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Tunis | Un père exploitait son fils mineur dans le trafic de drogue !

10. Juni 2026 um 20:25

Un réseau de trafic de stupéfiants et d’exploitation d’un mineur par son père a été démantelé à El Omrane, suite à une affaire de violence conjugale.

Alertée par l’épouse du suspect principal, la police judiciaire a perquisitionné le domicile familial, ce qui a permis l’arrestation du chef de réseau, de son frère, d’un complice et d’une jeune fille recherchée par la justice, annonce Mosaïque FM, ce mercredi 10 juin 2026.

Les investigations ont révélé une circonstance aggravante : le suspect principal du réseau, âgé d’une cinquantaine d’années, utilisait son fils mineur pour transporter la drogue et effectuer les livraisons afin de détourner les soupçons.

La police a par ailleurs saisi d’importantes quantités de drogue, d’alcool de contrebande et d’argent liquide de source inconnue, et le ministère public a ordonné la mise en détention de l’ensemble des suspects pour trafic de drogue, traite d’êtres humains et violences volontaires.

Y. N.

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Stupéfiants : Les pharmaciens plaident pour une réforme axée sur les soins

08. Mai 2026 um 09:32

Les débats autour de la réforme de la législation tunisienne sur les stupéfiants se poursuivent à l’Assemblée des représentants du peuple. Auditionnés jeudi par la Commission de la législation générale, les représentants des pharmaciens ont défendu une approche mêlant prévention, accompagnement thérapeutique et fermeté accrue contre les trafiquants.

Ils ont notamment appelé à alléger les peines de prison visant les consommateurs désireux de se soigner, tout en renforçant l’arsenal répressif contre les réseaux criminels organisés.

Une approche sanitaire pour les consommateurs

Les présidents du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie et du Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie ont estimé que l’incarcération systématique des usagers ne permettait pas de traiter efficacement le phénomène de la toxicomanie.

Selon eux, la future réforme de la loi n°52 de 1992 devrait davantage privilégier la prise en charge médicale et psychologique des consommateurs, notamment ceux exprimant une volonté de suivre un traitement. Les pharmaciens ont ainsi proposé d’autoriser plusieurs recours au traitement volontaire, soulignant que les rechutes demeurent fréquentes et que les taux de guérison restent faibles.

En parallèle, ils ont plaidé pour un durcissement des sanctions à l’encontre des trafiquants et des réseaux structurés alimentant le marché des stupéfiants.

Drogues de synthèse et médicaments détournés : l’alerte des pharmaciens

Les représentants du secteur pharmaceutique ont également alerté sur l’essor rapide des drogues de synthèse, jugées particulièrement difficiles à identifier à travers les méthodes d’analyse classiques.

Ils ont aussi évoqué le détournement croissant de certains médicaments à effets addictifs, appelant les autorités à renforcer les mécanismes de contrôle de leur distribution et à actualiser régulièrement les listes des substances psychotropes.

Autre point soulevé : l’inadaptation de la loi de 1969 relative aux substances toxiques. Les pharmaciens considèrent que ce texte ne répond plus aux réalités actuelles du secteur et ne garantit pas une protection juridique suffisante aux professionnels de la pharmacie.

Des députés divisés sur la question des sanctions

Les échanges au sein de la commission ont révélé des divergences entre députés. Certains ont insisté sur la nécessité de maintenir, voire d’alourdir, les peines visant les consommateurs afin de protéger les établissements scolaires et les quartiers résidentiels.

D’autres parlementaires ont défendu une vision davantage thérapeutique, considérant le consommateur de drogue comme une personne malade nécessitant un accompagnement spécialisé. Ils ont notamment proposé la création de centres régionaux dédiés à la prise en charge psychologique et sociale des personnes dépendantes.

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Code pénal et stupéfiants : Vers un ajustement des peines entre fermeté ciblée et rééquilibrage juridique

28. April 2026 um 19:02

La commission de la législation générale du Parlement a auditionné plusieurs spécialistes du droit pénal sur deux textes sensibles : la révision des articles 261, 262 et 264 du Code pénal et l’amendement de la loi n°52 de 1992 sur les stupéfiants. Les échanges ont mis en lumière une double exigence : renforcer la réponse pénale face à certaines formes de criminalité, tout en corrigeant des incohérences juridiques et en intégrant des approches plus globales. Experts et députés convergent vers une réforme nuancée, loin d’un simple durcissement automatique.

Vols avec violence : réviser sans rompre l’équilibre judiciaire

La professeure Najet Brahmi a estimé que la révision des articles concernés ne porte pas atteinte à la sécurité juridique, soulignant qu’ils n’ont pas été modifiés depuis 1989, rapporte l’Agence TAP. Elle a plaidé pour une intervention du législateur, notamment sur les infractions de vol avec menace ou violence, en nette progression.

Tout en se déclarant favorable à un durcissement des peines, elle a insisté sur la nécessité d’intégrer des paramètres sociaux et économiques dans l’analyse du phénomène criminel, appelant à une approche fondée sur des données statistiques et l’expertise de disciplines comme la sociologie et la psychologie.

Le professeur Hatem Belahmar a apporté un éclairage chiffré : environ 50% des affaires examinées par les tribunaux concernent des vols sous diverses formes. Pour lui, une réponse législative s’impose, mais sans remettre en cause l’article 53 du Code pénal relatif aux circonstances atténuantes, afin de préserver le pouvoir d’appréciation du juge.

Dans le même sens, le professeur Monji Lakhdhar a souligné que le vol, infraction ancienne, évolue constamment, avec une gravité accrue dans ses formes qualifiées. Il a appelé à introduire des dispositions spécifiques pour le vol à l’arraché et à repenser l’échelle des peines : il propose de ramener la peine minimale à 5 ans, contre 15 ans actuellement jugés excessifs, tout en maintenant un effet dissuasif proportionné.

Les députés ont, pour leur part, insisté sur la montée des vols violents, plaidant pour un durcissement des sanctions. Mais ils ont également mis en garde contre une réponse exclusivement répressive, appelant à une réforme du système pénitentiaire et au développement de peines alternatives.

Stupéfiants : précision juridique et nouveaux outils d’enquête

Sur la réforme de la loi n°52 de 1992, les experts ont globalement soutenu l’initiative, tout en pointant plusieurs ajustements nécessaires.

Najet Brahmi a insisté sur la nécessité de définir avec précision les éléments constitutifs de l’infraction liée aux stupéfiants, afin de la distinguer clairement d’autres pratiques comme l’inhalation de substances. Cette clarification est jugée essentielle pour adapter la réponse pénale.

Elle a également relevé une incohérence dans le projet, notamment l’introduction de la suspension du permis de conduire comme sanction, alors que celle-ci ne figure pas parmi les peines prévues par l’article 5 du Code pénal. En revanche, elle a salué certaines avancées, comme la pénalisation du remplacement ou de la falsification d’échantillons biologiques.

Le professeur Hatem Belahmar a, de son côté, mis en avant les nouveaux mécanismes proposés, notamment l’élargissement des moyens d’investigation accordés au ministère public et aux juges d’instruction, avec des techniques adaptées à l’infiltration des réseaux de trafic.

Une réforme pénale à l’épreuve de l’équilibre

Au fil des auditions, un consensus se dessine : la dissuasion reste un levier central, mais elle doit être proportionnée et orientée vers la prévention autant que vers la sanction.

La réforme en cours ne se limite pas à un simple durcissement des textes. Elle s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’efficacité du système pénal, la cohérence juridique et l’intégration de facteurs sociaux dans la lutte contre la criminalité.

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Coup de filet historique à l’Ariana : 10 millions de comprimés stupéfiants saisis avant leur mise en circulation

15. April 2026 um 09:15

La Garde nationale a porté un coup majeur à un réseau criminel transfrontalier spécialisé dans la fabrication et le trafic de comprimés stupéfiants, en déjouant une opération d’une ampleur rarement atteinte.

Grâce à un travail de renseignement de haute précision, les unités du district de l’Ariana sont parvenues à neutraliser un circuit actif entre la Tunisie et un pays voisin, empêchant la mise sur le marché de près de 10 millions de comprimés.

Un laboratoire clandestin entre El Omrane supérieur et El Menzah

L’enquête a permis d’identifier une cellule composée de quatre étrangers et d’un Tunisien, installée dans plusieurs logements situés entre El Omrane supérieur et El Menzah. Ces espaces servaient à la fois de refuges et de centres opérationnels.

Les suspects y avaient aménagé un laboratoire clandestin doté d’équipements industriels modernes, utilisé pour la fabrication, le pressage et l’emballage des comprimés destinés au trafic international.

10 millions de comprimés en cours de fabrication

Le raid sécuritaire s’est soldé par l’arrestation de tous les membres du réseau et la saisie de 14.000 comprimés prêts à être écoulés, près de 10 millions de comprimés en phase de fabrication, une machine industrielle de production, des matières premières, et trois voitures utilisées pour le transport et la logistique.

Par son volume, cette saisie constitue l’un des plus importants coups de filet antidrogue enregistrés ces derniers mois en Tunisie.

Les suspects placés en détention

Les investigations ont également révélé le recours à des méthodes de camouflage sophistiquées. Les comprimés étaient dissimulés dans des emballages cadeaux, puis transportés via des taxis à destination de l’étranger, afin de contourner les dispositifs de surveillance aux frontières.

À l’issue des procédures, les cinq suspects ont été écroués sur décision du parquet. Cette opération confirme la montée en puissance des dispositifs de lutte contre les réseaux criminels organisés et souligne la capacité des forces de sécurité à anticiper les circuits de trafic avant leur passage à l’acte commercial.

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