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Sfax Green Shift 2026 : la transition vers une mobilité plus durable

Von: farhat
17. Juli 2026 um 10:44

Dans un contexte marqué par l’urgence climatique et le renforcement des mesures réglementaires et contraintes fiscales, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) est devenue une priorité essentielle pour l’économie. Ainsi sous le thème «Mobilité Durable, Décarbonation et Innovation», Sfax Green Shift 2026 réunira les acteurs de la mobilité, de l’industrie, de l’innovation et du développement durable le mercredi 15 juillet 2026 au Technopole de Sfax.

Les technologies sont là (véhicules électriques, flottes connectées, intelligence embarquée), mais notre écosystème d’exploitation, d’assurance et de financement est resté cloisonné. La solution ? L’Alliance. C’est tout l’enjeu du Sfax Green Shift. Ce n’est pas un énième salon, c’est le 1er Laboratoire National de la Mobilité Intelligente. Un «Think Tank» décisif qui revient pour sa 4e édition. Ce Green Shift Festival se réinvente : nouvelles dates, nouveau lieu et une ambition intacte, celle de nourrir nos imaginaires pour nous accompagner vers un monde plus durable. Mêlant performances, discussions, projections, animations et abordant des sujets variés, la programmation du Green Shift Festival met en lumière des formes d’engagement écologique. Mohamed Nidhal Battini, organisateur de l’événement, revient sur les objectifs de cette édition, les temps forts du programme et les enjeux de la transition écologique en Tunisie. «Cette manifestation ‘’Sfax Green Shift 2026’’ vise à soutenir la transition vers une mobilité plus durable et repose sur trois piliers principaux : la mobilité durable, la décarbonation et l’innovation, avec la participation de nombreux acteurs des secteurs des transports, de l’industrie, des technologies, de la recherche scientifique et de l’investissement, ainsi que d’organisations œuvrant pour le développement durable. Le choix de Sfax repose sur une approche scientifique, la région est confrontée à des défis majeurs en matière de mobilité urbaine et rurale. La problématique ne se limite pas aux tarifs des transports, mais englobe également les aspects administratifs et réglementaires, d’où la nécessité d’améliorer les conditions de mobilité et d’accessibilité dans ce grand pôle économique».

Comment décarboner la mobilité ?
Ce forum vise à explorer des pistes pour développer des solutions de mobilité respectueuses de l’environnement, réduire les émissions de carbone et soutenir l’innovation dans le secteur, tout en renforçant le lien entre la recherche scientifique et l’industrie et en s’adaptant aux transformations mondiales dans les domaines des véhicules électriques, de la numérisation et de l’efficacité énergétique. La transition vers une mobilité durable exige une décarbonation profonde des transports, nécessitant l’adoption de technologies innovantes. Ce triptyque repose sur le report modal (transports en commun, vélo), l’électrification des flottes et le développement de services connectés intelligents. La mobilité décarbonée désigne l’ensemble des modes de transports et des solutions permettant de se déplacer en produisant peu d’émissions de gaz à effet de serre (GES). L’absence totale d’émissions semble utopique, puisque l’ensemble des véhicules entraînent des rejets à au moins une étape de leur cycle de vie, que ce soit lors de leur production, leur acheminement ou leur utilisation par exemple. De manière générale, la notion de décarbonation de la mobilité fait référence à la réduction de la consommation de carburants d’origine fossile (essence, diesel…) qui sont fortement émetteurs de dioxyde de carbone (l’un des principaux gaz à effet de serre) et l’usage d’alternatives aux véhicules thermiques (mobilités douces, transports en commun, autopartage…).
Ces transports durables sont des systèmes de mobilité visant à minimiser les émissions de gaz à effet de serre et les impacts environnementaux, tout en garantissant la sûreté et l’accessibilité financière, en améliorant l’efficacité énergétique et l’utilisation des ressources, ainsi qu’en assurant un accès équitable à la mobilité pour tous. Ils englobent une large gamme de solutions, allant des réseaux piétonniers et cyclables aux transports routiers électriques alimentés par les énergies renouvelables, en passant par la promotion des transports publics et l’adoption de carburants propres pour la navigation maritime et l’aviation. Il est également essentiel d’améliorer l’efficacité des systèmes, l’aménagement du territoire et la conception des infrastructures pour rendre les transports plus durables. Il convient de souligner que ce transport durable n’est pas une solution unique, mais repose sur une approche systématique qui intègre les technologies, les infrastructures, la planification, les politiques publiques et le changement de comportement, afin de réduire les émissions tout en renforçant la connectivité. Lorsqu’ils sont bien conçus, les systèmes de transport durables favorisent à la fois la santé, les perspectives économiques et la protection de l’environnement. Cette vision holistique s’applique à l’ensemble des modes de transport et à toutes les régions, faisant du transport un puissant catalyseur de l’action pour le climat et le développement durable. Passer de l’utilisation des véhicules privés à celle des transports publics à faibles émissions, tels que les bus électriques et les systèmes ferroviaires alimentés par l’électricité renouvelable, ou faciliter les déplacements à pied et à vélo grâce à des infrastructures sûres et inclusives, relève du transport terrestre durable. Ce type de mobilité est encouragé par un aménagement urbain adapté, un système de billetterie intégré valable pour plusieurs modes de transport, ainsi que des outils numériques de gestion de mobilité, qui contribuent à améliorer la qualité du service et réduire la congestion routière.
Ces transports durables renforcent également la résilience économique des pays. Dans un monde subissant de plus en plus la volatilité des prix de l’énergie et les pressions inflationnistes, les systèmes de transport propres offrent une stabilité à long terme. Les transports publics électrifiés, les services de mobilité partagée et la logistique efficace -terrestre, maritime, aérienne- deviennent de plus en plus rentables, d’autant plus que leurs coûts continuent de baisser à mesure que les technologies progressent et que les marchés arrivent à maturité.

Kamel BOUAOUINA

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Ouvrières agricoles : rendre visible les invisibles

Von: farhat
17. Juli 2026 um 10:05

Dans le cadre du projet Tamkin Femmes Rurales, une note a été publiée. Intitulée «Ouvrières agricoles : repenser le travail agricole féminin pour un développement rural durable et inclusif», cette note se veut examiner la situation des ouvrières agricoles dans notre pays, tout en proposant des recommandations concrètes, visant à améliorer les conditions de travail de ces ouvrières et à mieux valoriser leur contribution au secteur agricole.

«Ouvrières agricoles : repenser le travail agricole féminin pour un développement rural durable et inclusif», tel est l’intitulé d’une note de réflexion pour de nouvelles pistes d’action.

Cette note de réflexion a été rédigée dans le cadre du projet Tamkin Femmes Rurales (2025-2026), mis en œuvre suite à une collaboration entre l’Association pour la Protection de l’Environnement et du Développement Durable de Bizerte (APEDDUB), INRAT, INAT et Cirad.

Ce projet est soutenu par Savoirs éco, projet financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France qui vise à appuyer les Structures Productrices de Savoirs à vocation Économique (SPSE) dans notre pays.

L’amélioration des conditions de travail, une priorité

Il est expliqué que cette note examine la situation des ouvrières agricoles, qui représentaient 58% de la main-d’œuvre rurale en 2017, mais exercent majoritairement sans contrat ni protection sociale. Pour leur note, les auteurs ont choisi de croiser une recherche, menée sur trois gouvernorats, en 2024, dans laquelle il est indiqué qu’environ 75% des ouvrières agricoles exercent sans contrat de travail et 92% ne bénéficient pas d’une affiliation à un régime de sécurité sociale, et un atelier participatif tenu à Béja en février de cette année, pour formuler des recommandations autour de cinq axes : définir un statut officiel, rendre effective la protection sociale, améliorer rémunération et conditions de travail, sécuriser le transport et soutenir l’organisation collective des travailleuses.

Le document insiste sur le fait que le travail des ouvrières agricoles reste largement invisibilisé, sous-estimé et peu réglementé, exerçant dans un cadre informel et dans des conditions précaires.

Elles évoluent en marge des dispositifs d’action publics et leurs droits fondamentaux sont souvent négligés au profit de la rentabilité des exploitations agricoles, étant restées pendant longtemps invisibles des politiques de développement.

D’autre part, les jeunes générations se détournent du travail agricole, préférant travailler dans des usines ou en ville, ce qui pourrait menacer à terme le fonctionnement du secteur agricole dans son ensemble.

L’on peut lire dans la note que l’amélioration des conditions de travail des ouvrières agricoles est une priorité pour faire progresser le bien-être de nombreuses femmes rurales chez nous et permettre, aussi, de redonner le goût de la terre aux jeunes.

Le document rappelle que les ouvrières agricoles accèdent au travail souvent à travers des intermédiaires, assurant la mise en relation entre l’offre de travail des agriculteurs et les disponibilités de travail des ouvrières. Les ouvrières changent souvent, au cours d’une même saison agricole, de lieu de travail, en fonction des tâches à effectuer. Ce qui a pour conséquence qu’elles disposent d’un faible pouvoir de négociation, se traduisant par des rémunérations souvent très insuffisantes. Il est donné comme exemple le gouvernorat de Béja dans lequel, en 2025, certains salaires étaient compris entre 10 et 20 dinars par jour.

Pallier les transports dangereux

Outre les salaires, un autre problème se pose : les transports. Comme mentionné dans la note, les conditions de transport des ouvrières agricoles demeurent particulièrement préoccupantes : souvent transportées à l’arrière de camionnettes et de pickups dans des conditions ne respectant pas les normes minimales de sécurité. Certains intermédiaires assurent fréquemment la fonction de transporteur en dehors d’un cadre réglementaire effectif.

Pourtant, la loi n° 2019-51 du 11 juin 2019 a instauré une catégorie spécifique de «transport de travailleurs agricoles» et l’article 2 du décret-loi n° 2024-4 du 22 octobre 2024 prévoit la mise en place d’un service de transport public routier non régulier dédié aux travailleuses agricoles, qu’elles soient salariées ou non salariées. La note rappelle que ces dispositions précisent que ce service sera assuré par des personnes physiques ou morales titulaires d’une autorisation et opérant à l’échelle d’un ou de plusieurs gouvernorats.

Cependant, nombre de transporteurs n’obéit pas au mécanisme prévu par ces deux textes. Le document insiste sur le fait que les difficultés persistent, particulièrement, en raison d’insuffisance des incitations, de la régulation et de la prise en compte incomplète des réalités du terrain, comme l’état des pistes agricoles rendant souvent difficile, voire inadapté, le recours à des bus.

Afin d’améliorer les conditions des ouvrières agricoles, les auteurs de la note préconisent, entre autres, de définir un statut de l’ouvrière agricole en leur donnant un statut officiel et spécifique et en renforçant l’inspection du travail, de rendre effective la protection sociale, en accompagnant l’inscription des ouvrières à la protection sociale et en instaurant une taxe permettant un financement spécifique de la cotisation des agriculteurs employeurs.

Les auteurs préconisent, également, d’améliorer la rémunération et les conditions de travail, en créant des organisations locales d’ouvrières, qui offriront collectivement une force de travail et un pouvoir de négociation, et en mettant en place des protocoles de sécurité du travail et à disposition des équipements de protection dans les exploitations.

D’autre part, afin d’améliorer les conditions de transport des ouvrières agricoles, des incitations et des sanctions pour la mise en œuvre de la réglementation du transport agricole et l’amélioration des pistes rurales seraient de bon ton.

Enfin, pour soutenir la structuration collective des ouvrières agricoles, il faudrait la création de syndicats au niveau national.

Zouhour HARBAOUI

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Vague de chaleur : un quotidien à l’épreuve des fortes températures

Von: farhat
17. Juli 2026 um 08:29

La hausse des températures annoncée à partir de cette semaine marque le début d’un nouvel épisode de forte chaleur qui devrait toucher une grande partie du pays. Comme chaque été, les Tunisiens devront composer avec un mercure en nette hausse, parfois accompagné de vents de sirocco qui accentuent la sensation de chaleur et rendent l’air plus difficile à supporter. Si ces épisodes sont désormais récurrents, leurs conséquences dépassent largement le simple inconfort.

Ils modifient progressivement les habitudes de vie, influencent les comportements, pèsent sur le budget des ménages et mettent sous pression plusieurs services essentiels. Au fil des années, la canicule est devenue bien plus qu’un phénomène météorologique, elle façonne désormais notre quotidien.

Des habitudes de vie qui changent au rythme du thermomètre
Lorsque les températures dépassent les normales saisonnières, les journées ne s’organisent plus de la même manière. Les rues se vident progressivement à l’approche de midi, les déplacements sont reportés en fin d’après-midi ou en soirée et de nombreuses familles choisissent de rester à l’intérieur pendant les heures les plus chaudes. Les cafés climatisés, les centres commerciaux et les plages deviennent des lieux privilégiés pour échapper à la chaleur, tandis que les promenades et les activités de loisirs commencent souvent après le coucher du soleil. L’été impose ainsi un nouveau rythme de vie, où les horaires sont dictés par le soleil plus que par les habitudes.
Cette adaptation concerne également le monde du travail. Les ouvriers du bâtiment, les agriculteurs, les agents municipaux, les livreurs ou encore les forces de l’ordre poursuivent leurs missions malgré des conditions parfois éprouvantes. Travailler plusieurs heures sous une chaleur intense augmente le risque de fatigue, de déshydratation et de malaises. Certaines entreprises réaménagent les horaires lorsque cela est possible afin d’éviter les périodes les plus chaudes, mais de nombreux professionnels n’ont d’autre choix que de poursuivre leurs activités en plein soleil. La canicule devient alors un véritable défi pour la santé et la productivité. Les fortes chaleurs influencent aussi le sommeil. Lorsque les températures restent élevées durant la nuit, beaucoup de personnes peinent à trouver un sommeil réparateur. Les réveils nocturnes sont plus fréquents, les nuits paraissent plus courtes et la fatigue s’accumule au fil des jours. Cette mauvaise qualité de sommeil peut avoir des répercussions sur la concentration, l’humeur et la vigilance, notamment chez les conducteurs ou les personnes exerçant des métiers nécessitant une attention constante.

Une facture plus lourde pour les ménages
L’un des premiers effets de la chaleur se ressent également dans le portefeuille. Pour maintenir une température supportable à l’intérieur des logements, les climatiseurs et les ventilateurs fonctionnent parfois pendant de longues heures. Les réfrigérateurs sont davantage sollicités, tandis que les besoins en eau augmentent avec les douches plus fréquentes, la préparation de boissons fraîches ou l’arrosage des jardins. Résultat : les consommations d’électricité et d’eau progressent sensiblement durant les mois d’été.
Cette hausse des dépenses intervient souvent à une période déjà coûteuse pour les familles. Les vacances scolaires, les déplacements, les loisirs et les dépenses liées à la saison estivale pèsent déjà sur le budget des ménages. L’augmentation des factures vient alors s’ajouter à ces charges, obligeant certains foyers à arbitrer entre confort et économies. Toutes les familles ne disposent d’ailleurs pas d’un climatiseur ou d’un logement suffisamment isolé pour faire face aux fortes chaleurs. Pour elles, supporter les températures élevées devient une contrainte quotidienne.
Les commerces voient eux aussi leurs habitudes évoluer. Les bouteilles d’eau, les boissons fraîches, les glaces, les ventilateurs et les climatiseurs figurent parmi les produits les plus recherchés dès que le mercure grimpe. Les marchés enregistrent également une forte demande pour les fruits riches en eau, comme la pastèque ou le melon, tandis que certains commerçants adaptent leurs horaires afin d’accueillir davantage de clients en soirée. La chaleur modifie ainsi les comportements de consommation et oblige de nombreux professionnels à s’adapter.

Des services publics davantage sollicités
Les épisodes de canicule ne touchent pas uniquement les particuliers. Ils mettent également les services publics sous pression. Les établissements de santé constatent généralement une augmentation des consultations pour déshydratation, épuisement ou malaises liés à la chaleur, notamment chez les personnes âgées, les jeunes enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques. Les autorités sanitaires rappellent régulièrement l’importance de boire suffisamment d’eau, d’éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes et de limiter l’exposition directe au soleil.
Les fortes températures entraînent également une augmentation de la consommation d’électricité à l’échelle nationale. Lorsque des centaines de milliers de climatiseurs fonctionnent simultanément, la demande en énergie atteint des niveaux particulièrement élevés. Les gestionnaires du réseau doivent alors répondre à ces pics de consommation afin d’assurer la continuité de l’alimentation électrique, un défi qui revient chaque été avec l’installation des vagues de chaleur. La chaleur affecte aussi les déplacements. Conduire sous des températures élevées peut provoquer une fatigue plus rapide, une baisse de la vigilance et un temps de réaction plus long. Les longs trajets deviennent plus éprouvants, surtout lorsque les véhicules ne sont pas équipés d’un système de climatisation performant. Les animaux domestiques souffrent eux aussi des fortes chaleurs, obligeant leurs propriétaires à adapter les promenades et à veiller davantage à leur hydratation.
Les agriculteurs ne sont pas épargnés. Les épisodes de chaleur accélèrent l’évaporation de l’eau et augmentent les besoins d’irrigation des cultures. Le bétail est également plus vulnérable aux températures extrêmes, ce qui impose des mesures supplémentaires pour préserver son bien-être. Ces contraintes viennent s’ajouter aux défis déjà posés par la gestion des ressources en eau durant la saison estivale. Au-delà des conséquences immédiates, la répétition de ces épisodes montre que la canicule s’installe progressivement comme une composante durable des étés tunisiens. Les habitants adaptent leurs horaires, les entreprises réorganisent parfois leur activité, les services publics renforcent leur vigilance et les familles revoient leurs habitudes de consommation. Ce qui était autrefois considéré comme un épisode exceptionnel tend désormais à devenir une réalité récurrente.
Face à cette évolution, l’adaptation apparaît comme une nécessité. Les comportements individuels restent importants, mais ils devront s’accompagner d’une réflexion plus large sur l’aménagement des villes, la performance énergétique des bâtiments, la gestion des ressources en eau et la protection des personnes les plus vulnérables. Car la canicule ne se résume plus à quelques journées particulièrement chaudes. Elle influence désormais l’organisation de la société, l’économie et la qualité de vie de millions de Tunisiens. Chaque nouvel épisode rappelle que la chaleur n’est plus seulement une caractéristique de l’été, mais un défi auquel le pays devra apprendre à faire face de manière durable.

Leila SELMI

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Pronostic Tiercé : Prix Chiaverina à Feurs

Von: farhat
16. Juli 2026 um 23:35

Pour cette 3ème course à Feurs, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
6-7-1-10-12-4-8
​Le cheval 6– Michelangelo Zen s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Tiercé, tandis que le 12– Marley D’Eri sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Feurs.

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À l’ONU, le ministre de l’Économie plaide pour les priorités de développement de la région arabe

Von: farhat
16. Juli 2026 um 19:53

La réalisation du développement dans la région arabe demeure tributaire de la pérennité de la paix, a indiqué le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh. Il a souligné que les messages de la région arabe adressés au Forum politique de haut niveau sur la mise en œuvre des objectifs de développement durable traduisent l’attachement des pays arabes à la coopération régionale, en dépit des défis rencontrés.

Cette déclaration a été donnée à l’occasion de sa  participation aux travaux du segment ministériel du forum, tenu du 13 au 15 juillet 2026 au siège des Nations Unies à New York, durant lesquels le ministre a passé en revue, en sa qualité de président du Forum arabe pour le développement 2026, les principaux messages de la région arabe adressés à cette instance onusienne.

Il a ajouté, selon un communiqué publié par le ministère, que les pays de la région arabe appellent à soutenir une vision arabe commune sur la sécurité hydrique, à garantir un accès équitable à l’énergie, à promouvoir la protection sociale en particulier pour les catégories les plus vulnérables, et à développer les politiques de technologie numérique, y compris l’intelligence artificielle.

Le ministre a, dans le même ordre d’idées, avancé que les pays arabes insistent sur la nécessité de mobiliser davantage de ressources, conformément à l’Engagement de Séville sur le financement du développement, qui englobe le financement mixte et le financement climatique concessionnel adapté aux priorités nationales.

Il a réitéré à cette occasion l’engagement de la Tunisie en faveur d’une action commune pour concrétiser ces priorités.

En marge de sa participation au forum, le ministre de l’Economie et de la Planification a pris part mercredi, à la réunion ministérielle des ministres africains de l’économie, placée sous le signe « l’impulsion de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et de l’Agenda 2036 de l’Union africaine à travers des actions transformatrices et coordonnées », avec la participation de l’ONU, de l’Union africaine, de la Commission économique pour l’Afrique et du Programme des Nations Unies pour le développement.

Le ministre a, dans son intervention, exposé l’expérience tunisienne en matière de planification et de réalisation des objectifs de développement durable, notamment à l’échelle locale, évoquant également les efforts déployés pour renforcer la résilience à travers l’élaboration de politiques publiques intégrées dans les domaines de l’eau, de l’énergie et du climat, tout en plaçant l’inclusion sociale au cœur du processus de développement.

En marge des travaux de ce forum, Samir Abdelhafidh a eu une série d’entretiens bilatéraux, notamment avec le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Fayçal Al-Ibrahim, avec qui il a examiné les opportunités de renforcer la coopération bilatérale, particulièrement dans les secteurs du commerce, de l’investissement et de l’échange d’expertises.

Il s’est également entretenu avec le ministre égyptien de la Planification et du Développement économique, Ahmed Rostom, en abordant plusieurs questions d’intérêt commun et des moyens de développer la coopération tuniso-égyptienne, notamment en matière de planification et de développement des compétences institutionnelles.

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Mercato : Elias Saad prêté à Nashville jusqu’au printemps 2027

Von: farhat
16. Juli 2026 um 19:03

L’attaquant international tunisien Elias Saad a été prêté par le club allemand d’Augsbourg à Nashville SC, pensionnaire de la Major League Soccer (MLS), jusqu’à la fin de la période de printemps de la saison 2027, a annoncé le club américain sur son site officiel.
Le prêt reste soumis à l’obtention du certificat international de transfert (ITC) et du visa de travail P-1 du joueur, précise le club.
« Elias est un joueur offensif enthousiasmant, capable à la fois de créer et de concrétiser des occasions de but. Il correspond à l’identité de notre groupe, sur le terrain comme en dehors », a déclaré le président des opérations football et directeur général de Nashville, Mike Jacobs, cité dans le communiqué.
Agé de 26 ans, Saad évoluait à Augsbourg depuis l’été 2025, après avoir porté les couleurs de St. Pauli, avec lequel il avait participé à la montée en Bundesliga.
Avant de rejoindre le football professionnel, l’ailier tunisien avait fait ses classes dans les divisions inférieures allemandes, notamment à Eintracht Norderstedt, HSV Barmbek-Uhlenhorst et Buxtehuder SV.
International tunisien à 17 reprises, Elias Saad compte trois buts et deux passes décisives avec les Aigles de Carthage. Il avait notamment débuté deux des trois rencontres disputées par la Tunisie lors de la Coupe du monde 2026.

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ES Zarzis : Hazem Ben Hamed s’engage pour trois saisons

Von: farhat
16. Juli 2026 um 18:43

L’Espérance de Zarzis a annoncé, jeudi, la signature du latéral droit Hazem Ben Hamed pour une durée de trois saisons.
Ben Hamed, âgé de 24 ans, évoluait auparavant à l’US Tataouine.
Ce recrutement s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’effectif en vue de la saison 2026-2027, au cours de laquelle le club sudiste sera engagé sur trois fronts : le championnat et la Coupe de Tunisie, ainsi que la Coupe de la Confédération africaine.
Lors du mercato estival, l’ES Zarzis a également enregistré les arrivées du milieu de terrain Yassine Kassah, du défenseur central sénégalais Samba Diouf et du défenseur Sadok Touj, ce dernier s’étant engagé pour deux saisons.
Les joueurs de Moncef Mecharek ont repris les entraînements en vue du nouvel exercice depuis le mardi 7 juillet.

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Le gouverneur de Tunis mise sur des projets intégrés et à fort impact pour le développement régional 2026

Von: farhat
16. Juli 2026 um 18:17

Une séance de travail s’est tenue, jeudi, au siège du gouvernorat de Tunis, au sujet de l’élaboration du programme régional de développement pour l’année 2026, lequel a été défini en tenant compte des priorités et des besoins du gouvernorat, selon un communiqué.
Présidant la réunion, le gouverneur de Tunis, Imed Boukhris, a souligné l’importance stratégique de ce programme et son rôle dans l’amélioration des conditions et de la qualité de vie dans les différentes délégations du gouvernorat, en particulier dans les quartiers populaires à forte densité.
Le gouverneur a appelé à la nécessité de bien choisir les projets à inscrire au programme, en tirant les enseignements des expériences précédentes. Il a, à ce titre, appelé à éviter tout particulièrement la dispersion des interventions, privilégiant un nombre restreint de projets dans le cadre d’une stratégie de développement claire. L’objectif affiché est que les projets proposés soient intégrés, fonctionnels, viables et ayant un impact direct sur l’amélioration de la qualité de vie des habitants de la capitale, a ajouté la même source.
Imed Boukhris a, en outre, rappelé l’impératif de multiplier les efforts et d’intensifier les visites de terrain, invitant les responsables à renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes afin d’achever les projets déjà inscrits au titre des années précédentes.
Ont assisté à la réunion les différents délégués du gouvernorat de Tunis, la chargée de la gestion des affaires de la municipalité de Sidi Hassine, le directeur régional du développement et de l’assainissement, la déléguée régionale aux affaires de la femme et de la famille à Tunis, le responsable de la sous-direction des projets et des programmes régionaux, ainsi que des représentants des municipalités relevant du gouvernorat de Tunis et des représentants de la Société nationale d’exploitation et de Distribution des Eaux (SONEDE) (district du Bardo et celui de Tunis-Ouest), outre des représentants des directions régionales de la culture, de la jeunesse, des sports, de l’assainissement et de la santé.

(D’après TAP)

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La ministre de la Justice s’entretient avec le nouveau président de l’Association des jeunes avocats

Von: farhat
16. Juli 2026 um 18:01

Les préoccupations des jeunes avocats et leurs propositions pour améliorer le service judiciaire ont été au centre d’une rencontre tenue jeudi, au siège du ministère de la Justice, entre la ministre de la Justice, Leïla Jaffel, et le président de l’Association tunisienne des jeunes avocats, Montassar Nefzi.
A cette occasion, le président de l’Association des jeunes avocats a avancé des propositions visant à améliorer les conditions de travail dans les tribunaux et à aplanir les difficultés auxquelles font face les avocats, indique un communiqué du département de la Justice.
Nefzi a, également, plaidé pour la révision de quelques indemnités accordées aux avocats, de l’allocation destinée aux élèves de l’Institut supérieur de la profession d’avocat (ISPA) et pour un nouveau siège de l’Institut, mieux adapté aux exigences de la formation académique et professionnelle.
De son côté, la ministre de la Justice a souligné l’engagement de son département à examiner les mécanismes permettant de mettre en œuvre ces propositions, indiquant que l’amélioration du service judiciaire demeure une priorité à travers la modernisation de l’infrastructure judiciaire, la promotion des systèmes informatiques et le renforcement des ressources humaines.
S’agissant du nouveau siège de l’Institut supérieur de la profession d’avocat, Leïla Jaffel a annoncé que le ministère a d’ores et déjà inscrit la construction de ce nouvel établissement parmi les projets prévus dans le projet de budget de l’année 2027.
Au début de la réunion, la ministre a félicité Montassar Nefzi pour son élection à la tête de l’Association tunisienne des jeunes avocats.

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Grève des taxis : réformer le transport non régulier sans sacrifier la justice sociale

Von: farhat
16. Juli 2026 um 17:38

La grève générale observée lundi dernier par les professionnels du transport public non régulier a une nouvelle fois mis en lumière les profondes difficultés que traverse ce secteur stratégique. De 5 heures à 21 heures, les taxis individuels, les taxis collectifs, les taxis touristiques, les véhicules de louage ainsi que le transport rural ont été appelés à suspendre leur activité sur l’ensemble du territoire.

Selon la Fédération nationale du transport relevant de l’UTICA, le mouvement a connu un taux de participation élevé, traduisant le malaise grandissant d’une profession confrontée à une dégradation continue de ses conditions d’exercice.

Des revendications de nature réglementaire et législative
Intervenant sur les ondes d’une radio de la place, le vice-président de la Fédération nationale du transport, Moez Sellami, a estimé que la mobilisation s’était déroulée conformément aux prévisions. Il a réaffirmé la volonté des professionnels de parvenir à une solution négociée avec les autorités, tout en soulignant que leurs revendications sont essentiellement de nature législative et réglementaire. Au premier rang de ces revendications figure la révision des tarifs du transport public non régulier. Une augmentation avait été annoncée pour le premier trimestre 2026 avant d’être reportée au mois de juin, sans qu’aucune décision définitive ne soit finalement adoptée. Pour les représentants du secteur, ce nouveau report est devenu difficilement acceptable. Leurs arguments reposent sur une réalité économique incontestable. Depuis plusieurs années, les coûts d’exploitation n’ont cessé de progresser. Le prix des carburants, les dépenses d’entretien, le coût des pneumatiques, des pièces de rechange, des assurances, des réparations mécaniques ainsi que les charges fiscales pèsent lourdement sur la rentabilité de l’activité. Beaucoup de professionnels estiment aujourd’hui que les tarifs en vigueur ne couvrent plus les coûts réels du service rendu.
À cette augmentation des charges s’ajoute une concurrence de plus en plus importante, l’apparition de nouvelles formes de mobilité, ainsi que la diminution du nombre de courses dans certaines régions. Pour nombre de chauffeurs, la rentabilité quotidienne s’est considérablement réduite, mettant parfois en péril leur capacité à rembourser les crédits contractés pour l’acquisition ou le renouvellement de leurs véhicules. Pour la Fédération, il ne s’agit donc pas d’une simple revendication corporatiste mais d’une nécessité économique destinée à assurer la survie même du secteur. Comme l’a rappelé Moez Sellami, «personne ne peut prétendre que ces revendications ne le concernent pas», y compris les organisations professionnelles qui n’ont pas participé au mouvement.

Toute augmentation a un impact sur le budget des citoyens
Cependant, cette lecture du dossier ne saurait être la seule. Car derrière les difficultés des transporteurs se trouvent également celles des citoyens, qui subissent eux aussi une dégradation continue de leur pouvoir d’achat. Depuis plusieurs années, les ménages tunisiens sont confrontés à une hausse sensible du coût de la vie. Les dépenses alimentaires, les frais de logement, les soins de santé, l’éducation, l’énergie et les transports absorbent une part croissante des revenus familiaux, alors même que les salaires évoluent beaucoup plus lentement. Pour de nombreux travailleurs, étudiants, retraités ou demandeurs d’emploi, le taxi constitue parfois le seul moyen de transport disponible lorsque les réseaux publics sont insuffisants. Toute augmentation des tarifs risque donc d’avoir un impact immédiat sur leur budget quotidien. Le problème dépasse ainsi largement la seule question des intérêts des transporteurs. Il renvoie à une problématique plus globale, celle de l’équilibre économique d’un service public indispensable dans un contexte de fortes tensions sociales. Une augmentation uniforme des tarifs pourrait certes soulager momentanément les professionnels, mais elle risquerait également d’aggraver les difficultés financières des usagers et de réduire encore davantage la fréquentation des taxis, créant ainsi un cercle vicieux dont personne ne sortirait véritablement gagnant.

La recherche d’une solution durable suppose une approche plus globale
Une première piste consisterait à procéder à une révision objective de la structure des coûts du secteur afin de déterminer, sur des bases économiques transparentes, le niveau réel des tarifs nécessaires à son équilibre financier. Parallèlement, les pouvoirs publics pourraient examiner des mécanismes d’accompagnement permettant d’alléger certaines charges supportées par les professionnels. Des facilités fiscales ciblées, des crédits préférentiels pour le renouvellement du parc automobile, des mesures d’encouragement à l’acquisition de véhicules moins énergivores ou encore une révision de certaines taxes pourraient contribuer à améliorer la rentabilité sans faire peser exclusivement l’effort sur les usagers. La modernisation du secteur constitue également un enjeu majeur. La généralisation des outils numériques, des applications de réservation, des systèmes de paiement électronique et d’une meilleure organisation des stations permettrait d’améliorer la qualité du service tout en optimisant les recettes. De leur côté, les citoyens attendent également une amélioration des prestations : ponctualité, disponibilité, qualité de l’accueil, sécurité, transparence des tarifs et respect des règles professionnelles. Toute réforme tarifaire gagnerait ainsi en acceptabilité si elle s’accompagnait d’un engagement réciproque en faveur d’une amélioration du service rendu.

Repenser l’ensemble de la politique nationale de mobilité
Plus largement encore, cette crise rappelle l’urgence de repenser l’ensemble de la politique nationale de mobilité. Le transport public collectif demeure insuffisant dans plusieurs régions, ce qui accroît mécaniquement la dépendance des citoyens à l’égard des taxis et du transport non régulier. Le développement des transports collectifs urbains et interurbains, leur modernisation et une meilleure complémentarité entre les différents modes de déplacement constituent des leviers essentiels pour réduire durablement les tensions. Le dialogue demeure, dans ce contexte, la seule voie susceptible de concilier les intérêts parfois divergents des différentes parties. Les revendications des professionnels sont légitimes lorsqu’elles visent à préserver la viabilité économique de leur activité. Les préoccupations des usagers le sont tout autant lorsqu’elles traduisent les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés des millions de citoyens. La véritable réponse ne peut donc résider dans une opposition entre transporteurs et usagers, mais dans une politique publique capable de prendre simultanément en considération les impératifs économiques des professionnels, la protection du pouvoir d’achat des ménages et l’intérêt général.
L’enjeu dépasse finalement la seule question des tarifs. Il concerne la construction d’un modèle de mobilité plus équilibré, plus performant et plus équitable. C’est à cette condition que les réformes pourront répondre aux attentes des transporteurs sans compromettre les droits des citoyens à un service de transport accessible, de qualité et financièrement supportable. Une telle approche s’inscrit dans la recherche d’un équilibre entre justice sociale, efficacité économique et continuité du service public, trois objectifs qui doivent demeurer au cœur des politiques publiques.

Ahmed NEMLAGHI

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SPOT-CNAM : ultimatum fixé pour le maintien du tiers payant

Von: farhat
16. Juli 2026 um 16:29

Le Syndicat des Pharmaciens d’Officine de Tunisie (SPOT) suspendra le travail avec la filière de soins du tiers payant à partir du 1er août 2026, si la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) ne respecte pas intégralement, avant cette date, ses engagements financiers et contractuels envers les pharmaciens.
Dans un communiqué publié jeudi, le SPOT précise que le vendredi 31 juillet en cours est le dernier délai de mise en œuvre de cette filière si la CNAM n’honore pas ses engagements et ne procède pas au paiement des pharmaciens.
Le bureau national du SPOT explique que cette décision a été prise puisque les dettes de la CNAM envers les pharmaciens se sont accumulées ce qui a aggravé la crise financière des pharmaciens et a engendré des difficultés d’approvisionnement en médicaments.
Selon le syndicat, la CNAM n’a pas respecté ses engagements énoncés dans l’accord signé le 15 janvier 2026 et ce, malgré les multiples correspondances et réunions tenues avec les responsables de la Caisse et du ministère des affaires sociales.
Il rappelle notamment qu’une réunion tenue le 25 juin 2026 avait abouti à un accord prévoyant le versement de trois tranches financières, dont une seule a finalement été versée.
Le syndicat a également dénoncé ce qu’il considère comme des pratiques contraires à la loi et aux conventions en vigueur, notamment le refus de régler les factures de certains pharmaciens, la fermeture de la plateforme électronique utilisée jusqu’ici et son remplacement par une nouvelle plateforme sans période transitoire, ainsi que la multiplication des poursuites judiciaires visant certaines pharmacies.
« Ces mesures menacent la pérennité des officines et leur capacité à assurer l’approvisionnement en médicaments », ajoute le communiqué.
Par ailleurs, le bureau national du SPOT a chargé son service juridique d’engager les procédures judiciaires et administratives nécessaires afin de contraindre la CNAM à respecter la loi, les conventions et les engagements conclus, tout en assurant le suivi des dossiers liés aux mesures visant certaines pharmacies.
Le syndicat a, en outre, appelé la cheffe du gouvernement ainsi que les ministres de la Santé, des Affaires sociales, du Commerce et des Finances à intervenir en urgence pour sauver le secteur et garantir la continuité de l’approvisionnement des citoyens en médicaments, soulignant que les pharmacies privées constituent « un pilier essentiel de la sécurité sanitaire et pharmaceutique nationale ».

 

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SNJT : hausse des agressions contre les journalistes en juin

Von: farhat
16. Juli 2026 um 15:49

Le nombre d’agressions visant les journalistes a enregistré, en juin, une hausse par rapport au mois de mai, selon un rapport publié, jeudi, par l’Unité de monitoring du Centre de sécurité professionnelle, relevant du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).

L’unité a, ainsi, recensé 16 agressions contre des journalistes et cameramen. En mai dernier, cinq agressions avaient été recensées.

Selon le rapport, la capitale concentre l’essentiel des incidents, avec douze cas recensés dans le gouvernorat de Tunis. Les quatre autres agressions ont été signalées à l’Ariana, Béja, Kairouan et Sfax, à raison d’un cas par gouvernorat.

Le rapport pointe, également, la persistance d’entraves injustifiées à l’exercice du journalisme : des reporters contraints de quitter leurs lieux de couverture, des documents professionnels confisqués, autant de pratiques qui entravent le droit à l’information.

Au-delà des agressions physiques, le document dénonce des pratiques de rétention de l’information de la part de plusieurs ministères et institutions publiques, qui tardent à répondre ou ignorent carrément les demandes d’accès à l’information, privant ainsi les journalistes de données dans les délais légaux.

Face à cette situation, l’Unité de monitoring a formulé plusieurs recommandations. Elle appelle la Présidence du Gouvernement à réviser les circulaires n° 19 et n° 4, et à rappeler à l’ensemble des administrations publiques le droit des journalistes à exercer librement leur métier.

Elle exhorte, par ailleurs, le ministère de l’Intérieur à donner des instructions claires à toutes les unités sécuritaires pour garantir le respect du droit des journalistes à la couverture sur le terrain et mettre fin à toute forme d’entrave à leur travail.

Le rapport insiste, aussi, sur la nécessité de garantir un procès équitable dans les affaires judiciaires impliquant des journalistes.

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Ligue 1 : Amine Gara, nouveau coach de l’ES Métlaoui

Von: farhat
16. Juli 2026 um 15:20

L’Etoile sportive de Métlaoui a annoncé avoir conclu un accord officiel avec Amine Gara pour assurer la direction technique de l’équipe senior de football au cours de la saison sportive 2026-2027, selon un communiqué publié jeudi sur sa page officielle.
Amine Gara succédera à Imed Ben Younes qui a rejoint l’Avenir sportif de La Marsa.
L’ES Métaloui avait achevé la saison précédente à la huitième place du championnat de la Ligue professionnelle 1, tout en atteignant les huitièmes de finale de la Coupe de Tunisie.
Il convient de rappeler qu’Amine Gara avait dirigé la saison dernière l’Avenir sportif de Soliman, qui a été relégué en Ligue professionnelle 2.

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La chanteuse espagnole Bebe à Hammamet : Ode à la musique et à la liberté 

Von: farhat
16. Juli 2026 um 14:45
L’une des voix espagnoles les plus écoutées de la jeune génération s’est produite sur la scène du festival de Hammamet dans la nuit du 15 juillet 2026. Vêtue sobrement et entourée de ses musiciens virtuoses, elle a offert au public 1h30 de mélodies pures et de déclarations d’amour dans un français approximatif mais attachant. Une soirée d’été caniculaire mais hautement musicale pendant laquelle la chanteuse a pu offrir un spectacle 100% maîtrisé qui allie ballades douces et morceaux rythmés. Une première fois en Tunisie, désormais mémorable.
Chanteuse, auteure – compositrice mais également actrice, l’artiste ponctue ses morceaux par des déclarations touchantes. Bebe, son nom de scène séduit, tout comme sa voix singulière et sa présence scénique attractive. Ses chansons ont résonné dans cet amphithéâtre en plein air, épousant le slogan phare de cette 60ème édition « Endless Memories ». Une performance, qui est désormais marquante.
En réponse à l’esprit anniversaire et festif du festival de Hammamet, la chanteuse a rendu hommage à un album phare « Pafuera Telarañas », qui fête cette année, ses 22 ans. Paru en 2004 et produit par Carlos Jean, il est riche de tous les titres qui ont fait sa carrière et l’ont fait connaître comme « Malo », « Ella » et « Siempre me quedará ». Bebe conquit par son écriture sensible, engagée et profondément humaine.
Ce concert événement revisite un répertoire incontournable qui a fait d’elle l’une des voix incontournables de la musique hispanophone contemporaine. Des chansons comme « 7 horas », « Respirar », « Mi Guapo » ou encore « La micha » se sont succédé pour le plus grand bonheur des mélomanes présents, pour la plupart espagnols ou hispanophones. Son excellence M. l’ambassadeur d’Espagne en Tunisie « Isidro Antonio González Afonso a répondu présent ainsi que des membres de l’ambassade, de l’Institut Cervantes et de l’AECID.
Bebe prône des causes humaines primordiales pour elle, comme la lutte contre les violences faites aux femmes. Son titre « Malo » en dit long sur son combat. Son univers mêle flamenco, pop, rock et chanson d’auteur, avec des textes engagés sur la liberté, la dignité et l’émancipation. « Merci pour votre présence, votre amour …C’est ma première foisen Tunisie et je suis heureuse de vous rencontrer ». Annonce – elle en lisant une déclaration affichée sur son téléphone.
Reprise du marathon estival des concerts le 17 juillet 2026 avec la performance de Noor et Selim Arjoun. Le duo revient avec un “Live with orchestra” qui sera présenté pour la première fois au Festival International de Hammamet
Kamel Bouaouina

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Le ministère du Commerce insiste sur le respect des normes de stockage des produits agricoles et halieutiques

Von: farhat
16. Juli 2026 um 14:21

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a appelé, jeudi, les acteurs des circuits de distribution à respecter les normes régissant le stockage des produits de l’agriculture et de la pêche, pour mieux valoriser la production et la récolte nationales.
Le ministère a souligné que le stockage constitue un mécanisme stratégique essentiel pour soutenir la production nationale, favoriser les exportations, garantir la consommation locale et réguler le marché tout au long de l’année, en particulier durant les périodes de soudure saisonnière.
Il a rappelé que l’activité de stockage est régie par un ensemble de lois et de procédures qui définissent strictement les règles permettant de distinguer le stockage organisé des pratiques de stockage anarchique ou monopolistique.
Pour rester en conformité, les différents intervenants sont tenus de déclarer les locaux de stockage ainsi que les mouvements de stocks, d’assurer l’approvisionnement du marché via les circuits organisés et de respecter les prix légaux en vigueur. Ils doivent également, tenir à jour tous les documents légaux, commerciaux et comptables, notamment les contrats, les registres de stockage, les factures et les bons de livraison.
Le département du commerce a ainsi exhorté les professionnels à poursuivre leurs activités normalement et à s’impliquer dans la constitution de stocks régulateurs et stratégiques, les invitant à contacter ses services pour obtenir des clarifications juridiques ou pour résoudre toute difficulté liée à l’exercice de leur activité.

 

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La Protection civile tire la sonnette d’alarme et appelle à une vigilance accrue face aux incendies

Von: farhat
16. Juli 2026 um 13:59

Les unités de la protection civile sont intervenues à 746 reprises au cours des dernières 24 heures, dont 210 interventions pour maîtriser des incendies, selon les statistiques publiées, jeudi, par le porte-parole de la Protection civile sur les réseaux sociaux.
Face à la recrudescence des incendies, la Protection civile appelle les citoyens à faire preuve d’une extrême vigilance, notamment en évitant de jeter des mégots de cigarettes dans la nature, les zones arborées ou les abords des routes.
Elle exhorte la population à signaler immédiatement toute fumée ou tout départ d’incendie aux services compétents afin de permettre une intervention rapide et limiter la propagation des flammes.
Cette hausse du nombre d’incendies intervient dans un contexte marqué par une vague de chaleur touchant l’ensemble du pays. Depuis le début de la semaine, les températures ont enregistré une nette augmentation, atteignant 48 degrés dans certaines régions de l’intérieur.
La Tunisie connaît une hausse significative des températures depuis le début de la semaine, atteignant 48 degrés dans certaines régions. Cette situation se poursuivra jusqu’au début de la semaine prochaine avec des températures supérieures aux normales saisonnières, selon les prévisions de l’Institut National de la Météorologie.

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L’ATUGE présente la 3e édition de «Tunisia Global Forum» : l’intelligence collective pour bâtir la Tunisie de demain

Von: farhat
16. Juli 2026 um 09:16

L’Association des Tunisiens des Grandes écoles (ATUGE) a organisé hier une conférence de presse pour présenter la 3e édition du Tunisia Global Forum (TBF) qui se tiendra mardi prochain, ainsi que les évènements corollaires. « Bâtir l’avenir à l’ère de l’IA » est le leitmotiv choisi pour cette nouvelle édition qui réunira la diaspora tunisienne avec tous les acteurs économiques autour d’un objectif commun, celui de bâtir une Tunisie qui repose sur l’intelligence collective.

Le TBF qui s’affirme comme étant un rendez-vous annuel incontournable pour la diaspora vise à mobiliser les talents tunisiens du monde et les écosystèmes d’entreprises et d’innovation pour accélérer la transformation du pays et renforcer son rayonnement à l’international à l’ère de l’intelligence artificielle.
Amine Aloulou, président de l’ATUGE, a affirmé que l’objectif suprême de l’association, qui travaille de concert avec l’Alliance mondiale des talents tunisiens (World Alliance of Tunisian Talents-WATT) et d’autres partenaires dont la CONECT, le CJD, expertise France et des structures institutionnelles, est de connecter les réseaux de compétences tunisiennes établies à l’étranger aux talents présents en Tunisie, aux acteurs économiques, aux startups, aux institutions publiques et aux organismes de coopération internationale. 
Et d’ajouter : «L’année 2026 coïncide avec le centenaire de la naissance de Mokhtar Latiri, une figure majeure de la génération des Bâtisseurs qui constituent pour nous un message et un exemple frappant de la volonté commune et de l’intelligence commune qui ont fait la force de la Tunisie postindépendance. «D’où notre défi est de faire de l’intelligence collective un tremplin pour bâtir la Tunisie de demain dans un monde de transmutation effervescente où chaque instant est une invitation à renouveler sa vision des choses. L’enjeu pour la Tunisie ne consiste pas seulement à suivre l’évolution de l’intelligence artificielle, mais à construire une capacité collective permettant de transformer cette révolution en opportunités concrètes».

Présentant le programme du TGF, Tarak Bouacida, le Commissaire du forum, a passé en revue plusieurs thématiques qui seront débattues dont : «L’intelligence collective pour bâtir l’avenir de l’IA», «Bâtir aujourd’hui les fondations d’une IA créatrice de valeur» et «Comment réussir le virage de l’IA », une première plénière dédiée aux infrastructures, à l’éthique et à la maîtrise des fondations de l’IA et une seconde plénière qui abordera l’impact de l’IA sur la transformation des métiers, les compétences et l’éducation. Il s’agit de pousser la réflexion autour de la manière d’épouser l’ère du changement, notamment en matière d’éducation et d’emploi.

En parallèle de ces sessions principales, des espaces thématiques interactifs permettront d’approfondir les échanges sur l’open-innovation dans l’industrie, la valorisation de la recherche en IA (notamment dans la santé et les biotechs), ainsi que l’écosystème des startups à l’ère de l’IA, outre les sessions de partage d’expériences animées par des leaders du secteur (AI Founders & Leaders Insights).

La Diaspora régionale Networking du 15 juillet au 15 août
Le forum sera marqué par la publication d’un Livre Blanc dédié à l’intelligence artificielle, a fait savoir le président de l’ATUGE. Le livre en question est le fruit de la réflexion de plus de 20 experts et universitaires en la matière. Lesquels ont présenté une série de recommandations, des clés directrices pour jeter les bases d’un début d’une dynamique autour de l’IA et passer à la concrétisation des stratégies ambitieuses. «L’avenir se bâtit aujourd’hui», a affirmé Amine Aloulou.
La dimension régionale sera présente au cours de ce «Diaspora Month» à travers l’organisation de la Diaspora regional Networking du 15 juillet au 15 août et ce, dans plusieurs régions du pays, à savoir Sfax, Sousse, Hammamet, Bizerte, Gabès, Béja et Djerba.

Le TGF IA Awards pour réduire le gap entre la recherche et l’innovation
Par ailleurs, une autre nouveauté pour le TGF cette année, c’est l’organisation du AI Hackathon (Automate et Reinvent) et ce, du 17 au 19 juillet courant en partenariat avec CJD Horizon. Le hackathon s’articulera autour de trois thèmes, à savoir Finance et assurance, santé, pharma et industrie.
Mouna Marrakchi, SG de l’ATUGE, a affirmé que l’objectif consiste à réduire le gap entre la recherche et l’innovation, en tirant profit de l’IA. D’où l’intérêt du lancement de l’IA Awards qui se projette de mettre en lumière des compétences tunisiennes en Tunisie et/ou à l’étranger. Elle a affirmé que sur une cinquantaine de candidatures, 12 startups ont été retenues. Par ailleurs, 12 projets novateurs pour la valorisation de la recherche et la création de la valeur et de l’impact sont également en course, outre les projets d’intégration de l’IA en entreprise (AI Business).
Ce hackathon qui se positionne comme un laboratoire d’innovation collaborative d’excellence sera marqué par la mobilisation de 42 groupes et plus de 150 étudiants et jeunes talents de Tunisie et de la diaspora, a indiqué la présidente de CJD Tunis Horizon, Nouha Younes. Ils seront encadrés par 50 mentors de haut niveau, comprenant des professionnels de l’écosystème entrepreneurial, des experts en IA et des spécialistes métiers issus des entreprises partenaires. Leur mission consistera à relever des défis opérationnels complexes, avec pour priorité le déploiement de solutions applicables à des secteurs stratégiques de l’économie nationale.
L’événement réunira plus de 2.500 participants, 150 entreprises et startups, ainsi que 80 intervenants et experts de Tunisie et de l’étranger.

Yosr GUERFEL AKKARI

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Santé maternelle et néonatale : transition démographique, justice sociale et gouvernance sanitaire

Von: farhat
16. Juli 2026 um 08:26

Par Mondher AFI

Le 10 juillet 2026, au siège de son département à Tunis, le ministre de la Santé, Dr Mustapha Ferjani, a présidé une réunion de travail consacrée au renforcement de la santé maternelle et néonatale. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre des orientations présidentielles impulsées par le Président de la République, Kaïs Saïed, en faveur de la modernisation du système national de santé et de l’amélioration de la qualité des soins périnataux.

La stratégie présentée repose sur le renforcement des compétences des professionnels de santé, l’harmonisation des protocoles cliniques, l’amélioration des circuits de référence, la généralisation du dossier médical numérique interopérable, l’intégration progressive des données du secteur privé et le développement d’une coordination plus efficace entre les différents niveaux de prise en charge, dans l’objectif d’améliorer la qualité, la continuité et l’équité des soins maternels et néonataux sur l’ensemble du territoire.
Comme le rappelle Émile Durkheim, «les faits sociaux doivent être expliqués par d’autres faits sociaux». La santé maternelle ne dépend donc pas uniquement de la qualité des actes médicaux, elle traduit également les conditions sociales dans lesquelles vivent les populations.
L’accès aux soins, le niveau d’instruction des femmes, la protection sociale, les infrastructures de transport, les revenus des ménages et les disparités territoriales influencent directement les risques liés à la grossesse et à l’accouchement. Dans cette perspective, la mortalité maternelle constitue moins un simple indicateur sanitaire qu’un révélateur des inégalités sociales.
À cet égard, l’Organisation mondiale de la Santé considère depuis plusieurs années que la réduction de la mortalité maternelle nécessite une approche globale combinant prévention, accès universel aux soins, qualité des services et réduction des inégalités.
Les analyses démographiques montrent que la Tunisie s’inscrit depuis plusieurs décennies dans une transition démographique relativement avancée au sein du Maghreb.
Selon Kingsley Davis, «la transition démographique est l’une des plus profondes transformations sociales de l’histoire moderne». Elle ne se limite pas à la baisse de la fécondité, elle traduit une transformation des comportements familiaux, de la condition féminine, des politiques de santé et du développement économique.
Les travaux consacrés à l’évolution démographique des pays maghrébins montrent que la baisse de la mortalité infantile et maternelle accompagne généralement la généralisation de la médecine préventive, l’amélioration du niveau de vie, la scolarisation des filles et la modernisation des services publics.
Cependant, comme le soulignent plusieurs démographes, cette transition demeure fragile lorsque les progrès sanitaires ne sont pas accompagnés d’une croissance inclusive et d’une réduction des inégalités territoriales.
Le sociologue Pierre Bourdieu rappelait que «les chances de vie sont inégalement distribuées selon la position sociale des individus».
Cette observation demeure particulièrement pertinente dans le domaine de la santé maternelle. Les complications obstétricales sont souvent aggravées par des facteurs non médicaux : éloignement géographique des maternités, pauvreté, précarité des transports, faiblesse du suivi prénatal ou insuffisance des ressources humaines spécialisées.
Dans cette perspective, renforcer uniquement les équipements hospitaliers ne suffit pas. Une politique efficace doit également agir sur les déterminants sociaux de la santé afin de réduire les inégalités de départ.

La gouvernance sanitaire à l’épreuve des territoires
L’un des apports majeurs de la réunion du 10 juillet réside dans la volonté de renforcer la coordination entre les différents niveaux du système de santé.
Cette orientation rejoint les principes contemporains de la gouvernance sanitaire qui privilégient l’intégration des parcours de soins, la continuité de la prise en charge, la circulation de l’information médicale et l’évaluation permanente des performances.
La numérisation du dossier médical, l’intégration des données du secteur privé et l’harmonisation des protocoles constituent, à cet égard, des leviers importants pour améliorer l’efficacité du système et réduire les ruptures dans la prise en charge.
Le démographe français Alfred Sauvy écrivait : «Gouverner, c’est prévoir».
Cette formule résume parfaitement l’enjeu de la politique de santé maternelle. Investir dans la grossesse, l’accouchement et les premiers jours de vie ne relève pas uniquement de la médecine, il s’agit d’un investissement dans le capital humain, dans la cohésion sociale et dans le développement futur du pays.
Chaque réduction de la mortalité maternelle ou néonatale améliore les indicateurs de développement humain et renforce les capacités futures de la société.

Vers une politique intégrée de la santé maternelle
L’amélioration durable de la santé maternelle ne peut reposer uniquement sur le renforcement des capacités hospitalières ou sur l’augmentation des ressources allouées aux services de soins. Elle suppose une approche systémique intégrant les dimensions sanitaires, sociales, territoriales, économiques et informationnelles qui influencent le parcours de santé des femmes avant, pendant et après la grossesse. Une telle orientation implique de dépasser une logique centrée sur la prise en charge curative pour privilégier une politique publique fondée sur la prévention, la continuité des soins, l’équité territoriale et l’évaluation permanente des résultats.
La création d’un observatoire national de la santé maternelle et néonatale renforcerait la gouvernance en centralisant les données, en harmonisant les indicateurs et en orientant les politiques publiques sur des bases scientifiques, tout en identifiant les disparités territoriales. Le développement de la télémédecine et des solutions numériques améliorerait l’accès aux soins spécialisés, notamment dans les régions insuffisamment desservies. Parallèlement, la formation continue des sages-femmes, des obstétriciens et des autres professionnels de la santé périnatale contribuerait à renforcer la qualité et la sécurité des prises en charge. Cette évolution devrait s’accompagner d’un renforcement des services de proximité intégrant le suivi prénatal, l’accompagnement psychosocial et le suivi postnatal. Enfin, des dossiers médicaux numériques interopérables favoriseraient la continuité des soins, la coordination institutionnelle et une planification sanitaire davantage fondée sur les données.
Enfin, l’intégration des sciences sociales dans l’analyse des politiques de santé apparaît indispensable afin de mieux comprendre les déterminants culturels, économiques, éducatifs et territoriaux qui influencent le recours aux soins, l’adhésion aux programmes de prévention et les inégalités de santé. Une telle approche permet d’appréhender la santé maternelle comme un phénomène multidimensionnel où les facteurs médicaux interagissent avec les conditions de vie, les normes sociales, les niveaux d’instruction et les mécanismes institutionnels. Dans cette optique, l’amélioration de la santé maternelle constitue moins un objectif sectoriel qu’un indicateur de la capacité des politiques publiques à garantir un accès équitable à des soins de qualité, à renforcer la résilience du système de santé et à promouvoir le bien-être des femmes tout au long de leur parcours reproductif.
La réunion stratégique du 10 juillet 2026 dépasse le cadre d’une concertation administrative classique. Elle marque l’émergence d’une approche plus systémique de la santé maternelle et néonatale, dans laquelle la qualité des soins ne peut être dissociée des réalités sociales, démographiques, territoriales et économiques. Cette évolution traduit une prise de conscience que les indicateurs de santé ne sont pas uniquement le produit des performances hospitalières, mais aussi le reflet des conditions de vie, du niveau d’éducation, de l’accès équitable aux services publics et de la capacité des institutions à accompagner les femmes tout au long de leur parcours de maternité.

Les défis à l’horizon 2030
À l’horizon 2030, la réussite de cette stratégie dépendra avant tout de la transformation des orientations annoncées en politiques publiques évaluables et durables. Cela suppose une gouvernance fondée sur des données fiables, un système d’information performant, une évaluation régulière des résultats et une capacité d’adaptation permanente aux évolutions démographiques et épidémiologiques. La réduction des disparités territoriales, l’amélioration de la qualité des soins obstétricaux et néonataux, le renforcement des ressources humaines, ainsi que l’intégration effective de la prévention dans les politiques de santé constitueront les principaux indicateurs de cette transformation.
Toutefois, le progrès ne pourra être pleinement atteint que si plusieurs conditions structurelles sont réunies. Il implique d’abord un investissement continu dans les soins de santé primaires, dans la formation des professionnels, dans les infrastructures sanitaires des régions les moins favorisées et dans la modernisation numérique du système de santé. Il exige également une meilleure articulation entre les secteurs de la santé, de l’éducation, de la protection sociale et du développement territorial, car la santé maternelle relève d’une responsabilité collective qui dépasse largement le seul champ médical.
Une autre condition essentielle réside dans le renforcement de la culture de prévention. Informer les femmes et leurs familles sur le suivi de la grossesse, l’accouchement, la période postnatale et le développement du nouveau-né contribue à réduire les risques évitables et favorise des décisions éclairées. L’éducation sanitaire doit ainsi devenir un levier central de la politique publique, au même titre que les investissements matériels ou les réformes organisationnelles.
L’amélioration durable de la santé maternelle passe également par une attention accrue au bien-être des femmes au-delà de l’accouchement. Les enjeux de santé physique, psychologique et sociale durant les mois qui suivent la naissance demeurent souvent insuffisamment pris en compte alors qu’ils conditionnent la qualité de vie des mères, le développement de l’enfant et la stabilité familiale. Une politique moderne de santé maternelle ne peut donc se limiter à assurer la survie, elle doit viser la qualité de vie, l’accompagnement, l’écoute et la continuité des soins.
Cette ambition suppose également de renforcer les droits, les capacités d’autonomie et l’accès des femmes aux services de santé tout au long de leur parcours de vie. Les recherches en santé publique montrent que les sociétés qui investissent dans l’éducation des filles, l’autonomisation des femmes et la protection sociale obtiennent durablement de meilleurs résultats en matière de mortalité maternelle et néonatale. La santé devient alors un facteur de développement humain autant qu’un indicateur de justice sociale.
Les expériences internationales démontrent enfin que la majorité des décès maternels et néonataux reste évitable lorsque les systèmes de santé garantissent un accès rapide à des soins de qualité, une prise en charge coordonnée et un suivi continu avant, pendant et après la grossesse. L’enjeu n’est donc pas uniquement d’augmenter les moyens disponibles, mais d’améliorer leur efficacité, leur répartition territoriale et leur capacité à répondre aux besoins réels des populations.
À l’horizon 2030, la santé maternelle et néonatale pourrait s’imposer comme un indicateur stratégique de la qualité de la gouvernance publique. Cette ambition suppose la mise en œuvre de politiques intégrées, fondées sur l’équité, l’innovation et l’évaluation continue, afin de garantir à chaque femme et à chaque nouveau-né un parcours de soins sûr, accessible et durable.

 

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Pronostic Quinté : Prix du Mont-Saint-Michel

Von: farhat
15. Juli 2026 um 23:12

Pour cette 6ème course à Le Mont Saint Michel, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
16-11-9-8-2-4-13
​Le cheval 16– Kality d’Erable s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quarté, tandis que le 2– Krille du Bouillon sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Le Mont Saint Michel.

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Amina Srarfi représente la Tunisie à la conférence internationale sur le patrimoine palestinien à Madrid

Von: farhat
15. Juli 2026 um 19:47

La ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, participe à une conférence ministérielle internationale dédiée à la protection et à la revitalisation de la culture et du patrimoine immatériel palestiniens, qui se tient les 15 et 16 juillet 2026 à Madrid en Espagne.

À son départ de Tunis, la ministre a été saluée par l’ambassadeur de Palestine en Tunisie, Rami Farouk Kaddoumi, indique un communiqué du ministère publié mercredi après-midi.

Organisée conjointement par les ministères de la Culture espagnol et palestinien, cette conférence se tiendra sur deux jours au Musée national du Prado et au Musée national centre d’art Reina Sofía à Madrid. Elle rassemble plus de 30 délégations ministérielles de pays tels que l’Espagne, le Luxembourg, la Grèce, le Portugal, la France, l’Autriche, l’Uruguay, le Mexique, la Tunisie, l’Algérie, l’Égypte et la Mauritanie, ainsi que des représentants d’organisations internationales et régionales, dont l’UNESCO et la Ligue des États arabes.

Selon le communiqué, la conférence a pour objectif de bâtir une alliance internationale pour préserver le patrimoine palestinien défini comme un pilier de l’identité et de la mémoire collective dont la protection demeure prioritaire, y compris en période de conflit.

Les travaux seront notamment consacrés à la sauvegarde du patrimoine menacé, à la planification de la reconstruction du secteur culturel palestinien, ainsi qu’au soutien au cinéma, aux arts visuels et à la littérature. Des mécanismes de coopération internationale en faveur des institutions et des créateurs palestiniens sont également au cœur des discussions.

En marge des réunions officielles, un programme public intitulé « Agora civile » sera déployé dans la capitale espagnole pour présenter des projets de coopération culturelle avec la Palestine.

Le ministère des Affaires culturelles précise que cette participation s’inscrit dans le cadre du soutien continu de la Tunisie aux droits légitimes du peuple palestinien et à la préservation de son patrimoine matériel et immatériel.

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