24 points, contre 21 au second semestre 2025.

Des prévisions historiquement fiables

L’image du patron toujours trop optimiste ne résiste pas à l’examen des chiffres. En comparant treize semestres de prévisions à leur résultat effectif, l’INS observe que les industriels ont plutôt tendance à se sous-estimer: la réalité a surpassé l’annonce dans huit cas, l’a rejointe une fois, et n’est restée en retrait que quatre fois sur treize.

L’exemple le plus frappant remonte au premier semestre 2025: une prévision timide de 8 points s’est finalement traduite par un solde de 18, plus du double de ce qui était attendu. Un seul épisode fait exception: au premier semestre 2020, les patrons tablaient eux aussi sur un solde exceptionnel, 27 points, mais le résultat a chuté à -3 sous l’effet de l’irruption soudaine de la pandémie, un choc que personne n’avait vu venir.

Ce que cela signifie pour l’investissement

Ce niveau de confiance, statistiquement fiable hors choc majeur, constitue un signal favorable pour ceux qui envisagent d’investir ou de créer une activité industrielle en Tunisie au second semestre.

La tendance touche l’ensemble du tissu manufacturier, ce qui suggère un climat des affaires porteur plutôt qu’un phénomène isolé à quelques grands groupes. Pour les porteurs de projets, cette dynamique peut faciliter l’accès au financement et aux partenariats, les bailleurs et investisseurs s’appuyant généralement sur ce type d’indicateur.

Elle n’élimine cependant pas le risque conjoncturel: la seule variable historiquement capable de démentir cette estimation reste un choc externe, économique, géopolitique ou sanitaire, indépendant de la volonté des industriels eux-mêmes.

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Bourse de Tunis: les dominants dominent, le marché toujours aussi limité

17. August 2026 um 10:38

Les sociétés cotées à la Bourse de Tunis ont vu leurs revenus cumulés grimper à 12,7 milliards de dinars au premier semestre 2026, contre 12,2 milliards un an plus tôt, soit +4,2%!

Sur les 71 valeurs de la cote, seules 46 avaient publié leurs indicateurs au moment du bilan, mais cela suffit à dessiner la tendance: le Tunindex 20, à lui seul, capte 8,5 milliards de dinars, près des deux tiers du total, avec une progression de 4,4%.

Télécoms et assurances tirent la cote

Au total, six secteurs sur neuf sont dans le vert. Les télécoms filent en tête avec +23,3%, devant les sociétés financières (+6%). Côté sous-secteurs, les assurances dominent (+9,8%), suivies des biens et services industriels (+7%). À l’inverse, la chimie s’effondre de 33,6% et les matériaux de base reculent de 13,2%.

Derrière ces performances, la concentration au niveau des résultats saute aux yeux. Poulina Group Holding réalise à lui seul 2 118 millions de dinars, en hausse de 7,9%, soit près du triple du deuxième du classement, la BIAT. Les douze banques cotées cumulent 3 786 MDT de produit net bancaire (+4,9%), mais cinq d’entre elles en captent 64%. Amen Bank se démarque avec la meilleure progression (+17,7%), quand la STB affiche la seule performance négative parmi les grandes banques, avec un recul de 10,5%. Sur le marché, le Tunindex bondit de 47,69% sur six mois, contre 16,31% un an plus tôt.

Ce que cela dit pour l’investissement et l’entrepreneuriat

Cette progression masque une réalité structurelle: la croissance des revenus se loge presque entièrement chez les acteurs déjà dominants, holdings diversifiés, banques et grande distribution. Pour les investisseurs, cela confirme la profondeur limitée de la cote tunisienne, où quelques valeurs concentrent l’essentiel de la performance et donc du risque en cas de retournement sectoriel.

Pour l’entrepreneuriat, la dynamique positive de secteurs comme les télécoms, les assurances ou les biens industriels peut signaler des niches de croissance où de nouveaux acteurs pourraient se positionner, notamment dans les segments encore peu représentés à la cote. Elle souligne également, en creux, la difficulté des petites et moyennes valeurs à peser dans un marché où l’information financière reste elle-même inégalement disponible.

 

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Tunisie / Balance commerciale : l’huile d’olive contre le pétrole

14. August 2026 um 14:39

À fin juillet 2026, le déficit commercial tunisien atteint 14,96 milliards de dinars, contre 11,90 milliards un an plus tôt : un écart qui se creuse de plus de 3 milliards de dinars en l’espace de douze mois, malgré des exportations en nette croissance.

La facture énergétique, toujours en cause

L’énergie explique l’essentiel de cet écart. Le déficit du secteur passe de 6,04 à 7,95 milliards de dinars sur un an, dans un contexte où les achats énergétiques à l’étranger ont grimpé de plus d’un tiers (+35,7%). Cette poussée tire mécaniquement l’ensemble des importations vers le haut : elles atteignent 55,60 milliards de dinars, en progression de 13,7%. Les matières premières et demi-produits pèsent eux aussi lourdement dans la balance, avec un déficit de 3,77 milliards de dinars, devançant les biens d’équipement (2,63 milliards). À l’export, les mines, phosphates et dérivés cèdent 11,9%, et le textile-habillement recule de 3,6%.

Les exportations résistent

Le bilan n’est pas uniforme pour autant. Les recettes d’exportation grimpent de 9,9% pour s’établir à 40,64 milliards de dinars, un mouvement porté par trois moteurs : les industries mécaniques et électriques, en hausse de 10,5%, l’agroalimentaire, qui bondit de 22,9%, et l’énergie, qui progresse de plus de moitié (+53,3%). L’huile d’olive illustre bien cette embellie : ses ventes gagnent plus d’un milliard de dinars en un an, atteignant 3,59 milliards contre 2,51 milliards. Le secteur alimentaire dans son ensemble termine ainsi sur un excédent d’un milliard de dinars. Signe que le déséquilibre reste avant tout d’origine énergétique, le déficit hors énergie ne dépasse pas 7,01 milliards de dinars. L’Europe demeure de loin le premier client de la Tunisie, absorbant 70,4% de ses ventes, avec des marchés français, italien et allemand en croissance. Reste un constat qui pèse sur l’ensemble de la balance : le rythme des achats à l’étranger dépasse celui des ventes tunisiennes.

Ce que cela signifie pour l’investissement

Cette configuration renforce l’attrait des filières exportatrices à forte valeur ajoutée, agroalimentaire, mécanique et électrique notamment, dont la croissance dépasse la moyenne nationale et qui restent naturellement attractives pour les capitaux tournés vers l’export. À l’inverse, l’ampleur persistante du déficit énergétique confirme le potentiel d’investissement dans les projets de production locale d’énergie et d’efficacité énergétique, susceptibles à terme d’alléger la facture des importations et d’ouvrir des opportunités entrepreneuriales dans un secteur en pleine mutation.

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Agroécologie et santé des sols: l’APIA cible les micro-PME prometteuses

14. August 2026 um 11:10

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) lance un appel à candidatures pour dénicher des micro, petites et moyennes entreprises tunisiennes actives dans l’agroécologie et la santé des sols.

Cet appel à candidatures cible les MPME installées depuis quatre ans au minimum sur le territoire tunisien, dès lors qu’elles portent une offre; conseil, produit ou service en rapport avec l’agroécologie ou la santé des sols. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 30 août 2026 pour déposer leur candidature via un formulaire en ligne. Pas de place pour les jeunes pousses, donc: l’ancienneté fait partie des critères de sélection.

Un accompagnement sur plusieurs volets

Derrière cette sélection, l’APIA vise à repérer des structures économiques qui sortent du lot pour ensuite muscler leurs compétences techniques, managériales et commerciales. L’accompagnement doit aussi ouvrir de nouveaux débouchés à leurs activités, faciliter les mises en relation entre acteurs du secteur et donner de la visibilité aux initiatives qui pèsent sur la durabilité des systèmes agricoles tunisiens.

Le projet Soil Matters, un financement allemand à la clé

Cette initiative s’inscrit dans le projet «Soil Matters», programmé sur trois ans et dix mois, de mai 2025 à juin 2028, avec une enveloppe de 2,3 millions € apportée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). Sa mise en œuvre revient à la coopération allemande GIZ, qui travaille main dans la main avec l’APIA; le tout sous la supervision du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Une passerelle vers l’investissement agricole

Ce type de dispositif ouvre une fenêtre concrète pour les investisseurs et porteurs de projets tournés vers l’agritech et l’économie verte. En ciblant des MPME expérimentées et bien rodées plutôt que de simples porteurs d’idées, le programme réduit le risque pour d’éventuels partenaires financiers et facilite l’accès à des marchés encore peu structurés en Tunisie, comme celui des solutions dédiées à la santé des sols. Pour les entrepreneurs du secteur agricole, c’est aussi l’occasion de professionnaliser leur offre avec un appui technique externe, sans dilution de capital.

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Les opérateurs tunisiens de fruits et légumes au carrefour mondial des produits frais

12. August 2026 um 15:10

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) ouvre les candidatures pour la participation tunisienne au salon Fruit Attraction 2026, qui se tiendra du 6 au 8 octobre à Madrid. Un rendez-vous que les entreprises du secteur ont intérêt à ne pas rater : les places sont comptées, et attribuées dans l’ordre de réception des dossiers de participation.

L’annonce, publiée sur la page officielle de l’Agence, cible en priorité les entreprises tunisiennes de production, de transformation et d’exportation de fruits et légumes, ainsi que les prestataires de services rattachés à cette filière. L’objectif est double : donner de la visibilité aux produits agricoles tunisiens sur un marché européen déjà central pour les exportateurs du pays et permettre aux opérateurs de nouer de nouveaux contacts commerciaux.

Fruit Attraction compte parmi les rendez-vous les plus convoités du secteur des fruits et légumes à l’échelle mondiale. L’événement rassemble à chaque édition des représentants de plus d’une centaine de pays ; exposants, acheteurs, distributeurs, et fait aussi office de vitrine pour suivre de près les dernières innovations technologiques et commerciales de la filière.

Une porte d’entrée vers de nouveaux marchés pour les exportateurs tunisiens

Pour les entreprises agricoles tunisiennes, ce type de salon dépasse la simple opération de communication : c’est un accélérateur concret d’exportation. Rencontrer directement des importateurs et distributeurs étrangers permet souvent de décrocher des contrats qu’un démarchage classique n’aurait pas permis d’atteindre, et de tester la demande sur de nouveaux marchés au-delà de l’Europe.

En ce qui concerne les PME du secteur agroalimentaire, encore trop souvent absentes de ce type de plateforme faute de moyens ou de réseau, une participation collective organisée par l’APIA réduit le coût d’entrée et facilite l’accès à ces opportunités commerciales.

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Export / Produits forestiers : une nouvelle exigence réglementaire, un mal pour un bien

12. August 2026 um 14:50

La Direction générale des forêts et la Direction générale de la santé végétale viennent de siffler la fin de la récréation pour les opérateurs informels spécialisés en produits forestiers : depuis lundi, une attestation d’origine et de stock est exigée avant tout envoi à l’étranger.

Cette mesure, annoncée dans un communiqué conjoint des deux directions, s’applique à toutes les cargaisons de produits forestiers destinées à l’export. Le document doit mentionner deux informations précises : la quantité exportée et le numéro de la facture correspondante. Les agents chargés de la santé végétale l’exigeront systématiquement lors de la vérification des papiers des cargaisons, au moment où celles-ci franchissent la frontière.

Une traçabilité renforcée, un signal pour les opérateurs du secteur

Cette nouvelle exigence administrative répond visiblement à un besoin de mieux tracer l’origine des produits forestiers qui quittent le territoire, une préoccupation logique et qui ne date pas d’hier face aux risques de prélèvement non contrôlé sur les ressources naturelles.

Pour les exportateurs déjà en règle, la contrainte reste limitée : il s’agit d’un document de plus dans le dossier, à obtenir en amont auprès de la DGF. Néanmoins, cette exigence pourrait aussi jouer en leur faveur, en assainissant le marché et en écartant les opérateurs informels qui tirent les prix vers le bas ; une meilleure traçabilité peut, à terme, rassurer les acheteurs étrangers sur la légalité et la régularité des approvisionnements tunisiens.

Les entreprises concernées peuvent se rapprocher des deux directions concernées pour toute question sur cette nouvelle exigence réglementaire.

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BCT : un nouveau système d’information pour des crédits mieux calibrés

12. August 2026 um 14:27

La Banque centrale de Tunisie a mis en ligne, sur son site officiel, un appel d’offres international pour créer et mettre en place une nouvelle plateforme dédiée à la centralisation des informations de crédit. Objectif : muscler la stabilité financière et affiner le suivi des risques bancaires, aussi bien à l’échelle globale qu’au niveau de chaque établissement.

Le projet vise à faire évoluer l’actuel dispositif de collecte d’informations sur les crédits vers une version plus complète. La future plateforme centralisera des données bien plus détaillées qu’aujourd’hui : contrats de prêt, situation financière des emprunteurs, données comptables, de quoi donner à la BCT une vision beaucoup plus fine de la qualité du crédit dans le système bancaire tunisien.

Un cahier des charges strict pour les candidats

Les entreprises intéressées devront déposer un dossier solide : garantie bancaire provisoire de 50 000 dinars (ou son équivalent en devises pour les sociétés non-résidentes), déclaration sur l’honneur écartant toute procédure de faillite ou de redressement judiciaire, certificat de situation fiscale à jour et extrait du Registre national des entreprises.

Les candidatures en groupement devront, elles, s’accompagner d’un document liant solidairement tous les membres autour d’un chef de file désigné, dûment signé et cacheté par chacun d’eux. Quant aux sociétés étrangères non établies en Tunisie, elles devront présenter soit un certificat original prouvant qu’elles ne sont pas visées par une faillite ou un redressement judiciaire, soit un document équivalent émis par les autorités compétentes de leur pays d’origine.

Un outil clé pour muscler l’accès au crédit des entreprises

Au-delà de sa dimension technique, cette nouvelle centrale des risques peut avoir un effet direct sur le financement de l’économie. Une base de données de crédit plus riche et plus fiable permet aux banques d’évaluer plus précisément le risque de chaque emprunteur, entreprise comme particulier, et donc, potentiellement, d’ajuster leurs conditions de financement en conséquence.

Pour les PME et les porteurs de projets, souvent pénalisés par une évaluation approximative de leur solvabilité, un système d’information de crédit plus complet pourrait à terme faciliter l’accès à des financements mieux calibrés, tout en réduisant le risque global pris par les établissements prêteurs. L’impact réel de cette nouveauté dépendra de la manière dont cette information enrichie sera exploitée par les banques.

 

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Entrepreneuriat féminin: un nouveau dispositif qui met fin au parcours du combattant

12. August 2026 um 12:46

Le ministère de la Famille lance un programme de douze mois pour centraliser tout ce dont une porteuse de projet a besoin: financement, formation et accompagnement. Objectif affiché: rendre le parcours entrepreneurial féminin plus lisible, de la genèse de l’idée du projet jusqu’à sa concrétisation.

Jusqu’ici, une femme qui voulait lancer son projet devait souvent gérer plusieurs procédures séparément avec une multitude d’organismes, banques de micro-crédit, centres de formation professionnelle, agences pour l’emploi et associations locales. C’est précisément ce cloisonnement que ce dispositif entend casser, en réunissant l’ensemble de ces acteurs autour d’un même dossier.

Un accompagnement de bout en bout

Concrètement, le dispositif en question prévoit un protocole d’ingénierie d’affaires complet: de l’idée brute du projet à l’étude de faisabilité, puis l’accès à des lignes de crédit préférentielles et enfin un volet marketing et gestion pour tenir dans la durée. Pour une entrepreneure débutante, souvent freinée par le manque de garanties bancaires ou de réseau, ce type d’appui structuré peut carrément faire la différence entre un projet qui reste sur le papier et un projet qui se concrétise.

Une couverture territoriale qui compte

Le programme cible en priorité les zones rurales et les délégations de l’intérieur, via les structures associatives locales, un point clé de cette initiative, puisque l’isolement géographique reste l’un des principaux freins à l’entrepreneuriat féminin hors des grands centres urbains. Il faudra, par la suite, s’assurer, sur les douze mois annoncés, que la coordination entre les différents intervenants tient ses promesses sur le terrain.

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Financements privés: ce que la Tunisie doit corriger pour mieux irriguer ses PME

12. August 2026 um 09:50

L’Afrique a capté près de 30% des financements privés mobilisés dans le monde par la finance publique de développement entre 2021 et 2024, selon l’OCDE. La Tunisie en a profité, mais à dose homéopathique, 137,6 millions de dollars par an en moyenne, contre 1,52 milliard pour le Maroc et 1,67 milliard pour l’Égypte.

Le «Private Finance Mobilisation Report 2026» le confirme: le continent a mobilisé 19,7 milliards de dollars par an en moyenne sur la période, mais la répartition reste très inégale. La Tunisie oscille entre 46 millions (2022) et 174 millions (2021), pour une moyenne de 137,6 millions; elle se classe troisième au Maghreb, devant l’Algérie (52 millions par an) et la Libye.

Un potentiel encore sous-exploité pour les PME

Ces mécanismes – garanties, prêts syndiqués, financements mixtes – réduisent en théorie le risque pour les investisseurs et peuvent débloquer des financements privés que les banques locales hésiteraient à accorder seules. Près de 40% des financements mobilisés en Afrique sur la période ont concerné des projets climatiques, un axe porteur pour les PME tunisiennes actives dans les énergies renouvelables, l’eau ou l’industrie. Mais le faible volume mobilisé et sa forte volatilité d’une année à l’autre trahissent une dépendance à quelques opérations ponctuelles, plutôt qu’un flux de projets suffisamment large et régulier.

Élargir le pipeline plutôt que courir après les gros montages

Pour combler l’écart, la Tunisie gagnerait à structurer davantage de dossiers finançables en amont, plutôt qu’à compter sur un ou deux montages exceptionnels. Un accompagnement technique des porteurs de projets, notamment les PME, dans les secteurs déjà identifiés comme prioritaires faciliterait leur bancabilité auprès des bailleurs. L’enjeu n’est pas seulement de capter plus d’argent, mais de transformer ces mécanismes en véritable canal d’accès au capital pour les entreprises tunisiennes.

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IA : pourquoi les entreprises tunisiennes peinent à franchir le cap

10. August 2026 um 13:31

Une récente étude nationale consacrée à la transformation numérique des entreprises tunisiennes met en évidence un important retard de préparation quant à la mise en place des outils technologiques relatifs à l’Intelligence Artificielle (IA).

Cette étude a débouché sur la note d’analyse n° 78 de l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Études Quantitatives, publiée en mai 2026.

Ce document s’appuie sur une enquête réalisée auprès de 1 208 entreprises et d’près ses résultats, 92 % des entreprises tunisiennes n’ont pas encore atteint un niveau de maturité numérique suffisant pour mener seules une transformation avancée en termes d’IA.

Pour les entreprises tunisiennes, le problème ne se résume pas à l’achat ou à l’acquisition d’outils d’intelligence artificielle. L’utilisation de ces outils nécessite, en effet, des données exploitables, des processus digitalisés, des infrastructures adaptées et des collaborateurs disposant des compétences nécessaires. La transformation numérique devient ainsi un sujet directement lié à l’organisation et aux choix stratégiques de l’entreprise.

Un marché pour les entreprises spécialisées

Ce retard, aussi contraignant et pénalisant qu’il soit, peut, néanmoins, constituer une opportunité pour les acteurs capables d’accompagner les entreprises dans leur transformation : conseil, formation, développement de logiciels, automatisation ou intégration de solutions numériques.

Pour les entrepreneurs tunisiens, l’idée est d’identifier les besoins encore insuffisamment couverts et de proposer des solutions adaptées aux réalités des entreprises. Ces dernières doivent, ainsi, préparer leur organisation avant de multiplier les usages de l’intelligence artificielle et de les banaliser au sein de leurs structures.

L’enjeu dépasse le simple usage d’une nouveauté technologique : la maturité numérique devient progressivement un facteur de compétitivité et de performance managériale.

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Tunisie – Inde : quelles opportunités pour les entreprises tunisiennes ?

10. August 2026 um 11:00

La Tunisie accueillera, le 20 août 2026 à Tunis, un forum d’affaires tuniso-indien consacré au renforcement des relations économiques entre les deux pays. Pour les entreprises tunisiennes, ce rendez-vous constitue une occasion d’explorer de nouveaux partenariats commerciaux et d’investissement avec un marché indien aux perspectives importantes.

L’enjeu dépasse toutefois la simple organisation d’un événement économique. Pour une entreprise tunisienne, l’ouverture vers l’Inde suppose d’identifier les secteurs dans lesquels une coopération peut créer de la valeur, mais aussi de déterminer si la coopération commerciale, industrielle ou technologique avec un partenaire indien répond réellement à ses besoins.

Cette approche rejoint les échanges engagés en janvier entre l’Agence de promotion de l’investissement extérieur et l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie. Les discussions avaient notamment identifié les technologies de l’information et de la communication, l’industrie pharmaceutique et les grands projets d’infrastructure parmi les domaines prioritaires de coopération.

Un marché à aborder avec une stratégie ciblée

Pour les entreprises tunisiennes, l’Inde peut donc être envisagée à la fois comme un marché commercial et comme une source potentielle de partenariats. La question est désormais de passer d’une logique de prospection à une démarche structurée : sélectionner les secteurs pertinents, identifier les partenaires et évaluer les projets susceptibles de déboucher sur une création de valeur durable.

Le forum du 20 août pourrait ainsi offrir aux entrepreneurs tunisiens un cadre pour transformer les discussions bilatérales en opportunités concrètes de coopération et d’investissement.

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Tunisie – Afrique : où se trouvent les prochaines opportunités pour les entreprises ?

10. August 2026 um 09:48

Les échanges commerciaux de la Tunisie avec le continent africain ont atteint 4,93 milliards de dollars en 2025, contre 4,64 milliards en 2024, d’après l’African Trade Report 2026 d’Afreximbank. Derrière cette progression, la marge de développement demeure importante et prometteuse pour les entreprises tunisiennes.

Le principal enjeu se situe en Afrique subsaharienne. Les échanges tunisiens avec cette partie du continent ne représentaient que 550 millions de dollars en 2024, dont 425 millions d’exportations tunisiennes. Afreximbank estime pourtant à plus de 500 millions de dollars le potentiel additionnel d’exportations tunisiennes vers cette région, notamment dans l’industrie, l’agroalimentaire et les biens intermédiaires.

Pour les entreprises tunisiennes, l’opportunité ne consiste donc pas à viser « l’Afrique » dans son ensemble. Le choix des marchés, l’identification des besoins locaux et la capacité de sécuriser la logistique et le financement deviennent déterminants. Ces deux derniers éléments figurent d’ailleurs parmi les conditions identifiées pour permettre à la Tunisie de mieux exploiter ce potentiel.

Un marché à conquérir avec méthode

Pour les entreprises tunisiennes, l’enjeu est désormais de transformer ce potentiel en contrats, partenariats et implantations. Les secteurs industriel, agroalimentaire et celui des biens intermédiaires apparaissent comme des terrains à examiner en priorité. L’expansion africaine peut ainsi devenir un véritable levier de croissance, à condition de partir d’une stratégie ciblée et méthodique plutôt que d’une approche générale du continent et des opportunités qu’il présente.

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E-commerce : les PME tunisiennes changent d’échelle

07. August 2026 um 14:27

Les consultations nationales destinées à préparer la Stratégie nationale du commerce électronique 2027-2031 ont été lancées en juin 2026 à Tunis. Cette démarche réunit des représentants des secteurs public et privé afin de définir les priorités du développement du commerce électronique en Tunisie, notamment en matière de paiement électronique, de protection du consommateur, de confiance dans les transactions numériques et d’évolution du cadre réglementaire.

Au-delà de cette initiative, une question se pose aux dirigeants d’entreprise : comment transformer le commerce électronique en véritable levier de croissance ? Pour les petites et moyennes entreprises, le digital ne constitue plus uniquement un canal de vente supplémentaire, mais un moyen de toucher de nouveaux clients, de valoriser leur offre et d’élargir leur présence sur le marché.

Le commerce électronique exige une véritable stratégie

Le développement du commerce électronique repose notamment sur des solutions de paiement adaptées, un environnement de confiance pour les transactions numériques et un cadre favorable à la protection du consommateur. Ces axes figurent parmi les priorités identifiées dans les travaux préparatoires de la future stratégie nationale.

Parallèlement, un programme porté par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), le Centre du commerce international et la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis prévoit d’accompagner 84 petites et moyennes entreprises tunisiennes dans le développement de leurs activités de commerce électronique et d’exportation numérique.

Une opportunité pour les entreprises tunisiennes

Le commerce électronique offre aujourd’hui des perspectives de développement à de nombreuses entreprises, qu’elles évoluent dans l’artisanat, le commerce, les services, l’agroalimentaire ou les industries créatives. Pour les dirigeants, l’enjeu est désormais d’intégrer durablement les outils numériques dans leur stratégie afin de renforcer leur compétitivité et d’accéder à de nouveaux débouchés.

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PME tunisiennes: l’Afrique, prochain marché de croissance?

07. August 2026 um 13:42

Le programme Qawafel, destiné à accompagner les PME et startups tunisiennes dans leur développement sur les marchés africains, illustre la volonté de renforcer l’internationalisation des entreprises tunisiennes. Ce dispositif vise à aider les entrepreneurs à identifier de nouvelles opportunités commerciales sur le continent et à structurer leur démarche d’exportation.

Pour les dirigeants de PME, l’enjeu ne consiste plus seulement à vendre à l’étranger, mais à construire une stratégie adaptée à chaque marché. L’accès aux pays africains nécessite une connaissance des besoins locaux, la recherche de partenaires fiables et une capacité à ajuster son offre aux spécificités économiques de chaque territoire.

L’export africain demande une stratégie de long terme

Les entreprises qui souhaitent se développer en Afrique doivent intégrer plusieurs paramètres: choix des marchés prioritaires, organisation logistique, réglementation, financement et accompagnement commercial.

Certains secteurs disposent d’un potentiel particulier, notamment l’agroalimentaire, les services, l’industrie, le numérique, la santé ou encore les solutions destinées aux entreprises. Une étude présentée dans le cadre de Qawafel a identifié un potentiel d’exportation inexploité estimé à 2,28 milliards de dollars vers 36 pays africains, notamment dans les machines électriques, le textile, l’agroalimentaire et les pièces automobiles.

De nouvelles opportunités pour les entreprises tunisiennes

Pour les PME tunisiennes, les marchés africains peuvent représenter un relais de développement, à condition d’adopter une approche structurée. L’objectif est de passer d’une logique d’export ponctuel à une véritable stratégie commerciale internationale.

Le développement de partenariats locaux, l’adaptation des produits et la connaissance des marchés ciblés seront des facteurs déterminants pour les entreprises souhaitant transformer ces opportunités en croissance durable.

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Les régions intérieures peuvent-elles devenir les nouveaux territoires d’implantation industrielle?

07. August 2026 um 12:26

Les investissements industriels dans les zones de développement régional ont fortement progressé au cours des quatre premiers mois de 2026. Selon les données de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), ils ont atteint 377,8 millions de dinars, contre 174,1 millions de dinars sur la même période en 2025, soit une hausse de 117%.

Cette évolution pose une question stratégique pour les entrepreneurs: les régions intérieures peuvent-elles devenir de nouveaux territoires d’implantation industrielle? Alors que les coûts et la disponibilité des ressources deviennent des critères importants dans les choix d’investissement, ces zones cherchent à renforcer leur attractivité auprès des porteurs de projets.

Un choix d’implantation qui devient stratégique

Pour une entreprise industrielle, le choix d’un site ne dépend plus uniquement de la proximité des grands centres économiques. L’accès au foncier, la disponibilité de compétences locales, les dispositifs d’accompagnement et la capacité à intégrer des chaînes de production constituent désormais des facteurs déterminants.

Les secteurs liés à l’agroalimentaire, aux industries mécaniques et électriques ou encore aux activités exportatrices peuvent trouver dans ces territoires des opportunités de développement, notamment pour les entreprises souhaitant renforcer leurs capacités de production.

Des opportunités pour les PME industrielles

La progression des investissements dans les régions intérieures représente également une opportunité pour les PME tunisiennes. Elle peut favoriser l’émergence de nouveaux fournisseurs, de sous-traitants et de services associés autour des futurs projets industriels.

Pour les entrepreneurs, l’enjeu est désormais d’identifier les filières où les besoins industriels restent importants et de construire des offres capables d’accompagner cette nouvelle dynamique.

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ONE: 100 entrepreneures tunisiennes formées aux nouveaux leviers du numérique

07. August 2026 um 09:13

L’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) a annoncé, le 6 août 2026, le lancement d’un programme de formation gratuit destiné à 100 femmes entrepreneures tunisiennes. Cette initiative porte sur le commerce électronique et les applications de l’intelligence artificielle. La présentation officielle du programme est prévue lors d’un événement virtuel le 14 août 2026.

Ce programme s’adresse aux porteuses de projets et aux cheffes d’entreprise souhaitant développer leurs compétences dans les outils numériques. La formation abordera les pratiques liées au commerce électronique ainsi que les usages de l’intelligence artificielle appliqués aux activités entrepreneuriales.

Au-delà de la formation, le développement du commerce électronique et l’émergence des outils d’intelligence artificielle constituent aujourd’hui de nouveaux leviers pour les entrepreneurs. Ces technologies peuvent permettre aux petites entreprises de renforcer leur présence numérique, de mieux valoriser leurs produits et services, d’améliorer leur relation avec les clients ou encore d’optimiser certaines tâches opérationnelles. Elles concernent un large éventail d’activités, notamment le commerce, l’artisanat, les services, la mode, les métiers créatifs ou encore l’agroalimentaire.

Accompagner la transformation numérique des entreprises portées par des femmes

L’objectif de cette initiative est de permettre aux femmes entrepreneures de mieux appréhender les évolutions du commerce en ligne et les possibilités offertes par les technologies d’intelligence artificielle dans le cadre de leurs activités.

La présentation du 14 août permettra de détailler les objectifs de la formation, son contenu ainsi que les modalités de participation. Les organisateurs y exposeront également les différentes étapes du parcours proposé aux bénéficiaires.

 

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Export: transformer l’ouverture internationale en croissance durable

06. August 2026 um 15:08

La conquête de nouveaux marchés devient un enjeu stratégique pour les entreprises tunisiennes souhaitant accélérer leur développement. Le lancement du programme «Start Export by Cepex» en avril 2026 illustre cette volonté d’accompagner davantage les PME dans leur démarche d’internationalisation. Porté par le Centre de promotion des exportations (Cepex), ce dispositif vise à soutenir les entreprises disposant d’un potentiel exportateur dans la préparation de leur développement à l’étranger.

Cette initiative intervient alors que les entreprises tunisiennes cherchent à diversifier leurs débouchés et à renforcer leur présence sur de nouveaux marchés. L’objectif est de dépasser une logique d’exportation ponctuelle pour construire des stratégies commerciales durables à l’international.

L’Afrique représente une nouvelle frontière commerciale

Parmi les marchés ciblés par les entreprises tunisiennes, le continent africain occupe une place croissante. Plusieurs secteurs disposent d’opportunités de développement, notamment l’industrie, l’agroalimentaire, les services, la santé ou encore les technologies.

Le programme lancé par le Cepex vise à accompagner les entreprises dans cette démarche en les aidant à mieux structurer leur approche internationale. L’accompagnement porte notamment sur la préparation commerciale, l’identification des opportunités et l’adaptation des stratégies aux spécificités des marchés ciblés.

Cette évolution traduit un changement dans les stratégies d’expansion des entreprises tunisiennes. L’enjeu n’est plus seulement de trouver de nouveaux clients à l’étranger, mais de construire une présence durable sur des marchés à potentiel.

Bien se préparer pour accéder aux nouveaux marchés

L’accès à de nouveaux marchés nécessite toutefois une préparation importante. Les entreprises doivent renforcer leur connaissance des environnements économiques locaux, développer des réseaux de partenaires et adapter leurs offres aux besoins des différents territoires.

Les dispositifs d’accompagnement publics et privés jouent un rôle important dans cette phase de développement en facilitant l’accès à l’information et en réduisant les obstacles liés à l’internationalisation.

Pour les PME tunisiennes, l’ouverture internationale représente un levier majeur de croissance. En développant leur présence hors du marché national, elles peuvent renforcer leur compétitivité, diversifier leurs revenus et mieux s’intégrer dans les échanges régionaux et internationaux.

La réussite de cette stratégie dépendra désormais de la capacité des entreprises à transformer les opportunités identifiées en implantations commerciales solides et durables.

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