Normale Ansicht

Tunisie-Italie : 145 millions d’euros, sept secteurs et vingt projets en cours

15. Mai 2026 um 14:10

La treizième commission tuniso-italienne de coordination du Programme d’aide à la balance des paiements s’est réunie jeudi 14 mai 2026 au siège du ministère de l’Économie et de la Planification, sous la coprésidence du ministre Samir Abdelhafidh et de l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Alessandro Prunas. La directrice du bureau de Tunis de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), Isabella Lucaferri, a également pris part aux travaux.

De Zarzis aux forêts du Nord : une enveloppe répartie sur plusieurs secteurs

Cette réunion a permis de dresser un bilan d’étape des projets financés dans le cadre de ce programme, doté d’une enveloppe globale de 145 millions d’euros. Les financements ont été orientés vers plusieurs secteurs : la lutte contre les incendies de forêts avec 30 millions d’euros, l’agriculture et la pêche avec 28 millions, la construction et l’équipement d’un centre de formation à la plongée et aux travaux sous-marins à Zarzis avec 22 millions, la santé publique avec 21 millions, l’assainissement avec 21 millions, l’éducation avec 17 millions, ainsi que le soutien aux collectivités locales via la Caisse des prêts, à hauteur de 6 millions d’euros.

Au total, plus de vingt projets sont actuellement actifs sur l’ensemble du territoire tunisien.

Un instrument de coopération aussi tourné vers l’économie italienne

Le programme repose sur un mécanisme de crédit d’aide destiné à soutenir les investissements publics en Tunisie. Une partie des acquisitions financées dans ce cadre concerne des biens, équipements et technologies d’origine italienne, ce qui en fait à la fois un instrument de coopération au développement et un levier de partenariat économique entre les deux pays.

Dans leurs allocutions d’ouverture, Samir Abdelhafidh et Alessandro Prunas ont mis en avant la solidité des relations bilatérales, soulignant leur évolution continue dans plusieurs domaines et la volonté commune de renforcer davantage le partenariat tuniso-italien.

Ce programme s’inscrit dans un cadre de coopération italienne plus large en Tunisie. Selon l’AICS, la coopération italienne compte actuellement une quarantaine d’initiatives dans le pays, pour une valeur totale d’environ 514 millions d’euros.

Lire aussi:

L’article Tunisie-Italie : 145 millions d’euros, sept secteurs et vingt projets en cours est apparu en premier sur webdo.

Grands chantiers et entretien : Enfin le réveil de Tunisie Autoroutes ?

13. Mai 2026 um 07:28

La société publique Tunisie Autoroutes semble amorcer une nouvelle phase d’accélération de ses projets, après des années marquées par des difficultés financières et des retards dans plusieurs chantiers stratégiques. La multiplication récente des réunions de suivi et des annonces autour des infrastructures autoroutières traduit une volonté des autorités de relancer un secteur longtemps freiné par les problèmes d’endettement, les blocages fonciers et les contraintes administratives.

Dans ce cadre, une réunion de travail s’est tenue mardi 12 mai 2026 au siège du gouvernorat de Sfax sous la présidence du gouverneur de la région et en présence du PDG de Tunisie Autoroutes ainsi que des représentants des ministères et structures concernées. La séance a porté sur l’avancement de plusieurs ouvrages d’art sur l’autoroute Sfax-Gabès.

Accélérer l’achèvement des projets stratégiques

Selon la société publique, cette rencontre s’inscrit dans une démarche visant à accélérer l’achèvement des projets stratégiques et à améliorer la qualité des infrastructures autoroutières. Les discussions ont notamment concerné les obstacles fonciers et administratifs qui ralentissent encore certains travaux. Les différentes parties ont convenu d’une série de solutions destinées à accélérer le rythme des chantiers.

Lire aussi : Autoroute Tunis–Bizerte : La Tunisie teste le marquage routier du futur ?

Cette dynamique intervient alors que Tunisie Autoroutes multiplie, depuis plusieurs mois, les initiatives pour débloquer des projets restés en suspens. Ces dernières semaines, plusieurs réunions ont été consacrées à l’avancement des infrastructures dans différentes régions du pays, notamment autour des axes du Centre et du Sud, dans un contexte où l’État cherche à améliorer la connectivité entre les pôles économiques.

Le changement est notable comparé aux années précédentes. Entre 2020 et 2023, la société avait régulièrement évoqué des difficultés financières importantes. La société Tunisie Autoroutes fait face, depuis plusieurs années, à des difficultés structurelles majeures, principalement financières et logistiques, marquées notamment par un endettement lourd, estimé à plus de 1,7 milliard de dinars en 2019. Une situation liée en partie à des emprunts en devises, aux pertes cumulées et aux contraintes pesant sur sa capacité d’investissement. Plusieurs rapports officiels et déclarations faisaient également état de retards dans les indemnisations foncières et dans la mobilisation des financements extérieurs, contribuant au ralentissement de plusieurs chantiers.

Le retour des réunions de terrain

Aujourd’hui, les signaux semblent différents. Le retour des réunions de terrain, la reprise du suivi rapproché des projets et l’implication des gouvernorats traduisent une approche plus opérationnelle. Cette orientation coïncide aussi avec la volonté des autorités tunisiennes de miser davantage sur les infrastructures de transport pour soutenir l’investissement et fluidifier les échanges économiques, notamment entre les régions côtières et l’intérieur du pays.

Lire aussi Tunisie Autoroutes : Modernisation des aires de services et création de nouvelles zones de repos

L’autoroute Sfax-Gabès constitue d’ailleurs un axe stratégique pour le transport des marchandises et la liaison avec le Sud tunisien. Son amélioration est considérée comme essentielle pour réduire les temps de trajet, renforcer la sécurité routière et accompagner l’activité économique dans plusieurs gouvernorats.

À travers cette nouvelle phase de coordination et de suivi, Tunisie Autoroutes cherche ainsi à envoyer un signal de relance, après une longue période où les contraintes financières avaient fortement limité la cadence des grands projets autoroutiers.

L’article Grands chantiers et entretien : Enfin le réveil de Tunisie Autoroutes ? est apparu en premier sur webdo.

78 projets en cours : Le ministère de l’Équipement face au défi de l’exécution en 2026

23. April 2026 um 06:57

Des milliards de dinars engagés, des dizaines de projets lancés… mais un constat qui s’impose : le vrai défi est désormais de faire avancer les chantiers. Réuni mercredi 22 avril, le ministre de l’Équipement Salah Zouari a insisté sur la nécessité d’accélérer le rythme et de dépasser les blocages qui freinent encore plusieurs projets publics.

Accélérer et débloquer

Le message est clair : aller plus vite, mais surtout débloquer ce qui coince. Le ministre a appelé à une approche plus concrète, basée sur le terrain, la coordination et des solutions pratiques. Les directions régionales sont au cœur de cette logique, appelées à suivre de près les projets et à gérer les obstacles au quotidien.

Aujourd’hui, 78 projets sont en cours, pour un coût global d’environ 4,2 milliards de dinars. À cela s’ajoutent 16 nouveaux projets programmés en 2026, pour près de 2,8 milliards de dinars. Le ministère n’a pas détaillé la liste des 78 projets en cours ni leur répartition géographique, se limitant à un bilan global.

Mais derrière ces chiffres, les mêmes difficultés reviennent : problèmes fonciers, réseaux à déplacer, manque de matériaux ou encore effectifs limités.

Routes et infrastructures : des priorités maintenues

En parallèle, 313 millions de dinars sont prévus pour l’entretien des routes, des pistes rurales et la réparation des dégâts liés aux inondations. Le ministère travaille aussi sur la sécurité routière, notamment avec la suppression de ralentisseurs anarchiques et le renforcement des équipements.

Au final, le message est simple : l’enjeu n’est plus seulement d’annoncer des projets, mais de les concrétiser. Et sur ce terrain, c’est bien la capacité d’exécution qui fera la différence en 2026.

Lire aussi:

L’article 78 projets en cours : Le ministère de l’Équipement face au défi de l’exécution en 2026 est apparu en premier sur webdo.

Tunisie-Japon : un pacte d’investissement majeur en préparation pour les grands projets

10. April 2026 um 15:21

La Tunisie et le Japon ont franchi un nouveau cap dans leur coopération économique avec un accord de principe sur un futur traité bilatéral d’investissement, annoncé ce vendredi 10 avril. Cette avancée, issue de négociations ouvertes depuis juin 2025, vise à offrir un cadre juridique plus sécurisé aux opérateurs des deux pays et à stimuler les flux d’investissements croisés.

Cette étape intervient dans un contexte de renforcement soutenu du partenariat tuniso-japonais, à l’heure où les deux capitales cherchent à transformer leurs relations historiques en levier économique plus structuré.

Un cadre juridique pour sécuriser les capitaux

Le futur accord doit porter sur la protection et la promotion réciproques des investissements, avec pour objectif de garantir une meilleure stabilité réglementaire et de réduire les risques juridiques pour les entreprises japonaises et tunisiennes.

Les deux parties ont confirmé leur volonté de finaliser rapidement les consultations techniques en vue d’une signature dans les meilleurs délais, afin d’accélérer l’arrivée de nouveaux projets, notamment dans les secteurs à forte valeur ajoutée.

Cette dynamique a été réaffirmée lors de la rencontre du 8 avril entre le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et le nouvel ambassadeur du Japon à Tunis, Saito Jun, qui ont insisté sur les opportunités offertes par la Tunisie comme plateforme régionale entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

Infrastructures, énergie et eau

Au-delà du cadre diplomatique, le Japon demeure l’un des partenaires majeurs de la Tunisie dans le financement des grands projets structurants, notamment à travers la JICA, dont les engagements cumulés ont dépassé 350 milliards de yens à fin 2024.

Parmi les chantiers emblématiques figurent la poursuite de la station de dessalement d’eau de mer de Sfax, ainsi que le développement accéléré de la coopération énergétique.

Le dossier le plus marquant reste le projet photovoltaïque de 130 MW à Gabès, retenu récemment pour bénéficier d’un appui financier japonais dans le cadre du mécanisme de crédits carbone.

Le financement peut atteindre 2 milliards de yens, soit environ 37 millions de dinars, pour un projet piloté par le groupe japonais Marubeni en partenariat avec une entreprise française. Cette opération confirme la montée en puissance du Japon sur les segments tunisiens de la transition énergétique et de la décarbonation industrielle.

Des échanges commerciaux en progression

Le commerce bilatéral poursuit lui aussi sa consolidation. En 2024, les exportations tunisiennes vers le Japon ont atteint 18,6 milliards de yens, portées principalement par les produits de la mer, l’huile d’olive et le textile-habillement.

Les importations tunisiennes en provenance du Japon se sont élevées à 11,5 milliards de yens, dominées par l’automobile, les machines, les équipements électriques et les produits sidérurgiques.

Cette structure des échanges reflète une relation de plus en plus complémentaire, où la Tunisie renforce ses exportations agroalimentaires et manufacturières tout en bénéficiant du savoir-faire technologique japonais.

Une relation stratégique qui change d’échelle

À l’approche du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre Tunis et Tokyo, ce futur accord d’investissement pourrait devenir le nouvel accélérateur d’une coopération déjà dopée depuis la TICAD 8 accueillie en Tunisie en 2022.

L’enjeu dépasse le seul commerce : il s’agit désormais de faire de la Tunisie une base d’investissement japonaise sur l’axe Europe–Afrique–Moyen-Orient, avec des projets ciblant l’énergie, l’eau, l’industrie et les infrastructures.

L’article Tunisie-Japon : un pacte d’investissement majeur en préparation pour les grands projets est apparu en premier sur webdo.

Autoroutes : Salah Zouari exige un rythme plus soutenu

11. März 2026 um 20:56

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a présidé mardi une séance de travail consacrée au suivi de l’avancement des projets de la Société Tunisie Autoroutes.

La réunion a permis d’examiner l’état de progression des différents chantiers pris en charge par l’entreprise, notamment ceux programmés pour l’année 2026. Parmi les projets en cours figurent les travaux de renouvellement et de maintenance des structures métalliques sur l’autoroute A4 entre Sidi Thabet et El Alia, ainsi que l’aménagement de la station d’entrée et de sortie de Hergla sur l’autoroute A1, dont le taux d’avancement a atteint 40 %.

Renforcement de la chaussée

Les participants ont également passé en revue les travaux de renforcement de la chaussée sur l’autoroute A1 entre les points kilométriques 69 et 85, un chantier dont l’état d’avancement s’élève actuellement à 60 %.

La séance a en outre permis de présenter les nouveaux projets programmés dans le cadre du plan de maintenance du réseau autoroutier, notamment la rénovation des glissières de sécurité, l’entretien des structures métalliques, l’aménagement des aires de repos et les opérations de reboisement le long des axes autoroutiers.

Lire aussi : Tunisie Autoroutes : Modernisation des aires de services et création de nouvelles zones de repos

Les discussions ont également porté sur certaines difficultés d’approvisionnement en matériaux et sur l’introduction de nouvelles solutions technologiques visant à moderniser le système de péage. Dans ce cadre, un accord de partenariat a été conclu entre la Société Tunisie Autoroutes et la La Poste Tunisienne afin de permettre le rechargement des badges électroniques via l’application D17 et leur distribution à travers le service Rapid Poste.

Accélérer le rythme des travaux

À cette occasion, le ministre a appelé à accélérer le rythme des travaux tout en veillant au respect des délais fixés et au renforcement des mesures de sécurité au profit des usagers du réseau autoroutier. Il a également évoqué un projet de restructuration de la Société Tunisie Autoroutes visant à améliorer la qualité des services offerts aux citoyens.

L’article Autoroutes : Salah Zouari exige un rythme plus soutenu est apparu en premier sur webdo.

Infrastructures routières en Tunisie : 80 projets en cours pour 4,2 milliards de dinars

07. März 2026 um 10:25

Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a appelé à accélérer la réalisation des projets routiers en cours à travers la Tunisie. Environ 80 projets de routes et de ponts, représentant un investissement global de 4,2 milliards de dinars, sont actuellement en phase de mise en œuvre. Lors d’une réunion de travail, le ministre Slah Zouari a insisté sur la nécessité de lever les obstacles techniques et administratifs afin de respecter les délais de livraison.

Une soixantaine de projets attendus d’ici 2026

Au cours de cette séance, organisée en présence de responsables techniques du Ministère de l’Équipement et de l’Habitat, il a été indiqué qu’environ 60 projets devraient être réceptionnés à titre provisoire à l’horizon 2026 dans 22 gouvernorats.

Par ailleurs, 16 nouveaux chantiers doivent démarrer au cours de l’année dans 24 gouvernorats, pour un coût estimé à près de 2,8 milliards de dinars.

La réunion, qui a rassemblé notamment des représentants de la Direction générale des ponts et chaussées (DGPC) et de la Direction des grands travaux (DGT), a permis d’examiner les principales contraintes rencontrées sur les chantiers.

Obstacles techniques et logistiques

Parmi les difficultés identifiées figurent l’approvisionnement en matériaux de construction ainsi que le déplacement des réseaux relevant des concessionnaires publics, deux facteurs susceptibles de ralentir l’avancement des travaux.

Afin d’éviter tout retard supplémentaire, le ministre a recommandé d’intensifier les visites de terrain et de renforcer l’accompagnement des entreprises chargées de l’exécution des projets. Il a également appelé à régulariser les paiements des entreprises afin de prévenir d’éventuels blocages financiers sur les chantiers.

Priorité à la sécurité routière

Le ministre a par ailleurs insisté sur l’importance d’intégrer systématiquement les dispositifs de sécurité routière dans les nouveaux projets d’infrastructures.

Cela passe notamment par l’installation de la signalisation routière et par le renforcement de l’éclairage public le long des axes nouvellement aménagés.

Ces projets sont financés conjointement par le budget de l’État et plusieurs bailleurs de fonds internationaux, dont la Banque européenne d’investissement (BEI) ; la Banque africaine de développement (BAD) ; le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES) ; et le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe (FKDEA).

L’article Infrastructures routières en Tunisie : 80 projets en cours pour 4,2 milliards de dinars est apparu en premier sur webdo.

Port d’Enfidha, TGV… : L’appel à un vrai pilotage

03. März 2026 um 13:42

L’expert en investissement et en développement de projets, Khalil Abidi, a plaidé mardi, pour la désignation d’un véritable chef de projet capable de prendre les décisions adéquates afin de lever les blocages qui freinent les grands chantiers en Tunisie.

Selon lui, l’annonce d’un projet ne peut se limiter à un effet d’affichage. Elle doit impérativement être suivie d’un dialogue approfondi autour des visions stratégiques, avant de passer à la phase d’exécution. À défaut, les projets risquent de demeurer à l’état de promesses.

L’expert a exprimé son espoir de ne pas voir des projets structurants tels que le port en eaux profondes d’Enfidha, le train à grande vitesse (TGV) ou encore le corridor ferroviaire à haute performance reliant le nord au sud du pays rester de simples annonces sans concrétisation.

Quatre blocages majeurs

Khalil Abidi a identifié quatre problématiques majeures entravant la réalisation des projets en Tunisie.

La première concerne le financement. Il préconise le recours au partenariat public-privé (PPP), l’amélioration du rating souverain afin de faciliter l’accès aux marchés financiers internationaux, ainsi que la conclusion d’accords définitifs avec les bailleurs de fonds internationaux, dans le respect des conditions liées à la souveraineté nationale.

La deuxième difficulté réside dans la libération du foncier nécessaire aux projets. Il estime que le recours à l’expropriation pour cause d’utilité publique pourrait constituer une solution juridique lorsque l’intérêt général est avéré.

L’administration comme obstacle

Le troisième obstacle touche à l’administration. Une réforme structurelle s’impose, selon lui, notamment par le renforcement des ressources humaines et matérielles et la suppression des sanctions jugées excessives, qui paralysent la prise d’initiative.

Lire aussi : TGV, aéroport, port en eaux profondes… Le gouvernement accélère les grands chantiers

Enfin, le quatrième facteur concerne l’instabilité du cadre législatif, en particulier fiscal. La révision fréquente des lois et des taux d’imposition, souvent utilisée pour combler des déficits budgétaires à court terme, réduit l’attractivité de la destination tunisienne et affaiblit la visibilité des investisseurs.

À travers cette analyse, Khalil Abidi souligne l’urgence d’un pilotage stratégique cohérent et d’un environnement institutionnel stable pour transformer les annonces en réalisations concrètes.

L’article Port d’Enfidha, TGV… : L’appel à un vrai pilotage est apparu en premier sur webdo.

TGV, aéroport, port en eaux profondes… Le gouvernement accélère les grands chantiers

25. Februar 2026 um 18:23

Un Conseil ministériel restreint s’est tenu mercredi 25 février 2026 au Palais du gouvernement à la Kasbah, sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri, consacré au suivi des grands projets stratégiques appelés à structurer le Plan de développement 2026-2030.

L’exécutif affiche clairement son ambition : lever les blocages administratifs, accélérer les procédures et sécuriser les financements afin de garantir la réalisation des projets publics dans les délais. Objectif affiché : stimuler l’investissement, créer de l’emploi et soutenir la croissance.

Un TGV du nord au sud

Parmi les dossiers examinés figure le projet de train à grande vitesse (TGV) et la mise en place d’un corridor ferroviaire à haute performance reliant le nord au sud du pays. Ce tracé stratégique relierait Bizerte à Ben Guerdane, avec des connexions vers les principaux pôles urbains, ports, plateformes logistiques et zones de fret.

Le projet prévoit également une interconnexion avec le réseau ferroviaire algérien via Annaba à travers les lignes Tabarka–Nefza–Mateur–Jdaida, puis une nouvelle infrastructure jusqu’à Ras Jedir en passant par Mareth et Médenine, avec un raccordement au port de Zarzis. Au-delà du désenclavement régional, le gouvernement présente ce corridor comme un levier d’intégration maghrébine et africaine, susceptible de repositionner la Tunisie dans les flux logistiques transfrontaliers.

Connexion ferroviaire vers Tunis-Carthage

Le Conseil a aussi examiné le projet de liaison ferroviaire entre le centre-ville de Tunis et l’Aéroport international de Tunis-Carthage. Le tracé, proposé par Société des transports de Tunis, sera réalisé en trois phases : de l’avenue de la République à Dhraâ El Bahriya puis à l’aéroport (8 km), de Dhraâ El Bahriya au Kram (10 km), puis de Jardins de Carthage à La Goulette–Aïn Zaghouan jusqu’à l’hôpital Mongi Slim (4 km).

Lire aussi : Extension de l’aéroport Tunis-Carthage : Un projet à 3 milliards de dinars avec métro aérien

Pour accompagner ce déploiement, l’entreprise publique a lancé une consultation pour l’acquisition de 30 nouvelles rames de métro. En parallèle, un programme de modernisation prévoit la réhabilitation de 80 rames, la maintenance lourde de 55 unités et l’achat de 15 nouvelles rames supplémentaires. L’enjeu est double : renforcer la fiabilité du réseau existant et absorber la demande future liée à la desserte aéroportuaire.

Tunis-Carthage : cap sur 18,5 millions de passagers

Le projet d’extension de l’Aéroport international de Tunis-Carthage constitue un autre pilier du plan 2026-2030. L’infrastructure concentre actuellement près de 60 % du trafic global des aéroports tunisiens, avec plus de 7,2 millions de passagers par an, et plus de 75 % du trafic géré par l’Office de l’aviation civile et des aéroports.

L’extension vise à porter la capacité globale à 18,5 millions de passagers à l’horizon 2030. Elle comprend la construction d’un nouveau terminal de 11 millions de passagers par an, l’extension partielle du terminal actuel pour atteindre 7 millions, ainsi que l’exploitation du terminal 2 avec une capacité additionnelle de 500 000 passagers. Le gouvernement inscrit cette modernisation dans une vision intégrée du système aéroportuaire national, misant sur la digitalisation et la complémentarité entre plateformes.

Enfida, futur hub logistique méditerranéen

Le projet du port en eaux profondes d’Enfida a également été au centre des discussions. Implanté sur 3 000 hectares, dont 1 000 dédiés au domaine portuaire et 2 000 à une zone logistique et industrielle, il ambitionne de transformer la Tunisie en hub régional de transbordement en Méditerranée.

Le port à conteneurs sera dimensionné pour accueillir les navires de très grande capacité et sera connecté aux réseaux routiers, autoroutiers et ferroviaires. Selon les projections gouvernementales, le complexe pourrait générer jusqu’à 52 000 emplois directs et indirects. L’exécutif insiste sur l’équilibre entre rentabilité économique et exigences environnementales.

Feuille de route accélérée

Le Conseil ministériel a recommandé l’accélération immédiate de ces chantiers structurants, avec un lancement prioritaire des premières tranches fonctionnelles du port d’Enfida afin d’assurer une rentabilité opérationnelle progressive.

À travers ces projets, le gouvernement cherche à poser les fondations d’un cycle d’investissement massif sur la période 2026-2030, dans un contexte où la relance économique demeure un impératif national.

L’article TGV, aéroport, port en eaux profondes… Le gouvernement accélère les grands chantiers est apparu en premier sur webdo.

❌